La Gazette

n°281
9 novembre 2017

À la une

Ai Weiwei joue à cache-cache dans les musées cantonaux

L'œuvre multiforme et encyclopédique d'Ai Weiwei est exposée au Musée cantonal des Beaux-Arts. Son intervention atypique investit les musées cantonaux dans le Palais de Rumine. Immergez-vous à 360° dans les salles des musées et laissez-vous guider par une médiatrice dans une promenade interactive et ludique.

Une visite guidée en cinq capsules vidéo vous expliquera comment les œuvres de l'artiste chinois font échos aux collections des musées cantonaux.

Bonne visite !

> «D'ailleurs c'est toujours les autres». Exposition du Musée cantonal des Beaux-Arts, dans le Palais de Rumine à Lausanne, jusqu'au 28 janvier 2018: ma-ve: 11-18h; je: 11-20h; sa-di: 11-17h.

> Entrée libre

> Site du mcb-a

Plus de 40 œuvres ont été disséminées dans le Palais de Rumine pour cette exposition exceptionnelle – (affiche/bic).

Format interactif: commencer la visite

> Commencer la visite

Comment ça marche?

  • Sur PC, naviguez dans la photo en utilisant votre souris. Le mode plein écran (icône rectangle en haut à droite de l'image) fonctionne uniquement sur Chrome et Firefox.
  • Sur smartphone, cliquez sur l'icône en forme de masque en haut à droite de l'image, et naviguez dans la pièce en bougeant votre mobile.
  • Des informations multimédias sont à découvrir au fil du parcours.
  • Durant la visite, les yeux d'Ai Weiwei vous permettent de revenir dans le hall de Rumine, d'où vous pouvez accéder à tous les musées.
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Actualités

Casser des catelles pour se reconstruire

Impossible de louper, en se rendant au Bâtiment administratif de la Pontaise (BAP) à Lausanne, l’imposant chantier de mosaïque en cours de réalisation dans le hall d’entrée. Au-delà du simple projet d’embellissement, c’est une démarche de réinsertion conduite par l’association «Embellimur» qui est en cours.

«C'est un coup de bol. J'étais en train de construire un hammam chez moi dans la vieille étable, et j'ai dû faire un peu de mosaïque. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé le potentiel thérapeutique de cette activité», raconte Laurent Vuilleumier, ergothérapeute et directeur d’Embellimur. L’association, qu’il a créée en 2011, a pour but la réinsertion de personnes bénéficiaires du revenu d’insertion (RI) et de requérants d’asile au travers de la création de mosaïques. L’association a déjà réalisé des mosaïques sur plusieurs murs du canton, à la Maison d’enfants de Penthaz, ou à la prison pour femme de la Tuillière par exemple. Mais celle en cours de création au BAP est la plus grande que l’association ait jamais réalisée. Tous les jours, une dizaine de personnes s’affairent autour des catelles de couleur, afin de donner vie aux différentes personnalités vaudoises qui composent l’œuvre.

Apprendre de l’autre

S’étant familiarisé à la problématique de la migration en travaillant pendant plusieurs années pour l’association «Appartenances», Laurent Vuilleumier s’est aussi retrouvé confronté à la question de la réinsertion professionnelle après une longue période à la maison comme père au foyer. C’est donc naturellement que s’est imposée l’idée de proposer cette activité à des requérants d’asile ainsi qu’à des personnes bénéficiaires du RI. D’ailleurs, les deux groupes peuvent aussi apprendre l’un de l’autre selon lui: «Pédagogiquement, je trouvais intéressant de montrer aux requérants d'asile que tous les Suisses ne sont pas aisés, et montrer aux personnes à l'aide sociale que ce ne sont pas les étrangers qui leur volent leur travail.»

L’ergothérapie pour rétablir un lien social

«Il y a deux grands versants de l'ergothérapie, explique Laurent Vuilleumier: rendre l'activité possible, et utiliser l'activité comme moyen thérapeutique.» C’est en ce sens que la mosaïque est une activité intéressante. Sa réalisation demande un temps considérable. L’occasion donc pour les participants de se (re)construire petit à petit une routine, gagner en confiance, apprendre à collaborer, prendre des initiatives, et, surtout, de laisser une trace. «C'est une manière originale et innovante de faire de l'insertion, et c'est un résultat qui reste, explique Caroline Knupfer, secrétaire générale adjointe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS). C’est extrêmement valorisant pour les participants de pouvoir ensuite montrer le résultat de leur travail.»

Un patrimoine qui appartient à tous

Ce qui frappe avant tout en regardant l’œuvre, c’est la multitude de personnages qui y figurent. En s’approchant de plus près, on ne manque pas de reconnaître Jean-Pascal Delamuraz, Audrey Hepburn, ou encore Burki, parmi la vingtaine de personnalités vaudoises qui ont été sélectionnées. «Embellimur a proposé très rapidement de travailler sur le patrimoine, explique Caroline Knupfer. Ce qui m'a plu, c'est que des personnes d’origine étrangère travaillent sur des symboles du patrimoine vaudois. C'est un acte politique et symbolique de dire que ce patrimoine appartient à tous, aussi aux personnes qui sont arrivées récemment.»

L’inauguration de la fresque aura lieu jeudi 30 novembre. Tout le monde pourra alors tenter de découvrir l’identité des personnages figurant sur la mosaïque!

>Site d'Embellimur

Deux participants devant la mosaïque en cours de réalisation mi-octobre. Plusieurs personnalités vaudoises étaient déjà reconnaissables – (bic).

