Prescriptions de traitements agonistes opioïdes en cas d'addictions

Les traitements agonistes opioïdes (TAO) consistent à remplacer la consommation d’opioïdes illégaux (héroïne) ayant entraîné une dépendance, par la prescription, dans un cadre légal bien défini, d’un médicament (méthadone, buprénorphine) ayant des effets identiques ou comparables.

Les TAO ont permis une baisse de la mortalité et de la morbidité, une amélioration de la qualité de vie et de la rétention en traitement, ainsi qu’une baisse des consommations et du taux de criminalité. Ils s’accompagnent généralement de soins somatiques, psychiatriques, psychothérapeutiques et d’interventions socio-éducatives.

La prescription, la remise et l’administration des TAO font partit de la politique suisse des 4 piliers (loi fédérale sur les stupéfiants, LSTUP) et sont soumises au régime de l’autorisation octroyée par les autorités sanitaires cantonales. Dans le canton de Vaud, la prescription de TAO est réglementée par une directive du Médecin cantonal et fait l’objet d’une autorisation spéciale délivrée au médecin qui en fait la demande au nom de son patient via une plateforme sécurisée en ligne, (www.substitution.vd.ch).

 

Liens :

 

Programme de prescription de diacétylmorphine (héroïne pharmaceutique)

La diacétylmorphine (DAM) est un traitement destiné aux personnes présentant un syndrome de dépendance aux opioïdes, au même titre que la méthadone, la buprénorphine ou encore la morphine-retard. Ce traitement est proposé aux personnes pour lesquelles les traitements de première intention (TAO) n’ont pas permis d’obtenir une stabilisation.

Les personnes soignées reçoivent le traitement de DAM dans le cadre d’un accompagnement médico-psycho-social complet. Habituellement, elles se rendent deux fois par jour, y compris le week-end, au centre de traitement où la DAM est délivrée – à la Policlinique d’addictologie du CHUV (Bugnon 21, Lausanne). Celle-ci peut être prise par voie injectable ou par voie orale, sous la supervision des soignants.

Informations supplémentaires

Partager la page