Coronavirus CoVID-19 : réponses du médecin cantonal aux questions fréquentes

Coronavirus CoVID-19 : réponses du médecin cantonal aux questions fréquentes

Face aux nombreuses questions soulevées par la propagation du CoVID-19, communément appelé coronavirus, nous avons rassemblé ici les réponses aux plus fréquentes. Ces informations sont actuelles et validées par des experts. Cette page est mise à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation.
Pour des questions et réponses plus générales (suisses), vous pouvez aussi vous informer sur la page de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

L'OMS a aussi recensé les idées reçues sur le virus.

1. Point sur la situation dans le canton

Comment s'organise la réponse à l'épidémie ?

En conformité avec la Loi sur les épidémies, c'est le médecin cantonal qui est chargé de la préparation et de l'organisation de la réponse sanitaire. Il s'agit d'un travail d'équipe, en coordination étroite avec de très nombreux intervenants de première ligne.

Le Conseil d'Etat a prononcé l'état de nécessité. Le plan ORCA est officiellement activé sous la direction du médecin cantonal et du chef de l’État-major cantonal de conduite (EMCC). Ils peuvent prendre toutes les mesures imposées par les circonstances, notamment un engagement élargi de personnels ou matériels jugés nécessaires. Au sein de l’administration cantonale, les plans de continuité des services ont été actualisés et activés pour garantir les prestations à la population, en particulier les tâches prioritaires liées au coronavirus (santé, sécurité…) et celles permettant à l’État de fonctionner (informatique, finances, paie …).

La protection des personnes particulièrement à risque de complications est au cœur du dispositif. Les mots d'ordre sont "responsabilité" et "solidarité". La population est appelée  à faire preuve de responsabilité sociale pour contribuer à protéger celles-ci et soulager le système.

Prenez soin de votre santé

Le coronavirus semble avoir absorbé toutes les ressources des médias et des esprits. Il n’en va pas de même du système de santé qui, bien que sous tension, continue à assurer les soins nécessaires à l’ensemble de la population.

Si vous avez un souci de santé qui vous semble nécessiter l’avis d’un professionnel ou avez besoin de réponses à des questions, n’attendez pas que votre état s’aggrave. Toutes les précautions sanitaires sont prises pour vous protéger lors d’une consultation ambulatoire ou d’urgence.  

Soyez attentifs si vous vous sentez mal et appelez, comme d’habitude,

  • D’abord votre médecin traitant
  • En son absence, la Centrale des médecins 0848 133 133
  • En cas d’urgence vitale, faites le 144

2. Santé publique : organisation cantonale et mesures prises

2.1 Quelles mesures sont mises en place quand un malade infecté est détecté ?

Les personnes diagnostiquées doivent s’auto-isoler à domicile selon les directives qu’elles reçoivent de leur médecin. Leur entourage proche, à savoir les personnes vivant sous le même toit, reçoit également des consignes pour respecter une auto-quarantaine.

2.2 Les mesures de quarantaine ont-elles encore une utilité ?

Il est important de prendre des mesures proportionnées pour protéger les patients et leur entourage, tout comme le public et les professionnels de santé. Les mesures de quarantaine sont des mesures d’éloignement social pour limiter les transmissions. Elles restent essentielles durant la phase de déconfinement.

Les personnes diagnostiquées doivent s’auto-isoler à domicile selon les directives qu’elles reçoivent de leur médecin. Leur entourage proche, à savoir les personnes vivant sous le même toit, reçoit également des consignes pour respecter une auto-quarantaine.

2.3 Un service est-il prévu pour leur venir en aide aux personnes âgées isolées à domicile ?

Oui, le dispositif habituel s’applique, soit la famille, l’entourage ou le CMS. Ces personnes seront informées du comportement à adopter pour se protéger.

L’application de l'isolement repose sur une relation de confiance avec les patients qui sont appelés à respecter les consignes et recommandations de l’Office du médecin cantonal.

2.4 Quelle est la capacité du système de santé en termes d'hospitalisation ?

L’entier des capacités sanitaires du Canton est sollicité de manière coordonnée pour permettre de mettre à disposition un maximum de lits de soins intensifs et de soins aigus; Le dispositif hospitalier s’adapte en fonction des besoins et au jour le jour.

2.5 Lors d'une consultation à l'hôpital, des mesures de protection particulières sont-elles prises pour les patients à risques venus pour des traitements ambulatoires mais qui risqueraient de croiser des personnes infectées?

La prise en charge met tout en œuvre pour que les cas suspects soient vus et investigués dans des filières et des lieux séparés, afin précisément d’éviter les croisements avec d’autres patients.

2.6 Est-ce que tous les hôpitaux vaudois ont reçu les mêmes consignes?

Oui, les consignes sont les mêmes pour tous les hôpitaux, même si la prise en charge s’effectue en priorité au CHUV.

