Coronavirus CoVID-19 : réponses du médecin cantonal aux questions fréquentes

Coronavirus CoVID-19 : réponses du médecin cantonal aux questions fréquentes

Face aux nombreuses questions soulevées par la propagation du CoVID-19, communément appelé coronavirus, nous avons rassemblé ici les réponses aux plus fréquentes. Ces informations sont actuelles et validées par des experts. Cette page est mise à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation.
Pour des questions et réponses plus générales (suisses), vous pouvez aussi vous informer sur la page de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

L'OMS a aussi recensé les idées reçues sur le virus.

1. Situation dans le canton

Statistiques

Suivez l'évolution de la situation sur notre page statistiques.

Nouvelles mesures et actualités

Quarantaines au retour d'un pays à risque

Le Conseil fédéral a décidé qu’à partir de lundi 6 juillet 2020, les personnes entrant en Suisse en provenance d’une liste de pays présentant un risque élevé d’infection doivent se mettre en quarantaine.

Les personnes concernées sont priées d’appeler la Hotline santé au 0800 316 800 qui donne les indications nécessaires.

Port du masque

Depuis le 6 juillet 2020, le port du masque est obligatoire dans tous les transports publics du pays et dans les commerces vaudois lorsqu'il y a plus de 10 personnes.

Centres de test

Le Canton a mis en place une filière cantonale sur l’ensemble du territoire. Le prélèvement peut être réalisé aux mêmes conditions dans les centres de test de la filière cantonale situés sur tout le territoire vaudois.

Prenez soin de votre santé

Le système de santé continue à assurer les soins nécessaires à l’ensemble de la population.

Si vous avez un souci de santé qui vous semble nécessiter l’avis d’un professionnel ou avez besoin de réponses à des questions, n’attendez pas que votre état s’aggrave. Toutes les précautions sanitaires sont prises pour vous protéger lors d’une consultation ambulatoire ou d’urgence.  

Soyez attentifs si vous vous sentez mal et appelez comme d'habitude,

  • D’abord votre médecin traitant
  • En son absence, la Centrale des médecins 0848 133 133
  • En cas d’urgence vitale, le 144

2. Santé publique : organisation cantonale et mesures prises

2.1 Comment s'organise la réponse à l'épidémie ?

En conformité avec la Loi sur les épidémies, c'est le médecin cantonal qui est chargé de la préparation et de l'organisation de la réponse sanitaire. Il s'agit d'un travail d'équipe, en coordination étroite avec de très nombreux intervenants de première ligne.

La protection des personnes particulièrement à risque de complications est au cœur du dispositif. Les mots d'ordre sont "responsabilité" et "solidarité". La population est appelée  à faire preuve de responsabilité sociale pour contribuer à protéger celles-ci et soulager le système. Les mesures de protection (distance et hygiène) restent particulièrement valables maintenant que les contacts se sont multipliés, si l'on veut éviter ou minimiser une reprise de l'épidémie.

2.2 Quelle est la capacité du système de santé en termes d'hospitalisation ?

En fonction de l’évolution de l’épidémie, l’entier des capacités sanitaires du Canton est sollicité de manière coordonnée pour permettre de mettre à disposition un maximum de lits de soins intensifs et de soins aigus; Le dispositif hospitalier s’adapte en fonction des besoins et au jour le jour.

2.3 Lors d'une consultation à l'hôpital ou au cabinet, des mesures de protection particulières sont-elles prises pour les patients à risques venus pour des traitements ambulatoires mais qui risqueraient de croiser des personnes infectées?

La prise en charge doit mettre tout en œuvre pour que les cas suspects soient vus et investigués dans des filières et des lieux séparés, afin précisément d’éviter les croisements avec d’autres patients.

2.4 Y a-t-il des masques en suffisance pour le système de santé ?

Les partenaires ont aujourd’hui à nouveau la possibilité de se fournir sur le marché. Lors des commandes et des attributions, l’ensemble des besoins (hôpitaux, institutions, ambulatoire) a été pris en compte et le matériel est aujourd’hui suffisant pour un usage contrôlé dans les prochaines semaines pour l’ensemble de la chaîne sanitaire vaudoise. Des réserves ont par ailleurs été constituées.

2.5 Y aura-t-il assez de matériel de protection pour une nouvelle vague ?

Le matériel de protection est suffisant pour une nouvelle vague de 12 semaines, en tenant compte des besoins identifiés lors de la première vague.

2.6 Quelle est l’utilité des tests sanguins ? Vont-ils être à disposition de la population ?

Le test dans le sang, ou sérologie, permet de détecter si une personne a, dans le passé, été exposée à un virus. Ils ne sont pas encore validés pour une disponibilité à la population. Ils sont actuellement réservés à des cas particuliers ou dans le cadre d’études scientifiques.

Dans le cas où la sérologie serait motivée par des raisons particulière et une indication médicale, les coûts sont pris en charge par la Confédération, dès le 25 juin 2020.

Trois volets d’études sont lancés par le Canton afin de comprendre la transmission de l’infection et piloter le déconfinement. Les populations concernées sont choisies sur des bases scientifiques et il n’y aura pas de volontaires. Pour plus d’informations, voir la page www.vd.ch/coronavirus-serologies.

Haut

3. Port du masque - conseils pratiques pour la population

Les conseils ci-dessous ne s’appliquent qu’à un usage grand public (non professionnel). Les masques barrières répondent à un niveau d’exigence moins ambitieux que les masques chirurgicaux et FFP2 qui doivent être en priorité utilisés par les personnels de santé et les populations exposées. Pour qu’ils offrent une bonne protection, il est important de bien respecter les règles de manipulation et d’usage.

3.1 Quand les enfants doivent-ils porter un masque ?

Le port du masque est exigé pour les enfants à partir de 12 ans révolus dans les transports publics. Dans les magasins, le port du masque est conseillé à tout enfant qui accompagne un adulte.

3.2 Comment faut-il manipuler un masque ?

Vous pouvez vous référer à cette vidéo de l’ofsp sur les conseils d'utilisation.

Le masque doit couvrir le nez et la bouche et être bien ajusté. Il ne doit pas être touché pendant qu’il est porté.

3.4 Doit-on jeter un masque "jetable" une fois retiré de notre visage  ou peut-on le remettre sur notre visage ? 

Oui, un masque peut être réutilisé. Dans les activités courantes (transports publics, commerces), une fois enlevé, le masque peut être tenu à la main ou porté sur l’avant-bras (avec la face extérieure à l’extérieur). Il peut être ensuite être remis en appliquant toujours les mesures de précautions ci-dessus.

3.5 Peut-on mettre un masque pour faire nos courses puis l'enlever dans la rue puis remettre le même masque quelques minutes plus tard dans le bus ? si oui, où faut-il le mettre en attendant ?

Voir ci-dessus. Si le masque ne doit pas être réutilisé rapidement, il peut être plié sur la surface extérieure puis mis à part dans une poche ou un sac, une enveloppe propre et réservé à cet usage. Ce qui importe, c’est de de le manipuler en se désinfectant bien les mains et sans toucher la surface extérieure à aucun moment.

