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Feu bactérien

Au sein du Service de l'agriculture, la Police phytosanitaire gère la lutte contre le feu bactérien.

Actuel 

Communes touchées en 2010: Bretigny-sur-Morrens, Froideville, Penthalaz et Pully, Plantes atteintes : Cotoneaster salicifolius

Biologie
Plantes hôtes
Symptômes
Evolution géographique
Dans le Canton de Vaud
Déplacement des ruchers
Geoplanet - Feu bactérien                                                                                    Bases légales

Documents à télécharger

Plantes hôtes du feu bactérien

Demande de prélèvements et inspections de cas suspects (communes)
Décompte pour contrôleur 2009 (communes)
Annonce de repousses ou plantes oubliées (communes)

Affiche VIGILANCE photos des principales plantes hôtes attaquées

Biologie

Pésentation des phases, cycles, de la propagation du feu bactérien sur les plantes (pdf, 111 Ko)

L’agent pathogène responsable du feu bactérien est une bactérie (Erwinia  amylovora) qui hiverne dans les parties attaquées (chancres), sur les pousses, les branches ou le tronc des plantes hôtes. Elle peut survivre plus de 72 jours à des températures sèches de – 7°C, également si elle est séparée de la plante hôte. La durée de survie dépend fortement des conditions extérieures. L’exsudat desséché peut survivre durant des mois. Par contre, elle meurt très rapidement par températures élevées et humides dépassant 50°C. Au printemps, la bactérie évolue dans les fleurs ou dans les jeunes pousses. La dissémination se fait ensuite de fleur en fleur, lors de blessures ou sur de jeunes pousses en forte croissance. L'agent de contamination principal est l'abeille. Le vent, les oiseaux et les hommes participent également à la propagation de cette maladie.

Plantes hôtes

Les arbres fruitiers à pépins, certaines plantes ornementales et forestières sont sensibles au feu bactérien. La plupart des variétés érigées de cotonéasters sont considérées comme très sensibles au feu bactérien.

Nom commun

Nom latin

Aubépine

Crataegus

Amélanchier spec.

Amelanchier spec.

Buisson ardent

Pyracantha

Cognassier du Japon

Chaenomeles

Cognassier

Cydonia

Cotonéaster (jpg, 47 Ko)

Cotoneaster

Néflier

Mespilus

Néflier du Japon

Eriobotrya

Photinia (jpg, 99 Ko) (anciennement Stranvésia)

Photinia (anciennement Stranvaesia)

Pommier

Malus

Poirier

Pyrus

Sorbier

Sorbus (excepté S. intermedia)

Les plantes hôtes "très sensibles" au feu bactérien sont : 


Toutes les plantes hôtes du feu bactérien font partie des rosacées. Attention les rosacées ne sont pas toutes sensibles au feu bactérien. Par exemple, l’églantier ou le cerisier ne sont pas des plantes hôtes du feu bactérien.

Les cotonéasters et Photinia, sont interdits de multiplication, de plantation et d’importation sur l’entier du territoire suisse. 

Symptômes du feu bactérien

image d'une plante touchée par le feu bactérien

Les symptômes typiques du feu bactérien sont, par exemple, une feuille noircie depuis la base en suivant la nervure centrale, la présence de liquide jaunâtre collant sur une jeune pousse nécrosée ou une branche brune en forme de crosse sur laquelle les feuilles ne sont pas tombées.

 

Evolution géographique

L’épidémie du feu bactérien vient d’Amérique. Elle est passée par l’Angleterre puis par l’Allemagne pour apparaître dans notre pays (Thurgovie) à la fin des années huitante.

Il évolue régulièrement du Nord-Est au Nord-Ouest de la Suisse. Le Sud du pays est pour l’instant peu touché. Le Canton du Valais a été atteint pour la première fois durant l’été 2002. C’était le dernier canton romand à être indemne de feu bactérien.

En Suisse, plus de 34813 pommiers et 17484 poiriers tiges, plus de 63876 pommiers et 6900 poiriers en cultures intensives ainsi que plus de 5385 aubépines ont été infectés par le feu bactérien, en 2007. Le feu bactérien est toujours fortement présent dans les cultures de fruits à pépins en Suisse alémanique. Dans ces régions, ce sont au total plus de 30'000 pommiers qui ont été atteints.

Le site internet des Stations fédérales de recherche agronomique de Changins-Wädenswil donne de plus amples informations sur le feu bactérien et son évolution en Suisse.

Le feu bactérien dans le Canton de Vaud

Le feu bactérien atteint la première plante du Canton de Vaud en 1999. Depuis, plusieurs cas ont été découverts, principalement sur le Cotoneaster salicifolius. Premiers cas en vergers en 2008, 1 ha de culture a dû être arraché.

