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Enquête sur les choix de formation 2010

Poursuite des études au gymnase, formation professionnelle, transition ou solution d’attente? Les projets de 10'215 jeunes du Canton de Vaud arrivés au terme de la scolarité obligatoire en 2010 ont été recensés dans la dernière enquête «Choix 2010». Premiers constats: sur vingt élèves, quatre choisissent l’apprentissage, cinq une structure de transition et dix le gymnase (07.11.2011).


Tous les trois ans depuis 1978 puis tous les cinq ans depuis 2000, l’enquête menée conjointement par l’Office cantonal d'orientation scolaire et professionnelle (OCOSP) et le Service cantonal de recherche et d’information statistiques (SCRIS) répertorie les choix de formation des jeunes en situation de choix professionnel. Au moment de l’enquête 2010, 76,9% de jeunes interrogés étaient en fin de scolarité obligatoire, les autres élèves se répartissant entre mesures de transition et classes de raccordement. Les jeunes intégrés dans une mesure de transition ont également été interrogés. De plus, contrairement aux années précédentes, tous les élèves redoublant leur dernière année de scolarité obligatoire ont été comptabilisés. Résultats d’enquête.

Recul de l’entrée directe en apprentissage

Actuellement, seul un élève sur quatre commence immédiatement un apprentissage alors qu’en 1978, il s’agissait d’un élève sur deux. La formation professionnelle attire surtout les garçons (67,3%) et notamment les élèves de la VSG qui sont 38,4%; les filles privilégiant la voie scolaire, en particulier l'École de culture générale et commerce. Les exigences de certaines filières professionnelles poussent les élèves à mettre leurs connaissances à niveau et à opter par exemple, pour l’OPTI ou un préapprentissage. A noter qu'environ trois jeunes sur vingt entreprennent plus d’une mesure de transition, ce qui illustre la difficulté, pour certains, à entrer sur le marché du travail. Le passage par la transition a conduit à un report temporel de l’entrée en formation professionnelle et à une élévation de l’âge au moment de la signature du premier contrat d’apprentissage : les jeunes issus de la scolarité obligatoire sont donc en concurrence avec les candidats à l’apprentissage ayant passé par la transition ou par le gymnase. Par ailleurs, le succès des études se confirme au fil des années ; le nombre de candidats désirant poursuivre leur formation au secondaire II est passé, en trente ans, de 26% à 45%.

Palette de choix professionnels

En 2010, les jeunes envisageant un apprentissage ont cité 124 professions (contre 133 en 2005) sur les 180 disponibles: 60 de ces métiers ont été exclusivement choisi par des garçons, 49 par les deux sexes et 15 uniquement par des filles. Ce chiffre montre la restriction de choix de ces dernières pour des domaines phares (commerce, vente, pharmacie et coiffure). Ainsi, ces quatre professions regroupent la moitié des aspirations des filles contre onze chez les garçons. De manière plus générale, la répartition des apprentis dans les domaines s’effectue souvent en fonction de la filière scolaire dont ils proviennent et des exigences requises pour accéder à certaines professions. Constat : les VSB se concentrent sur les domaines de l’électricité/électronique et le commerce/bureau et sont surreprésentés dans l’informatique/multimédia. Aucun d’entre eux n’envisage une formation dans la vente/distribution alors que celle-ci est plébiscitée par les VSO. Quant aux VSG, ils sont surreprésentés dans les métiers du commerce et bureau.

Voir l'article du Numerus courrier statistique du SCRIS n° 6 - décembre 2011.