2.7 Les hôpitaux vaudois pourraient-il être amenés à manquer de masques?

Le matériel en réserve est suffisant pour un usage contrôlé dans les prochaines semaines.

2.8 Et les autres hôpitaux /EMS/cabinets médicaux ?

Lors des commandes et des attributions, l’ensemble des besoins a été pris en compte et le matériel est aujourd’hui suffisant pour un usage contrôlé dans les prochaines semaines pour l’ensemble de la chaîne sanitaire vaudoise.

2.9 Les tests sont-ils fiables ?

Ils sont très fiables. La sensibilité de ces tests est extrême parce que plusieurs sondes recherchent la présence dans l’échantillon de plusieurs séquences différentes du virus. Ainsi, même si une séquence d’un des gènes a muté, le virus est reconnu par l’une des autres séquences.

2.10 Combien de temps faut-il pour obtenir les résultats d’un test?

En l’absence de surcharge, il faut environ 24 heures dès le prélèvement grâce à l’augmentation de la capacité de tests mise en place.

Le prélèvement doit être effectué dans les règles de l’art. C’est pourquoi des centres spécialisés ont été mis en place.

Si vous pensez avoir besoin d’un test, appelez d’abord votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas.

2.11 Quelle est l’utilité des tests sanguins ? Vont-ils être à disposition de la population ?

Le test dans le sang, ou sérologie, permet de détecter si une personne a, dans le passé, été exposée à un virus. Ils ne sont pas encore validés pour une disponibilité à la population. Ils sont actuellement réservés à des cas particuliers hospitalisés ou dans le cadre d’études scientifiques. Trois volets d’études sont lancés par le Canton afin de comprendre la transmission de l’infection et piloter le déconfinement. Les populations concernées sont choisies sur des bases scientifiques et il n’y aura pas de volontaires.

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3. Déconfinement - stratégie dépistage et contact-tracing

3.1 Pourquoi parle-t-on de dépistage et de traçage ?

Avec la diminution du nombre de cas positifs par jour et le déconfinement, une nouvelle stratégie d’endiguement de l’épidémie est ouverte, qui comprend le test de toutes les personnes symptomatiques, l’isolement des cas positifs et la mise en quarantaine de leurs contacts. Cette stratégie repose sur deux activités indissociables : le dépistage et le traçage (ou enquête d’entourage).

  • Le dépistage est un test naso-pharyngé qui permet de diagnostiquer la maladie en cours et ainsi les personnes contagieuses.
  • Le traçage est une enquête autour d’une personne diagnostiquée dans le but d’identifier toutes les personnes éventuellement contaminées par elle, afin de contrôler et limiter la propagation de la maladie.

3.2 Pourquoi est-ce important ?

En l’absence d’une politique active de dépistage et de traçage, le risque est de manquer le début d’une deuxième vague épidémique, de ne pouvoir endiguer sa diffusion et de provoquer une flambée de cas incontrôlable.

Le défi de la reprise des activités ne peut fonctionner que si la population continue de respecter les consignes d’hygiène et de distanciation sociale, permettant ainsi de maintenir un taux d’infection bas dans la population.

3.3 Dans quel cas faut-il se faire dépister ?

Le dépistage n’est plus réservé aux seules personnes à risque nécessitant un diagnostic comme durant la phase aigüe de l’épidémie. Depuis le 22 avril, le Conseil fédéral a élargi les critères d’admissibilité au test à toutes les personnes présentant

  • des symptômes d’affection aigüe des voies respiratoires (p.ex. toux, maux de gorge, souffle court) avec ou sans fièvre, et sensation de fièvre ou douleurs musculaires
  • et/ou la soudaine perte de l’odorat ou du goût.

Pour les personnes ne nécessitant pas de consultation, le canton a mis en place une filière facilitée (voir ci-dessous) sur l’ensemble du territoire

3.4 A qui s’adresse la filière dite « rapide » ?

La filière dite « rapide » permet d’effectuer facilement le test pour savoir on est atteint du Covid-19, sans consultation médicale. Ce dépistage épidémiologique s’adresse à des personnes répondant aux critères cliniques du Covid-19 (c’est-à-dire symptomatiques), non vulnérables, et dont l’état de santé ne nécessite pas de consultation.

3.5 Comment se fait le dépistage ?

Le dépistage, qui permet de détecter la phase active de la maladie, se fait par frottis nasal. Il est effectué par des professionnels de la santé. 

3.6 Comment faut-il faire pour obtenir un dépistage ?

Si vous présentez des symptômes, il est recommandé d’effectuer tout d’abord un www.coronacheck.ch, puis, selon le résultat, d’aller vous présenter dans le centre de dépistage de votre choix ou chez votre médecin.

