Constats de départ
Le concept de la protection de la population nécessite des partenaires forts et capables de travailler en synergie. Les dangers et les risques évoluent. Force est de constater que la Protection civile jouera un rôle de plus en plus important dans la maîtrise de ceux-ci. L’évolution démographique ne permettra plus aux organisations sécuritaires de milice de conserver les effectifs actuels dans les années 2012-2020.
En outre, les perspectives financières obligeront à rechercher une plus grande efficience. Les attentes tant des partenaires que de la population sont très élevées envers la Protection civile.
La Protection civile souffre d’un manque de clarté dans la définition de ses missions et de ses prestations. Ainsi, elle ne dispose pas d’une doctrine d’engagement documentée et communiquée. Cela fait obstacle à son positionnement auprès des partenaires et de la population. L’image actuelle de la Protection civile est encore trop apparentée à la problématique des abris, ce qui ne représente qu’une faible partie de ses responsabilités.
La grande décentralisation qui caractérise le système actuel a pour effet une forte disparité dans la qualité des prestations offertes par les ORPC : aucun standard n’est en vigueur et des mesures de coordination cantonales sont difficiles à mettre en œuvre
Enfin, la Constitution vaudoise définit les dix districts en tant qu’unités de base pour le découpage administratif. Pour toutes ces raisons, le 21 mars 2007, le Conseil d’Etat a chargé le Service de la sécurité civile et militaire d'adapter la Protection civile vaudoise aux nouvelles contraintes.


