Le projet Rhône 3 dans le Chablais

Un grand projet intercantonal alliant sécurité, environnement et social

Pourquoi ?

La sécurité de la plaine du Rhône n’est plus assurée

Depuis plusieurs siècles les hommes cherchent à se protéger des dangers liés à la force et à la violence des crues du Rhône. Le Rhône a été corrigé une première fois de 1860 à 1890, puis une seconde de 1930 à 1960. Des digues ont été construites de part et d’autre du fleuve, mais ces ouvrages montrent de sérieux signes de fragilité et menacent de se rompre en cas de fortes crues. De plus, il existe un risque avéré de débordement, provoquant des inondations à grandes échelles et mettant en péril les personnes et les biens. La carte des dangers d’inondation du Rhône permet de juger de l’ampleur du phénomène et des dégâts. Plus de 1’300 hectares sont menacés d’inondation et les dégâts potentiels sont estimés à 2 milliards pour l’ensemble de la plaine du Chablais.

Un fleuve dégradé et à l’étroit entre ses digues

L’endiguement du Rhône (JPG, 918 Ko) a dégradé ou supprimé les milieux naturels liés au fleuve. Le lien entre l’eau du fleuve et les milieux environnants est coupé par les digues. Les berges du fleuve sont pauvres et monotones. Les grands arbres qui s’y développent doivent souvent être abattus pour des raisons de sécurité.

Le chemin de digue présent sur les deux rives est apprécié par les cyclistes rapides mais est peu favorable à la découverte et à la promenade. Les bords du fleuve ne sont pas accessibles et sont dangereux.

Comment ?

Renforcer la sécurité en redonnant un nouvel espace au fleuve

Afin de concilier sécurité, environnement et social, l’aménagement futur de tout le Rhône a été défini conjointement entre les cantons de Vaud et du Valais. Le canton de Vaud a adopté en 2016 le plan directeur sectoriel de la 3ème correction du Rhône (PDF, 1,91 Mo) et le Valais le plan d’aménagement PA-R3.

Le principe retenu est d’élargir le fleuve et renforcer les digues pour garantir le passage des crues sans débordement et retrouver une dynamique naturelle du fleuve avec des bancs de graviers et une végétation diversifiée.

Voir le schéma du "Principe général de la sécurisation du fleuve (Etat du Valais - Projet Rhône) (JPG, 3,39 Mo)".

Le Chablais est divisé en 4 secteurs (JPG, 310 Ko) :

La mesure prioritaire du Chablais

La mesure prioritaire du Chablais porte sur 15 kilomètres. Du côté amont, la mesure part de Bex en rive droite et de Massongex en rive gauche, pour s'étendre jusqu'à Yvorne et Vouvry. Le fleuve sera élargi à partir de l’embouchure de l’Avançon. D’une largeur actuelle moyenne de 65 mètres, le Rhône passera à 95 mètres pour garantir le passage des crues sans débordement et ainsi augmenter fortement la sécurité de la plaine. Sur trois secteurs, des élargissements plus importants permettront à la nature de s’épanouir pleinement.

Les digues actuelles seront soit renforcées, soit déplacées pour permettre l’élargissement du fleuve. Le déplacement des digues se fera alternativement en rive gauche ou en rive droite selon les emprises définies dans le plan d’aménagement. Les nouvelles digues seront aménagées de manière à permettre le développement d’une végétation riche et diversifiée en lien direct avec la nouvelle dynamique du fleuve. Ces digues seront dédiées à la mobilité douce avec différents types de cheminement adaptés aux besoins. L’accès à l’eau sera aussi favorisé dans certains secteurs. Des solutions pour le transit agricole et l’accès aux parcelles sont intégrées dans le projet.

La revitalisation du Delta du Rhône

Aujourd'hui, le Rhône est canalisé jusqu'à son embouchure dans le Léman. Le projet (PNG, 1,09 Mo) permettra au fleuve de développer, à nouveau, un delta naturel. A cette fin, deux nouveaux bras seront creusés en rive droite, à l'aval de la passerelle des Grangettes. Cette intervention humaine donnera au Rhône l'impulsion nécessaire pour que se crée un delta favorable à la biodiversité. De nouveaux cheminements offriront la possibilité de découvrir ces nouvelles richesses naturelles.

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