Si le dépistage se fait dans la filière dite "rapide", le prélèvement est effectué par du personnel soignant sans consultation médicale et les résultats transmis après env. 24 heures.

3.7 Qui peut le réaliser le prélèvement ?

Le Canton a mis en place une voie de test de diagnostic facilité sur l’ensemble du territoire. Le prélèvement peut être réalisé aux mêmes conditions dans les 13 centres de dépistage avec filière rapide situés sur tout le territoire vaudois et reconnus par la Direction générale de la santé (DGS) ou par les cabinets médicaux privés qui le souhaitent et sont à même de séparer les flux de patients Covid/non-Covid. Le dépistage est effectué par du personnel soignant sans consultation médicale et les résultats transmis dans les 24 heures.

3.8 Qui effectue le test ?

Les tests sont réalisés par des laboratoires certifiés qui ont décidé volontairement de participer à cette démarche. Le marché des tests est ouvert aux laboratoires souhaitant participer au dépistage selon les conditions prescrites. 

3.9 Qui paie quoi ?

Situation A charge de Coût
Patient symptomatique vulnérable ou dont l’état exige un suivi médical AOS (Assurance Obligatoire des Soins) Consultation selon AOS + test à 95 chf
Patient symptomatique non vulnérable, sans consultation DGS Forfait à  76 chf (geste + test)
Patient symptomatique non vulnérable, avec consultation AOS > consultation DGS > test selon forfait Consultation selon AOS Forfait à  76 chf (geste + test)

Des modalités particulières s’appliquent pour les professionnels de santé, ainsi que le personnel des maisons de retraite et EMS.

3.10 Qu'est-ce que le contact-tracing ?

Le contact-tracing, ou enquête d’entourage, fait partie des actions couramment effectuées par l’Office du médecin cantonal dans le cadre de son rôle de surveillance épidémiologique. Il  s’agit d’enquêtes autour d’une personne atteinte par une maladie contagieuse. Cette enquête cherche à identifier toutes les personnes éventuellement contaminées par la première, de manière à contrôler et limiter la propagation de la maladie.

3.11 Quel est l’objectif du contact-tracing ?

L’objectif est d’éviter tout redémarrage de foyers épidémiques non contrôlés.

3.12 Dans quel cadre légal s’effectuent ces enquêtes ?

Les modalités sont réglées par la Lep et ses ordonnances d’application. Seule l’équipe du Médecin cantonal a accès aux données.

3.13 A partir de quand le canton de Vaud a-t-il recommencé les enquêtes d’entourage ?

Pour le Covid-19, le Canton de Vaud a repris le contact tracing le 27 avril, la baisse des cas justifiant à nouveau ce mode de contrôle de l’épidémie.

3.14 Comment fonctionne le contact-tracing ?

Lorsqu’un cas positif est annoncé, en général par le laboratoire, mais aussi par les médecins, nous prenons contact avec la personne. L’entretien porte sur les symptômes de la personne et de ses conditions de vie et de travail en vue de sa mise en isolement pour 10 jours au moins. Il permet aussi de déterminer qui a été en contact avec elle durant sa période de contagiosité. Il s’agit principalement des proches vivant sous le même toit, des personnes avec qui elle a des contacts proches, voire intimes, et enfin de personnes avec qui des contacts rapprochés ont eu lieu (au moins 15 minutes à moins de 2 mètres). Le cas positif est référé ensuite à son médecin, qui assure le suivi médical et l’éventuel arrêt de travail. Nous prenons aussi contact avec chacune des personnes contact qui sont mises en quarantaine pour 10 jours. Elles ne sont pas testées en l’absence de symptômes.

Toutes les personnes concernées reçoivent les explications nécessaires au respect de l’isolement (personne infectée) ou de la quarantaine  (personne contact) ainsi que les indications sur l’aide qu’elles peuvent solliciter pour recevoir nourriture et produits de base. Un suivi téléphonique est assuré après 5, puis 10 jours. 

3.15 Comment est-on informé ?

Tous les cas positifs et leurs contacts sont appelés et reçoivent un courrier électronique qui notifie le début de l’isolation/quarantaine et met à disposition un dépliant avec les règles à appliquer. Ils sont également avertis de l’aide qu’ils peuvent solliciter pour recevoir nourriture et produits de base.

3.16 Quelle est la différence entre isolement et quarantaine ?

L’isolement s’applique à la personne infectée. Les personnes diagnostiquées doivent s’auto-isoler à domicile selon les directives qu’elles reçoivent.

Les mesures de quarantaine s’adressent aux personnes contact qui peuvent être en phase d’incubation de la maladie et devenir contagieuses, avant d’avoir des symptômes. Ce sont des mesures d’éloignement social pour limiter les transmissions. Ces personnes reçoivent aussi des consignes pour respecter une auto-quarantaine.

