Géothermie

                                                                                                                        Images : GEOTHERMIE-SUISSE.CH

              Géothermie de basse température                                    Géothermie profonde

Dans le cadre de la stratégie énergétique 2050 et de l’entrée en vigueur le 1er janvier 2018 de la loi fédérale sur l’énergie (LEne), l’approvisionnement en chaleur et en électricité de la Suisse va subir des changements profonds ; adoption de la LEne et acceptation du premier paquet de mesures lié à la stratégie énergétique 2050 lors de la votation populaire du 21 mai 2017 (OFEN, 2017 ; OFEN, 2018 ; PRONOVO, 2018). Cette stratégie s’articule selon quatre piliers qui sont :

  • accroître l’efficacité énergétique ;
  • développer les énergies renouvelables tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre ;
  • sortir progressivement du nucléaire ;
  • développer et adapter les réseaux électriques dans un souci d’efficacité énergétique.

La géothermie profonde fait partie des énergies renouvelables indigènes à développer dans le cadre de cette transition énergétique. Le Canton se fixe pour objectif la réalisation d’une vingtaine d’installations d’ici à 2050, ce qui permettra de fournir 300 GWh/an de chaleur et 40 GWh/an d’électricité.

Qu'est-ce que la géothermie en général ?

La géothermie, mot provenant du grec gêo (terre) et thermos (chaud), désigne non seulement les phénomènes thermiques se produisant à l’intérieur du globe terrestre, mais aussi la science qui étudie ces phénomènes thermiques ainsi que la source d’énergie qu’ils représentent (OFEN, 2017).

Le terme géothermie est aussi utilisé pour les procédés techniques qui permettent d’exploiter cette ressource afin d’en tirer de l’énergie sous forme de chaleur ou d’électricité (OFEN, 2017).

La géothermie représente actuellement 1 % de la consommation d’énergie (Chaleur et électricité dans le monde) (OFEN, 2017)

D'où provient la chaleur ?

La chaleur est présente de manière naturelle dans le sous-sol. Elle provient de la désintégration d’isotopes naturellement radioactifs retrouvés dans et sous la croûte terrestre (GEOTHERMIE-SUISSE.CH, 2018 ; Service Sismologique Suisse, 2016).

La température se trouvant dans le sous-sol va dépendre de trois facteurs principaux : la structure géologique, la teneur en eau et la profondeur (OFEN, 2017).

Dès 10 à 20 m de profondeur, les effets du rayonnement solaire ainsi que des conditions et variations climatiques n’ont plus d’incidence sur la température du sous-sol (OFEN, 2017). À cette profondeur, la température du sous-sol est stable et s’élève, en Europe centrale, à environ 12 °C (GEOTHERMIE-SUISSE.CH, 2019). Puis, elle augmente avec la profondeur de manière plus ou moins constante. En d’autres termes : Plus on progresse en direction du centre de la terre, plus le sous-sol se réchauffe. C’est ce que l’on appelle le gradient géothermique (OFEN, 2017).

Gradient géothermique pour la région du plateau vaudois

Le gradient de température est dépendant des propriétés géologiques du sous-sol. Sur le plateau suisse, la température augmente d’environ 3 à 3.5 °C par 100 mètres de profondeur (Bassin sédimentaire). En absence d’anomalie géothermique, cela implique qu’une température supérieure à 100 °C pourrait être retrouvée dès 3'000 m de profondeur (OFEN, 2017).

Différents types de géothermie

En fonction de la profondeur, on distingue :

Différents types de captages géothermiquesGEOTHERMIE-SUISSE.CH

Partager la page