Chauffage à bois

Dans le contexte énergétique actuel, le bois représente une ressource incontournable, et prend une place de plus en plus importante sur le marché des combustibles. Le bois se démarque en particulier des combustibles classiques par son caractère renouvelable et sa production locale.  

Toutefois, l’utilisation du bois comme agent énergétique implique des impacts environnementaux non négligeables, notamment sur la qualité de l’air. En effet, la combustion du bois est à l’origine d’émissions souvent gênantes (fumée, odeurs) et génère des émissions polluantes, notamment des particules fines. En outre, à l’échelle nationale, les concentrations en particules fines dans l’air dépassent fréquemment les valeurs limites d’immission prévues dans la législation. Dans ce contexte, les projets de chauffage au bois sont conditionnés de manière stricte par une Directive cantonale pour l'implantation de chauffage à bois, notamment en ce qui concerne:

1) Les zone soumises à des immissions excessives : 4 zones de contribution d’émissions polluantes entraînant des dépassements des valeurs limites d’immissions ont été déterminées. Dans ces zones, le recours au bois pour répondre aux exigences de l'article 28a  de la loi sur l’énergie (couvrir au moins 30% de l'énergie pour la production d'eau chaude sanitaire) n'est pas valable.

 Au sein des zones à immissions excessives, deux cas sont distingués :

  • Type 1 : Zone à immissions excessives se situant dans un périmètre faisant l'objet d'un Plan de mesures au sens de l'article 31 OPair.
  • Type 2 : Zone à immissions excessives se situant hors d'un périmètre faisant l'objet d'un Plan de mesures.

Dans le cadre de la Loi sur l'énergie, cette distinction n'a pas de répercutions.

2) La qualité du bois: Pour permettre une combustion appropriée et ainsi limiter les émissions polluantes, la qualité du bois doit être irréprochable. En l’occurrence, seul le bois naturel est autorisé dans les installations de chauffage au bois. Le guide pratique pour la qualité des plaquettes forestières présente l’influence de la qualité des plaquettes sur le fonctionnement de la chaudière et fournit les recommandations essentielles.

3) La hauteur de cheminée : Afin de favoriser la bonne dispersion des émissions pouvant être nuisibles pour le voisinage, le positionnement et la hauteur de la cheminée sont règlementés de manière stricte dans les recommandations fédérales.

4) Le filtre à particules : les exigences relatives aux émissions de particules fines se renforcent, impliquant souvent la mise en place de filtre à particules.

5) La mise en service: Toutes les chaudières à bois d'une puissance supérieure ou égale à 70 kW sont soumises à autorisation cantonale (Annexe 2, RLATC) et à un contrôle périodique des émissions polluantes (art. 13, OPair). A cet effet, la mise en service de nouvelles installations ou d'installations modifiées doivent être annoncées à la Direction générale de l'environnement, division Air, climat et risques technologiques (formulaire d'annonce de mise en service de chaudière à bois). 

A ce jour, et sauf conditions particulières, seules les installations de chauffage au bois de puissance supérieure ou égale à 70 kW sont soumises au contrôle obligatoire des émissions issues de la combustion. Toutefois, ces installations devront à terme également être contrôlées.

 

 

Documentation

Technique d'allumage

 Recommandations sur la hauteur des cheminées sur toit.

Le bon chauffage au bon endroit, Une brochure éditée par les services cantonaux de l'énergie informe sur les points à considérer pour l'installation d'un chauffage. 

Subventions

Si un projet permet d'économiser de l'énergie ou d'utiliser une énergie renouvelable, il est possible d’obtenir une subvention.
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