L’application ces mesures de protection repose sur une relation de confiance avec les patients qui sont appelés à respecter les consignes et recommandations de l’Office du médecin cantonal.

3.17 Combien de temps dure l’isolement/la quarantaine ?

L’isolement dure 10 jours à partir de l’apparition des premiers symptômes.

Pour les personnes contacts, la quarantaine dure 10 jours à partir du dernier contact avec la personne positive.

3.18 Les personnes testées positives ou qui ont été en contact avec des personnes positives peuvent-elle être verbalisées si elles ne respectent pas la quarantaine?

Ce n’est pas l’esprit ni notre pratique habituelle, même si c’est effectivement légalement possible. Nous avons une longue et bonne expérience des relations interpersonnelles pour les isolements et quarantaines. Nous appellerons les personnes qui ont été en contact avec une personne positive à J5 et J10 pour évaluer avec elles leurs situations, problèmes et solutions.

3.19 Qui effectue le contact-tracing dans le canton ?

Les enquêtes sont effectuées par des infirmières car il y a toujours des questions de santé. Celles-ci disposent d’une formation particulière pour le contact-tracing et sont soutenues par un médecin épidémiologiste et des infirmières hpci.

Usuellement, nous travaillons avec nos ressources internes. Dans le cas présents, nous sommes secondés par la Ligue pulmonaire vaudoise en raison de son expérience avec les enquêtes d’entourage tuberculose et de son mandat d’organiser la lutte contre cette maladie.

3.20 Combien de personnes sont affectées au contact-tracing ?

Le nombre de personnes est adapté en fonction du nombre de cas à gérer. Sachant qu’une personne à plein temps peut gérer 4 à 5 cas positifs par jour, on peut estimer que l’équipe montera jusqu’à 30 EPT si nécessaire avant de passer un seuil épidémique qui ne justifierait plus le contact-tracing.

3.21 Tous les contacts autour d’un cas positif sont-ils testés ?

Non, seules les personnes symptomatiques sont testées.

4. Conseils au public

4.1 Qui est le plus à risque ?

Les personnes les plus à risque sont celles âgées de 65 ans et plus et celles de tout âge souffrant notamment d’une de ces maladies :

  • Cancer
  • Diabète
  • Faiblesse immunitaire due à une maladie ou à une thérapie
  • Hypertension artérielle
  • Maladies cardio-vasculaires
  • Maladies chroniques des voies respiratoires

4.2 Que dois-je faire si je fais partie des personnes fragiles ?

Si vous ou l’un de vos proches faites partie des personnes fragiles, nous vous recommandons de suivre les mesures de prévention suivantes :

Si vous êtes un proche aidant et vous vous occupez d’un proche atteint dans sa santé ou son autonomie, suivez les recommandations de l’OFSP.

4.3 Que puis-je faire pour minimiser les risques d’être infecté ?

La recommandation la plus importante est de garder ses distances et de respecter les mesures prises par le canton de Vaud qui limite notamment les rassemblements privés à dix personnes, et les rassemblements publics (parcs, places de jeux, etc…) à cinq personnes.

Des gestes simples permettent de limiter la propagation d’un virus. L’OFSP précise les règles de prévention efficaces:

  • La mesure de prévention la plus efficace consiste à se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon (pendant 20 secondes au moins) ou avec un désinfectant pour les mains. Un lavage après un passage dans les transports publics est aussi recommandé.
  • Toussez et éternuez dans un mouchoir en papier : si vous devez tousser ou éternuer, tenez un mouchoir devant votre bouche et votre nez. Après usage, jetez-le dans une poubelle et lavez-vous soigneusement les mains avec de l’eau et du savon.
  • Toussez et éternuez dans le creux du coude en l’absence de mouchoir en papier

Si vous êtes un proche aidant et vous vous occupez d’un proche atteint dans sa santé ou son autonomie, suivez les recommandations de l’OFSP.

4.4 Quelles situations sont susceptibles de m’infecter ?

Le covid-19 est une maladie respiratoire qui, en l'état des connaissances actuelles, se transmet essentiellement par les gouttelettes (toux, éternuement, etc.) et par contact avec une surface infectée.

Des gestes simples de prévention sont utiles et efficaces : se laver souvent les mains, tousser et éternuer dans un mouchoir ou le creux du coude, jeter les mouchoirs usagés dans une poubelle fermée, éviter les poignées de main et rester à la maison en cas de fièvre et de toux.

4.5  Quels sont les symptômes qui doivent m’alerter ?

Les principaux symptômes du coronavirus sont similaires à ceux de la grippe saisonnière : fièvre, toux, difficultés respiratoires, d’une gravité variable. Plus de détails sont disponibles sur le site de l’OFSP.

