Menaces à la bombe ou présence d'un objet suspect

Directives générales concernant le comportement à adopter en cas de menaces à la bombe ou en présence d'un objet ou colis suspect.

Orientation

Les menaces à la bombe sont le fait, dans la règle, d'auteurs anonymes. Elles sont souvent liées à une extorsion de nature aussi bien criminelle que politique. Fréquemment ces menaces servent à amener une insécurité générale. Elles ont aussi souvent lieu sans motif caractérisé. C'est pourquoi, dans chaque cas, une appréciation de situation est nécessaire. On distingue les menaces d'attentat à la bombe (soit par appel téléphonique, soit par écrit) de la découverte d'objets suspects déposés et des envois postaux suspects. L'évacuation et la fouille de locaux sont également abordées dans ces directives générales.


Menaces d'attentat à la bombe

Par appel téléphonique

Enregistrer l'appel ou noter fidèlement le message, en essayant de prolonger la conversation. Faire répéter volontairement le message.
Etre attentif aux bruits de fond, à l'accent, aux défauts de prononciation ou tout autre critère permettant l'identification éventuelle du lieu et de l'auteur de l'appel.
Rendre l'interlocuteur conscient du fait que l'attentat risque de provoquer de nombreuses victimes et des dégâts considérables.

Par écrit

Sauvegarder le message (et son enveloppe) en le plaçant immédiatement dans une fourre transparente (protection des empreintes).
Photocopier la lettre et l'enveloppe.


Objets suspects déposés

En aucun cas ne toucher au colis ou à l'objet suspect; s'en éloigner immédiatement.

Evacuer les alentours, sans passer à proximité de l'objet suspect.

Faire appel, par l'intermédiaire de la Centrale d'engagement (CET) ou Police secours (n° 117), au Groupe des spécialistes en dépiégage (GSD).

Renforcer les mesures de sécurité, établir des barrages et ne tolérer aucun attroupement dans un rayon d'au moins 100 mètres.

Faire appel aux pompiers et aux services sanitaires, à titre préventif (mesures prises par la police). Un colis ou objet suspect peut exploser d'un moment à l'autre, soit au toucher soit sous l'influence d'une vibration, d'une onde radio ou à l'ouverture.


Envois postaux suspects

Ne pas ouvrir ni modifier quoi que ce soit à l'envoi.

L'entreposer hors de portée de personnes non averties, si possible à l'extérieur, tout en le gardant sous surveillance.

Faire des recherches sur l'expéditeur et auprès du destinataire, si celui-ci est mentionné sur l'adresse.

Si l'envoi reste suspect, aviser le GSD, par l'intermédiaire du CET ou Police secours (n° 117). Ce genre d'envoi explose, en principe, lors de son ouverture et seul le destinataire est visé par l'auteur.


Evacuation et fouille

Evacuation

La décision d'évacuation (partielle ou totale) incombe à la direction de l'établissement concerné.
La police peut, si elle dispose d'indices ou d'informations permettant de craindre un danger réel, imposer une évacuation.
Si l'évacuation est décidée, celle-ci se fera par des cheminements reconnus et sûrs, en évitant toute panique (ne pas parler de "bombe").

Fouille

La fouille devrait se faire par du personnel désigné à l'avance (équipes entraînées, pompiers d'entreprise, services techniques) et en collaboration avec la police (groupes ad hoc, chiens "explosifs").
En principe une fouille s'effectue, de l'extérieur vers l'intérieur, puis, une fois à l'intérieur, de bas en haut.
La découverte d'un objet suspect ne dispense pas de l'obligation de continuer la fouille. Une bombe peut en cacher une autre. L'évacuation et la fouille ne s'improvisent pas. La planification et l'entraînement périodique sont des garanties supplémentaires de sécurité.