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Un après-midi à la permanence du CIEP

«Je travaille dans la construction et je voudrais faire un article 32», «Est-il possible de changer d’option en cours d’année à l’Ecole de culture générale?», «Comment faire pour obtenir une bourse d’études?». Au Centre d’information sur les études et les professions (CIEP), documentalistes et psychologues conseillers en orientation répondent tous les après-midi aux questions des visiteurs (04.02.2011).

Il est 13h30 à peine lorsque les premières personnes pénètrent dans le Centre d’information, à la rue de la Borde à Lausanne. Le premier visiteur est un jeune homme, au bénéfice d’une formation d’un an en mécanique générale achevée au Maroc, qui vient de décrocher un travail dans ce même domaine. Marié, il aimerait obtenir un titre reconnu en Suisse tout en gagnant sa vie. Il a entendu parler de l’article 32. Malheureusement, il n’a pas les 5 ans d’expérience professionnelle requis. Il est invité à se renseigner sur l’équivalence de son diplôme auprès de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) et, ensuite, à demander à son employeur de le laisser compléter sa formation en suivant les cours professionnels avec les apprentis mécaniciens de production.

«J’aimerais des contacts pour un stage d’employée de commerce dans une agence de voyages», demande la consultante suivante, venue avec une amie. La documentaliste de permanence cet après-midi-là cherche avec elle quelques adresses sur Internet et lui fait une autre proposition: «Nous avons un DVD "Zoom sur les métiers" consacré au métier d’employé-e de commerce en agence de voyages. Voulez-vous l’emprunter? Oui? Alors je vais prendre vos coordonnées pour le prêt.»

Au même moment, à l’autre bout de la salle, la psychologue conseillère en orientation reçoit une jeune fille portugaise. S’inscrire au SeMo et bénéficier de cours de français et d’un soutien scolaire, tel est l’objectif de sa visite. A terme, la consultante envisage d’entamer un apprentissage de coiffeuse.

De l’article 32 aux études en sociologie: d’innombrables questions

«Les jeunes viennent surtout pour s’inscrire à une mesure de transition. Les adultes, eux, pour fixer un rendez-vous en vue d’une consultation avec une ou un psychologue conseiller en orientation. A la permanence, notre travail consiste à mener un bref entretien d'information avec le visiteur et, éventuellement, lui proposer un rendez-vous pour une consultation d’orientation ou des tests d’intérêts», explique Maria Amélia Kaltenrieder, psychologue conseillère en orientation. «Les gens nous demandent souvent des informations sur l’article 32. Mais, de manière générale, les questions ici se suivent et ne se ressemblent pas», affirme, de son côté, Sabrina Wehrli, documentaliste. Quelques exemples: «Quel est le salaire des apprentis employés de commerce?», «J’ai 31 ans et je voudrais obtenir un CFC d’assistant en soins et santé communautaire en école», «Je possède un bachelor en biologie d’une université colombienne: comment le faire reconnaître?», «Je n'ai pas de maturité et j’aimerais entreprendre des études en sociologie. Y a-t-il d’autres possibilités que les cours du Gymnase du Soir pour accéder à l’université?», «J’ai obtenu mon certificat de maturité spécialisée option santé, mais je ne veux pas poursuivre dans ce domaine. Je souhaite me réorienter».

Un vaste choix de documents

En attendant son tour, une jeune femme a en profité pour jeter un oeil aux dossiers professionnels disposés sur les étagères du Centre. Celui consacré aux hôtes/hôtesses d’accueil l’intéresse tout particulièrement. «J’ai toujours voulu travailler dans un aéroport, notamment à Cointrin. L’idée d’être en contact avec des personnes de cultures différentes ou de pratiquer plusieurs langues me plaît. Je ne serais pas non plus contre le fait d’avoir certaines facilités à voyager», sourit-elle. 

A chaque problème, sa solution

«Sono a Losanna da una settimana e cerco dei corsi di francese.» L’homme qui vient d’entrer ne parle qu’italien. Travaillant deux étages plus haut, une stagiaire rédactrice d’origine tessinoise est dépêchée sur place pour lui servir d’interprète. Fraîchement débarqué d’Italie dans la capitale vaudoise, celui-ci travaille dans un restaurant. S’il cherche aujourd’hui des cours de français, c’est pour devenir serveur ou vendeur. Le contact avec la clientèle étant incontournable dans ces deux professions, la connaissance et l’usage de cette langue sont indispensables.

Au final, les visites se sont succédé jusqu’à 17h et tout le monde a obtenu ce qu'il recherchait: qui le renseignement désiré, qui la réponse à sa question, qui le document ou le formulaire voulu. Au CIEP, les professionnels de l’orientation sont toujours de bon conseil.

Le CIEP est en libre accès et les entretiens d'information, tout comme le prêt de documents, sont gratuits. Outre à Lausanne, les visiteurs peuvent également se rendre dans les Centres d'information de Nyon, Vevey, Morges et Yverdon