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Organisation de la distribution d'eau dans le canton de Vaud

La carte et le tableau suivants présentent l'organisation de la distribution d'eau au au niveau cantonal. Les fournisseurs d'eau peuvent se structurer selon leurs besoins, dans les limites fixées par la loi du 30 novembre 1964 sur la distribution de l'eau et la loi du 28 février 1956 sur les communes.

Tableau des distributeurs actifs par districts et communes (état mars 2018) (PDF, 69 Ko)

Carte des distributeurs d'eau (PDF, 1,18 Mo)

Dureté de l'eau

Téléchargez la dureté totale(°F) par commune et réseau (PDF, 30 Ko) 

Carte des duretés par communes (PDF, 782 Ko)

Définition

Par définition, la dureté totale de l’eau correspond à sa teneur en calcium et en magnésium. Elle s’exprime en degrés français (°F) qui correspondent à 10 mg de carbonate de calcium par litre d'eau ou, parfois, en millimoles par litre, selon:

1°F = 10 mg CaCO3/l = 0.1 mmol/l

Duretés de l’eau dans le Canton de Vaud

La gamme des duretés totales des eaux distribuées s’étend de 11°F (eau douce) à 55 °F (eau très dure). La carte et la liste des duretés totales des eaux distribuées par les communes vaudoises sont disponibles ci-dessus.

Les eaux de lacs sont douces, ainsi que celles issues de massifs granitiques (peu solubles). Les eaux les plus dures se trouvent sur le Plateau, où les circulations souterraines sont les plus lentes (l’eau a davantage de temps pour dissoudre les roches contenant du calcium et du magnésium).

Avantages et inconvénients

Les minéraux calcium et magnésium jouent un rôle utile pour la santé (os, dents, cheveux, muscles). Ils rendent l’eau plus agréable à boire.

Les eaux dures présentent, cependant, le désavantage de causer des dépôts de carbonates (dits de «calcaire»), surtout lorsqu’elles sont chauffées.

Adoucisseurs et recommandations

Pour pallier à ces inconvénients, il est parfois fait appel à des appareils capables d’adoucir  l’eau (résines échangeuses d’ions). Les adoucisseurs à résine retirent les minéraux utiles (calcium, magnésium) de l’eau et les remplacent par du sodium (sel de cuisine utilisé pour la régénération des résines). L’apport en sodium (sel) est à restreindre dans le cas de personnes souffrant d’hypertension ou de troubles cardiovasculaires.

L’adoucissement d’eaux dures peut être admis si leur dureté totale dépasse 30°F. Dans ces cas, l’adoucisseur sera placé sur la partie des installations de l’immeuble concernant la production d’eau chaude ou d’eau à usage technique. Cette façon de procéder permet de maintenir les qualités nutritives (minéraux utiles), d’éviter l’apport inutile de sel et de garantir la qualité hygiénique de l’eau potable, délivrée au robinet de cuisine.

Afin d’éviter des problèmes de corrosion des installations liés à l’agressivité de l’eau, l’eau ne devrait en aucun cas être adoucie au-dessous de 12 à 15°F.

Pour davantage d’informations relatives à la dureté de l’eau, nous vous recommandons de visiter le site de la Société Suisse de l'Industrie du Gaz et des Eaux.

Teneur en nitrates

Téléchargez les teneurs en nitrates des communes vaudoises (PDF, 25 Ko) 

Carte des teneurs en Nitrates (PDF, 777 Ko)

Que peut provoquer dans l'organisme un excès de nitrate ?
Du point de vue de la santé publique, la méthémoglobinémie (inhibition du transfert de l'oxygène vers les cellules) est considérée comme le risque principal lié à l'ingestion de quantités excessives de nitrate. A cet effet, l'Organisation mondiale de la Santé a fixé à 50 mg/l la valeur-guide à ne pas dépasser pour la consommation d'eau de boisson. Cette teneur maximale a été reprise par la Communauté européenne dans sa directive 98/83/CE du 3 novembre 1998 pour la valeur paramétrique du nitrate, limite au-dessus de laquelle l'eau n'est plus considérée comme potable.

Quelle est la valeur limite admise en Suisse ?
En Suisse, le législateur a établi (ordonnance du DFI sur l'eau potable et l'eau des installations de baignade et de douche accessibles au public, OPBD) une valeur maximale de 40 mg/l, à partir de laquelle des mesures correctives doivent être prises. L'objectif de qualité pour les eaux de boisson est, quant à lui, établi à 25 mg/l.

Si la question de l'éventuel effet cancérigène de la consommation de nitrate reste controversée et n'a pas de conséquence sur les normes actuelles de référence, la présence de nitrate traduit souvent une contamination des eaux souterraines par des produits épandus dans les bassins d'alimentation correspondants. La mesure de la teneur en nitrate sert ainsi également d'indicateur global de la dégradation de la qualité naturelle d'une ressource en eau de boisson.

Quelles sont les mesures prises dans le canton de Vaud en cas d'excès?
Dans le canton de Vaud, les valeurs dépassant 25 mg/l sont signalées dans les rapports d'analyse d'eaux potables de l'Office de la consommation; conformément à la législation en matière de denrées alimentaires, des mesures correctives sont demandées si la teneur en nitrate dépasse 40 mg/l. La population doit être informée de l'interdiction d'utiliser l'eau du réseau pour la préparation de biberons à l'intention des nourrissons si la teneur en nitrate dépasse 50 mg/l, selon les directives établies par l'OMS.

Quelle a été l'évolution de la teneur en nitrate durant ces dernières décennies?
D'une manière générale, les teneurs en nitrate dans les eaux souterraines ont commencé à augmenter durant les années 1960 et ont atteint un point culminant vers 1992-1994.

 

Depuis lors, l'évolution a été différente selon les endroits. Durant la dernière décennie, une dizaine de ressources ont été abandonnées alors qu'une vingtaine de communes ont dû informer (parfois provisoirement) leur population au sujet de l'interdiction de préparer des biberons avec l'eau du réseau. Les mesures prises afin de diluer des eaux trop chargées avec des eaux de meilleure qualité ont, dans la plupart des cas, fini par aboutir à l'abandon des ressources.

Les communes concernées par des teneurs élevées en nitrate dans leurs eaux de distribution publique sont principalement situées dans la Broye, le Vully et le Gros-de-Vaud.

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