Cycles de vie des piles

Lien vers la page
Ecobilan
Miniature du graphique de l'écobilan des piles pour illustrer le lien vers la page

Le cycle de vie d'une pile non-rechargeable comporte les quatre étapes suivantes: Extraction des matières premières, Fabrication des piles, Utilisation, Elimination. Celui des piles rechargeables commence par l'extraction des matières premières, la fabrication des batteries et la production d'électricité. Les étapes de chargement et utilisation peuvent être répétées jusqu'à mille fois avant que le cycle de vie ne se termine par l'élimination.

Il existe deux grandes catégories de piles: les piles primaires non-rechargeables et les piles secondaires (accumulateurs) qui peuvent être rechargées jusqu'à mille fois.


Les principales piles primaires (1):

Les principales piles secondaires (1):

Cycles de vie des piles

Pour illustrer les différents cycles de vie possibles, vous pouvez suivre ci-dessous les différentes étapes de la vie d'une pile primaire (la pile alcaline) et d'une pile secondaire (la pile au nickel-cadmium), de leur production à leur élimination en passant pas leur utilisation. L'alimentation électrique directe à partir du réseau est présentée pour comparaison.

Cycle de vie des piles primaires (non rechargeables)

Cycle de vie des piles secondaires (rechargeables, accumulateurs)



Cycle de vie de l'alimentation directe sur le réseau

Matière première et fabrication

Pile non rechargeable alcaline au zinc/dioxyde de manganèse (Zn/MnO2)

Cette pile est typiquement de constituée de:

Pile rechargeable au nickel-cadmium (NiCd)

Cette pile est typiquement constituée de:

Utilisation

La pile non-rechargeable alcaline au manganèse est la plus utilisée de toutes les piles (68% du marché en Suisse) en raison de sa polyvalence. Elle convient à plusieurs types d'appareils (lecteurs audio portatifs, appareils photo, rasoirs, téléphones sans fil, etc…).

La pile rechargeable au nickel-cadmium (NiCd) est un accumulateur à grande capacité de charge qui peut être utilisé par exemple pour les téléphones sans fil, les brosses à dents électriques, les outils à accumulateur ou les éclairages de sûreté. Comme le cadmium est un polluant toxique, ce type de pile est de plus en plus souvent remplacé par les piles au nickel-métal-hydrure, au lithium-ions ou au lithium-polymère.

Élimination et recyclage

Après un triage manuel, les piles sont envoyées dans un four à une température allant jusqu'à 700°C. Par un procédé de pyrolyse, l’eau, le mercure ainsi que les composants organiques dissous (papier, plastique, carton etc.) s’évaporent. Après une combustion à haute température des gaz permettant de détruire certains composés toxiques (dioxines et furannes), les matières solides sont ensuite récupérées et lavées et le mercure est condensés grâce au système de lavage des gaz.

Les eaux usées obtenues lors de l’épuration des émissions gazeuses sont filtrées et les cyanures, les fluorures et les métaux lourds en sont extraits.
Le reste des composants métalliques contenus dans les piles sont quant à eux fondus dans un four à 1500 degrés. Le fer et le manganèse restés produisent du ferromanganèse. Le zinc est évaporé et recondensé (2).


Références

1. INOBAT - Organisation d'intérêt pour l'élimination des piles: www.inobat.ch

2. BATREC Industrie AG - Usine de recyclage pour les piles et batteries: www.batrec.ch

Partager la page