L'omniprésence de micropolluants dans les eaux

Plus de 100'000 substances synthétiques existent aujourd'hui, auxquelles il s'en ajoute chaque année plusieurs centaines. Les activités humaines et notre consommation en dispersent quotidiennement directement et indirectement dans l'environnement, dont une grande partie atteint les eaux. Les techniques analytiques les plus récentes les détectent au niveau de traces aussi infimes que celles d'un cristal de sucre de 1 mm dissous dans une piscine olympique.

Nous sommes tous responsables

Nous rejettons tous des micropolluants; que ce soient des médicaments non assimilés, rejetés par nos selles ou nos urines, des produits d'utilisation courante (toilette, nettoyage et d'entretien), des cosmétiques, crèmes solaires, parfums, pesticides, produits ignifuges, adjuvants industriels, résidus de combustion, etc.; tous finissent un jour aux eaux usées et ne sont que partiellement ou pas traités à la station d'épuration.

On suspecte certaines substances de perturber les cycles hormonaux des êtres vivants (notamment les mécanismes de la reproduction). Les médecins constatent depuis des années une baisse constante de la fertilité masculine sans pouvoir en expliquer l'origine. Des truites changent de sexe à proximité du rejet de stations d'épuration. Les produits antiparasitaires utilisés en agriculture et retrouvés dans les eaux affectent l'équilibre biologique de certains cours d'eau, mais les liens de cause à effet restent difficiles a établir

Une préoccupation nouvelle des autorités

Les autorités s'intéressent depuis peu aux micropolluants. Elles commencent à les rechercher dans les eaux et prennent des mesures pour en réduire les émissions.

L' analyse des eaux pompées dans le Léman a des fins de distribution a montré que les chaînes de potabilisation complexes et performantes  font disparaître en grande partie ces substances, alors que les systèmes de traitement plus simples restent moins efficaces.

Les concentrations que l'on retrouve restent en dessous des normes légales. Selon l'état de nos connaissances elles ne présentent pas de danger direct pour la santé humaine. D'un point de vue philosophique cependant, ces substances n'ont rien à faire dans les eaux et il convient de tout mettre en oeuvre pour qu'on ne les retrouve plus.

Une 4ème étape de traitement des eaux usées

La ville de Lausanne et le canton de Vaud, avec l'aide de la Confédération, testent actuellement des procédés de traitement dit "quaternaire" à la STEP de Vidy (essai pilote a l'ozone et sur charbon actif en poudre, suivis d'une filtration). Ces traitements sont destinés à éliminer la grande majorité des micropolluants encore présents dans les eaux usées.

 

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Interlocuteurs DGE par commune

Doucement la dose

Les cantons romands s'unissent et lancent une campagne pour réduire nos rejets de micropolluants "Doucement la dose"

Campagne contre les micropolluants

Pour en savoir plus sur les micropolluants

Texte explicatif (pdf, 116Ko) sur les micropolluants dans le canton de Vaud

Lien vers le site de la Confédération sur les micropolluants

Communiqué de presse commun VD-CH-Lausanne sur l'essai pilote de Vidy

La dernière publication de l'EAWAG (EAWAG News 67f) consacrée aux micropolluants

Actualités

Lutte contre les micropolluants, succès des essais à la STEP de Lausanne.

Communiqué de presse du 20.1.2011

Communiqué de la Confédération

Rapport sur les essais pilotes

Voir également la page de Lausanne