Les travaux progressent

Les personnalités et paysages vaudois apparaissent petit à petit – (bic).

Stan au BAP

Stan Wawrinka sera à l'affiche – (bic).

Des catelles à la pelle

Du carrelage cassé en petits morceaux forme le motif – (bic).

Qui est qui?

Toutes les personnalités représentées ont un lien avec la canton de Vaud – (bic).

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Des Bernadette à croquer pour les vainqueurs du concours de La Gazette

Vendredi 27 octobre, les finalistes du concours «Bernadette la perchette» ont reçu leurs prix. Sur les dix-sept poissons en lice, quatre ont particulièrement séduit le public et le jury du Musée de l’Élysée.

Les prix ont été remis autour d’un apéro au Bureau d’information et de communication, lors duquel les finalistes ont pu échanger sur leurs souvenirs de vacances. Les Bernadette ont en effet voyagé jusqu’à Livourne (Laurent Salzarulo), en Camargue, où un spécimen a eu l’occasion de rencontrer une libellule lors des vacances familiales (Caroline et Olivier Spertini), tandis que d’autres ont pris l’apéro aux Bains des dames à St-Prex (Ketsia Di Betta, absente).

«Bernie» de poche

Caroline Spertini, primée pour la troisième fois lors d’un concours de La Gazette, a trouvé «vraiment rigolo» de voyager avec Bernadette, qui s'est avérée «facile à transporter.» «Les vacances suivantes, "Bernie" nous a manqué! Nous aurions fait de belles photos!», a-t-elle même ajouté, un brin nostalgique. Après discussion, les trois lauréats présents ont reconnu que le pliage n’a pas été de tout repos. Certains passages du tutoriel vidéo leur ont donné du fil à retordre.

Prix-surprises

Les deux premiers prix, décernés par le public et un jury, consistaient en un bon pour une croisière gourmande sur le lac Léman. Suivaient des entrées pour Aquatis, puis des paniers garnis composés de produits du domaine de Marcelin. Petit clin d’œil gourmand, chaque finaliste est en outre reparti avec une perchette… en chocolat!

De gauche à droite: Laurent Salzarulo, Caroline et Olivier Spertini... en compagnie de Bernadette – (bic).

Résultats

Paniers garnis de Marcelin, entrées à Aquatis et bons pour une croisière gourmande ont récompensé les gagnants. Cerise sur le gâteau: des perchettes en chocolat! – (bic).

Pour rappel, voici les deux podiums.

Prix du public

  • 1er: Laurent Salzarulo, responsable de missions stratégiques au Département de la formation, de la jeunesse et de la culture
  • 2e: Caroline Spertini, biologiste dans un laboratoire de recherche du CHUV
  • 3e: Ketsia Di Betta, secrétaire à la Direction générale de l'environnement

    > Diaporama des clichés gagnants

Prix du jury

  • 1re: Caroline Spertini
  • 2e: Olivier Spertini, médecin-chef et professeur associé au Service d'hématologie du CHUV
  • 3e: Laurent Salzarulo

    > Diaporama des clichés gagnants

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Collègue passionné: l’archet de l’architecte

Pour ses huit ans, Yves Golay reçoit son premier violoncelle. C’était il y a 53 ans et il n’a jamais arrêté depuis.

Porter plusieurs casquettes, Yves Golay connaît. Adjoint du chef du Service immeubles, patrimoine et logistique (SIPaL), il est aussi président de la Commission technique de la cathédrale et responsable du développement durable et de la thématique «amiante» pour le canton. Il mène également diverses commissions de projets comme celles de la reconstruction du Parlement ou du nouveau bâtiment Synathlon à l’Université de Lausanne. S’y ajoute la présidence de l’orchestre Amabilis, dans lequel il joue aussi du violoncelle. Son secret? «Je suis quelqu’un de très organisé et qui a beaucoup d’énergie» explique-t-il. Au point même, il y a quelques années, d’enchaîner la Patrouille des glaciers puis une répétition générale dans la même journée. «Bon, ça je n’arrive plus à le faire, je suis quand même un peu fatigué avec les années!» admet-il en souriant.

Si sa dernière Patrouille remonte à 2006, ses concerts peuvent parfois aussi demander une réelle préparation physique, comme lorsque l’orchestre interprète le «Messie» de Haendel, une œuvre de 2h40 dans laquelle les violoncelles jouent sans interruption. Mais même s’il déborde d’énergie, la motivation d'Yves Golay réside surtout dans le fait de se donner des défis, et de se lancer dans des projets parfois un peu fous, comme la réalisation d’« Orfeo ed Euridice » de Gluck à l’aula des Cèdres en 2012, d’un concert illuminé à la bougie à la cathédrale de Lausanne au début de cette année, et surtout une production de «Nabucco» <em/> programmée pour novembre 2018, également à la cathédrale de Lausanne.

Conduire un orchestre sans baguette

Pourtant, lorsqu’il rejoint les rangs d’Amabilis en 1989, la formation s’appelle encore Orchestre de Saint-Paul, et sa mauvaise réputation la précède: «Tout le monde m’a déconseillé d’aller y jouer. Mais les répétitions avaient lieu à 100 mètres de chez moi, alors, par pure facilité, j’y suis quand même allé.» Il rejoint très vite le comité, puis devient président en 2001: «Je me suis rendu compte qu’en prenant des responsabilités, je pouvais faire évoluer l’orchestre dans la bonne direction.» La paire qu’il forme avec Ferran Gili-Millera, le chef de l’orchestre, est le moteur principal de cette évolution: «Je le titille, je lui demande ce qu’il aimerait faire, et ensuite je cherche des solutions.»