Tout le monde n'a pas les mêmes symptômes: regardez la vidéo qui montrent les symptômes

4.6 J’ai perdu l’odorat et/ou le goût, est-ce que j’ai le covid-19 et que dois-je faire ?

Dans de nombreux pays, dont la Suisse, la perte d’odorat (anosmie) a été décrite comme un symptôme associé au COVID-19. Il s’agit d’une perte brutale de l’odorat, voire du goût, sans que le nez soit bouché. Dans certains cas, c’est même le seul symptôme.

Par mesure de prudence, les patients qui perdent soudainement l’odorat et/ou le goût devraient se dépister pour le coronavirus et se mettre en auto-quarantaine selon les règles actuelles pour les citoyens et les soignants.

Retour au travail

Une personne qui a eu ce symptôme avec un diagnostic covid confirmé peut retourner au travail après 48 heures sans les symptômes typiques (au minimum 10 jours depuis le début), même si l'anosmie persiste. Le port du masque est recommandé pendant toute la durée de l'anosmie.

4.7 Que dois-je faire si je pense être contaminé ?

Si vous présentez des symptômes grippaux, nous vous demandons de faire preuve de solidarité et de vous comporter comme si vous aviez été diagnostiqué pour protéger votre entourage et tout le système de santé.

  • Allez évaluer la situation sur www.coronacheck.ch et conformez-vous aux indications qui vous seront données.
  • Si vous avez besoins de conseil ou de soutien psychologique, vous pouvez appeler la ligne santé au 0800 316 800 - tous les jours de 8h00 à 18h00
  • Si les symptômes s’aggravent, appelez votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas.
  • Restez à domicile jusqu’à 48 heures après la fin des symptômes mais au minimum 10 jours.

Si vous êtes une personne à risque

En cas de difficultés respiratoires, toux ou fièvre, restez chez vous et contactez - par téléphone d'abord - votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas. Signalez que vous êtes une personne avec des facteurs de risque et que vous présentez des symptômes.

4.8 Si je présente un état grippal, que puis-je prendre comme anti-inflammatoire ? L'ibuprofène présente-t-il un risque ?

Un message de prudence a été émis et largement relayé quant aux possibles risques liés à la prise d’anti-inflammatoires (ibuprofène, kétoprofène, naproxène, diclofénac, etc.) pour traiter l’état grippal causé par le COVID-19. De ce fait, en cas de fièvre requérant un traitement médicamenteux, le paracétamol est seul recommandé, aux doses figurant dans la notice d’utilisation ou selon prescription de votre médecin.

Toutefois, les patients qui prennent des anti-inflammatoires pour des affections chroniques peuvent continuer leur traitement, selon les consignes fixées par leur médecin. En effet, il n’y a pas réellement de données démontrant que ces médicaments ont une influence sur l’évolution de la maladie COVID-19. Le message de prudence ci-dessus ne contre-indique pas le recours aux anti-inflammatoires s'il est clairement justifié.  

Nous appelons à votre vigilance sur les informations qui circulent sur les réseaux sociaux à ce sujet.

4.9 Qu’en est-il des femmes enceintes ?

Malgré le peu de données sur l’infection au covid-19 chez les femmes enceintes, le principe de précaution prévaut. Il est recommandé aux femmes enceintes de respecter scrupuleusement les règles d’hygiène et d’être prudentes dans leurs rapports sociaux.

4.10 Une mère porteuse du virus Covid-19 peut-elle allaiter ?

La réponse est oui.

Actuellement, les données, bien que limitées, ne montrent pas de risques de transmission du virus Covid-19 par le lait maternel. L’infection maternelle à Covid-19 ne constitue donc pas une contre-indication à l’allaitement, qui est possible et encouragé au vu de ses effets généraux bénéfiques sur la santé de la mère et de l’enfant. Les mesures d’hygiène (lavage des mains avant de toucher l’enfant, port du masque si possible) doivent bien sûr être respectées. En cas de séparation de la mère et de l’enfant, la mère peut exprimer son lait pour stimuler la lactation.

A l’instar d’autres sociétés savantes, la Société Suisse de Pédiatrie (SSP) s’est récemment positionnée à ce sujet :

« La SSP soutient les recommandations de l'OFSP/Swissnoso/PIGS, du SGGG et de l'OMS selon lesquelles les mères testées positives au COVID-19 et leurs nouveau-nés peuvent en principe être soignés ensemble et que l'allaitement maternel est autorisé. Les effets bénéfiques de l'allaitement et du développement des liens mère-enfant l'emportent sur les risques pour le nouveau-né, qui sont considérés comme faibles. » (Newsletter de la SSP du 18.03)

4.11 Les enfants et les jeunes peuvent-ils développer la maladie ?

Autour de 60% des patients symptomatiques sont porteurs des facteurs de risque tels que l'âge élevé et des maladies chroniques pré-existantes. Il reste près de 40% des patients infectés à coronavirus qui sont des adultes jeunes et ceux-ci nécessitent également, dans les formes sévères, le recours aux soins intensifs. Les enfants sont plus rarement infectés ou symptomatiques.   

