Dossier de l'exposition

Introduction

Exposition temporaire du 24 janvier 2008 au 10 janvier 2009


L’exposition «Vaud se (re)présente. Flâneries cartographiques», est axée sur la collection de cartes manuscrites et imprimées, constituée par les Archives cantonales vaudoises, depuis le début du XIXe siècle.

Rapatriés pour une part de Berne avec les archives officielles vaudoises, déposés pour une autre part dans les communes ou chez des particuliers, ces documents ont été patiemment regroupés dans l’institution cantonale, où ils constituent deux sous-sections documentaires majeures, les plus consultées, sous les cotes «GB Cadastres et plans» et «GC Cartes». Ils renvoient aujourd’hui à 2470 volumes, pour 150 000 feuillets, et à 5000 cartes. Ils couvrent une période qui va de la fin du XVIe à la fin du XXe siècle (1578-1995), à laquelle succède dès 2005 le logiciel GéoPlaNet.

L’exposition présente une sélection de cartes et plans des « siècles d’or » de la cartographie, soit principalement des XVIIe au XIXe siècles, époque où le Pays, puis canton de Vaud, présente un visage agricole marqué: centres urbains isolés, villages disséminés, vastes terroirs à grains, coteaux de vignobles, forêts et alpages. Toutes régions, encore présentes sous nos yeux, mais dont les contours ont été profondément modifiés par l’exode rural, l’expansion urbaine, l’explosion démographique et son besoin de place, le développement du tertiaire couplé à la disparition du primaire, le développement des loisirs, depuis la fin du Deuxième conflit mondial. Les «siècles d’or» constituent la partie la plus originale, la plus «exotique», voire la plus dense de cette collection.

Mais pour relever les défis de la conservation et de la transmission de ces témoignages ethnologiques, il importe d’abord d’en prendre connaissance.

L’exposition insiste sur la « Richesse des cartes et plans », sur la continuité de ces séries et le souci constant des Archives cantonales vaudoise de compléter leur collection. Laissez-vous guider, au travers d’étapes visuelles, et traversez le canton «au pas de la boye», au rythme du piéton ou de la diligence («Vaud à hauteur d’homme»). Soyez sensibles aux témoignages d’historiens, de géographes, de poètes. Laissez-vous aller à cette «Flânerie cartographique». Faites halte sur La Côte, à Féchy («Arrêt sur image : le domaine patricien du Saujeai»), puis observez l’art des géomètres et leur goût du beau, voire leur sens de l’humour («Fantaisies cartographies : entre respect et facétie»). «Monsieur le Commissaire aux champs», saura retrouver les gestes de son lointain aïeul, avant de clore votre périple sur quelques réflexions inhérentes aux défis de la transmission d’un patrimoine, riche certes, mais fragile comme un «chef-d’œuvre en péril».

Enfin, deux vitrines centrales s’attardent sur le contenu des cartes de cette époque («La cartographie : une source d’informations variées et inépuisables») et leurs multiples exploitations éditoriales («La cartographie: une exploitation éditoriale à succès»).

L’exposition tourne résolument le dos à l’érudition au profit du plaisir de la (re)découverte d’un paysage, plus proche d’Emile Jaques-Dalcroze (1865-1950) ou de Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947), encore parcouru peut-être par Rodolphe Rubattel (1896-1961), mais à l’opposé de celui géré par Jean-Pascal Delamuraz (1936-1998).

Une exposition sous forme de «Flâneries cartographiques», de «mise en bouche», selon le vocable des gastronomes, «incitative», selon les archivistes, pour vous pousser à (re)explorer ces collections, (re)découvrir votre région ou votre commune.

Richesse et continuité de la cartographie vaudoise

Plans cadastraux

Les Archives cantonales vaudoises conservent la plus importante collection de registres de plans cadastraux de Suisse, entre la seconde moitié du XVIIe siècle et 1914, manifestation de la volonté des autorités, en 1959, de regrouper tous les plans et registres cadastraux dressés avant 1803 dans l’institution cantonale.

Les premiers registres de plans remontent aux années 1651 et 1658. Ils apparaissent plus tôt que partout ailleurs en Suisse. La ville de Lausanne est la première ville de Suisse à être cadastrée, ses plans datent du début des années 1670. Ces représentations visuelles du territoire et du paysage apparaissent dans le Pays de Vaud, près de deux cents ans avant les débuts de la photographie.

A l'échelon suisse, le canton de Vaud abrite une collection de 155 000 planches de plans cadastraux, regroupés en 2275 registres (Sous-section GB).

143 registres concernent le XVIIe siècle, 525 le XVIIIe siècle, 1406 le XIXe siècle, de loin le mieux fourni, et 201 le début du XXe siècle.