Partager des objectifs

Il met notamment son expérience professionnelle à profit: «Je connais presque tous les bâtiments de l’État de Vaud, et je sais à qui m’adresser pour obtenir les autorisations spéciales.» Cela lui a permis de faire construire une structure en bois dans l’aula des Cèdres, un bâtiment classé datant de 1962, ou d’organiser des concerts dans des écoles du canton, accompagnés de chœurs d’écoliers. Des projets à géométrie variable, mais qui l’empêchent de tomber dans un travail routinier. Et c’est d’ailleurs ce travail d’organisation qui le motive à la fois dans sa vie professionnelle et de musicien: «Les deux ne sont finalement pas si différents. Que ce soit avec mes collègues ou avec les musiciens de l’orchestre, le plus important c’est de pouvoir partager les mêmes objectifs et les mêmes ambitions. Cerise sur le gâteau, je peux vivre et partager ces objectifs avec ma compagne. Elle a notamment œuvré comme lampiste dans le projet du "Messie" en janvier de cette année.»

Yves Golay a choisi le violoncelle par goût de l’instrument, mais aussi pour accompagner son frère et son père violonistes, et sa mère pianiste – (bic).

Recherche collègues passionnés

Vous êtes collaboratrice ou collaborateur de l’État de Vaud (dans l’administration, au CHUV, à l’UNIL, dans un établissement scolaire, autre) et avez une passion sportive ou artistique à laquelle vous consacrez une grande partie de votre temps libre. Faites-le nous savoir par courriel à l’adresse info(dot)gazette(at)vd.ch (mention «collègue passionné»).

> Retrouvez les portraits des «collègues passionnés» dans un dossier (intranet)

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Reportage

Poissons méconnus du lac Léman: le gardon, c’est bon!

Aujourd'hui, seules cinq espèces de poissons sont capturées dans le lac Léman pour être commercialisées. Et si on mangeait les 25 autres qui peuplent le lac? Reportage vidéo à la Maison de la rivière à Tolochenaz, où l'on veut faire changer les mentalités.

«Si vous allez à Thonon vous trouverez des restaurants vous offrant de la friture de gardon, tout le monde la trouve excellente, alors que du côté suisse personne ne vous servira du vengeron. Pourtant c'est la même espèce!», commence Jean-François Rubin, directeur de la Maison de la rivière.

Plus de 1000 tonnes de poissons capturées

Le corégone ou féra et la perche représentent l’essentiel des rendements de la pêche dans le lac Léman en 2016, pour un total de 736 et 192 tonnes respectivement. Brochets (43 tonnes), ombles chevalier (17 tonnes) et truites (11 tonnes) complètent le top 5.

Deux organismes de l’État de Vaud soutiennent la diversification des prises et de la consommation. La Direction générale de l’environnement gère la ressource piscicole. «Nous faisons en sorte qu'elle soit durable, que dans dix ans les générations de pêcheurs professionnels aient toujours un nombre suffisant de poissons à exploiter», explique Frédéric Hofmann, responsable de la section chasse, pêche et surveillance. Le Service de l'agriculture et de la viticulture accompagne quant à lui les démarches administratives liées à la commercialisation des nouveaux produits locaux. «Les pêcheurs ne sont rien d'autre que des paysans aquatiques. Ils récoltent des produits de la nature comme il le font les agriculteurs», explique le directeur de la Maison de la rivière.

Une question d’habitude

«Nous attrapons souvent des gardons, affirme Jérémie Clerc, pêcheur professionnel à Prangins. Mais nous les relâchons ou nous les utilisons comme appâts pour les écrevisses, parce que nous arrivons difficilement à les vendre. C’est dommage, c’est un bon poisson, mais les gens n’ont pas l’habitude d’en manger!» Les petites poissonneries, les marchés publics, les restaurants gastronomiques représentent pourtant des débouchés potentiels, précise Jean-François Rubin. «Deux grands acteurs de la distribution sont intéressés. Pour l'instant, ils sont là en qualité de spectateurs. Les effets du projet se verront sur le long terme. L'avenir nous en dira plus!».

Au final, tout est question d'habitude. Frédéric Hofmann rappelle qu'avant la Deuxième Guerre mondiale, le gardon était une espèce très prisée. «Le filet de perche est relativement insipide!, estime le spécialiste de l'environnement. C'est surtout la sauce, le verre de rosé qui l'accompagne et le soleil de la terrasse qui font la différence! Je ne suis pas loin de penser que, mieux valorisés, les filets de gardon pourraient un jour remplacer nos filets de perche.»

La Maison de la rivière a pour but de permettre l’étude, la protection et la valorisation des écosystèmes aquatiques. Olivier Rubin en est le directeur – (bic).

VIDÉO: un projet pour valoriser les poissons méconnus du Léman

> Voir le reportage

Le monstre du Léman dans nos assiettes

Dans le Léman, le silure a été introduit illégalement depuis le Rhône franco-genevois, vraisemblablement par des pêcheurs sportifs – (D. Grimardias/hepia-HES-SO).

Les silures sont présents naturellement dans les lacs de Morat et de Neuchâtel. Dans ces régions, des pêcheurs professionnels le commercialisent dans les restaurants. «Surtout les silures qui font moins d’un mètre, ceux qui ne sont pas trop gras», précise Frédéric Hofmann.

