Portrait de Gregory Devaud, président 2016-2017

Grégory Devaud, premier citoyen du canton

Grégory Devaud. Photo: Jean-Bernard Sieber ARC

Depuis le 1er juillet 2016, Grégory Devaud, 32 ans, occupe le siège du président du Grand Conseil. Portrait d’un sportif doublé d’un gentleman-farmer.

Grégory Devaud a d’emblée mené de front sa formation d’agriculteur et sa carrière de sportif d’élite jusqu’en 2005. La compétition cycliste et son engagement dans le domaine agricole familial ont forgé son caractère. Pragmatique, tout en restant libéral par conviction, il s’est très tôt lancé en politique et a été élu au Grand Conseil en 2007 dans les rangs PLR de la députation de l’arrondissement d’Aigle. Son siège de député est reconfirmé lors des élections de 2012.
Au niveau communal, succédant à son père, il brigue un poste de municipal, accède à l’exécutif aiglon en mars 2011 et est réélu pour la législature 2016-2021. Habitant sa ferme, avec sa femme et ses trois jeunes enfants, Grégory Devaud est un véritable Aiglon de souche, ayant passé toute sa scolarité dans le chef-lieu du district. Agriculteur à la tête d’une exploitationde près de 70 hectares, il a choisi de s’orienter sur les grandes cultures et les  herbages. Un élevage de type extensif de bovins de la race Highland complète la production de son domaine. Représentant les milieux agricoles dans divers organes, Grégory Devaud est membre du conseil d’administration des sucreries d’Aarberg et Frauenfeld SA.
À la municipalité d’Aigle, Grégory Devaud a d’abord été en charge du dicastère Sports, jeunesse et infrastructures (voirie,forêts et entretien des routes). Pour la législature actuelle, son dicastère comprend l’urbanisme, les infrastructures et l’économie. Pour garder la forme, Grégory Devaud s’entraîne à la course à pied, avec une prédilection pour le marathon qu’il a notamment disputé à plusieurs reprises.

« Veiller au bon déroulement des débats »

Vous entamez la trentaine, qu’aimeriez- vous dire aux jeunes pour les encourager à voter ?
Il est important de participer à la vie sociale d’une communauté. Cela peut passer par un engagement associatif, mais les réalités se discutent très souvent au niveau politique. La citoyenneté, c’est voter et élire, mais aussi pouvoir être élu. Il est toujours plus valorisant de participer aux discussions qui construisent notre avenir.

Pour un président, quelles sont les qualités de vos défauts ?
Je suis plutôt intolérant avec la légèreté et l’imperfection, mais cela doit me forcer à m’entourer des bonnes personnes et à élargir mon ouverture d’esprit. L’esprit de compétition peut également être une faiblesse de mon caractère, mais il me motive tous les jours à tenter de faire mieux que les précédents.

La campagne des élections cantonales de 2017 risque bien d’agiter les rangs du parlement. Comment l’envisagez- vous ?

Il est naturel qu’un parlement soit en émoi dans une telle période. Il est tout autant normal, et tant mieux, que des députés ou des membres du Conseil d’État fassent campagne et redoublent d’imagination pour empoigner l’une ou l’autre problématique. Mon rôle consiste donc, durant cette période particulière, à veiller au bon déroulement des débats, à éviter les dérapages ou les imprécisions et à mener les troupes parlementaires et gouvernementales à bon port, même en traversant des sessions mouvementées.

(Entretien publié dans la Feuille des avis officiels du 09 septembre 2016)