Lacs et cours d'eau

Lacs et cours d'eau

(Photo JM Zellweger)

Les cours d'eau, les lacs et leurs rives

Les cours d'eau vaudois

Le canton de Vaud est parcouru par un immense réseau constitué de 6'000 km de rivières. Cela va du ruisselet qui s'écoule en bordure de champ à l'imposant Rhône qui traverse le Chablais.

3'600 km de cours d'eau sont à régime permanent et relativement naturel. Le solde est constitué par des cours d'eau à régime discontinu, le plus souvent situés dans les régions de montagne. A l'extrême, ce sont de simples fossés, rarement en eau.

Leur état varie du cours d'eau naturel, propre et bien préservé à la cunette en béton, artificielle et totalement stérile. Grace aux travaux de "renaturation", des tronçons sont remis à ciel ouvert ou désartificialisés et rendus à la nature.

Les principaux lacs vaudois

Vestiges de la dernière glaciation, qui a pris fin il y a moins de 20'000 ans, les lacs vaudois ont contribué à façonner une topographie variée et subtile, qui participe à la réputation, à la richesse et à la beauté des paysages de notre canton.

* Temps moyen pendant lequel l'eau séjourne dans le lac
Les rives

Les rives ont une fonction naturelle fondamentale dans le maintien de l'équilibre écologique d'un lac. Elles sont l'endroit de prédilection où s'installent et se reproduisent de nombreuses espèces. L'emprise humaine s'est fortement renforcée, notamment sur les rives du Léman où les berges naturelles se sont raréfiées, remplacées par des alignements de murs en béton ou d'enrochements. Au contraire, les  rives du lac de Neuchâtel, notamment la rive sud sont encore dans un état naturel.  Ces aménagements, destinés à protéger les infrastructures humaines de l'érosion naturelle, perturbent les cycles reproductifs de nombreuses espèces et réduisent la biodiversité.

Parfois, au contraire, c'est la main de l'homme qui vient aider la nature. Pour lutter contre l'érosion de la Grande Cariçaie sur la rive sud du lac de Neuchâtel (PDF, 1,41 Mo) et la disparition à terme de ce site majeur d'importance nationale, refuge de nombreux oiseaux rares et passage de migrations, plusieurs services de l'Etat, en collaboration avec des milieux de protection de la nature, ont réalisé des obstacles artificiels, d'aspect totalement naturel.

Le canton veille à :

  • préserver le maximum de rives encore naturelles et la faune qui y habite
  • entretenir les rives
  • contrôler les constructions nouvelles, les aménagements de rive, etc.
  • faciliter au public l'accès aux rives
  • contrôler et régulariser les niveaux des lacs
  • délivrer les autorisation d'immersion de matériaux de dragage dans les lacs
  • contrôler le dragage des embouchures de rivières
  • limiter l'accès de certaines rives par la voie lacustre, notamment durant les périodes importantes de nidification

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Aménagement des cours d'eau

Les problèmes hydrologiques des cours d’eau sont souvent des héritages du passé. Ils sont apparus pour la plupart lors que des travaux ont été entrepris pour « corriger » les cours. Ces corrections avaient pour objectifs de dégager de nouvelles surfaces cultivables, de lutter contre l’insalubrité ou encore de mettre à profit la force hydraulique.

Ainsi, aujourd’hui, on se observe de nombreux cours d’eau corrigés dont la capacité est insuffisante. Différentes stratégies sont envisageables pour sécuriser les cours d’eau (protection contre les crues) tout en améliorant leur qualité environnementale (renaturation).

Collaborateurs responsables

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Protection contre les crues

Pourquoi ?

Les projets du type protection contre les crues ont pour objectif premier de permettre l’écoulement des eaux dans le lit du cours d’eau – sans que des objets sensibles ne soient inondés. Ainsi le dimensionnement du nouvel aménagement sera fonction des objets existants dans le territoire pouvant être concernés par un débordement.

Comment ?

Les principales stratégies envisageables et - qui sont souvent combinées - sont :

  • L’entretien – Permet d’optimiser la quantité d’eau qui s’écoule effectivement dans une géométrie donnée.
  • L’élargissement – Permet d’augmenter notablement la quantité d’eau qui peut s’écouler.
  • L’aménagement de herse à bois – Permet de retenir les bois flottant, notamment en amont de zones urbaines où les bois pourraient péjorer l’écoulement au droit de ponts.
  • La création de zones inondables – Permet de stocker le volume de la crue en amont d’une zone sensible et de relâcher progressivement la part du volume qui ne se serait pas infiltrée au droit de cette zone.
  • La réalisation de dépotoirs à matériaux – Permet de soustraire des matériaux charriés par la crue.
  • Le renforcement et le rehaussement de digue : permet d’augmenter la quantité d’eau qui peut s’écoule.

Voir le panneau "Protection contre les crues (JPG, 123 Ko)" (Illustration: Studio KO)

En pratique ?

Les projets de protection contre les crues sont généralement pilotés par les communes avec le soutien d’un ingénieur cantonal (pour les aspects techniques, la gestion des subventions cantonales et fédérales).