C'est un prédateur non seulement pour les autres poissons, mais aussi pour certains oiseaux et batraciens. «Nous n’avons aucun intérêt à ce qu’il prolifère dans le Léman. Maintenant qu’il est là, nous devons faire avec! Autant l’exploiter comme ressource locale, afin de contenir l’effectif de cette espèce!», souligne Frédéric Hofmann.

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«Allô docteur, j’ai mal à mon ordinateur!»

Centralisé depuis 2007 auprès de la Direction des systèmes d’information, le Helpdesk de l’État de Vaud est sollicité en moyenne 4000 fois chaque mois. Niché au 3e étage du bâtiment de l’avenue de Longemalle 1, à Renens, ce bureau fonctionne comme une centrale d’urgence médicale et ne chôme jamais. Reportage.

Un open space rempli de verdure, de jolis dessins – fruits de longues heures passées au téléphone – accrochés au mur et une atmosphère studieuse, presque recueillie, qui contraste avec le crépitement incessant des téléphones: bienvenue au Helpdesk centralisé de l’État de Vaud! L’ambiance y est feutrée, mais ne vous y fiez pas: il s’agit là d’un des bureaux les plus bouillonnants de l’administration cantonale vaudoise!

Ici, dans ce bureau classé niveau 1, c’est-à-dire qui fait office de «porte d’entrée» de la centrale de secours, huit personnes sont sur la brèche chaque jour de la semaine pour résoudre à distance et dans les meilleurs délais les problèmes informatiques que rencontrent les collaborateurs de l’administration et de toutes les entités étatiques ou paraétatiques qui ont accès à des applications de l’État de Vaud. Plus loin dans le couloir, un deuxième open space , dit de niveau 2, plus sobre, mais tout aussi studieux, regroupe sept autres agents du desk qui prennent en charge les incidents plus longs à traiter. «Au total, le Helpdesk gère pas moins de 30'000 comptes. Soit autant d’utilisateurs susceptibles d’appeler au secours – par téléphone ou par e-mail – lorsqu’un ordinateur ne répond plus ou répond mal aux sollicitations», précise le responsable de l’entité, Mohamed Demnati. Un travail de titan qu’il s’agit d’appréhender avec doigté, sang-froid et une infinie patience.

«Médecins» et «psychologues»!

«Nous recevons en moyenne 4000 requêtes par mois et environ 60% des incidents signalés sont résolus à distance par le Helpdesk, ce qui est très satisfaisant», se réjouit Philippe Galicher, responsable de l’Unité support et environnement utilisateur à la Direction des systèmes d’information (DSI). Pour répondre à cette avalanche d’appels et d’e-mails, les agents du premier bureau doivent non seulement avoir des connaissances très ciblées, mais aussi le caractère bien fait. «Quand les outils de travail ne fonctionnent pas, cela déclenche très souvent des accès de colère, voire même de panique, et nous devons tout mettre en œuvre pour désamorcer les flambées d’agressivité», sourit Franco Cambarau, le plus ancien agent du bureau 1 qui en a déjà vu passer de toutes les couleurs! En plus d’être les médecins de nos ordinateurs, les employés du Helpdesk doivent donc aussi savoir manier l’art délicat de la psychologie…

Une approche constructive

«Nous devons régulièrement faire face à des montées d’adrénaline, mais ces cas ne sont heureusement pas majoritaires. Souvent, des contacts sympathiques se créent au bout du fil et nous recevons aussi parfois des marques de reconnaissance. Cela nous fait du bien!» rassurent Franco Cambarau et ses collègues, qui savent garder leur calme en toute circonstance dans leur bureau accueillant de Renens. Rappelons que cette approche respectueuse, humaine et efficace a valu au Helpdesk de l’État de Vaud d’obtenir les meilleures notes dans la dernière enquête de satisfaction de la DSI. Une façon de dire merci.

> Le Helpdesk répond à vos demandes entre 7 h et 18 h (jours ouvrables). Tél.: 021 316 26 60. E-mail: helpdesk(at)vd(dot)ch

Franco Cambarau (au premier plan) et ses collègues du Helpdesk reçoivent environ 4000 requêtes par mois. En plus de leur solide bagage informatique, ils doivent aussi savoir manier l’art délicat de la psychologie – (bic).

Le Helpdesk en chiffres

15: le nombre d’agents répartis dans deux bureaux (13 hommes et 2 femmes).

2007: année de la création du Helpdesk centralisé.

30'000: le nombre de comptes gérés par le Helpdesk.

48'000: le nombre d’incidents déclarés en moyenne tous les ans, soit environ 4000 par mois.

98'000: le nombre d’e-mails (incidents, assistance) archivés au Helpdesk.

Il y a problème et… problème

Mohamed Demnati, responsable du Helpdesk – (bic).

Inutile d’appeler le Helpdesk si l’ascenseur est en panne ou s’il manque du papier aux toilettes (oui, cela s’est vu)! «Notre rôle est de veiller au bon fonctionnement des outils bureautiques que l’administration met à disposition de ses collaborateurs. En 2013, nous avons fait un gros travail sur le catalogue des incidents, ce qui nous permet aujourd’hui de guider et de conseiller plus efficacement les utilisateurs qui rencontrent des problèmes», souligne Mohamed Demnati, responsable du Helpdesk.

