Chrysomèle des racines du maïs

Chrysomèle des racines du maïs

Actualités

Dans le cadre de la surveillance phytosanitaire du territoire, la chrysomèle des racines du maïs (Diabrotica virgifera ssp. virgifera LeConte) a été découverte en 2017 dans plusieurs parcelles de maïs du Chablais.
Depuis son introduction accidentelle sur le continent européen en 1992, ce petit coléoptère a colonisé l’Italie du Nord pour apparaître en Suisse au Tessin en 2000. Quelques individus ont été capturés au Nord des Alpes (BS, LU, SO, UR, ZG, ZH) mais il n’avait jamais été observé dans le canton de Vaud. Il est par ailleurs présent en France (Alsace) et en Allemagne (Bade-Wurtemberg). Dès lors, ce ravageur du maïs est classé organisme nuisible particulièrement dangereux au sens de l’ordonnance sur la protection des végétaux (OPV ; 916.20). Par conséquent, il est soumis à la lutte obligatoire.
La lutte contre la chrysomèle ne nécessite pas de traitement chimique du fait que cet insecte ne développe qu’une seule génération par année et qu’il est fortement dépendant du maïs. Ainsi la rotation des cultures constitue la mesure de lutte la plus efficace.

Décisions de portée générale

Dans le but de combattre efficacement la chrysomèle des racines du maïs, le Service de l’agriculture et de la viticulture ordonne les mesures suivantes :

Dans la zone focale (5 km)

Interdiction jusqu’au 30 septembre (fin du vol) de transporter toute récolte provenant des champs de maïs situés dans la zone focale hors de ladite zone.

Les exceptions suivantes sont admises :

  • ensilage conditionné en balles rondes pour autant que celles-ci soient enrubannées dans la zone focale ou déshydratation de la récolte pour autant que le séchoir à herbe soit situé dans la zone focale ou la zone tampon,
  • les exploitations situées dans la zone tampon qui produisent du maïs dans la zone focale pour leur propre usage peuvent transporter la récolte de leur(s) parcelle(s) jusqu’à leur exploitation pour autant que le trajet emprunté ne sorte pas de la zone tampon. Ces transports doivent préalablement être annoncés à la Police phytosanitaire.

Dans la zone délimitée (zone focale + zone tampon = 10 km)

Interdiction de cultiver du maïs en 2018 sur toutes les parcelles sur lesquelles du maïs a été cultivé en 2017. Cette interdiction de cultiver du maïs 2 ans de suite sur la même parcelle s’applique aussi les années suivantes tant que l’éradication n’est pas atteinte.

Carte du périmètre de lutte

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