4.12 Peut-on distinguer le covid-19 d’une allergie ? Que faire si on est asthmatique ?

Les personnes allergiques et asthmatiques peuvent se référer à cette  vidéo didactique dans laquelle le Pr François Spertini, Médecin chef du Service d’immunologie et allergie du CHUV, répond aux nombreuses questions que se posent les asthmatiques : comment différencier les symptômes ? Est-ce que l’asthme est un facteur aggravant ? Faut-il continuer à prendre ses médicaments ?

4.13 Il est difficile de se procurer des masques dans les pharmacies, que faire ?

Il est vrai qu’il y a pour l’heure une pénurie de masques au niveau mondial. Ceci dit, le masque représente surtout une protection pour les professionnels de santé et, par voie de conséquence, pour les patients qu’ils traitent.

C’est pourquoi les masques en stock sont fournis en priorités aux professionnels, voire aux personnes très fragilisées. 

Voir aussi les recommandations de l'OFSP concernant le port du masque.

4.14 La population doit-elle porter un masque ?

Les masques de protection sont pour l’heure réservés en priorité aux professionnels. Le Canton attend concept de l’OFSP sur la notion de « masques communautaires », c’est-à-dire de masques pour la population. De nouvelles informations seront communiquées dès que possible.

4.15 L’hydroxychloroquine peut-elle être utilisée pour traiter les infections à Covid-19?

L’hydroxychloroquine est utilisée pour traiter le paludisme et les affections rhumatoïdes telles que l'arthrite. Il n’existe pas d’études cliniques démontrant de manière robuste son efficacité dans la prise en charge des patients atteints du Covid-19. Des essais cliniques sont actuellement en cours en Suisse et d’autres pays pour étudier si l’hydroxychloroquine pourrait également être utile et sûre dans le traitement du COVID-19 en milieu hospitalier et ambulatoire.

Le médicament présente clairement des risques car même une utilisation à court terme peut provoquer des effets secondaires, notamment cardiaques et dermatologiques. Ainsi, à ce jour, l’hydroxychloroquine n'est pas recommandée pour une utilisation générale dans le traitement des Covid-19 avant d’avoir la preuve d’un bénéfice clair démontré par des essais cliniques rigoureux.

4.16 Si l’hospitalisation est nécessaire, comment se passe-t-elle ?

La personne atteinte est mise à l’isolement et prise en charge dans un hôpital, prioritairement le CHUV. D’autres hôpitaux peuvent prendre en charge de tels cas si nécessaires.

4.17 Moi-même ou l'un de mes proches est hospitalisé. Y a-t-il des mesures de protection particulières?

Afin de protéger les patients et leurs proches ainsi que le personnel soignant, les visites aux personnes hospitalisées sont interdites, à l’exception des  cas particuliers.

4.18 Comment se passe la prise en charge à l'hôpital des patients suspects ?

Les patients, qui se présentent si possible après avoir appelé leur médecin ou la centrale des médecins (0848 133 133), sont immédiatement conduits dans des espaces ou box séparés où ils sont examinés par des soignants protégés. Un test de dépistage est ordonné si un médecin juge que les critères pour le faire sont remplis.

4.19 Si je suis proche aidant, est-ce que je peux toujours obtenir de l'aide ?

Oui. Les professionnels d'Espace Proches continuent à renseigner sur les possibilités d'aides actuelles pour les proches aidants au numéro gratuit 0800 660 660 (lundi au vendredi, 8h30 - 12h30 et 13h30 - 17h30 ou info(at)espaceproches.ch. Des informations utiles sont également disponibles à la page dédiée aux proches aidants de l'OFSP.

4.20 J’ai mal vécu un deuil durant l’épidémie, puis-je avoir de l’aide ?

Les mesures sanitaires ont modifié une partie des relations sociales et notamment des obsèques. Il a été difficile pour certaines familles de faire le deuil d'un être cher, raison pour laquelle le Canton avait mis en place un dispositif de soutien aux endeuillés. Cette prestation est aujourd'hui désactivée, mais vous pouvez toujours obtenir de l'aide en composant le 021 641 03 18 (8h-17h du lundi au samedi). Un collaborateur de l'équipe du soutien d'urgence (ESU) sera à votre écoute et pourra vous accompagner.

4.21 Que faire si on a un animal domestique ?

A ce stade, on estime que le risque que les animaux de compagnie soient infectés par le coronavirus SARS-CoV-2 est très faible. Il n'y a actuellement aucune évidence que les animaux de compagnie jouent un rôle significatif dans la transmission du SARS-CoV-2. Toutefois, les informations à ce sujet ne sont pas exhaustives pour le moment. De manière générale, les mesures usuelles d’hygiène (lavage des mains) doivent être respectées lorsqu’on est en contact avec des animaux.