3.6 Doit-on jeter un masque "jetable" une fois que l'on a transpiré avec et/ou qu’il a été mouillé ? 

Non, un masque communautaire peut se sécher et être réutilisé après  5-6 jours,  par la même personne, avec les précautions ci-dessus.

3.7 Doit-on utiliser plusieurs masques "jetables" par jour ? A quel moment faut-il absolument changer ?

Le masque jetable grand public devrait pouvoir tenir une journée entière.

3.8 Les consignes d’utilisation sont-elles les mêmes pour les masques en tissu et les masques jetables ?

Oui. A l’exception du lavage que doit subir le masque en tissu régulièrement (voir  ci-dessous).

3.9 Peut-on stériliser ou nettoyer les masques jetables pour les réutiliser par la suite ? ou simplement attendre quelques jours ?

Pour le grand public, les masques jetables peuvent être réutilisés s’ils sont stockés à plat et laissés pendant 5-6 jours dans un endroit sec, à l’abri des poussières.

3.10 Peut-on jeter les masques usagés n’importe où ?

Les masques usagés doivent être jetés dans une poubelle, si possible fermée. En aucun cas ils ne doivent être jetés dans la rue ou la nature, pour d’évidentes raisons sanitaires et environnementales.

3.11 Peut-on utiliser des masques "réutilisables" en tissus ?

Oui. Il est recommandé, en cas d’achat, de prendre un masque à la norme suisse TESTEX. Le masque doit porter l’étiquette « TESTEX Community Mask ».

3.12 Comment savoir si un masque en tissu me protège ?

Le masque doit offrir une protection adéquate contre les gouttelettes et aérosols produits par la toux, les éternuements ou même la parole. Ils doivent également avoir une perméabilité à l’air suffisante pour gêner la respiration le moins possible et permettre ainsi un port prolongé sans encombre.

Une façon de savoir si le masque en tissu nous protège est de mettre le masque sur le visage, de tenir une bougie allumée  devant le visage et de tenter de l’éteindre en soufflant sur la flamme. Si la bougie reste allumée, cela signifie que le masque protège.

3.13 Peut-on fabriquer soi-même son masque en tissus ? 

Oui. Des tutoriels sont disponibles, notamment sur ce site français.

3.14 A quelle fréquence faut-il laver un masque en tissu ?

Il est nécessaire de se référer à la notice du fabriquant. Le masque devrait être lavé au minimum après un jour d’utilisation, à plus de 60 degrés. Selon le modèle, on estime que le masque peut être lavé entre 5 et 20 fois sans perdre de ses qualités.

3.15 Y a-t-il des personnes exemptées du port du masque ?

Certaines personnes peuvent être exemptées pour raisons médicales (certificat obligatoire). Elles doivent alors adopter un comportement exemplaire et pouvoir présenter leur certificat médical en cas de contrôle. Dans ces situations le masque peut être remplacé par une visière faciale. La visière faciale doit être désinfectée (désinfectant à base d’alcool) au moins une fois par jour.

4. Quarantaine au retour d'un pays à risque

À compter du 6 juillet 2020, l’OFSP impose à toute personne entrant en Suisse depuis certaines régions déclarées à risque de se mettre en quarantaine durant 10 jours.

Toutes les personnes arrivant en Suisse en provenance d’une région à risque doivent s’annoncer aux autorités sanitaires du canton dans lequel elles résident ou dans lequel elles ont l’intention de séjourner. Pour le canton de Vaud, elles appellent la hotline santé 0800 316 800.

Les voyages dans les régions à risque sont fortement déconseillés aux personnes résidant en Suisse, sauf cas de force majeure. Elles devront à leur retour observer une quarantaine de dix jours, et le versement de leur salaire n’est pas assuré pendant cette période.

Si elles ne présentent pas de symptôme, il n’y a aucune raison de se faire tester. Un test négatif ne dispense pas de la quarantaine. De plus, aucune attestation ne peut être délivrée par les centres de test,  les services d’urgence des hôpitaux ou les cabinets médicaux.

Les personnes résidant dans ces régions devraient éviter de se rendre en Suisse, sauf cas de force majeure, car elles devront passer dix jours en quarantaine à leur arrivée sur le sol suisse. De plus, elles devront prendre à leur charge les frais pour leur hébergement en quarantaine.

Les personnes qui se trouvent dans un pays qui est déclaré à risque pendant leur séjour doivent également observer une quarantaine de dix jours à leur retour en Suisse. Elles pourront continuer à recevoir leur salaire pendant cette période.

Documentation

Toutes les personnes concernées reçoivent les explications nécessaires au respect de la quarantaine (personne contact ou personne de retour d’un pays à risque), voire de l’isolement (personne infectée)

Questions fréquentes

4.1 Quels sont les pays  à risque ?

La liste des États et territoires concernés figure dans l’ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs. Cette liste est régulièrement actualisée.

4.2 Est-ce que je peux me rendre dans un pays considéré à risque par les autorités fédérales ?

Un tel voyage se fait à vos risques et il est fortement déconseillé sauf cas de force majeure. Si vous choisissez de vous rendre dans un tel pays, une quarantaine de 10 jours vous sera imposée à votre retour ; le versement de votre salaire par votre employeur n’est pas assuré pendant cette période. La quarantaine n’est pas une recommandation mais une obligation qui se fonde sur la loi sur les épidémies.

4.3 Que dois-je faire si je rentre d’un pays considéré à risque par les autorités fédérales ?

A votre arrivée sur le territoire du canton de Vaud, vous devez prendre contact avec  la hotline santé 0800 316 800 pour vous annoncer comme venant d’un pays à risque. Il vous  sera demandé de donner vos coordonnées (adresse, téléphone). Les autorités cantonales prendront contact pour vous signifier les conditions de votre quarantaine, c’est-à-dire un confinement à votre domicile durant 10 jours, ou pour les touristes, un confinement dans des lieux réservés à cet effet. Les mesures à observer sont détaillées dans le dépliant quarantaine (documentation en haut de la page).  

4.4 A qui et à quel moment dois-je m’annoncer si je rentre d’un pays considéré comme à risque par les autorités fédérales ? A la frontière ? Dois-je attendre d’être rentré à mon domicile ? Puis-je prendre le train entre l’aéroport et mon domicile ?

A votre arrivée en Suisse vous recevrez des informations aux frontières (en particulier à l’aéroport). Vous pouvez  vous rendre dans votre lieu de résidence. Vous devez prendre contact avec la hotline santé 0800316 800 dès votre arrivée dans votre lieu de résidence. Si vous empruntez les transports publics, vous avez l’obligation de un masque.

4.5 A qui puis-je m’adresser pour me renseigner à mon retour ou pendant ma quarantaine ?

Si vous avez des questions concernant des mesures générales, vous pouvez prendre contact avec la hotline 0800 316 800.