Panne générale ou simples mots de passe oubliés, applications inaccessibles qui bloquent tout un service ou mauvaise manipulation sur le clavier qui ne met en cause qu’un seul utilisateur: tout y passe. «Dans le top ten des incidents, Lotus Notes arrive en bonne position. C’est notre pain quotidien!» s’amuse Franco Cambarau. Les problèmes sont classés par ordre de priorité, et c’est au Helpdesk que revient la tâche d’alerter rapidement, si besoin est, les groupes de support de la DSI. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour ne pas retarder le travail et assurer la sécurité des données de l’administration. La mission est délicate et de la plus haute importance. «Un jour, quelqu’un m’a appelé pour me dire que les roulettes de son siège de bureau étaient bloquées», raconte en souriant Karl-Earl Nkongo. Vous l’aurez compris: dans ce cas-là, les agents du Helpdesk ne peuvent malheureusement rien faire pour vous!

Pas de répit le lundi

Au Helpdesk, la semaine commence toujours sur les chapeaux de roue. La matinée du lundi est en effet traditionnellement bien plus chargée que les autres. «Les gens sont partis en week-end, ont oublié leur mot de passe ou ne retrouvent plus les documents sur lesquels ils travaillaient le vendredi», expliquent tous les agents qui ont été interrogés sur ce curieux phénomène. Phénomène qui devient encore plus sensible après les vacances d’été ou de Noël: «La rentrée de janvier, surtout, est infernale! Comme si les fêtes de fin d’année avaient effacé les mémoires, chamboulé les habitudes et éloigné des automatismes liés au travail… La définition de bonnes vacances en quelque sorte!» analysent avec philosophie les agents du desk, qui ont quand même vu leur travail s’alléger quelque peu depuis que le renouvellement obligatoire des mots de passe ne se fait plus que tous les trois mois (contre 30 jours précédemment). Un bon conseil: si vous n’avez qu’un léger souci, attendez vendredi!

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Dossier: les machines désuètes de l’État de Vaud

Vous êtes nostalgiques? Vous aimez ces anciens appareils qu’utilisait l’administration? Notre dossier consacré aux machines désuètes vous invite à voyager dans le temps. Le premier volet (un texte et une vidéo) est dédié à l’évolution des appareils de la police scientifique pour révéler et traiter les empreintes digitales.

Des séries comme Les Experts ont érigé la science et la technologie en moyens infaillibles pour confondre les criminels. Dans la réalité, le travail d’investigation (auditions des témoins, enquête de voisinage, etc.) est cependant essentiel. Découvrez deux appareils qui révèlent les empreintes, dignes des séries américaines.

Chasse à l'empreinte

Aujourd'hui comme hier, la police prélève des objets susceptibles de porter des traces digitales sur une scène de cambriolage par exemple. Elle les analyse ensuite dans ses laboratoires. Regardez la vidéo pour comprendre comment on procédait dans les années 70 et aujourd'hui. Les machines ont changé, mais, étonamment, la technique reste la même!

Une fois les traces révélées et les empreintes du suspect prises, il faut transmettre la fiche des dix doigts de ce dernier à la police fédérale à Berne, afin de vérifier si son «propriétaire» est déjà enregistré dans la banque de données des empreintes et des traces.

Jusqu’à l’arrivée d’internet, il fallait utiliser l’ancêtre du fax, le bélinographe, du nom de l’ingénieur français Édouard Belin qui l’a présenté au public en 1908. Cet appareil permettait de transmettre des photos via une liaison téléphonique.

Vive le «bélino»

La fiche des dix doigts est placée sur un rouleau mobile. Un faisceau lumineux avance très lentement et analyse ligne par ligne. Les blancs et les noirs sont transformés en fréquences (aiguë pour le blanc, grave pour le noir) et transmis via la liaison téléphonique. À l’autre extrémité, un rouleau identique tourne à la même vitesse et imprime l’image sur un papier photosensible. L’image est ainsi reconstituée.

«Avant l’arrivée du "bélino", se souvient Daniel Kolly, chef de la brigade de police scientifique, il fallait envoyer la fiche des dix doigts par courrier. Parfois, il fallait descendre à la gare de Lausanne et donner ces fiches aux mécaniciens de train qui voyageaient en direction de Berne, où un collègue de la police fédérale allait chercher la feuille à la gare». L’utilisation du bélino a permis de réduire à une heure le temps pour envoyer une fiche.

Cinq minutes chrono

«Le bélino était utilisé exceptionnellement, reprend Daniel Kolly. Les planchers de nos anciens bureaux à la Rue de l’Académie à la Cité étaient en bois. Quand on l’enclenchait, il fallait faire très attention. On ne devait plus entrer dans les pièces avoisinantes, car le fait de marcher sur le bois faisait vibrer l’appareil, ce qui faisant sauter une ligne. Il fallait repartir à zéro. Pareil quand il y avait des coupures d’électricité.» «Aujourd’hui, poursuit Nicola Albertini, chef de la section forensique, on scanne lentement la fiche de dix doigts de manière à avoir une très haute résolution et on la transmet via le réseau internet en à peu près 5 minutes».

Dans la prochaine Gazette, nous ferons renaître les anciens ordinateurs de l’administration.

L'UNIVersal Automatic Computer est le premier ordinateur commercial réalisé aux États-Unis. Il pèse 13 tonnes et occupe plus de 35 mètres carrés. L'État de Vaud se dote d'une telle machine en 1961 – (univac).

VIDÉO: la cuve à cyanoacrylate des «Experts» de la police cantonale

Une scène digne d'une série télévisée américaine, dans le laboratoire de la police scientifique, au Mont-sur-Lausanne – (bic).

> Voir la vidéo

Diaporama: le bélinographe

Lé bélinographe a été utilisé à partir des années 70 par les polices cantonales, afin de transmettre les fiches de dix doigts à la police fédérale à Berne – (bic).

