Déchets spéciaux incinérés en cimenterie
L'incinération des déchets en cimenterie
La fabrication du ciment requiert de très grandes quantités d'énergie fossile. Depuis plusieurs années, les cimenteries utilisent des déchets combustibles peu polluants et à haut pouvoir calorifique comme combustible alternatif. Elles substituent et économisent de grandes quantités de charbon et de mazout, ce qui diminue d'autant le bilan national des émissions de CO2. (Sans cette substitution, ces déchets seraient brûlés pour eux-même dans un four d'incinération et du charbon serait consommé par la cimenterie).
Le four à ciment possède un double avantage : les déchets séjournent plusieurs secondes dans un environnement chimique très agressif et très chaud. La flamme est à 1800 oC et la masse, qui s'apparente à de la lave en fusion est à >1450 oC. Ces conditions extrêmes assurent la destruction totale de toutes les substances organiques. Les cendres inertes sont incorporées au ciment et le procédé ne produit donc aucun déchet. Précaution: éviter que des métaux toxiques ne soient incorporés au ciment.
Une règlementation fédérale rigoureuse
En matière de gestion des déchets, la Confédération a toujours privilégié une politique de marché contrôlé. Le but est de prévenir et éviter des solutions donnant une importance excessive aux critères économiques qui négligent les aspects écologiques.
L'OFEV a règlementé la "valorisation" des déchets en cimenterie en éditant une directive ad hoc (pdf) , accompagnée d'une "liste positive", précisant les règles à respecter:
- Les déchets urbains ne peuvent pas être incinérés dans un four à ciment.
- Les déchets combustibles doivent posséder un pouvoir calorifique élevé (déchets de plastiques, de bois, de papier, farines animales, huiles usées, coke de pétrole, etc).
- Il doivent contenir des quantités de métaux lourds semblables à celles trouvées dans les produits de fabrication du ciment.
- Les déchets minéraux non combustibles (adjuvants) doivent pouvoir remplacer les matières premières qui entrent dans la fabrication du ciment. (terres faiblement contaminées, déchets de la construction, etc), sans péjorer leur toxicité.
Dans le canton de Vaud, la cimenterie d'Eclépens substitue aujourd'hui souvent plus du 50% de son charbon par des combustibles dits "alternatifs".
Pour des informations complémentaires, voir le site de la Confédération
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Télécharger la directive fédérale sur l'incinération des déchets en cimenterie



