Préjugés et réseaux sociaux: Stop racisme

Diffuser des contenus sur les réseaux sociaux, ça peut faire mal!

Vous avez déjà été victime de propos discriminants sur la toile? Peut-on tout dire et tout faire sur les réseaux sociaux?

21% des jeunes ont déjà été confrontés à des contenus haineux sur Internet visant des groupes particuliers de personnes. 5% admettent avoir déjà envoyé des contenus haineux à d'autres (selon l'étude "EU Kids ONline Suisse", 2019).
L'impact des discours racistes sur les réseaux sociaux pèse lourd et contribue à renforcer la construction des préjugés. On appelle cela du cyber-racisme.

Le cyber-racisme, c'est quoi?

C'est un phénomène de discrimination en ligne, à l’égard d’un individu ou d’un groupe de personnes en fonction de leur appartenance culturelle, sociale ou religieuse. Par le biais de commentaires ou de posts haineux, ces messages à caractère raciste sont souvent exprimés de façon plus virulente sur les réseaux sociaux  que dans la vie « réelle ». L’écran fait barrage, empêchant la confrontation directe, les internautes s’expriment donc plus librement.

Qu’il s’agisse de discours anti-Noirs, antisémites ou islamophobes, ces propos en ligne peuvent circuler de manière virale très facilement. La liberté d’expression ne permet toutefois pas de tenir publiquement des propos racistes sur internet ou pouvant porter atteinte à la dignité humaine, sous peine de sanctions pénales.

Vous voulez agir, comment faire?

TROIS BONS REFLEXES A ADOPTER

1. Détecter les fake news (fausses informations)

Relayer des informations sur les réseaux sociaux sans se questionner peut contribuer à diffuser des propos à caractère raciste.
D'où provient l’information? Qui en est l’auteur-e? Quelles sont ses intentions? Le message est-il neutre ou vise-t-il à exprimer son opinion ? L'information est-elle reprise par d’autres médias nationaux ou internationaux?

Les outils à votre disposition pour évaluer la fiabilité d’une information en ligne.

  • Le Décodex > pour vérifier le degré de fiabilité d’une source internet.
  • Google Images ou Tineye > pour vérifier l’authenticité d’une photo en collant le lien dans la barre de dialogue ou en téléchargeant l’image.
  • Les Observateurs > pour consulter un guide de vérification plus complet.

2. Se questionner sur ses propres préjugés

Même si les préjugés sont pour la plupart du temps inconscients, les exposer de manière publique - sur les réseaux sociaux notamment - est considéré comme un acte de discrimination, punissable selon la loi (art. 261 bis CP).
Soyez vigilent-e avant de diffuser une information en ligne. Pourquoi ne pas essayer de questionner ses propres croyances au préalable?

L’association « Vivre ensemble » propose un quiz sur la thématique des préjugés dans le domaine de l’asile.

Testez vos préjugés

3. Signaler des propos racistes ou incitant à la haine

Tout comme dans l’espace public, les propos à caractère raciste sur Internet sont interdits et peuvent être puni par la loi. Les commentaires peuvent être dénoncés à la police ou au Ministère public ou à l’Office fédéral de la police fedpol.

Pour en savoir plus, consultez le Guide juridique sur la discrimination raciale publié par le Service de lutte contre le racisme (SLR).

Bon à savoir

Les contenus incitant à la haine peuvent être signalés de manière anonyme auprès des hébergeurs de contenus (facebook, youtube, etc.). Certaines plateformes proposent un lien à proximité des publications, pour signaler un contenu inapproprié. Ce que vous pouvez faire:

  • Signalez les contenus inappropriés, afin qu'ils soient supprimés.
  • Evitez de les commenter, de les "liker" ou de les partager. Cela contribue à rendre ces propos plus visibles.

Les vidéos à partager sur vos réseaux

Que dit la loi ?

La norme pénale antiraciste (cf. art 261bis Code pénal) protège les individus de toute forme de discriminations fondées sur l’appartenance raciale, ethnique ou religieuse des personnes, exprimée publiquement. Tout commentaire ou diffusion de contenus racistes sur les réseaux sociaux peut donc être punissable au sens de la loi.
Certains propos sont rédigés de telle manière qu’ils ne peuvent pas faire l’objet de sanctions pénales. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’ils ne portent pas préjudice à la personne ou aux individus à qui ils sont destinés. Il faut donc trouver un moyen de faire cohabiter la liberté d’expression avec le respect de la dignité humaine.

Campagne Stop racisme

Pourquoi une campagne de prévention pour déconstruire les préjugés diffusés via les réseaux sociaux ?

Les expressions du racisme et de la xénophobie sont présentes partout. Les réseaux sociaux n’y échappent pas. Leur utilisation pour faire passer des messages haineux devient préoccupante, les utilisateurs et utilisatrices sont de plus en plus nombreux, l’anonymat protecteur y est facilité. Les effets sont dévastateurs tant pour la société que pour les individus. Raison pour laquelle il est nécessaire d’agir aujourd'hui. 

Conçue comme un outil de sensibilisation, cette campagne a pour objectif d’amener chacun-e à se questionner, à rester vigilant-e à ses propres comportements et à agir. Pour ce faire une série d’outils informatifs et ludiques sont proposés. Si cette campagne vise plus particulièrement les jeunes, tout le monde est concerné.

Plusieurs partenaires impliqués dans l’intégration et la prévention du racisme se sont associés au Bureau cantonal pour l'intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI) dans cette démarche : la Chambre cantonale consultative des immigrés (CCCI) et les villes de Lausanne, Nyon, Renens, Vevey, Yverdon-les-Bains.

Ce n’est qu’en unissant les forces de toutes et tous que nous saurons dire stop au racisme!

Partenaires

 

 

Le Canton de Vaud et la prévention contre le racisme

En matière de lutte contre la discrimination raciale, le Canton de Vaud s’appuie sur la loi sur l’intégration des étrangers et la prévention du racisme du 23 janvier 2007 (LIEPR). Cette dernière donne au BCI la mission d’œuvrer en faveur de la cohésion sociale et de la compréhension interreligieuse.

Quels sont les moyens mis en place par le BCI?

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