> Voir le diaporama

La police a son musée

Les visites du Musée de la police sont gratuites et se font par groupes de maximum 15 personnes avec un guide – (bic).

Il existe un Musée de la police criminelle au Mont-sur-Lausanne. L'institution a pour but de conserver et mettre en valeur le patrimoine de la Police de sûreté vaudoise. Il retrace son histoire et son travail, avec des photographies et des objets liés à son activité. Des affaires criminelles, anciennes ou plus récentes, sont présentées.

> Visite sur demande. Adresse de contact:
nicola.albertini(at)vd(dot)ch

> Horaires: de préférence en fin de journée ou selon les disponibilités des guides. Pas de visite le week-end.

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Brèves

Programme de législature 2017-2022 du Conseil d'État

Avec l’objectif d’une prospérité durable et partagée, le Conseil d’État a fixé ses priorités pour la législature.

Le 1er novembre, le Conseil d’État a rendu publics le Programme de législature 2017-2022, sa planification financière et l’Agenda 2030.

Les objectifs prioritaires: garantir la compétitivité et s’assurer qu’elle profite à tous; veiller à la cohésion sociale et faire respecter les règles communes; préserver l’environnement et les ressources naturelles; réussir la transition numérique. La feuille de route cantonale RIE III sera mise en œuvre en 2019. Le Conseil d’État poursuivra une politique d’investissement dynamique tout en veillant à la maîtrise de la croissance des charges.

> Lire le communiqué

> Programme de législature 2017-2022

> www.vd.ch/2017-2022

Le Conseil d’État a présenté son programme pour la législature dans le château Saint-Maire, où il pourra à nouveau siéger en 2018 – (J.-B. Sieber/ARC).

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Directeur ad interim de l'enseignement postobligatoire

Claude Vetterli – (dr).

Claude Vetterli assure l’intérim à la tête de la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP) depuis le 1er octobre.

Nommé en 2013 directeur général adjoint de l’enseignement postobligatoire, Claude Vetterli était en charge de la division de l’enseignement. Il gère actuellement les affaires courantes, en collaboration avec François Chappuis, directeur général adjoint, et les cadres du service.

Claude Vetterli pilotera des projets liés au développement des formations du secondaire II, aux enjeux de l’éducation numérique, et à la mise en œuvre de formations nouvelles, notamment pour les jeunes adultes.

Le poste de directeur général est au concours.

> Lire le communiqué

> Poste au concours

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Valérie Berset à la tête de l’Office de l’accueil de jour

Valérie Berset – (dr).

Valérie Berset sera la nouvelle cheffe de l’Office de l’accueil de jour des enfants (OAJE) dès le 1er février 2018.

Née en 1968, Valérie Berset est titulaire d’un master en sciences politiques et a suivi plusieurs formations continues en management, politique sociale et droit du travail. Elle a travaillé à la fondation Eben-Hezer, puis à l’Office fédéral des assurances sociales comme collaboratrice scientifique sur les questions familiales. Depuis 2002, elle est déléguée à l’égalité et à la qualité de vie au travail de la Ville de Lausanne.

L'application de la révision législative sur l'accueil parascolaire sera l'un des défis à relever à l’OAJE.

> Lire le communiqué

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Nouveau délégué départemental à la communication

François Modoux – (dr).

Dès le 1er janvier 2018, François Modoux sera responsable de la communication du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.

Né en 1964, François Modoux obtient une licence en lettres. Il débute ensuite une carrière de journaliste au sein de la rubrique suisse de la Tribune de Genève en 1990. De 1994 à 1997, il couvre la politique vaudoise pour le même titre et La Gazette de Lausanne. Il passe ensuite au Temps, puis rejoint la rédaction de 24 heures en 2015.

François Modoux a été choisi pour son importante expérience dans le secteur des médias et de la communication, sa connaissance de la politique et des institutions suisses et vaudoises, ainsi que pour sa sensibilité à l’égard du service public.

> Lire le communiqué

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Pratique

Des tutos à gogo

Vous voulez apprendre à vous faire obéir de Word, partager vos photos sur les réseaux sociaux ou valoriser vos talents graphiques sur Illustrator? La plateforme de formation Vodeclic explique 500 programmes informatiques dans des modules vidéo de cinq minutes.

Aujourd’hui, nous disposons d’outils informatiques performants, sur notre lieu de travail ou à la maison. Mais souvent nous n’utilisons que des fonctions de base. À celles et ceux qui désespèrent de dénicher des astuces pour améliorer leurs connaissances, la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (BCUL) propose depuis mai 2017 des vidéos didactiques, sur la plateforme Vodeclic.

Une offre pour tous les niveaux de compétences

Le compte personnel (détails dans l’encadré) offre un accès illimité au catalogue de formations, disponible en ligne et à tout moment, sur ordinateur et sur appareil mobile. Les thèmes «compétences digitales», qui s’adressent à tout un chacun, sont traités en français. PowerPoint, l’antivirus Avast et iMovie n’auront plus de secret pour les curieux. L’onglet «IT professionnel» regorge quant à lui de vidéos en anglais, destinées à un public expert. La méthode Agile y côtoie html5 et les bases de données Oracle.

L’interface des divers programmes est décrite en introduction – une occasion de débuter sur des bases solides. Une personne souhaitant aborder directement une fonction avancée pourra attaquer un chapitre plus ardu, par exemple les tableaux croisés dynamiques d’Excel ou l’usage des hashtags sur Twitter.

