SérocoViD - études sérologiques sur l'immunité populationnelle face au Covid-19

Études sérologiques SerocoViD : dites oui !

Sérologies : comprendre une épidémie

Dernières nouvelles

Septembre 2021 : 7'000 Vaudois.e.s invités à détecter la présence d’anticorps grâce à un kit d’auto-prélèvement à domicile

Pour prolonger son étude, SérocoViD propose une méthode inédite pour détecter soi-même la présence d’anticorps. 7'000 personnes ont été invitées à se prélever à domicile une goutte de sang au bout du doigt, qui sera ensuite analysée à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Cette nouvelle évaluation doit permettre de connaître la proportion de la population vaudoise qui a des défenses contre le virus (immunité populationnelle), que ce soit après une vaccination ou une infection naturelle, et ceci dans chaque groupe d’âge, y compris les enfants de plus de 6 mois. Lire le communiqué

Février 2021 :1 vaudois sur 4 immunisé

La nouvelle est tombée le 22 février : un quart des Vaudois sont maintenant immunisés contre le coronavirus, quel que soit leur âge.

janvier 2021 : le recrutement se poursuit

Une nouvelle vague de 4’500 Vaudoises et vaudois est invitée  par écrit pour y participer (il n’y a pas de participation volontaire). Si c’est vous, dites oui !

Immunité populationnelle, de quoi parle-t-on ?

L’immunité d’une population représente le pourcentage de personnes qui ont développé des anticorps face à une maladie et sont, en principe, capables de se défendre en cas d’infection. Le taux d’anticorps est mesuré dans le sang (au bout du doigt).

Si nous connaissons le nombre de personnes diagnostiquées positives, celui des personnes non diagnostiquées, notamment en raison du peu de symptômes qu’elles ont eus, est inconnu.

Connaître le taux de personnes immunisées est important car il permet d’orienter les décisions de santé publique.

Comment cela se passe-t-il ?

Sous l’appellation SérocoViD, Unisanté (sous mandat du DSAS) a lancé 3 volets d’études qui se focalisent sur certains groupes plus exposés ou plus sensibles. 

1-      Comprendre la transmission du virus aux proches des 200 premiers cas répertoriés.

  • Population: 200 cas, environ 1000 personnes à tester
  • Stratégie: axe sur les <20 ans avec description des caractéristiques démographique, géographiques, cliniques des cas et socio-démographiques des contacts
  • Etendue géographique : canton de Vaud

2-      Mesurer la prévalence de porteurs d’anticorps dans la population à l’échelle nationale

  • Population : échantillon représentatif de 800 vaudois identifiés au hasard par l'OFS. Participation à un protocole national
  • Stratégie : répétition tous les trimestres environ, tant que la menace épidémique persiste
  • Etendue géographique : canton de Vaud, au sein d’un protocole à l’échelle suisse

3-      Mesurer la prévalence de porteurs d’anticorps dans des populations exposées du canton

  • Population : 100 collaborateurs d’entreprises semi-publiques ou privées dont les collaborateurs/les usagers sont particulièrement exposés. Le choix des entreprises concernées est en cours au DSAS et à Unisanté et se fera sur la base de critères scientifiques.
  • Etendue géographique : canton de Vaud

Merci pour votre solidarité

Merci d'avance aux personnes qui seront contactées de leur solidarité. En participant, elles contribuent à la lutte contre l’épidémie.

Qui est impliqué  ?

Le DSAS a mandaté Unisanté pour réaliser ces études qui sont pilotées conjointement par Unisanté et l’Office du médecin cantonal sous gouvernance de la Cheffe de département. Des partenariats sont établis avec la SSPH+, l’OFPS et les centres universitaires suisses, en particulier pour le volet 2.

Résultats

L’étude SérocoViD a permis de déterminer qu’en en juin 2020 , environ 7% des Vaudois avaient été infectés par le coronavirus et ont développé des défenses immunitaires. Un chiffre qui s’élevait à 17% pour les adultes en novembre, au pic de la deuxième vague, pour atteindre 25%, en février 2021 , un quart des habitants du canton ayant développé des anticorps, suite à la maladie ou au vaccin.

Questions fréquentes 

Les personnes testées connaîtront-elles leurs résultats ?

Oui, sous la protection du secret médical.

Quelles sont les limites diagnostiques à ces mesures ?

Comme les anticorps mesurés apparaissent au moins 15 jours après le début des symptômes, un tel test n’est pas utilisable pour un diagnostic. La portée et la durée de l’immunité sont également à l’étude.

Comment est protégée la sphère privée ?

Toutes les données sont anonymisées avant leur analyse. Le résultat, communiqué individuellement, est protégé par le secret médical.

Que signifie pour une personne avoir les anticorps ?

Cela signifie simplement que la personne a produit des anticorps contre le coronavirus, soit suite à une infection soit grâce à la vaccination.

La présence d’anticorps protège-t-elle du virus  ?

On ne sait pas encore quel est le degré de protection atteint contre une nouvelle infection.

Combien de temps dure l’immunité ?

Cette donnée est encore inconnue et les études en cours devraient justement nous permettre de préciser cette durée ainsi que le probable lien entre le taux d’anticorps produits et la durée de l’immunité.

Si j’ai déjà été vacciné, est-ce que je peux participer à l’étude ?

Oui, c'est possible.

Comment puis-je me porter volontaire pour une étude ?

Il n’y a pas de volontariat. Pour que l’étude soit valide scientifiquement et méthodologiquement, il faut que les participants soient tirés au sort ou fassent partie des premiers cas répertoriés. C’est ainsi qu’on aura un échantillon représentatif.

Mon employeur peut-il m’obliger à participer ?

Non.

Un employeur peut-il choisir d’inscrire son entreprise à l’étude du volet 3 ?

Non.

Source d'information

 

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