Sur les traces d'André Rapin #4

Publié le 16.07.2020 - Catégorie: Actualité , Apprentissage , Archives , Culture , Histoire et Territoire

La suite de la balade dans les archives d'André Rapin par Jolan Balz. Aujourd'hui, la contrebande...

Archives cantonales vaudoises, PP 985/294

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd'hui, j’ai été frappé par des articles de presse collectés par André Rapin, de manière systématique et avec un souci de classement. Ces articles étaient découpés et collés sur une page, certaines lignes étaient surlignées, probablement des sujets qui captaient son attention.

Il puisait dans la Feuille d’avis et la Gazette de Lausanne, celles de Vevey, ainsi qu’au sein des bulletins des CFF, des témoignages qui cultivaient probablement son appétence pour les reliefs de l’actualité. C’est aussi dans cette période qu’il devint haut fonctionnaire des douanes. Ce lot contient divers articles concernant, plus largement, l’aménagement du territoire en région vaudoise. André Rapin a aussi collecté tout ce qui pouvait concerner les douanes suisses, notamment les faits divers liés à la contrebande, à des actes terroristes, etc.

Je tenais à faire le lien avec un article que j’ai moi-même rédigé, concernant la contrebande. J’ouvre donc une parenthèse et me permets de sortir exceptionnellement du cadre des présentations des archives, pour vous présenter le défi auquel les douanier-ère-s devaient faire face.

Nous voilà à une époque où la contrebande répondait à un besoin pour les populations locales et constituait une source de revenus indispensable. Alors que de nos jours nous faisons face à des  trafics de drogues, d’armes, de capitaux et autres, j'ai envie de partager avec vous quelques faits historiques, glanés dans mes différentes lectures. Comme quoi, une archive nous invite, plus que jamais, à ouvrir d’autres tiroirs, à tirer sur d’autres fils.

Nous avions la venue des Italiens en Suisse, aussi nommé Spalloni, signifiant « passants » ou « coursiers » ; ces hommes parcouraient les montagnes suisses pour rejoindre les villes et villages. La Suisse  avait aussi été marquée par des individus pendant le début du 19e siècle, à l’image d’Eugène Spechbach, qui avait secoué le Jura par ses nombreuses frasques ; il en fut condamné plus d’une fois. Il transportait des fûts d’alcool délibérément fraudés. D’aucuns se souviennent aussi de Farinet : Joseph-Samuel Farinet, aussi appelé le Robin des bois des Alpes, s’est rendu célèbre par la fabrication de fausse monnaie qu'il offrait aux démunis. Il ne cessait de se cacher, de s’échapper et de se moquer des différentes sommations.

La contrebande existe encore de nos jours, de manière peut-être plus sophistiquée, mais il est drôle de se remémorer ces anciennes pratiques.

J'espère avoir éveillé votre curiosité à découvrir mon article complet sur la contrebande (voir ci-dessous).

Alors on se retrouve demain pour la présentation de la dernière archive ! N'arrêtez jamais d'apprendre et surtout, restez fier-ères, salut !

Partager la page