RC 177 - Aclens - Vufflens-la-Ville - Penthaz

RC 177 - Aclens - Vufflens-la-Ville - Penthaz

Actualités

Gros succès pour les "portes ouvertes" sur la nouvelle route cantonale RC 177

Plus de 1'100 élèves jeudi et près de 10'000 personnes samedi : les journées "portes ouvertes" de la nouvelle route cantonale entre la zone industrielle de Vufflens-la-Ville - Aclens et la jonction autoroutière de Cossonay (RC 177) ont attiré ces 6 et 8 septembre un public nombreux et très intéressé par les expositions, démonstrations et animations ludiques.

Cet événement a été organisé par la Direction générale de la mobilité et des routes DGMR, en partenariat avec la Direction générale de l’environnement DGE, le Service immeubles, patrimoine et logistique SIPaL et la Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires DGAV. 

Présentation du projet

La RC 177 est un nouvel axe routier d'une longueur totale de 5'500 m, dont font partie la route actuelle dite de la Plaine sur environ 1'600 m et un tronçon de 400 m de la RC 251 existante.

Vue aérienne de la RC 177 © Swiss-Fly

Cette nouvelle route a pour objectif de desservir de manière adéquate le pôle de développement économique d'importance cantonale de Vufflens-la-Ville et d'Aclens, en le reliant à la jonction autoroutière de Cossonay. Il apparaît, en effet, que le développement complet de ce pôle induira une augmentation de trafic importante qui ne pourra pas être dirigée entièrement vers la jonction autoroutière de Crissier, les axes routiers dans ce secteur étant actuellement déjà surchargés.

La RC 177 est composée d'une chaussée comportant deux bandes de circulation pour une largeur totale de 7 mètres. Considérée comme une route cantonale de 1ère priorité, les carrefours sont aménagés en cédant la priorité aux utilisateurs de la RC 177 (carrefour RC 176, RC 175, RC 251). Un carrefour-giratoire régle la priorité entre la RC 177, la RC 251 et un chemin rural au niveau du ruisseau du Rosey. Une piste cyclable en site propre est prévue sur le tronçon repris de la RC 251.

Ouvrages d'art

La route comprend 5 ouvrages d'art :

  • km 10'060 – 10'360 : viaduc sur la ligne CFF et la Venoge ;
  • km 10'500 : passage sur le canal du Moulin de la Pale ;
  • km 11'200 : passage supérieur (PS) du chemin du Moulinet ;
  • km 13'050 : passage inférieur (PI) du Bois du Cimetière ;
  • km 13'450 : passage inférieur (PI) de la desserte rurale DP 78.

Le plus long d'entre eux, le viaduc sur la Venoge (350 m), a fait l'objet d'un concours de projets remporté en 2010 par le bureau d'ingénieurs aiglon DIC SA et les architectes lausannois Brauen + Wälchli.

Le tracé retenu, après des études de variantes, a fait l'objet d'optimisations (en plan et en profil en long) afin de minimiser les impacts du bruit de la circulation et d'intégrer la route dans le paysage.

Déconstruction de routes existantes

Dans le cadre du projet, il est prévu de démolir différents tronçons de routes existantes. Il s'agit d'une part de la démolition de plusieurs petites portions de routes existantes (1'550 m² en moins), en raison de travaux d'aménagements des carrefours des routes cantonales avec la RC 177.

D'autre part, la RC 177  implique une réorganisation complète des dessertes rurales, avec pour conséquence principale la déconstruction de la route de Sullens représentant 3'250 m² de surface revêtue.

Coûts et travaux

Le 11 novembre 2014, le Grand Conseil a accordé un crédit de 75,5 millions de francs : 65 millions pour la route et les mesures environnementales, 6 millions pour les mesures liées aux améliorations foncières et 4,5 millions pour les fouilles archéologiques sur le tracé.

Les travaux ont commencé en 2015 et se poursuivent jusqu'à l'automne 2018. La Route de la Plaine a déjà été mise en service en automne 2016.

Le 21 décembre 2017, le tronçon qui permet d'éviter Penthaz a été ouvert au trafic.

