Coronavirus-sérologies

Études sérologiques sur le COVID-19: dites oui !

Sérologies : comprendre une épidémie

Grâce aux mesures de semi-confinement et d’éloignement physique, l’épidémie de coronavirus s’essouffle dans notre canton. Toutefois, en l’absence de traitement et de vaccin, la prudence reste de mise. Ce d’autant plus que la population n’est pas encore immunisée contre ce nouveau virus.

Immunité populationnelle, de quoi parle-t-on ?

L’immunité d’une population représente le pourcentage de personnes qui ont développé des anticorps face à une maladie et sont, en principe, capables de se défendre en cas d’infection. Le taux d’anticorps est mesuré dans le sang (au bout du doigt).

Si nous connaissons le nombre de personnes diagnostiquées positives, celui des personnes non diagnostiquées, notamment en raison du peu de symptômes qu’elles ont eus, est inconnu.

Connaître le taux de personnes immunisées est important car il permet de contrôler l’infection et d’orienter les décisions de santé publique. Dans le cas du coronavirus, on considère qu’un taux de

  • 50-60 % permettra de limiter la propagation
  • 80-90 % : permettra d’empêcher la propagation

C’est pourquoi des mesures de l’immunité populationnelle doivent accompagner le déconfinement progressif proposé par les autorités. 

Comment va-t-on procéder ?

Sous l’appellation SérocoViD, Unisanté (sous mandat du DSAS) lance 3 volets d’études qui se focaliseront sur certains groupes plus exposés ou plus sensibles. 

1-      Comprendre la transmission du virus aux proches des 200 premiers cas répertoriés.

  • Population: 200 cas, environ 1000 personnes à tester
  • Stratégie: axe sur les <20 ans avec description des caractéristiques démographique, géographiques, cliniques des cas et socio-démographiques des contacts
  • Etendue géographique : canton de Vaud

2-      Mesurer la prévalence de porteurs d’anticorps dans la population à l’échelle nationale

  • Population : échantillon représentatif de 800 vaudois identifiés au hasard par l'OFS. Participation à un protocole national
  • Stratégie : répétition tous les trimestres environ, tant que la menace épidémique persiste
  • Etendue géographique : canton de Vaud, au sein d’un protocole à l’échelle suisse

3-      Mesurer la prévalence de porteurs d’anticorps dans des populations exposées du canton

  • Population : 100 collaborateurs d’entreprises semi-publiques ou privées dont les collaborateurs/les usagers sont particulièrement exposés. Le choix des entreprises concernées est en cours au DSAS et à Unisanté et se fera sur la base de critères scientifiques.
  • Etendue géographique : canton de Vaud

Merci pour votre solidarité

Merci d'avance aux personnes qui seront contactées de leur solidarité. En participant, elles contribuent à la lutte contre l’épidémie.

Calendrier

27 avril : lancement officiel. La phase initiale de tests dure jusqu’à fin-mai pour les 3 volets.

Qui est impliqué  ?

Le DSAS a mandaté Unisanté pour réaliser ces études qui sont pilotées conjointement par Unisanté et l’Office du médecin cantonal sous gouvernance de la Cheffe de département. Des partenariats sont établis avec la SSPH+, l’OFPS et les centres universitaires suisses, en particulier pour le volet 2.

Questions fréquentes 

Quel pourcentage de la population est immunisé ?

Actuellement, nous estimons le taux d’immunité  populationnelle entre 5 et 10%.

Les personnes testées connaîtront-elles leurs résultats ?

Oui, sous la protection du secret médical.

Quelles sont les limites diagnostiques à ces mesures ?

Comme les anticorps mesurés apparaissent au moins 15 jours après le début des symptômes, un tel test n’est pas utilisable pour un diagnostic. La portée et la durée de l’immunité sont également à l’étude.

Comment est protégée la sphère privée ?

Toutes les données sont anonymisées avant leur analyse. Le résultat, communiqué individuellement, est protégé par le secret médical.

Que signifie pour une personne avoir les anticorps ?

Cela signifie simplement que la personne a été infectée et a produit des anticorps contre le coronavirus.

La présence d’anticorps protège-t-elle du virus  ?

On ne sait pas encore quel est le degré de protection atteint contre une nouvelle infection.

Combien de temps dure l’immunité ?

Cette donnée est encore inconnue et les études en cours devraient justement nous permettre de préciser cette durée ainsi que le probable lien entre le taux d’anticorps produits et la durée de l’immunité.

Comment puis-je me porter volontaire pour une étude ?

Il n’y a pas de volontariat. Pour que l’étude soit valide scientifiquement et méthodologiquement, il faut que les participants soient tirés au sort ou fassent partie des premiers cas répertoriés. C’est ainsi qu’on aura un échantillon représentatif.

Mon employeur peut-il m’obliger à participer ?

Non.

Un employeur peut-il choisir d’inscrire son entreprise à l’étude du volet 3 ?

Non.

Source d'information

Site d'Unisanté :https://serocovid.unisante.ch/

Lien vers le communiqué de presse

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