Lors que les travaux d’aménagement d’une rivière sont jugés conséquents et ou importants, l’Etat peut constituer une « entreprise de correction fluviale » (ECF). Une ECF est une structure juridique indépendante, définie par la loi, à laquelle participent les milieux concernés, soit l’Etat, la ou les communes ainsi que les propriétaires riverains. Une ECF organise et supervise les travaux, s’accorde sur la répartition des coûts et gère les éventuelles subventions cantonales et fédérales.

Renaturation

Pendant longtemps, seules les questions économiques et sécuritaires ont été prises en compte en matière d’aménagement des cours d’eau. Cette perception a conduit à la canalisation et à l’enterrement de très nombreux tronçons de rivières et ruisseaux.

Les travaux de renaturation consistent dès lors à redonner à un cours d’eau fortement artificialisé les caractéristiques proches de son état naturel en restaurant au mieux son fonctionnement et son équilibre écologique.

Aujourd’hui, le regard porté sur les cours d’eau a changé. Cela se traduit notamment par l’adoption de nouvelles législations qui permettent de redonner une place aux cours d’eau dans notre société et rendre leur espace aux rivières.

Renaturation : bilan 2015 et perspectives dans le canton de Vaud (PDF, 8,80 Mo)

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Le projet Rhône 3 dans le Chablais

Un grand projet intercantonal alliant sécurité, environnement et social

Pourquoi ?

La sécurité de la plaine du Rhône n’est plus assurée

Depuis plusieurs siècles les hommes cherchent à se protéger des dangers liés à la force et à la violence des crues du Rhône. Le Rhône a été corrigé une première fois de 1860 à 1890, puis une seconde de 1930 à 1960. Des digues ont été construites de part et d’autre du fleuve, mais ces ouvrages montrent de sérieux signes de fragilité et menacent de se rompre en cas de fortes crues. De plus, il existe un risque avéré de débordement, provoquant des inondations à grandes échelles et mettant en péril les personnes et les biens. La carte des dangers d’inondation du Rhône permet de juger de l’ampleur du phénomène et des dégâts. Plus de 1’300 hectares sont menacés d’inondation et les dégâts potentiels sont estimés à 2 milliards pour l’ensemble de la plaine du Chablais.

Un fleuve dégradé et à l’étroit entre ses digues

L’endiguement du Rhône (JPG, 918 Ko) a dégradé ou supprimé les milieux naturels liés au fleuve. Le lien entre l’eau du fleuve et les milieux environnants est coupé par les digues. Les berges du fleuve sont pauvres et monotones. Les grands arbres qui s’y développent doivent souvent être abattus pour des raisons de sécurité.

Le chemin de digue présent sur les deux rives est apprécié par les cyclistes rapides mais est peu favorable à la découverte et à la promenade. Les bords du fleuve ne sont pas accessibles et sont dangereux.

Comment ?

Renforcer la sécurité en redonnant un nouvel espace au fleuve

Afin de concilier sécurité, environnement et social, l’aménagement futur de tout le Rhône a été défini conjointement entre les cantons de Vaud et du Valais. Le canton de Vaud a adopté en 2016 le plan directeur sectoriel de la 3ème correction du Rhône (PDF, 1,91 Mo) et le Valais le plan d’aménagement PA-R3.

Le principe retenu est d’élargir le fleuve et renforcer les digues pour garantir le passage des crues sans débordement et retrouver une dynamique naturelle du fleuve avec des bancs de graviers et une végétation diversifiée.

Voir le schéma du "Principe général de la sécurisation du fleuve (Etat du Valais - Projet Rhône) (JPG, 3,39 Mo)".

Le Chablais est divisé en 4 secteurs (JPG, 310 Ko) :

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Hydrologie - Hydrométrie

Pourquoi ?

Mesurer le débit d’un cours d’eau en continu et sur le long terme permet de connaître son comportement, le comprendre et donc d’anticiper les dommages potentiels qu’il peut provoquer en cas de crue. Ainsi, elles sont très importantes pour dimensionner les ouvrages protection contre les crues.

Ces mesures sont également destinées à la surveillance journalière des cours d’eau du canton.

Ces mesure servent également à autoriser – ou non – des prélèvements d’eau pour l’arrosage, sans porter préjudice à la faune et à la flore, particulièrement lorsque les débits sont faibles (en étiage).

Comment ?

Le réseau de mesure a été initié en 1993. A ce jour, le canton exploite une quarantaine de stations de mesure des débits (JPG, 762 Ko) réparties sur l’ensemble du territoire, sur les principaux cours d’eau du canton. Ces stations sont régulièrement contrôlées et au besoin entretenues et les données produites sont télétransmises ou relevées, traitées, puis archivées.

Afin de pouvoir correctement interpréter ces mesures de débit, le canton exploite également 31 stations pluviométriques (JPG, 1,23 Mo).

En pratique ?

Le site www.vhv.ch met à disposition des utilisateurs les données brutes récentes (données télétransmises, non contrôlées) ainsi que les données historiques validées – sous forme d’annuaires statistiques.

Liens utiles :
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