Questions fréquentes sur les écoles privées

J'aimerais commencer une formation dans une école privée, mais je ne sais pas quelle est sa reconnaissance sur le marché du travail. Comment obtenir des informations?

L’Office cantonal d’orientation scolaire et professionnelle n’est pas en mesure de s’assurer de la valeur de telle ou telle formation et de sa reconnaissance ou non par les futurs employeurs. Répondre aux questions suivantes permet toutefois de se faire une idée quant à la qualité d’une école ou d’une formation:

  • Le nombre d’heures de cours ainsi que le contenu du programme semblent-ils cohérents et suffisants par rapport aux compétences à acquérir et au titre visé? Comparer par exemple avec d’autres écoles privées ou publiques dans le même domaine.
  • Les enseignants sont-ils qualifiés (formation, expérience)?
  • L’école fait-elle partie de l'Association vaudoise des écoles privées (www.avdep.ch)? La formation / l’école est-elle reconnue par les associations / fédérations professionnelles? Il peut être utile de s’adresser directement à ces dernières pour obtenir des informations.
  • L’école a-t-elle obtenu une certification? Les certifications Eduqua ou ISO par exemple qualifient des institutions remplissant des critères minimum. Voir sur le site Internet d’Eduqua quelles sont ces exigences: www.eduqua.ch
  • L’école est-elle en mesure de fournir des statistiques sur le nombre d’élèves qui ont réussi les examens par rapport au nombre inscrit?
  • L'école fournit-elle une liste de référence (adresses d'anciens étudiants)?
  • Les coûts de formation figurant dans la documentation sont-ils transparents?

Un bon moyen de savoir si une formation est reconnue par les éventuels futurs employeurs consiste à contacter directement ces derniers pour connaître leur avis.

Enfin, assister aux séances d'informations, portes ouvertes, cours d'essai ou autres organisés par l'école permet également de se faire une idée.

Un bachelor obtenu dans une haute école privée me permet-il d’accéder à une formation de niveau master dans une haute école publique?

Certaines écoles privées délivrent des diplômes qu’elles appellent «bachelors». Toutefois, ces diplômes ne s’inscrivent pas forcément dans le système de Bologne, qui assure l’accréditation des formations de niveau HES ou HEU et favorise la perméabilité entre les cursus.
Afin d’éviter les mauvaises surprises, il est recommandé de se renseigner, avant de commencer une formation dans une école privée, auprès de l’établissement public dans lequel on aimerait poursuivre ses études pour savoir s’il reconnaît le diplôme en question.  

Quelles sont les conditions requises pour pouvoir enseigner le français ou d'autres langues étrangères dans les écoles privées en Suisse?

Les écoles de langues privées sont libres de définir leurs propres critères pour engager leur personnel enseignant. En principe, elles exigent au minimum une maturité gymnasiale; la langue enseignée doit être la langue maternelle. Les titres universitaires sont appréciés, de même qu'une expérience préalable dans l'enseignement. Ces critères sont adaptables en fonction des besoins des écoles (les effectifs des élèves peuvent varier fortement d'une période de l'année à l'autre).

Les écoles privées au bénéfice d'un label de qualité (Eduqua, Eaquals, etc.) ont des exigences plus strictes. Ces exigences sont les suivantes: être au bénéfice d'une formation universitaire (dans le domaine de la linguistique ou de la pédagogie, en langue française, espagnole, anglaise, allemande, italienne etc.) et avoir obtenu un certificat de formateur d'adulte (éventuellement obligation de se former dans l'année).

Les écoles peuvent se montrer plus souples en ce qui concerne l'enseignement des langues dites "exotiques" (hindi, hongrois, thaï, etc.); dans tous les cas, les candidats devront être en mesure de démontrer une culture générale étendue.

A noter enfin que les écoles de langues privées ne peuvent pas garantir un salaire tout au long de l'année et que le nombre d'heures d'enseignement hebdomadaire est limité; difficile donc de vivre de cette seule activité.

OCOSP - Mai 2019

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