Pour les animaux détenus au domicile d’une personne atteinte de COVID-19, on ne peut exclure un risque de contamination (par exemple du poil). Les animaux eux-mêmes ne présentent cependant aucun symptôme de la maladie. Lorsque le détenteur est positif au COVID-19, il y a lieu de limiter au strict nécessaire le contact entre ce dernier et son animal. Les besoins minimaux spécifiques à l’espèce doivent néanmoins être garantis pour l’animal. Aussi, une très brève sortie des chiens, tenus en laisse, doit être assurée pour leur permettre de faire leurs besoins. Si pendant l’isolement du détenteur, l’animal devait avoir besoin de soins médicaux, le vétérinaire traitant doit être préalablement informé de la situation.

Si un détenteur venait à être hospitalisé et que l’animal restait sans garde, celui-ci doit être pris en charge par un opérateur correctement équipé (masque, gant, combinaison) et transporté dans une fourrière/refuge ou il sera d’abord placé dans un box individuel et ensuite transféré avec des congénères.

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5. EMS

5.1 Est-il vrai que les résidents des EMS n’ont pas droit à l’hospitalisation s’ils attrapent le Covid-19 ?

Absolument pas ! Tous les soins sont accessibles à tous, hospitalisation comprise, pour autant qu’ils représentent la meilleure option pour la personne concernée. Il n’y a aucune surcharge du système qui obligerait à faire des sélections. Dans leur grande majorité, les personnes hospitalisées le sont dans un service de médecine générale. Or la plupart des EMS, renforcés en ces temps de Covid-19, peuvent fournir les mêmes traitements que ces services, y compris l’oxygénation et tous les soins de support et de soulagement de la douleur, cela en maintenant la personne dans son lieu de vie.

Le seul traitement spécifique qui nécessite les soins intensifs est l’intubation, qui est très longue et lourde à supporter. Or la plupart des résidents en EMS, déjà très fragilisés par d’autres pathologies, ne verraient pas leurs chances de survie améliorées. Au contraire, ils perdraient leurs repères et n’ont plus les « réserves » nécessaires à la récupération. C’est pourquoi, lorsque la situation s’aggrave, ils ne souhaitent généralement pas ce qu’ils considèrent comme de l’acharnement thérapeutique et préfèrent être accompagnés à domicile (à l’EMS).

5.2 Tous les EMS du canton sont-ils concernés par le Covid-19 ?

Seuls un tiers des EMS du canton héberge actuellement des personnes atteintes de Covid-19. Les équipes des EMS sont très créatives pour protéger leur résidents et séparer les personnes malades (ou suspectes de l’être) des autres : flux séparés de déambulation et d’activités, respect strict des normes d’hygiène, restriction de visites, etc. Les EMS connaissent bien leurs résidents et savent les accompagner. Ils ont l’habitude de gérer des épidémies comme la grippe ou le norovirus.

5.3 La population résidente en EMS dans le canton de Vaud est-elle différente des autres cantons ?

Il faut en effet rappeler que, dans notre canton, seul un tiers des personnes de plus de 90 ans réside en EMS. Ceci est le fruit d’une politique très active de soutien du maintien à domicile. Les personnes qui rentrent en institutions sont globalement plus âgées que dans les autres cantons et leur santé est précaire.

5.4 Les résidents des EMS touchés sont-ils condamnés ?

Non, pas du tout. Il y a une frange importante de résidents qui guérit du Covid-19, alors même qu’il s’agit d’une population très fragilisée et âgée. Moins d’un cinquième des patients atteints a besoin de soins particuliers.

5.5 Quand et comment est-ce que les visites sont à nouveau autorisées en établissements d'hébergement ?

A partir du 1er mai 2020, il est de nouveau possible d’effectuer des visites dans les établissements médico-sociaux (EMS), les établissements psycho-sociaux médicalisés (EPSM) et les logements protégés dépendant d’EMS/EPSM du canton de Vaud.

Afin d’éviter la propagation du coronavirus et de préserver la santé de tous les résidents et visiteurs, l’organisation des visites se base sur des recommandations strictes du Département de la santé et de l’action sociale de l’Etat de Vaud.

Une personne ne peut pas effectuer une visite :

  • Si elle a été malade du CoVID, ou qu’elle a présenté des symptômes selon les critères de l’Office fédéral de la santé publique durant les semaines précédentes, uniquement après une évaluation médicale ;
  • Si elle est malade du CoVID en isolement à domicile ;
  • Si elle présente des symptômes ;
  • Si elle a eu un contact avec un cas CoVID et qu’elle se trouve en quarantaine à domicile (ceci pendant toute la période de quarantaine).

