Un atelier pour travailler sa motivation
Comprendre les mécanismes de la motivation, travailler sur elle, amener des pistes de réflexion, des outils de travail, regagner en confiance, réussir ses études ou encore réfléchir à la notion de projet à court, moyen et long terme: tels étaient les objectifs de l’atelier de motivation organisé le 18 octobre par l’Office cantonal d’orientation scolaire et professionnelle (OCOSP), à l’intention prioritairement des gymnasiens et gymnasiennes de 2e année de l’Ecole de maturité (EM) et de l’Ecole de culture générale et de commerce (ECGC) du canton de Vaud (28.10.2010).
Braver la fraîcheur de cette matinée d’octobre – premier jour des vacances scolaires qui plus est – exigeait déjà un petit effort de la part des participants. Ils étaient seize gymnasiens et gymnasiennes à s’être inscrits à l’atelier sur la motivation organisé par l’OCOSP et animé par les psychologues conseillères en orientation Laurence Segalla Bernasconi, Nathalie Stucki et Sandra Pannatier. Si les parcours divergent, les raisons qui ont poussé ces jeunes à s’inscrire se ressemblent. Certains éléments se retrouvent d’ailleurs dans les témoignages des uns et des autres: «J’en ai marre du gymnase», «Je ne travaille pas», «Je perds ma motivation et ça se ressent dans mes notes», «Je me mets devant mes devoirs et je n’arrive pas à bosser», «Je suis motivée pour certaines branches et pas d’autres», etc. Tous ne rencontrent pourtant pas des difficultés de concentration ou de mise au travail; certains gymnasiens sont là parce que le sujet les intéresse, tout simplement. Jade (2e ECGC), par exemple, souhaite «être plus motivée qu’elle ne l’est déjà.» Six heures durant, éléments théoriques, questionnaires, exercices pratiques et échanges permettront à ces jeunes d’améliorer ou de retrouver la motivation, la confiance, le goût et l’envie d’étudier et de travailler.
«Tout est encore possible»
La moitié de la journée est passée et, déjà, l’atelier porte ses fruits. Pour Jérémy (2e EM), c’est même mieux que ça. Le jeune homme dispose désormais d’une solution concrète à son problème: «Je n’arrive pas à répéter mes voc d’allemand. Les fractionner un peu, comme on me l’a proposé, ça pourrait être une bonne idée.» Actuellement en dernière année ECGC, Célia a déjà la tête ailleurs. Qu’elle ait ou non terminé ses études, dans quelques mois elle partira un an à l’étranger: «Je ne trouve pas vraiment de motivation. J’ai envie de finir ma troisième, mais sans travailler, ce qui n’est pas possible. Je suis venue ici pour voir s’il y avait des méthodes pour me forcer à travailler tout en y prenant du plaisir.» Au fil de la journée, la gymnasienne prend conscience qu’«il y a quand même un assez gros travail sur soi à exercer. Pour certaines activités ou pour certains devoirs, on n’a pas le choix, il faut se motiver et s’y mettre. Tout est encore possible.»
Un enseignement utile dès maintenant et pour la suite
A 16 heures, l’atelier touche à sa fin. Un dernier et rapide tour de table confirme que cette journée n’aura pas été du temps perdu. Les participants parlent d’un moment «instructif», «constructif», «d’une bonne initiative». Un «merci» est même lâché à l’intention des trois conseillères en orientation. Luciano (2e EM), lui, est résolu: «Je ne sais pas ce que je vais faire plus tard, mais je vais finir mon gymnase pour m’ouvrir le plus de portes possible.» Il est important que tous ces jeunes puissent dès à présent mettre en pratique dans leurs études ce qu’ils ont appris aujourd’hui, mais aussi que cet enseignement leur serve dans la formation ou profession qu’ils ou elles choisiront plus tard. De la motivation, Jade en aura d’ailleurs encore bien besoin durant les sept années qui la séparent de son métier de sage-femme. Du côté des psychologues conseillères en orientation, toutes trois se disent satisfaites du déroulement de l’atelier, à l’instar de Nathalie Stucki: «J’ai trouvé les gymnasiens très intéressés, à l’écoute, preneurs de conseils. Ils et elles ont fait part d’une belle motivation tout au long de la journée! Dans les fiches d’évaluation que les jeunes ont remplies à la fin, on constate que cet atelier a répondu à une réelle demande et qu’il leur a été utile. Certaines pistes nous permettront de nous améliorer nous aussi.» «Nous souhaitons vivement reconduire l’expérience!», conclut la conseillère avec entrain.


