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22 mai 2008

Un collaborateur sur deux bénéficierait d'un rattrapage de salaire

Le Conseil d’Etat répond à l’interpellation du député Pierre Grandjean qui demande des précisions sur le projet de nouvelle politique salariale de l’Etat. Au stade actuel des négociations, une dizaine de fonctions regroupant environ 7300 collaborateurs se verraient nettement revalorisées. Pour la grande majorité des autres fonctions, l’opération est globalement neutre. Au plan individuel cependant, 13'000 contrats feraient l’objet d’un rattrapage salarial en passant dans le nouveau système.          

Le 29 janvier 2008, le député Pierre Grandjean a déposé une interpellation intitulée «DECFO-SYSREM: est-ce «qui perd gagne»? Ou est-ce l’inverse?». Le Conseil d’Etat précise tout d’abord que les négociations sont toujours en cours avec les représentants du personnel et que les indications fournies ne reflètent que l’état actuel des travaux.

Les fonctions profitent financièrement du nouveau système si les salaires minimum et maximum de leur future classe sont supérieurs à ceux d’aujourd’hui, et que leur coût de carrière théorique futur est aussi supérieur à l’actuel. Font notamment partie de cette catégorie les fonctions d’aide de police, aide d’hôpital, cantonnier, agent de détention, infirmier, physiothérapeute, maître de classe enfantine, instituteur ou assistant social. Ces fonctions recouvrent environ 7300 collaborateurs, soit le tiers du personnel concerné.

En général, le salaire minimum des fonctions de demain est plus élevé que celui d’aujourd’hui. Pour certaines fonctions qui voient leur coût de carrière baissé par rapport à aujourd’hui tout en connaissant un salaire de départ plus élevé, des mesures transitoires sont actuellement en négociation. Pour les autres fonctions, le projet se présente comme globalement neutre sur le plan financier.

Au regard des situations individuelles cependant, la moitié des contrats concernés, soit plus de 13'000, bénéficieraient d’un rattrapage salarial lors du passage dans le nouveau système. Le Conseil d’Etat rappelle que ce rattrapage financé à hauteur de 80 millions de francs supplémentaires se répartirait sur six ans de la manière suivante: 32 millions la première année, 10 millions par année les suivantes et 8 millions la dernière.

S’agissant des augmentations annuelles, le nouveau modèle de progression entraînerait un coût annuel de 25 millions environ, soit l’équivalent des annuités actuelles. Aussi le Conseil d’Etat insiste-t-il sur le fait que le nouveau système de classification et de rémunération n’amènerait en aucun cas une économie globale à terme pour l’Etat.

Communiqué de presse du 22.05.08

Texte intégral de la réponse à l'interpellation Grandjean (format PDF)

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