La formation en question

Choix professionnels

Les inégalités sur le marché du travail s’expliquent en partie par les différences de trajectoire considérables qui demeurent entre les filles et les garçons au niveau de leur formation. En Suisse, le choix de la profession et de la branche d’études reste très marqué par l’appartenance sexuelle:

  • pour les filières professionnelles: les filles choisissent des formations plus courtes dans un éventail restreint de professions du secteur tertiaire, généralement faiblement rémunérées et offrant peu de possibilités d’avancement et de perfectionnement (bureau, paramédical, soins corporels), tandis que les garçons s’orientent vers l’automobile, l’électricité, l'électronique, le bois, le bâtiment et l’industrie des machines;

  • pour les filières universitaires: la moitié des jeunes femmes étudient les lettres ou les sciences sociales et politiques, qui offrent de moins bons débouchés que les domaines d’études davantage axés sur la profession (sciences, polytechnique) que choisissent les jeunes hommes.

À noter que

  • les femmes sans formation post-obligatoire sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes (17% des femmes de 20 ans contre 6% des hommes)

  • le pourcentage des hommes ayant achevé une formation supérieure est plus élevé (source: Office fédéral de la statistique, 2008).

Rôle de l'école

La recherche a dévoilé la multitude de mécanismes souvent fins et diffus par lesquels l’école, tout comme la famille et la publicité notamment, tend à renforcer les stéréotypes de sexe et favorise les différences de parcours professionnels et de vie entre les filles et les garçons. De par sa fonction de socialisation, l’école peut toutefois devenir une véritable actrice du changement.