Cartes topographiques

Forte de 5000 cartes (Sous-section GC), cette collection est constamment actualisée.

Les cartes « manuscrites », souvent aquarellées, représentent, globalement ou séparément, les territoires communaux (1564-1995), les bailliages (1660-1802) et plus tard les districts, ainsi que les cours d’eau, forêts, montagnes et marais, routes et ponts, mines et salines, bâtiments et domaines de l’Etat, du XVIe au XXe siècle.

Parallèlement, l’évolution du relevé topographique suisse apparaît dans les cartes « imprimées ».

Ainsi, dès 1830, les autorités fédérales encouragent les relevés topographiques scientifiques, sous la direction d’Henri Dufour (1787-1885), qui publie de 1845 à 1864, la première carte officielle de la Suisse, au 1:100 000, suggérant le relief par des hachures et des ombres. Hermann Siegfried (1819-1879) lui succède et de 1870 à 1926 et réalise l’Atlas topographique de la Suisse, dont les cartes au 1:25 000 et au 1:50 000 rendent le relief par des courbes de niveau.

En 1938, paraissent les premières feuilles de la nouvelle Carte nationale au 1:50 000, conçue par Edouard Imhof et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). La publication des feuilles au 1:50 000 s’achève en 1964, celle au 1:100 000 en 1965 et au 1:25 000 en 1979.

A la haute précision des « plans d’ensemble » de la Mensuration cadastrale suisse (1931-1989), viennent s’ajouter des photographies aériennes effectuées pour le compte du Service topographique fédéral (1931-1963), les relevés des Améliorations foncières (1914-1971), ainsi que les plans cadastraux semi-numériques (1920-1968/1987-1992).

Une collection cartographique en constante actualisation…

L’Etat de Vaud actualise constamment les collections de cartes et plans dans le but de constituer une Mémoire cantonale cohérente. Les historiens du XIXe siècle, relayés par le Conseil d’Etat, ont chargé les Archives cantonales, par arrêtés et circulaires, de collecter les documents cadastraux antérieurs à 1803, déposés par les vicissitudes de l’Histoire et les troubles politiques, à l’extérieur des dépôts cantonaux.

Par arrêté du 10 avril 1959, les Archives cantonales sont habilitées à rapatrier les documents du gouvernement antérieurs à 1803, soit les anciens plans cadastraux (XVIIe-XVIIIe siècles), les anciens terriers (XIVe-XVIIIe siècles), remplacés des 1803 par les cadastres.

Les services cantonaux (Cadastre, Registre foncier, Finances et Information sur le territoire) versent périodiquement aux Archives cantonales les documents cadastraux dont ils sont les auteurs ou les dépositaires.

L’arrêté du 13 août 2001, modifiant celui du 10 avril 1959, a étendu la période prise en compte pour la remise des plans cadastraux  « établis dès 1803, jusqu’à leur numérisation, quels que soient leur support, leur format et leur échelle ».

Cette collection est donc à vues humaines protégée et mise à jour. Par contre, son exploitation constitue le principal défi à sa conservation.

…aux multiples utilisations

Les plans cadastraux et les cartes constituent la représentation visuelle la plus ancienne et systématique du territoire vaudois, véhicule d’informations économiques (structures agraires, cultures, état des massifs forestiers), toponymiques, humaines et urbanistiques (organisation des villes et villages, habitat, monuments), comme vous le (re)découvrirez tout au long de l’exposition.

Les « terriers » (reconnaissances des terres par les tenanciers) de l’Ancien régime (Section F, 1234-1798) et les « cadastres » depuis 1803 (Sous-sections GD, S et SB) complèteront votre information sur le territoire, avant l’élaboration du logiciel « GéoPlaNet ».

Vaud «à hauteur d’homme»

« Malgré ses villes grandes et petites, son industrie, ses hôtels, le canton de Vaud est encore, dans sa majorité, un canton paysan, un pays d’agriculteurs et de vignerons. »
Paul Maillefer, Vacances en Suisse, Genève, Lausanne, 1909, p. 226.

La région d’Oron

« Des chênes aux larges branches, des alpins bouleaux se projettent encore sur les champs ; d’énormes pierres arrêtent la charrue ; les arbres fruitiers croissent pêle-mêle, abandonnés à la seule nature. Les habitations sont la plupart dispersées. La maison se cache derrière le large avant-toit qui couvre le bûcher. La lumière a peine à pénétrer dans la chambre basse, fermée avec soin. »
Louis Vulliemin, Le canton de Vaud. Tableau de ses aspects, de son histoire, de son administration et de ses mœurs, Lausanne [1862], pp. 422-424.

S.d. [1660 environ].- Carte du bailliage d’Oron avec les portions limitrophes des bailliages bernois et fribourgeois. Non signée. Note dorsale d’Antoine Baron Probablement par Samuel Gaudard, au XVIIe siècle, ACV, GC 501.