Si vous avez des questions concernant votre état de santé, vous pouvez prendre contact avec la centrale des médecins 0848 133 133.

4.6 Si je rentre en voiture d’un pays à risques, et que j’ai traversé d’autres pays avant d’arriver en Suisse, dois-je quand même m’annoncer ?

Si votre sortie du pays à risque remonte à moins de 10 jours, vous devez prendre contact avec la hotline  0800 316 800. Il vous sera signifié la durée de votre quarantaine qui tiendra compte du nombre de jours passés dans des pays sans risque. Si votre sortie d’un pays à risque remonte à plus de 10 jours avant votre arrivée ou retour en Suisse, vous n’êtes plus contraint à une quarantaine.

4.7 Que se passe-t-il si le pays où j’ai voyagé a été déclaré à risque durant mon séjour là-bas ?

Si le pays dans lequel vous séjournez est déclaré à risque durant votre séjour,  vous devez prendre contact avec la hotline 0800 316 800à votre retour à votre domicile en Suisse.  Il vous  sera demandé de donner vos coordonnées (adresse, téléphone).  Les autorités cantonales prendront contact pour vous signifier les conditions de votre quarantaine, c’est-à-dire un confinement au domicile durant 10 jours. Vous recevrez une notification de la part des autorités cantonales qui vous permettra de bénéficier des indemnités de perte de salaire.

4.8 Et si un test prouve que je ne suis pas positif à la Covid-19, est-ce que je suis obligé de me mettre en quarantaine ?

Un test négatif ne dispense en aucun cas de la quarantaine. Si vous n’avez pas de symptôme, il n’y a aucune raison de faire un test et les centres de test refuseront probablement de le faire, tout comme les Urgences des hôpitaux. Si vous ressentez des symptômes, appelez la hotline santé 0800 316 800. 

4.9 Comment se passe la quarantaine ?

La quarantaine impose une absence complète de contacts avec l’extérieur. Les mesures à observer sont détaillées dans le dépliant quarantaine (documentation en haut de la page).  Un suivi téléphonique est assuré après 5, puis 10 jours. 

4.10 A qui m’adresser pour mes achats si je vis seul ?

Toutes les personnes concernées reçoivent les explications nécessaires au respect de la quarantaine (documentation en haut de la page) ainsi que les indications sur l’aide qu’elles peuvent solliciter pour recevoir nourriture et produits de base.

4.11 Est-ce que je reçois une attestation médicale pour la durée de ma quarantaine ou de mon isolement ?

Les personnes en quarantaine de retour d’un pays à risques reçoivent une attestation de quarantaine, mais ce document ne donne pas droit à des indemnités salariales, sauf si le pays a été déclaré à risque durant leur séjour dans ce pays.

Les personnes en quarantaine qui développent le covid-19, reçoivent une attestation de la part de l’office du médecin cantonal qui leur permet de recevoir des indemnités salariales durant la période d’isolement. Les mesures à observer sont détaillées dans le dépliant isolement Covid (documentation en haut de la page). 

4.12 Qu’est-ce que je risque si je ne signale pas que je suis rentré d’un pays à risques ? Quelles sont les sanctions prévues ?

Le respect de la quarantaine fera l’objet de contrôles. Par ailleurs, en cas de doute de la part des services du Médecin cantonal ou d’une autre autorité, ou si le cas est signalé, la police sera appelée à procéder à un contrôle. Des amendes jusqu’à 10'000 chf peuvent alors être prononcées.  

4.13 Est-ce que mon employeur peut m’envoyer dans un pays considéré à risques par les autorités fédérales ?

Les voyages dans les pays à risques sont fortement déconseillés. Si vous êtes une personne vulnérable, il conviendrait d’en parler à votre employeur et de renoncer à ce voyage.

Si vous n’êtes pas une personne vulnérable et que votre voyage est indispensable, votre employeur doit s’assurer que vous aurez à disposition tous les moyens de protection (masques, solution hydro-alcoolique, mise à disposition des moyens -  financiers - pour assurer au maximum les distances physiques durant votre séjour). A votre retour en Suisse, il vous sera imposé une quarantaine de 10 jours à domicile et cette quarantaine sera à la charge de votre employeur, c’est-à-dire qu’il devra vous verser votre salaire durant la période de quarantaine.

4.14 Je fais partie du personnel de santé. Y a-t-il des exceptions pour moi puisque je suis un travailleur prioritaire ?

La règle des 10 jours de quarantaine s’applique à toute personne revenant d’un pays à risque.  Les professionnels de la santé sont actuellement astreints aux mêmes règles que les autres voyageurs. Il est fortement recommandé au personnel de la santé de renoncer aux voyages dans les pays à risque.

4.15 La quarantaine s’applique-t-elle aussi aux résidents des pays à risques qui viennent en Suisse ?

Oui. La même durée de quarantaine est imposée et pourra faire l’objet de frais hôteliers pour les visiteurs. La quarantaine à l’hôtel est expliquée dans le flyer ad hoc (documentation en haut de la page).

5. Déconfinement - stratégie de test et contact-tracing

5.1 Pourquoi parle-t-on de test et de traçage ?

Avec la diminution du nombre de cas positifs par jour et le déconfinement, la stratégie d’endiguement de l’épidémie comprend le test de toutes les personnes symptomatiques, l’isolement des cas positifs et la mise en quarantaine de leurs contacts. Cette stratégie repose sur deux activités indissociables : le test et le traçage (ou enquête d’entourage).

  • Le test est un frottis naso-pharyngé qui permet de diagnostiquer la maladie en cours et ainsi les personnes contagieuses.
  • Le traçage est une enquête autour d’une personne diagnostiquée dans le but d’identifier toutes les personnes éventuellement contaminées par elle, afin de contrôler et limiter la propagation de la maladie.

5.2 Pourquoi est-ce important ?

En l’absence d’une politique active de test et de traçage, le risque est de manquer le début d’une deuxième vague épidémique, de ne pouvoir endiguer sa diffusion et de provoquer une flambée de cas incontrôlable.

Le défi de la reprise des activités ne peut fonctionner que si la population continue de respecter les consignes d’hygiène et de distanciation sociale, permettant ainsi de maintenir un taux d’infection bas dans la population.

5.3 Dans quel cas faut-il se faire dépister ?

Le test n’est plus réservé aux seules personnes à risque nécessitant un diagnostic comme durant la phase aigüe de l’épidémie. Depuis le 22 avril, le Conseil fédéral a élargi les critères d’admissibilité au test à toutes les personnes présentant

  • des symptômes d’affection aigüe des voies respiratoires (p.ex. toux, maux de gorge, souffle court) avec ou sans fièvre, et sensation de fièvre ou douleurs musculaires
  • et/ou la soudaine perte de l’odorat ou du goût.