Une ressource numérique grand public

Françoise Simonet Chatton, responsable de l’accueil et de la formation des usagers à la BCUL à la Riponne, remarque que les programmes professionnels ont la préférence des abonnés. Les tutoriels les plus consultés concernent Photoshop (traitement de photos), AutoCAD (dessin technique assisté par ordinateur), Project (gestion de projets) et Android (système d’exploitation conçu pour des appareils mobiles).

«À l’origine, raconte Françoise Simonet, il s’agissait de répondre à une demande de certains usagers, qui souhaitaient accéder à des postes de travail équipés de logiciels de bureautique. Le besoin de formation allant de pair avec la mise à disposition d’ordinateurs, l’équipe de la bibliothèque s’est enquise de tutoriels permettant de se débrouiller sur les nouveaux outils. La plateforme Vodeclic était déjà accessible à tous les étudiants ainsi qu’aux collaborateurs de l’Université de Lausanne. Nous l’avons donc proposée au grand public, pour un accès sur place et à distance.»

> Lien vers la page d’accès de Vodeclic

Il suffit de demander…

Pour bénéficier de cette offre, il est nécessaire

En plus des vidéos, Vodeclic comprend des outils pour organiser la formation.

Une offre numérique croissante

Atelier d’introduction à la plateforme de livres numériques eLectures.ch – (L. Dubois/BCUL).

Pour répondre aux besoins des étudiants, les bibliothèques universitaires garantissent une offre numérique à la pointe de la technologie. Les ressources bénéficient aussi au grand public. Quelques exemples à la BCUL:

  • Numérisation des collections – première bibliothèque francophone à s’associer à Google pour la numérisation de sa collection en 2007 – 100’000 documents anciens mis en ligne.
  • Tablettes et liseuses – premiers iPads mis à disposition en 2010 alors qu’ils n’étaient encore disponibles qu’aux USA. Prêts de liseuses dès 2015.
  • Patrimoine imprimé vaudois – des millions de pages de journaux et de magazines (toutes les archives de l’Hebdo, celles de 24heures jusqu’en 2003) sont numérisées et rendues disponibles pour la recherche et la consultation depuis 2012 sur le site Scriptorium.
  • Journaux et magazines en ligne – depuis 2015, téléchargement – via le WiFi de la BCUL – sur tablette ou smartphone, de 4000 titres provenant de 100 pays, en toutes langues, grâce à l’application Pressreader.
  • Livres numériques – littérature, policiers, biographie, sciences humaines et sociales, histoire… 10’000 titres, en français et en anglais, téléchargeables sur www.electures.ch.
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Les fiches de paie changent de look

L’année prochaine, les bulletins de salaire des collaboratrices et collaborateurs de l’État se présenteront sous une forme nouvelle. Pourquoi? L’État de Vaud se dote d’un nouvel outil informatique, qui sera déployé le 1er janvier 2018.

Répondant à l’acronyme (un de plus!) «SIRH» (pour Système d’information des ressources humaines), ce projet d’envergure occupe le Service du personnel (SPEV), le CHUV, l’Office du personnel enseignant (OPES) et la Direction des systèmes d’information (DSI) depuis deux ans. Principale modification: le système de paie est changé.

Un bulletin de salaire remodelé

Pour les 45'000 collaboratrices et collaborateurs de l’État de Vaud, le nouveau bulletin de salaire sera la seule partie visible de ces modifications techniques. Afin d’en faciliter la lecture et la compréhension, vous trouverez ci-dessous une fiche explicative qui en détaille les principales rubriques. Ce document sera par ailleurs joint au bulletin de salaire de janvier 2018 et publié sur le site intranet de l’État de Vaud.

Pour les personnes qui cumulent plusieurs emplois au sein de l’État de Vaud (par exemple SIPaL et DGEP), le système génèrera automatiquement un bulletin par dossier ainsi qu’un bulletin récapitulatif pour le calcul des charges sociales. Des informations complémentaires vous seront transmises en janvier avec les premiers bulletins de salaire.

La Caisse de pensions: un processus distinct

Ce projet reflète aussi une forte volonté de la part de l’État de Vaud (SPEV, CHUV et OPES) de simplifier la gestion administrative des ressources humaines. Cette démarche vise notamment à faciliter le travail de certains partenaires du Canton, comme la Caisse de pensions de l’État de Vaud (CPEV).

Par exemple, aujourd’hui, les cotisations à la CPEV sont calculées dans le logiciel des salaires de l’État, puis transmises à la caisse qui les contrôle et, le cas échéant, demande des rectifications. Dès janvier, la CPEV aura la responsabilité de déterminer le montant des cotisations à prélever, tant lors de l’engagement qu’à l’occasion de modifications des conditions contractuelles des salariés.

Les échanges d’informations entre l’État de Vaud et la CPEV s’effectueront au moyen d’une interface informatique. Les cotisations à déduire du salaire des collaborateurs et collaboratrices seront ainsi transmises automatiquement de l’applicatif de la CPEV à celui de l’État.

En conséquence, dès le 1er janvier 2018, les éventuelles demandes d’informations ou questions relatives aux cotisations de la CPEV prélevées sur le salaire devront être adressées directement à la caisse, qui sera seule compétente pour y répondre.

D’autres évolutions en perspective

Grâce au déploiement de ce nouvel outil informatique, l’État de Vaud aura standardisé et simplifié son processus de versement des salaires. À terme, le SIRH permettra de mettre en place de nouveaux outils, bien plus visibles pour tous, notamment dans des domaines tels que le recrutement ou la formation.

Le SIRH (Système d’information des ressources humaines) remodèle le bulletin de salaire – (Fotolia).

