16.4. Collecte séparée

Thème: Substances, déchets et effets

Signification de l'indicateur

Pour un développement durable, les ressources naturelles doivent être utilisées avec parcimonie (principes 16a et 16b). De plus, il est important que les émissions de polluants soient évitées autant que possible (principes 17a et 17b). Les collectes sélectives servent à valoriser les déchets qui peuvent l'être et à débarrasser les déchets urbains des composants non incinérables ou toxiques.

Cet indicateur montre la part des déchets qui est collectée séparément par les communes en vue d'un recyclage. Il n'apporte aucune information sur la quantité absolue de déchets recyclés ou sur la qualité de ce recyclage et des conséquences de ce dernier. En effet, tout recyclage nécessite un apport en énergie, produit des émissions ou de nouveaux déchets. De plus, le recyclage conduit, dans certains cas, à une perte de qualité de la matière recyclée (downcycling).

Principes en rapport avec cet indicateur: 12a. Production compatible avec l'environnement, 12b. Consommation sociale et compatible avec l'environnement, 16a. Limitation de l'utilisation des ressources renouvelables, 16b. Limitation de l'utilisation des ressources non renouvelables, 17a. Limitation des déchets biodégradables et des polluants, 17b. Arrêt des émissions de polluants non biodégradables.

Type d'indicateur: (S) structurel.

Evolution

Sources :
StatVD – Enquêtes annuelles auprès des communes.
DIRNA

Données (PNG, 88 Ko)

En bref

Tendance statistique :
Evaluation développement durable :

Commentaire

Commentaire statistique

Tendance: stable.

Le taux de récupération a augmenté régulièrement au cours de ces dernières années, avec quelques paliers. Il est passé de 29 % en 1994 à 46 % en 2012, soit une progression de 16 points de pour cent en 18 ans. La majeure partie des communes vaudoises a introduit un dispositif de financement causal dès le 1er janvier 2013, avec taxe sur les sacs à ordures ou perçue selon le poids des déchets. Cette mesure a entraîné une hausse de près de 12 points de pour-cent entre 2012 et 2014. Cet indice s’est stabilisé depuis 2015. Les ordures ménagères ont diminué de 30%, alors que les recyclables ont augmenté de 10 %. Parmi ces derniers, ce sont surtout les biodéchets, compostés ou utilisés pour la production de biogaz, qui ont augmenté, ainsi que, dans une moindre mesure, les papiers et cartons.

 Commentaire développement durable

Évaluation: positive (pour la durabilité).

Évaluation: positive (pour la durabilité).

Le résultat obtenu s’approche des objectifs du Plan cantonal de gestion des déchets de 2004, qui visait un taux de recyclage de 60% pour 2020. Si l’on tient compte des apports des entreprises ne transitant pas par les communes, ce taux atteint 65 %.

La généralisation des modes de financement directement proportionnels à la quantité de déchets (taxes sur les sacs à ordures ou perçues selon le poids des déchets) mais aussi le développement de la collecte des déchets organiques ménagers, celui de l'équipement de collecte sélective et celui de la communication ont contribué à cette évolution.

Si cette évolution quantitative est réjouissante, elle a des effets négatifs sur la qualité des déchets collectés pour être valorisés séparément des ordures ménagères.Ce phénomène affecte notamment les biodéchets, trop souvent souillés par des matières indésirables comme des plastiques. Ceci augmente le coût du traitement et met en péril la remise comme engrais des composts et des digestats qui en sont issus. Afin d’y remédier, des mesures de sensibilisation  sont nécessaires mais aussi, vraisemblablement, l’adaptation du dispositif de collecte (mise sous contrôle des conteneurs, suppression des points de collecte en accès libre, etc.).

Méthodologie

Cet indicateur présente la masse de déchets destinés au recyclage par rapport à la masse totale de déchets urbains collectés. Il ne prend en compte que les collectes communales, et non les déchets directement recyclés par les entreprises et ceux rapportés par les ménages aux points de vente.

Les déchets concernés sont le verre, le papier et le carton, les métaux et les biodéchets compostables ou méthanisables..

L’indicateur ne décrit que les quantités collectées séparément et non leur recyclage effectif. Or certains lots collectés séparément doivent être incinérés en raison de leur qualité insuffisante (biodéchets, papiers-cartons).

Ces données proviennent des statistiques communales collectées par les organismes de coordination de des périmètres régionaux de gestion des déchets et par Statistique Vaud (StatVD).

Calcul

Le taux de collecte séparée est obtenu en additionnant les quantités des principales catégories de déchets recyclables – verre, papier et carton, métaux, biodéchets  – et en divisant cette somme par le total des déchets collectés par les communes – déchets incinérables et recyclables.

La qualité des résultats dépend de celle des données communiquées par les communes et du travail de vérification conduit dans les périmètres. De plus, dans certaines communes et pour certaines entreprises, le carton et d’autres déchets sont directement récoltés par des privés; ces quantités ne sont pas prises en considération dans l’établissement de l’indicateur. Il en va de même pour les déchets rapportés aux points de vente par les ménages.

Engagement à l'échelle nationale

Les articles 6 et 7 de l'Ordonnance fédérale sur le traitement des déchets demandent aux cantons de veiller à la collecte séparée et à la valorisation de matières comme le verre, le papier, les métaux, les textiles et les déchets compostables.

Comparabilité

L'indicateur Eurostat (Recyclage de déchets – Papier et verre) représente le taux de recyclage après utilisation des produits de deux matériaux choisis.

Cet indicateur (Collecte séparée) a deux indicateurs proches dans les systèmes d'indicateurs de développement durable MONET (Production et consommation – Taux de récupération des déchets) et Cercle indicateurs (Consommation des matériaux – Taux de collecte séparée).

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