Pour les personnes ne nécessitant pas de consultation, le canton a mis en place une filière cantonale (voir ci-dessous) de centres de tests sur l’ensemble du territoire

5.4 Qu'est-ce que la filière cantonale et à qui s'adresse-t-elle ?

La filière cantonale permet d’effectuer facilement le test pour savoir on est atteint du Covid-19, sans consultation médicale. Ce test épidémiologique s’adresse à des personnes

  • et dont l’état de santé ne nécessite pas de consultation.

Depuis le 25 juin 2020, le coût des tests de dépistage est pris en charge par la Confédération.

5.5 Comment se fait le test ?

Le test, qui permet de détecter la phase active de la maladie, se fait par frottis nasal. Il est effectué par des professionnels de la santé. 

5.6 Comment faut-il faire pour être testé ?

Si vous présentez des symptômes, il est recommandé d’effectuer tout d’abord un www.coronacheck.ch, puis, selon le résultat, d’aller vous présenter dans le centre de test de votre choix ou chez votre médecin.

Ces tests peuvent avoir lieu

  • Directement auprès d'un centre de test de la filière cantonale si aucune consultation n'est nécessaire ET si la personne n'est pas vulnérable
  • Lors d'une consultation médicale, auprès des cabinets médicaux et des consultations d'urgence, adultes et pédiatriques dans les autres cas.

5.7 Les enfants sont-ils concernés par les tests et où faut-il s’adresser ?

Les enfants de moins de 12 ans présentant des symptômes légers (rhinite aiguë, conjonctivite, otite ou fièvre sans symptôme des voies respiratoires tels que toux ou pharyngite) ne doivent pas nécessairement être testés, sauf avis contraire du pédiatre.

Pour les enfants en-dessous de 5 ans, une consultation pédiatrique reste systématiquement recommandée. 

Si le test est nécessaire, certains centres de test sont plus particulièrement équipés pour effectuer le geste sur des enfants.

5.8 Qui peut le réaliser le prélèvement ?

Le Canton a mis en place une filière cantonale sur l’ensemble du territoire. Le prélèvement peut être réalisé aux mêmes conditions dans les centres de test de la filière cantonale situés sur tout le territoire vaudois ou par les cabinets médicaux privés qui le souhaitent et sont à même de séparer les flux de patients Covid/non-Covid. Le test est effectué par du personnel soignant.

5.9 Qui paie quoi ?

Depuis le 25 juin 2020, le coût des tests de dépistage est pris en charge par la Confédération.

Jusqu'au 24 juin 2020, les coûts étaient répartis entre l'AOS (Assurance Obligatoire des Soins) et le Canton :

Situation A charge de Coût
Patient symptomatique vulnérable ou dont l’état exige un suivi médical AOS  Consultation selon AOS + test à 95 chf
Patient symptomatique non vulnérable, sans consultation (filière cantonale) Canton Forfait à  76 chf (geste + test)
Patient symptomatique non vulnérable, avec consultation AOS > consultation Canton > test selon forfait Consultation selon AOS Forfait à  76 chf (geste + test)

5.10 Les tests sont-ils fiables ?

Ils sont très fiables. La sensibilité de ces tests est extrême parce que plusieurs sondes recherchent la présence dans l’échantillon de plusieurs séquences différentes du virus. Ainsi, même si une séquence d’un des gènes a muté, le virus est reconnu par l’une des autres séquences.

5.11 Combien de temps faut-il pour obtenir les résultats d’un test?

Il faut environ 24-72 heures dès le prélèvement grâce à l’augmentation de la capacité de tests mise en place.

Le prélèvement doit être effectué dans les règles de l’art. C’est pourquoi des centres spécialisés ont été mis en place.

Si vous pensez avoir besoin d’un test, appelez d’abord votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas.

5.12 Qu'est-ce que le contact-tracing ?

Le contact-tracing, ou enquête d’entourage, fait partie des actions couramment effectuées par l’Office du médecin cantonal dans le cadre de son rôle de surveillance épidémiologique. Il  s’agit d’enquêtes autour d’une personne atteinte par une maladie contagieuse. Cette enquête cherche à identifier toutes les personnes éventuellement contaminées par la première, de manière à contrôler et limiter la propagation de la maladie.

5.13 Quel est l’objectif du contact-tracing ?

L’objectif est d’éviter tout redémarrage de foyers épidémiques non contrôlés.

5.14 Dans quel cadre légal s’effectuent ces enquêtes ?

Les modalités sont réglées par la Lep et ses ordonnances d’application. Seule l’équipe du Médecin cantonal a accès aux données.

5.15 A partir de quand le canton de Vaud a-t-il recommencé les enquêtes d’entourage ?

Pour le Covid-19, le Canton de Vaud a repris le contact tracing le 27 avril, la baisse des cas justifiant à nouveau ce mode de contrôle de l’épidémie.

5.16 Comment est-on informé ?

Tous les cas positifs et leurs contacts sont appelés et reçoivent un courrier électronique qui notifie le début de l’isolation/quarantaine et met à disposition un dépliant avec les règles à appliquer. Ils sont également avertis de l’aide qu’ils peuvent solliciter pour recevoir nourriture et produits de base. Les cas négatifs reçoivent l’information via téléphone, mail, courrier ou message selon le lieu du test.

5.17 Comment fonctionne le contact-tracing ?

Lorsqu’un cas positif est annoncé, en général par le laboratoire, mais aussi par les médecins, nous prenons contact avec la personne. L’entretien porte sur les symptômes de la personne et de ses conditions de vie et de travail en vue de sa mise en isolement pour 10 jours au moins. Il permet aussi de déterminer qui a été en contact avec elle durant sa période de contagiosité. Il s’agit principalement des proches vivant sous le même toit, des personnes avec qui elle a des contacts proches, voire intimes, et enfin de personnes avec qui des contacts rapprochés ont eu lieu (au moins 15 minutes à moins de 2 mètres). Le cas positif est référé ensuite à son médecin, qui assure le suivi médical et l’éventuel arrêt de travail. Nous prenons aussi contact avec chacune des personnes contact qui sont mises en quarantaine pour 10 jours. Elles ne sont pas testées en l’absence de symptômes.

5.18 Quelles mesures sont mises en place quand un malade infecté est détecté ?

Toutes les personnes concernées reçoivent les explications nécessaires au respect de l’isolement (personne infectée) ou de la quarantaine  (personne contact) ainsi que les indications sur l’aide qu’elles peuvent solliciter pour recevoir nourriture et produits de base. Un suivi téléphonique est assuré après 5, puis 10 jours. 

5.19 Quelle est la différence entre isolement et quarantaine ?

L’isolement s’applique à la personne infectée. Les personnes diagnostiquées doivent s’auto-isoler à domicile selon les directives qu’elles reçoivent.

Les mesures de quarantaine s’adressent aux personnes contact qui peuvent être en phase d’incubation de la maladie et devenir contagieuses, avant d’avoir des symptômes. Ce sont des mesures d’éloignement social pour limiter les transmissions. Ces personnes reçoivent aussi des consignes pour respecter une auto-quarantaine.

L’application ces mesures de protection repose sur une relation de confiance avec les patients qui sont appelés à respecter les consignes et recommandations de l’Office du médecin cantonal.