Le bulletin de salaire en 24 points

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

> Glossaire (ou comment lire votre nouveau bulletin de salaire en 2018)

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Culture

Des photographies gravées au Musée Jenisch

Natascha IV, 1987-1988 – (Musée Jenisch).

Des gravures sur bois de Franz Gertsch sont exposées à Vevey. Le Bernois a inventé dans les années 80 une technique faite de minuscules pointillés. Le résultat est très réaliste.

Souvent de très grand format, les gravures de portraits et de paysages ressemblent à des photographies monochromes. 22 pièces issues des fonds du musée et prêtées font parcourir 30 ans de création.

«Le choix de la gravure sur bois a pu surprendre, car c’est un art ancien et un médium pouvant apparaître inapproprié à mon travail. Mais j’ai pris cela comme un défi. Il fallait réinventer une technique (…), c’était un vieux rêve que je nourrissais», expliquait l’artiste en 2010.

Par ailleurs, jeudi 16 novembre à 18h30, le Musée Jenisch inaugurera son Pavillon de l’estampe, nouvel espace consacré à la gravure.

> «Franz Gertsch. Visages paysages». Exposition au Musée Jenisch à Vevey, jusqu’au 4 février 2018: ma-di: 10-18h, je: 10-20h

> www.museejenisch.ch

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Le Musée du Pays-d’Enhaut s'agrandit

Monique Boillat, 1980 – (Musée du Pays d'Enhaut).

Le Canton accorde une aide à fonds perdu de 750'000 francs au Musée du Pays d’Enhaut, pour son projet d’extension, soit près de 20% du coût total.

Le futur Musée ambitionne de devenir le Centre suisse des papiers découpés. L’institution actuelle accueille une riche collection d’art populaire liée à l’histoire sociale de la fabrication du fromage, et un très grand nombre d’œuvres d’artistes-découpeurs.

Ce patrimoine fonde l’activité touristique de la région. Le Conseil d’État a soutenu ce projet d’extension, car il relève de la diversification touristique souhaitée dans le cadre du programme Alpes vaudoises 2020. L’intérêt est à la fois économique et patrimonial.

> Lire le communiqué

> Site du Musée du Vieux Pays-d'Enhaut

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Billie Bird, lauréate d’une nouvelle bourse

Billie Bird – (M. Benkler).

La chanteuse lausannoise Billie Bird est la bénéficiaire de la nouvelle bourse pour artiste dans les musiques actuelles.

La bourse lancée cette année est dotée de 40'000 francs sur deux ans. Elle est destinée à soutenir de jeunes artistes professionnels exerçant une activité dans le canton et disposant d’une structure d’encadrement.

Première lauréate

Le jury a désigné à l’unanimité Élodie Romain, alias Billie Bird. L’artiste est née à Lausanne en 1983. À 9 ans, elle reçoit sa première guitare, à 12 elle commence le chant et à 14 fait son premier concert. Après une matu philo-psycho-musique, elle entreprend des études musicales à Genève, puis reprend l’uni en pédagogie en 2006. Son projet musical «Billie Bird» voit le jour en 2012. Depuis 2016, elle consacre une part importante de son temps à la composition de son premier album «Les Déferlantes», qui sortira en 2018. Enseignante, elle prendra un congé sabbatique pour s’investir à plein temps dans ce projet.

> Lire le communiqué

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Collègues écrivains

Employés dans l'administration cantonale, enseignants, médecins, pasteurs, ils consacrent une part de leur temps libre à l'écriture de fiction. Voici les publications dues à ces collègues et parues récemment.

Les œuvres littéraires citées ci-dessous ou dans un précédent numéro de La Gazette, parues en 2017 et signées d'employés de l'État de Vaud, forment une liste incomplète. Si vous travaillez pour l'État et avez publié un roman, une pièce de théâtre ou un recueil de poèmes cette année, merci de le faire savoir à l'adresse info.gazette(at)vd(dot)ch. La rédaction pourra ainsi poursuivre ce tour d'horizon.

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Pascal Houmard: La Surnommeuse

Avec La Surnommeuse, Pascal Houmard signe le premier tome des enquêtes d'Antigona Krestaj, commissaire à la Crim' lausannoise.

Combien de temps encore évolueras-tu, Antigona Krestaj, à la manière d’une funambule, sur la corde raide de dilemmes insoupçonnés, tes scrupules de flique et ta soif de vérité pour seul balancier?

L’odeur tenace de putréfaction du cadavre retrouvé à Montelly, les haut-le-cœur d’indignation qu’inspire la poupée de chair désarticulée gisant dans un caniveau de la Borde, quinze années au sein de la Crim’ lausannoise t’ont appris à composer avec ça. Mais cette affaire, Antigona, loin de s’arrêter à deux morts suspectes et atroces, pourrait signer du même coup la perte de tes repères. (Présentation de l'éditeur)

Pascal Houmard enseigne le français, l'histoire et les langues anciennes à Ollon. Passionné d'Homère, il poursuit la rédaction d' une version parodique de l'Iliade.

> Pascal Houmard, La Surnommeuse, Éditions Mon Village, 2017, 384 pages, 29.–

> Site de l'éditeur

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Éditeur: État de Vaud. Rédacteur responsable: Laurent Koutaïssoff. Rédaction: Fiona Amitrano, Mélanie Bailly-Francioli, Olivia Dobay, Marie-Hélène Jeanneret, Alessandro Luppi, Marie Minger, Florence Perret. Contact: info.gazette@vd.ch
Copyright(c) La Gazette n°281 - 9 novembre 2017