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Mesures de compensation environnementales

Les impacts de la nouvelle route ont été pris en considération aux différentes étapes d'élaboration du projet. Ainsi le tracé de la RC 177 a été optimisé afin de réduire ses impacts et de l'intégrer dans le paysage. La route s'éloigne des localités de manière à limiter le bruit de la circulation, qu'un revêtement phonoabsorbant permet de réduire encore.

Plus de 50 mesures écologiques

Le projet comprend plus de 50 mesures de compensation environnementales qui ont pour objectif de réduire l'impact de la nouvelle route et d'augmenter la diversité biologique locale.

Elles se répartissent par thèmes :

  • forêt, conservation de la nature, protection du paysage naturel et bâti
  • archéologie
  • protection contre le bruit
  • protection des eaux.

Plusieurs mesures touchent la Venoge. La plus importante prévoit sa revitalisation et la création d'une zone humide. Le lit de la Venoge sera élargi en rive droite et un bras secondaire créé. La pente de la berge sera adoucie et un cordon boisé rétabli à son sommet.

Le schéma ci-dessous illustre ces aménagements :

Des aménagements et couloirs en faveur de la petite et de la grande faune ont été construits. Des talus et accotements présentant un intérêt biologique ont été créés. Des arbres indigènes, des arbustes et des haies ont été plantés à des fins écologiques et paysagères, pour limiter l'impact visuel de la route.

Mise en oeuvre des mesures

Un mandataire spécialisé aide à l'élaboration de tous les documents d'appels d'offres des entreprises pour garantir que tous les aspects de respect de l'environnement sont intégrés dans les contrats d'entreprises. Ce spécialiste est également mandaté pour garantir la mise en œuvre de toutes les mesures de compensation écologiques prévues dans le rapport d'impact sur l'environnement.

Commission de suivi

Pour garantir et améliorer la mise en place de ces mesures, une commission consultative du suivi écologique a été mise sur pied, comme cela s'est fait, avec succès, pour la route transchablaisienne H 144.

Consultez la carte des mesures de compensation (PDF, 2,86 Mo)

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Historique des événements

  • 1964 : Création du syndicat d'améliorations foncières après légalisation d'une zone industrielle à Vufflens-la-Ville
  • 1995 : Les autorités communales de Vufflens-la-Ville demandent à l'Etat de Vaud d'étudier l'opportunité et la faisabilité d'une route de contournement de leur localité
  • 1996 : Le chef du DTPAT (actuel DIRH, Département des infrastructures et des ressources humaines) donne son accord de principe sur un tel contournement
  • 1998 : Le Service des routes finalise les études. Légalisation par le Département du PPA "Plaine de la Venoge"
  • 2003 : Notice d'impact sur l'environnement, zone industrielle de la Venoge ; études réalisées en vue de l'implantation de la centrale de distribution Coop dans la zone industrielle. Mise à l'enquête publique de la demande de permis de construire de la centrale de distribution Coop
  • 2004 : Le Grand Conseil accorde un crédit d'études pour la liaison routière entre le pôle de développement et la jonction autoroutière de Cossonay
  • 2006 : Le Département ordonne la création d'un syndicat d'améliorations foncières
  • 2007 : Rapport d'impact sur l'environnement. Le projet est mis à l'enquête publique
  • 2009 : Traitement des oppositions et recours
  • 2010 : Concours viaduc sur la Venoge et les voies CFF, choix des mandataires. Arrêt de la CDAP admettant les recours et annulant l'ensemble des décisions
  • 2011 : Dossier complété sur la question des surfaces d'assolement (SDA), nouvelles décisions du Département approuvant le projet et levant les oppositions. Nouveau recours déposé
  • 2012 : Réponse des autorités suite au recours. Nouvel arrêt de la CDAP déboutant les recourants
  • 2013 : Approbation définitive et exécutoire du projet
  • 2014 : Le Grand Conseil accorde le crédit d'ouvrage de 75,5 millions de francs, soumis au référendum obligatoire
  • 2015 : Fin du délai référendaire (22 janvier) ; début des fouilles archéologiques (fin avril) ; début des travaux préparatoires de construction de la route (mi-mai)

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