5.20 Les mesures de d’éloignement ont-elles une utilité ?

Absolument ! Il est important de prendre des mesures proportionnées pour protéger les patients et leur entourage, tout comme le public et les professionnels de santé. Les mesures de quarantaine sont des mesures d’éloignement social pour limiter les transmissions. Elles restent essentielles durant la phase de déconfinement.

5.21 Combien de temps dure l’isolement/la quarantaine ?

L’isolement dure 10 jours à partir de l’apparition des premiers symptômes.

Pour les personnes contacts, la quarantaine dure 10 jours à partir du dernier contact avec la personne positive.

5.22 Un service est-il prévu pour venir en aide aux personnes âgées isolées à domicile ?

Oui, le dispositif habituel s’applique, soit la famille, l’entourage ou le CMS. Ces personnes seront informées du comportement à adopter pour se protéger.

L’application de l'isolement repose sur une relation de confiance avec les patients qui sont appelés à respecter les consignes et recommandations de l’Office du médecin cantonal.

5.23 Les personnes testées positives ou qui ont été en contact avec des personnes positives peuvent-elle être verbalisées si elles ne respectent pas la quarantaine/l’isolement?

Nous avons une longue et bonne expérience des relations interpersonnelles pour les isolements et quarantaines. Nous appelons les personnes qui ont été en contact avec une personne positive à J5 et J10 pour évaluer avec elles leurs situations, problèmes et solutions.

Rappelons toutefois que La quarantaine n’est pas une recommandation mais une obligation qui se fonde sur la loi sur les épidémies. Le respect de la quarantaine fait l’objet de contrôles. Par ailleurs, en cas de doute de la part des services du Médecin cantonal ou d’une autre autorité, ou si le cas est signalé, la police sera appelée à procéder à un contrôle. Des amendes jusqu’à 10'000 chf peuvent alors être prononcées.

5.24 Tous les contacts autour d’un cas positif sont-ils testés ?

Non, seules les personnes symptomatiques sont testées.

5.25 Qui effectue le contact-tracing dans le canton ?

Les enquêtes sont effectuées principalement par des infirmières car il y a toujours des questions de santé. Celles-ci disposent d’une formation particulière pour le contact-tracing et sont soutenues par un médecin épidémiologiste et des infirmières hpci.

Usuellement, nous travaillons avec nos ressources internes. Dans le cas présents, nous sommes secondés par la Ligue pulmonaire vaudoise en raison de son expérience avec les enquêtes d’entourage tuberculose et de son mandat d’organiser la lutte contre cette maladie. Des renforts sont appelés si la situation l’exige.

5.26 Combien de personnes sont affectées au contact-tracing ?

Le nombre de personnes est adapté en fonction du nombre de cas à gérer. Sachant qu’une personne à plein temps peut gérer 2 à 3 cas positifs par jour, nous avons actuellement les capacités suffisantes pour assurer le suivi des cas positifs et de leurs contacts. Pour faire face à l’augmentation prévisible du nombre de cas ainsi qu’à d’éventuels pics, nous renforçons le dispositif et créons des équipes de réserve.

5.27 Comment s’insère l’application SwissCovid dans ce dispositif ?

L'application SwissCovid pour les téléphones portables (Android/iPhone) contribue à endiguer la propagation du nouveau coronavirus. Elle complète le dispositif de tests et de traçage et aide ainsi à interrompre les chaînes de transmission. Elle est disponible sur Apple Store et Google Play Store. I

A noter qu’il s’agit d’un outil complémentaire, qui ne remplace pas le strict respect des mesures de protection.

Tout savoir sur l’application SwissCovid

5.28 L’application est-elle recommandée ?

Oui. Plus les personnes qui l’installent et l’utilisent sont nombreuses, plus elle sera efficace pour endiguer la propagation du virus. L’application est gratuite, sécure et son installation se fait sur une base volontaire.

5.29 Comment puis-je avoir un code si je suis touché ?

Les personnes dont le test de Covid-19 est positif sont contactées par les équipes du Médecin cantonal, chargées du contact-tracing. C’est à ce moment qu’un code SwissCovic leur est transmis pour signaler leur diagnostic. A noter que le traçage, que ce soit par SwissCovid ou par les équipes du médecin cantonal, ne s’applique qu’aux cas actuels. Il n’a pas de sens pour les personnes qui ont été contaminées dans les mois précédents et pour lesquelles aucun code SwissCovid, notamment, n’est utile.

6. Conseils au public

6.1  Quels sont les symptômes qui doivent m’alerter ?

Les principaux symptômes du coronavirus sont similaires à ceux de la grippe saisonnière : fièvre, toux, difficultés respiratoires, d’une gravité variable. Plus de détails sont disponibles sur le site de l’OFSP.

Tout le monde n'a pas les mêmes symptômes: regardez la vidéo qui montrent les symptômes

6.2 J’ai perdu l’odorat et/ou le goût, est-ce que j’ai le covid-19 et que dois-je faire ?

Dans de nombreux pays, dont la Suisse, la perte d’odorat (anosmie) a été décrite comme un symptôme associé au COVID-19. Il s’agit d’une perte brutale de l’odorat, voire du goût, sans que le nez soit bouché. Dans certains cas, c’est même le seul symptôme.

Par mesure de prudence, les patients qui perdent soudainement l’odorat et/ou le goût devraient faire le www.coronacheck.ch, se faire dépister pour le coronavirus et se mettre en auto-quarantaine selon les règles actuelles pour les citoyens et les soignants.

Une personne qui a eu ce symptôme avec un diagnostic covid confirmé peut retourner au travail après 48 heures sans les symptômes typiques (au minimum 10 jours depuis le début), même si l'anosmie persiste. Le port du masque est recommandé pendant toute la durée de l'anosmie.

6.3 Qui est le plus à risque ?

Les personnes les plus à risque sont celles âgées de 65 ans et plus et celles de tout âge souffrant notamment d’une de ces maladies :

  • Cancer
  • Diabète
  • Faiblesse immunitaire due à une maladie ou à un traitement
  • Hypertension artérielle
  • Maladies cardio-vasculaires
  • Maladies chroniques des voies respiratoires
  • Obésité de classe III (morbide, IMC supérieur ou égal à 40 kg/m2)

Pour en savoir plus, consultez la page de l’OFSP

6.4 Que dois-je faire si je fais partie des personnes fragiles ?

Si vous ou l’un de vos proches faites partie des personnes fragiles, nous vous recommandons de suivre les mesures de prévention suivantes :

Si vous êtes un proche aidant et vous vous occupez d’un proche atteint dans sa santé ou son autonomie, suivez les recommandations de l’OFSP.

6.5 Que puis-je faire pour minimiser les risques d’être infecté ?

La recommandation la plus importante est de garder ses distances et de respecter les mesures prises par les autorités. Ces mesures restent particulièrement valables maintenant que les contacts se sont multipliés si l'on veut éviter ou minimiser une deuxième vague.