Pour les visites des résidents positifs en isolement ou en quarantaine, la visite peut se faire sur demande auprès du corps médical/soignant de l’établissement et avec toutes les mesures de protections nécessaires.

Les règles suivantes s’appliquent lors d’une visite :

Avant la visite :

  • La visite est possible sur rendez-vous uniquement.
  • Au maximum, 2 personnes par visite. Des enfants sont admis.
  • Le personnel de l’établissement s’assure par des questions précises que les visiteurs ne présentent pas de symptômes (toux, fièvre, etc.). 

Pendant la visite :

  • Dès l’arrivée, désinfection des mains et port du masque obligatoires.
  • Un collaborateur de l’établissement accueille les visiteurs et les accompagne au lieu du rendez-vous (de préférence à l’extérieur, si la météo est favorable).
  • Il est demandé à chaque visiteur de n’avoir aucun contact proche avec un autre résident de l’établissement.
  • La durée de la visite est en principe de 30 minutes.
  • Pendant toute la visite, le port du masque (visiteurs et résident) est obligatoire sauf si l’établissement a prévu une séparation par un moyen technique (plexiglas) et les distances de sécurité de 2 mètres entre le résident et les visiteurs doivent être respectées. Des échanges d’objets simples sont possibles, après désinfection (par exemple dessins, photos).
  • À la fin de la visite, les visiteurs sont raccompagnés par un collaborateur de l’établissement. Les visiteurs gardent le masque jusqu’à la sortie de l’établissement. L’EMS met à disposition une poubelle et une obligation de désinfection des mains après le retrait du masque.

Pour les résidents alités ou en fin de vie, les mêmes recommandations s’appliquent sauf que :

  • La visite peut se dérouler en chambre. La visite est possible même si le résident est dans une chambre à deux lits, auquel cas le résident occupant l’autre lit doit être absent.
  • Les visiteurs peuvent s’approcher à moins de deux mètres du résident et se toucher.

Chaque visiteur devra informer l’établissement s’il développe des symptômes du CoVID au cours des 5 jours suivants la visite. En cas de doute : www.coronacheck.ch

5.6 Une personne peut-elle encore être admise en EMS ?

La situation de chaque personne est analysée individuellement, en tenant compte de ses besoins et souhaits ainsi que de la capacité d’accueil de l’EMS choisi. Si l’EMS dans lequel un résident est admis durant cette période particulière ne correspond pas à son choix, ou à celui de sa famille, son vœu sera pris en compte dès la fin de la crise, en fonction des capacités de l’EMS initialement souhaité. A son arrivée, elle est mise en quarantaine durant le temps d'incubation, par mesure de sécurité.

6. Soutien psychologique

Afin d'offrir un soutien psychologique à la population comme aux professionnels, un dispositif particulier a été mis en place par le Direction générale de la santé.

Les ressources existantes restent complétement opérationnelles et, dans bon nombre de cas, sont renforcées. Elles doivent être utilisées en priorité  par les personnes ayant besoin d’un soutien ou d’une orientation dans le domaine psychologique. On peut mentionner en particulier:

  • Le médecin généraliste et, ou, psychiatre ou psychologue traitant
  • Les institutions de psychiatrie publique (Département de psychiatrie CHUV et Fondation de Nant)
  • Le numéro unique cantonal pour la détresse psychologique: 0848 133 133
  • Le numéro unique pour l’Est vaudois: 0800.779.779
  • Le 143 (Main Tendue) et le 147 (Jeunes)

En outre, dans le cadre de la pandémie, un soutien psychologique peut être obtenu auprès des hotlines existantes :

  • population (0800 316 800 8h-18h 7/7)
  • professionnels (0848 477 477 8h-18h 7/7)

Les institutions psychiatriques ont renforcé les visites à domicile pour les personnes en ayant besoin.

8. Sources d’information et contacts utiles

A qui vous adresser en cas de question générale ?

Lignes infos Coronavirus de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP): +41 58 463 00 00, tous les jours, de 6h à 23h

Hotline pour conseils, orientation ou appui psychologique: 0800 316 800, tous les jours de 8h00 à 18h00

Toutes les autres questions: 021 338 08 08, du lundi au vendredi de 8h00 à 18h00

Références utiles :

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9. Commande de matériel de protection et plan de protection

Pour commander du matériel de protection pour les entreprises et les professionnels. Lire les conditions et faire une commande

Toutes les informations sur le plan de protection de la Confédération lors de la reprise professionnelle

"Rester à la maison et respecter les distances sociales, pourquoi est-ce si important pour contenir l'épidémie de coronavirus? Yann Marguet et la direction générale de la santé et vous l'expliquent dans cette vidéo ⬆️. A partager!"

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