Le guichet cartographique cantonal - thème : Feu bactérien

 

1999

Les 10 premières plantes atteintes par le feu bactérien dans le Canton de Vaud ont été découvertes sur trois communes (Genolier, Arzier et Givrins). Les plantes contaminées étaient 9 Cotoneasters salicifolius et 1 cognassier.

 

2000

L'année 2000 a été très destructrice pour le Canton de Vaud : 194 plantes ont été atteintes par le feu bactérien sur 52 communes. Une éradication préventive a été accomplie sur le territoire vaudois durant l'hiver 2000-2001. Il s'agissait d'un arrachage de toutes les plantes hôtes très sensibles érigées dans un rayon de 3 km autour de sites à protéger, soit :

  • les pépinières d'arbres fruitiers à pépins de minimum 1 are
  • les cultures intensives d'arbres fruitiers à pépins de minimum 20 ares
  • les vergers d'arbres fruitiers à pépins hautes tiges d'au moins 80 arbres.

 

2001

61 plantes ont été atteintes par le feu bactérien sur 14 communes. 41'000 cotoneasters érigés proches des sites à protéger ont été éradiqués préventivement.

 

De 2002 à 2007

Un total de 80 plantes ont été déclarées positives au feu bactérien sur 22 communes. En 2007, année particulièrement destructrice pour le Canton de Vaud, 263 plantes ont été arrachées.

 

2008

  • 62 plantes infectées par le feu bactérien
  • 13 communes sont touchées : Allaman, Aubonne, Bougy-Villars, Chardonne, Epalinges, Essertines-sur-Rolle, Etoy, Féchy, Perroy, Pizy, Prangins, Villars-sous-Yens et Yverdon-les-Bains.
  • Pour la première fois des vergers intensifs ont été touchés et 3 parcelles ont dû être arrachées complètement, tandis que quelques autres l'ont été partiellement (environ 1 ha de culture fruitière).

Il n'y a pas eu d'utilisation d'antibiotique en verger vaudois.

 

2009

  • 131 plantes infectées par le feu bactérien
  • 33 communes sont touchées : Avenches, Bettens, Blonay, Bretigny-sur-Morrens, Chardonne, Chexbres, Corseaux, Corsier-sur-Vevey, Crans-près-Céligny, Echallens, Etagnières, Etoy, Ferlens, Froideville, Grandson, Jongny, Lausanne, Lutry, Montreux, Oleyres, Orges, Oulens-sous-Echallens, Payerne, Penthalaz, Perroy, Pizy, Pully, St-Barthélemy, St-Légier, St-Prex, Servion, Sullens et Vevey.

Pas d'attaque en verger intensif grâce à la météo défavorable au feu bactérien durant la floraison et aux mesures préventives.

Aucun antibiotique n'a été utilisé, les arboriculteurs concernés y ont renoncé.

Depuis le 15 novembre 2009, le canton ne se situe plus en zone protégée. Les mesures de lutte préventive gardent néanmoins tout leur intérêt.

 

2010

Les contrôles

Des contrôles préventifs par sondage sont effectués dans les communes du Canton de Vaud. Il y a un contrôleur par commune, formé par la SCA, qui se charge de la vérification de l'état sanitaire de toutes les plantes hôtes du feu bactérien dans un secteur donné.

Rappel

Les cotoneasters sont souvent les premières plantes hôtes du feu bactérien. Leur suppression volontaire reste plus que jamais d'actualité car elle participe à l'éradication de ce potentiel infectieux. L'autocontrôle des cotoneasters, des arbres fruitiers à pépins (pommiers, poiriers, cognassiers) et des aubépines reste indispensable pour éviter des catastrophes, y compris hors des zones de production fruitière.

Les mesures prophylactiques accomplies ces dernières années et la rapidité d'arrachage des plantes atteintes sont des éléments qui ont permis de réduire de manière importante cette propagation.

Information en ligne : http://www.phytosanitaire.ch ou http://www.geoplanet.vd.ch

La SCA reste à disposition pour toutes questions supplémentaires.

  

Déplacement des ruchers

L'interdiction de déplacer les colonies d'abeilles est appliquée à l'intérieur de la zone "sous séquestre" et ce, à chaque floraison des arbres fruitiers depuis l'année 2008.

Les dispositions de limitation de déplacement des ruchers en 2011 ont été présentées par la Police phytosanitaire cantonale le 5 février 2011 lors de l'Assemblée des délégués des Fédérations vaudoises d'apiculture.

Présentation des limitations de déplacement des ruchers pour 2011 - Feu bactérien