Des gestes simples permettent de limiter la propagation d’un virus. L’OFSP précise les règles de prévention efficaces:

  • Lavez-vous régulièrement les mains à l'eau et au savon (pendant 20 secondes au moins) ou avec un désinfectant pour les mains. Un lavage après un passage dans les transports publics est aussi recommandé.
  • Toussez et éternuez dans un mouchoir en papier : si vous devez tousser ou éternuer, tenez un mouchoir devant votre bouche et votre nez. Après usage, jetez-le dans une poubelle et lavez-vous soigneusement les mains avec de l’eau et du savon.
  • Toussez et éternuez dans le creux du coude en l’absence de mouchoir en papier

Si vous êtes un proche aidant et vous vous occupez d’un proche atteint dans sa santé ou son autonomie, suivez les recommandations de l’OFSP.

6.6 Quelles situations sont susceptibles de m’infecter ?

Le covid-19 est une maladie respiratoire qui, en l'état des connaissances actuelles, se transmet essentiellement par les gouttelettes (toux, éternuement, etc.) et par contact physique de personne à personne (ex. poignée de main suivie de contact avec la bouche, le nez, les yeux, etc.).

La transmission du virus pourrait se faire par le biais du contact avec des surfaces contaminées. Toutefois, jusqu’à présent, aucun cas de transmission par des surfaces inertes contaminées n’a été documenté.

Avant toute chose, continuez à maintenir, autant que possible, les distances physiques (1,5 mètre) et, si ce n'est pas possible, par exemple dans les transports publics, portez un masque. Des gestes simples de prévention sont utiles et efficaces : se laver souvent les mains, tousser et éternuer dans un mouchoir ou le creux du coude, jeter les mouchoirs usagés dans une poubelle fermée, éviter les poignées de main et rester à la maison en cas de symptômes.

6.7 C’est l’été, y a-t-il des risques liés aux systèmes de ventilation et de climatisation ?

  • Système de ventilation et de climatisation active : les systèmes de ventilation et de conditionnement de l’air intérieur ne sont pas considérés comme une source de contamination.
  • Dispositifs de climatisation individuels et ventilateurs : les dispositifs de climatisation individuels entraînent une recirculation de l’air intérieur et pourraient théoriquement étendre les gouttelettes expectorées d’un individu infecté par le SARS-CoV-2 au-delà de 2 mètres. Il en est de même pour les ventilateurs. Ces dispositifs ne devraient dès lors pas être utilisés en présence de personnes infectées par le SARS-CoV-2 à moins que cette personne se trouve dans une chambre seule.

Les pièces doivent être de toute manière régulièrement aérées, car ces dispositifs entrainent une recirculation de l’air intérieur uniquement. 

Des recommandations spécifiques destinées aux milieux des soins ont été élaborées par l’Unité cantonale HPCi et peuvent être consultées ici.

6.8 Que dois-je faire si je pense être contaminé ?

Si vous présentez des symptômes grippaux, nous vous demandons de faire preuve de solidarité et de vous comporter comme si vous aviez été diagnostiqué pour protéger votre entourage et tout le système de santé.

  • Allez évaluer la situation sur www.coronacheck.ch et conformez-vous aux indications qui vous seront données.
  • Si votre état ne nécessite pas de consultation et que vous n’êtes pas une personne à risque, faites-vous tester dans l’un des centres de tests de la filière cantonale (voir chapitre 3).
  • Si les symptômes s’aggravent, appelez sans hésiter votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas.
  • Restez à domicile jusqu’à 48 heures après la fin des symptômes mais au minimum 10 jours depuis leur début.

Si vous êtes une personne à risque

En cas de difficultés respiratoires, toux ou fièvre, restez chez vous et contactez - par téléphone d'abord - votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas. Signalez que vous êtes une personne avec des facteurs de risque et que vous présentez des symptômes.

6.9 Si je présente un état grippal, que puis-je prendre comme anti-inflammatoire ? L'ibuprofène présente-t-il un risque ?

Un message de prudence a été émis et largement relayé quant aux possibles risques liés à la prise d’anti-inflammatoires (ibuprofène, kétoprofène, naproxène, diclofénac, etc.) pour traiter l’état grippal causé par le COVID-19. De ce fait, en cas de fièvre requérant un traitement médicamenteux, le paracétamol est seul recommandé, aux doses figurant dans la notice d’utilisation ou selon prescription de votre médecin.

Toutefois, les patients qui prennent des anti-inflammatoires pour des affections chroniques peuvent continuer leur traitement, selon les consignes fixées par leur médecin. En effet, il n’y a pas réellement de données démontrant que ces médicaments ont une influence sur l’évolution de la maladie COVID-19. Le message de prudence ci-dessus ne contre-indique pas le recours aux anti-inflammatoires s'il est clairement justifié.  

Nous appelons à votre vigilance sur les informations qui circulent sur les réseaux sociaux à ce sujet.

6.10 Qu’en est-il des femmes enceintes ?

Les nouvelles données indiquent que le risque de devoir être hospitalisées est plus élevé pour les futures mères que pour les autres personnes de leur classe d’âge. Rarement, le virus peut infecter le placenta. Aucune malformation n’a été observée mais on peut s’attendre à une diminution des apports au bébé pouvant mener à des retards de croissance.

Pour toutes ces raisons, les femmes enceintes devraient être considérées comme des personnes à risque. Il est recommandé aux femmes enceintes de respecter scrupuleusement les règles d’hygiène, d’être prudentes dans leurs rapports sociaux, surtout en cas de deuxième vague.

Si une femme enceinte est testée positive, un suivi plus rapproché est conseillé (rendez-vous et échographies).

6.11 Une mère porteuse du virus Covid-19 peut-elle allaiter ?

La réponse est oui.Actuellement, les données, bien que limitées, ne montrent pas de risques de transmission du virus Covid-19 par le lait maternel. L’infection maternelle à Covid-19 ne constitue donc pas une contre-indication à l’allaitement, qui est possible et encouragé au vu de ses effets généraux bénéfiques sur la santé de la mère et de l’enfant. Les mesures d’hygiène (lavage des mains avant de toucher l’enfant, port du masque si possible) doivent bien sûr être respectées. En cas de séparation de la mère et de l’enfant, la mère peut exprimer son lait pour stimuler la lactation.

A l’instar d’autres sociétés savantes, la Société Suisse de Pédiatrie (SSP) s’est récemment positionnée à ce sujet :

« La SSP soutient les recommandations de l'OFSP/Swissnoso/PIGS, du SGGG et de l'OMS selon lesquelles les mères testées positives au COVID-19 et leurs nouveau-nés peuvent en principe être soignés ensemble et que l'allaitement maternel est autorisé. Les effets bénéfiques de l'allaitement et du développement des liens mère-enfant l'emportent sur les risques pour le nouveau-né, qui sont considérés comme faibles. » (Newsletter de la SSP du 18.03)

6.12 Les enfants et les jeunes peuvent-ils développer la maladie ?

Autour de 60% des patients symptomatiques sont porteurs des facteurs de risque tels que l'âge élevé et des maladies chroniques pré-existantes. Il reste près de 40% des patients infectés à coronavirus qui sont des adultes jeunes et ceux-ci nécessitent également, dans les formes sévères, le recours aux soins intensifs. Les enfants sont plus rarement infectés ou symptomatiques.   

6.13 Peut-on distinguer le covid-19 d’une allergie ? Que faire si on est asthmatique ?

Les personnes allergiques et asthmatiques peuvent se référer à cette  vidéo didactique dans laquelle le Pr François Spertini, Médecin chef du Service d’immunologie et allergie du CHUV, répond aux nombreuses questions que se posent les asthmatiques : comment différencier les symptômes ? Est-ce que l’asthme est un facteur aggravant ? Faut-il continuer à prendre ses médicaments ?

En cas de doute, il est conseillé à toute personne symptomatique de se faire tester pour participer à l’endiguement de l’épidémie. 

6.14 L’hydroxychloroquine peut-elle être utilisée pour traiter les infections à Covid-19?

L’hydroxychloroquine est utilisée pour traiter le paludisme et les affections rhumatoïdes telles que l'arthrite. Il n’existe pas d’études cliniques démontrant de manière robuste son efficacité dans la prise en charge des patients atteints du Covid-19.

Le médicament présente clairement des risques car même une utilisation à court terme peut provoquer des effets secondaires, notamment cardiaques et dermatologiques. Ainsi, à ce jour, l’hydroxychloroquine n'est pas recommandée pour une utilisation générale dans le traitement des Covid-19 avant d’avoir la preuve d’un bénéfice clair démontré par des essais cliniques rigoureux.

6.15 Si l’hospitalisation est nécessaire, comment se passe-t-elle ?

La personne atteinte est mise à l’isolement et prise en charge dans un hôpital, prioritairement le CHUV. D’autres hôpitaux peuvent prendre en charge de tels cas si nécessaires.

6.16 Comment se passe la prise en charge à l'hôpital des patients suspects ?

Les patients, qui se présentent si possible après avoir appelé leur médecin ou la centrale des médecins (0848 133 133), sont immédiatement conduits dans des espaces ou box séparés où ils sont examinés par des soignants protégés. Un test par frottis naso-pharyngé est ordonné si un médecin juge que les critères pour le faire sont remplis.

6.17 Que faire si j’ai a un animal domestique ?

A ce stade, on estime que le risque que les animaux de compagnie soient infectés par le coronavirus SARS-CoV-2 est très faible. Il n'y a actuellement aucune évidence que les animaux de compagnie jouent un rôle significatif dans la transmission du SARS-CoV-2. Toutefois, les informations à ce sujet ne sont pas exhaustives pour le moment. De manière générale, les mesures usuelles d’hygiène (lavage des mains) doivent être respectées lorsqu’on est en contact avec des animaux.

Pour les animaux détenus au domicile d’une personne atteinte de COVID-19, on ne peut exclure un risque de contamination (par exemple du poil). Les animaux eux-mêmes ne présentent cependant aucun symptôme de la maladie. Lorsque le détenteur est positif au COVID-19, il y a lieu de limiter au strict nécessaire le contact entre ce dernier et son animal. Les besoins minimaux spécifiques à l’espèce doivent néanmoins être garantis pour l’animal. Aussi, une très brève sortie des chiens, tenus en laisse, doit être assurée pour leur permettre de faire leurs besoins. Si pendant l’isolement du détenteur, l’animal devait avoir besoin de soins médicaux, le vétérinaire traitant doit être préalablement informé de la situation.

Si un détenteur venait à être hospitalisé et que l’animal restait sans garde, celui-ci doit être pris en charge par un opérateur correctement équipé (masque, gant, combinaison) et transporté dans une fourrière/refuge ou il sera d’abord placé dans un box individuel et ensuite transféré avec des congénères.

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7. Etablissements d'hébergement

7.1 Est-il vrai que les résidents hébergés établissements médico-sociaux (EMS) / établissements psycho-sociaux médicalisés (EPSM) / établissements socio-éducatifs (ESE), n’ont pas droit à l’hospitalisation s’ils attrapent le Covid-19 ?

Absolument pas ! Tous les soins sont accessibles à tous, hospitalisation comprise, pour autant qu’ils représentent la meilleure option pour la personne concernée. Il n’y a aucune surcharge du système qui obligerait à faire des sélections. Dans leur grande majorité, les personnes hospitalisées le sont dans un service de médecine générale. La plupart des établissements peuvent fournir les mêmes traitements que ces services, y compris l’oxygénation et tous les soins de support et de soulagement de la douleur, cela en maintenant la personne dans son lieu de vie. Lorsqu’ils le nécessitent les établissements font appel à des équipes mobiles qui leur apportent le soutien dont ils ont besoin pour assurer les soins et le confort nécessaire à la personne hébergée.

Le seul traitement spécifique qui nécessite les soins intensifs est l’intubation, qui est très longue et lourde à supporter. En ce qui concerne les résidents en EMS, certains d’entre eux sont déjà très fragilisés par d’autres pathologies et   ne verraient pas leurs chances de survie améliorées. Au contraire, ils perdraient leurs repères et ne parviendraient pas à fournir l’énergie nécessaire pour une bonne récupération. C’est pourquoi, lorsque la situation s’aggrave, ils ne souhaitent généralement pas ce qu’ils considèrent comme de l’acharnement thérapeutique et préfèrent être accompagnés à domicile (à l’EMS).

7.2 Tous les EMS/EPSM/ESE du canton sont-ils concernés par le Covid-19 ?

Seul un tiers des EMS du canton a hébergé des personnes atteintes de Covid-19. Les équipes des EMS sont très créatives pour protéger leur résidents et séparer les personnes malades (ou suspectes de l’être) des autres : flux séparés de déambulation et d’activités, respect strict des normes d’hygiène, restriction de visites, etc. Les EMS connaissent bien leurs résidents et savent les accompagner. Ils ont l’habitude de gérer des épidémies comme la grippe ou le norovirus.Les EPSM et ESE n’ont été concernés que dans une faible mesure.

7.3 La population résidente en EMS dans le canton de Vaud est-elle différente des autres cantons ?

Il faut en effet rappeler que, dans notre canton, seul un tiers des personnes de plus de 90 ans réside en EMS. Ceci est le fruit d’une politique très active de soutien du maintien à domicile. Les personnes qui rentrent en institutions sont globalement plus âgées que dans les autres cantons et leur santé est précaire.

7.4 Les résidents des EMS touchés sont-ils condamnés ?

Non, pas du tout. Il y a une frange importante de résidents qui guérit du Covid-19, alors même qu’il s’agit d’une population très fragilisée et âgée. Parmi les résidents atteints, moins d'un sur cinq a besoin de soins particuliers.

7.5 Quand et comment est-ce que les visites sont à nouveau autorisées en établissements d'hébergement ?

Depuis le 1er mai 2020, il est de nouveau possible d’effectuer des visites dans les établissements médico-sociaux (EMS), les établissements psycho-sociaux médicalisés (EPSM) et les logements protégés dépendant d’EMS/EPSM du canton de Vaud. Depuis le 11 mai, les visites sont également possibles dans les autres institutions telles que les établissements socio-éducatifs du handicap.

Afin d’éviter la propagation du coronavirus et de préserver la santé de tous les résidents et visiteurs, l’organisation des visites se base sur des recommandations strictes du Département de la santé et de l’action sociale de l’Etat de Vaud.

Depuis le 6 juin, le droit de visite est assoupli. Les règles suivantes s’appliquent lors d’une visite:

  • Aucun visiteur symptomatique ou en quarantaine n’est autorisé.
  • Les visites se conforment à la signalisation de l’institution pour leurs déplacements.
  • Pour les visites, les espaces extérieurs sont privilégiés lorsque la météo le permet et qu’il en existe.
  • Les visiteurs ne doivent pas avoir de contact avec les autres résidents. Ils restent auprès de leur proche et ne déambulent pas dans l’institution.
  • Les visiteurs portent un masque dès l’entrée dans l’institution et respectent les mesures d’hygiène.
  • Les visites sont possibles à l’heure du repas. Dans ce cas, l’établissement peut proposer un service de restauration dans un lieu de rencontre, dans le respect des règles de distance.
  • La Direction assure une traçabilité des flux de personnes extérieures. Celle-ci permettra de retracer les contacts en cas de découverte d’un cas de personne malade de coronavirus afin de protéger les résidents.

Pour les résidents alités ou en fin de vie, les mêmes recommandations s’appliquent sauf que :

  • La visite peut se dérouler en chambre. La visite est possible même si le résident est dans une chambre à deux lits, auquel cas le résident occupant l’autre lit doit être absent.
  • Les visiteurs peuvent s’approcher à moins de deux mètres du résident et se toucher.

Visite de personnes isolées, en confinement ou en quarantaine :
Les visites de résidents en isolement (positif), en confinement ou en quarantaine, peuvent se faire sur demande auprès du corps médical/soignant de l’établissement, avec toutes les mesures de protections nécessaires

Chaque visiteur devra informer l’établissement s’il développe des symptômes du CoVID au cours des 5 jours suivants la visite. En cas de doute : www.coronacheck.ch

7.6 Est-ce que les résidents des EMS, EPSM et ESE peuvent sortir ?

Les déplacements des bénéficiaires à l’extérieur de l’établissement et les week-ends au domicile privé ou celui des proches seront autorisés à condition de respecter les règles d’hygiène et de conduite en vigueur (port du masque si la distance physique de 2 mètres ne peut pas être respectée, désinfection des mains de manière régulière). La direction de l’institution assurera une traçabilité des résidents sortis. En outre, une évaluation du respect des mesures de protection durant le week-end devra être réalisée à chaque retour.

7.7 Une personne peut-elle encore être admise en EMS/EPSM/ESE  ?

La situation de chaque personne est analysée individuellement, en tenant compte de ses besoins et souhaits ainsi que de la capacité d’accueil de l’EMS/EPSM/ESE choisi. A son arrivée, elle est mise sous surveillance en chambre selon les recommandations de l’Hygiène, prévention et contrôle de l’infection.

8. Soutien

Soutien psychologique

Afin d'offrir un soutien psychologique à la population comme aux professionnels, les ressources existantes restent complétement opérationnelles. Elles peuvent être utilisées par les personnes ayant besoin d’un soutien ou d’une orientation dans le domaine psychologique :

  • Le médecin généraliste et, ou, psychiatre ou psychologue traitant
  • Les institutions de psychiatrie publique (Département de psychiatrie CHUV et Fondation de Nant)
  • Le numéro unique cantonal pour la détresse psychologique: 0848 133 133
  • Le numéro unique pour l’Est vaudois: 0800.779.779
  • Le 143 (Main Tendue) et le 147 (Jeunes)

Proches aidants

Les professionnels d'Espace Proches renseignent sur les possibilités d'aides actuelles pour les proches aidants au numéro gratuit 0800 660 660 (lundi au vendredi, 8h30 - 12h30 et 13h30 - 17h30 ou info(at)espaceproches.ch. Des informations utiles sont également disponibles à la page dédiée aux proches aidants de l'OFSP.

Deuil

Les mesures sanitaires ont modifié une partie des relations sociales et notamment des obsèques. Il a été difficile pour certaines familles de faire le deuil d'un être cher, raison pour laquelle le Canton avait mis en place un dispositif de soutien aux endeuillés. Cette prestation est aujourd'hui désactivée, mais vous pouvez toujours obtenir de l'aide en composant le 021 641 03 18 (8h-17h du lundi au samedi). Un collaborateur de l'équipe du soutien d'urgence (ESU) sera à votre écoute et pourra vous accompagner.

7. Bases légales

18 mars 2020 - Arrêté d'application de l'ordonnance fédérale 2 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (COVID-19) et sur les mesures de protection de la population et de soutien aux entreprises face à la propagation du coronavirus (COVID-19)

1 avril 2020 - Arrêté sur l'organisation du système de soins pendant la phase de lutte contre le coronavirus (COVID-19)  

1 avril 2020 - Arrêté relatif aux mesures sur les décès, les sépultures et les pompes funèbres prises pour lutter contre le coronavirus (COVID-19)  

15 avril 2020 - Directive financière concernant la rémunération du personnel de réserve attribué aux établissements et institutions sanitaires, ainsi qu’aux organisations de soins pendant la phase de lutte contre le coronavirus COVID-19 (PDF, 498 Ko)

15 mai 2020 - Directive concernant les mesures d’accompagnement des EMS et les modalités d’admissions en EMS pendant la phase de lutte contre le coronavirus COVID-19 (PDF, 63 Ko)

17 avril 2020 - Directive relative à l'utilisation de médicaments à base d'hydroxychloroquine dans le cadre de la pandémie de coronavirus (COVID-19) (PDF, 1,01 Mo)

17 avril 2020 - Arrêté sur l'organisation des régimes sociaux cantonaux, ainsi que l'adaptation des structures d'hébergement et d'accompagnement médico-social, pendant la phase de lutte contre la pandémie de coronavirus (COVID-19)

20 mai 2020 - Arrêté relatif au dépistage épidémiologique dans le cadre des mesures liées à la lutte contre l'épidémie de coronavirus (COVID-19)

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9. Commande de matériel de protection et plan de protection

Pour commander du matériel de protection pour les entreprises et les professionnels. Lire les conditions et faire une commande

Toutes les informations sur le plan de protection de la Confédération lors de la reprise professionnelle

"Rester à la maison et respecter les distances sociales, pourquoi est-ce si important pour contenir l'épidémie de coronavirus? Yann Marguet et la direction générale de la santé et vous l'expliquent dans cette vidéo ⬆️. A partager!"

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