Le vignoble de Villette

« J’aime à voir ces terrasses se tendre audacieusement leurs étages ; et les murs s’ajouter aux murs comme une immense échelle de pierre qui essaierait de gravir les airs.»
Juste Olivier, Le canton de Vaud : sa vie et son histoire, Lausanne, 1e éd. 1837, rééd. 1938, vol. 1, pp. 92-93.

S.d. [1710-1711].- Carte du vignoble de Villette. Copie, ACV, GC 2153.

La Côte des frères Olivier

« Si les frères poètes Juste et Urbain Olivier revenaient dans leur village natal [Eysins], ils s’y promèneraient à travers un labyrinthe de constructions nouvelles de type villageois où l’ordre contigu concourt à l’unité du centre du village. Et, l’appétit venant, Juste ne manquerait sûrement pas d’inviter Sainte-Beuve, en villégiature à Eysins, à déguster quelques Malakoffs enfromagés, arrosés d’un cru du coin, à l’auberge du lieu. »
Anne-Lise Calame, « Onze communes sur un plateau », dans Le district de Nyon, 32 communes, Nyon 1991, pp. 31 et 35.


1774.- Carte topographique des territoires d’Eysins, Signy et Aveney, bailliage de Nyon, levée en faveur de Leurs Excellences de Berne, par le commissaire Givel, ACV, GC 237 A.

La vallée de Joux : esquisse jurassienne

« Ce qui frappe à La Vallée, c’est l’éparpillement des habitations le long de la route pour former des hameaux, des villages étirés dans le sens de la longueur. Ce groupement a pour cause le mode de colonisation de La Vallée. Mais des facteurs d’ordre topographique et climatologique ont également contribué à provoquer cette dispersion rectiligne des habitations. »
Charles Biermann, Paul Maillefer, Géographie illustrée du canton de Vaud, Lausanne, Neuchâtel [1926], pp. 258 et 272.

1812-1814.- Carte du Lieu. Signée Cavat, ACV, GC 1141/1.

Le Pays-d’Enhaut dans son écrin

« Deux défilés, la Tine et la Chaudanne ; entre les deux, une partie de la vallée de la Haute-Sarine, resserrée en son milieu par le passage mal famé de la Malachenau. Un village paroissial, Rossinière, avec son église et sa cure ; une annexe : le hameau de Cuves. Deux localités, l’une et l’autre écartées du grand chemin de la vallée. A gauche, à droite des remparts de pré abrupts et de rochers ; deux cols, l’un facile, le sentier d’Ensolomont conduit dans l’Intiamont, l’autre long et scabreux, le passage des Gaules, en coupant le vallon de l’Hongrin, mène à Villeneuve par le col de Chaude. »
Emile Henchoz, « Pour le troisième centenaire de la Maison de la Place à Rossinière », in Revue historique vaudoise, 1964, p. 1.

1846.- Carte de la commune de Rossinière. Signée Duvoisin, ACV, GC 1324/1.

Vevey entre tradition et modernité

« Vevey a de l’industrie à revendre ; il s’y imprime un antique almanach. Ses « bouts » [de cigares Ormond] ont une réputation universelle entre Genève et Berne ; sa farine Nestlé a conquis le monde et rapporté des millions. Vevey a eu ses tramways bien avant Lausanne, de même que son casino et ses quais. La Fête des vignerons a porté sa renommée dans le monde entier et attire périodiquement un nombre inusité de visiteurs. »
Paul Maillefer, Vacances en Suisse, Genève, Lausanne, 1909, p. 224.

1909-1914.- Carte de Vevey. Signée Blanc, ACV, GC 1348/5.

Lausanne en creux et en bosses

« La capitale du canton de Vaud est Lausanne, ville qui, dit-on, ressemble à Jérusalem. Elle est bâtie sur trois collines à demi-lieue (sic) du Lac Léman. Les pentes sont si escarpées, que les chevaux, traînant une voiture, n’y montent qu’à peine. Le torrent qui traverse cette ville roule des eaux rapides et furieuses. Le terrain autour de Lausanne est inégal et montueux. C’est un pays de vignes, de champs et de fruits. »
Clara Filleul de Fétigny, Voyages en Suisse et Savoie ou détails intéressants sur le productions naturelles et industrielles, les monuments, les curiosités, les moeurs et usages des habitants de ces contrées, Limoges, Paris, 1860, pp. 215-217.

1838.- Carte de Lausanne et environs, d’après les plans Berney, ACV, GC 1132/155.

Arrêt sur images : le domaine patricien du Saujeai à Féchy

Noble Louis-Rodolphe Mayor, seigneur de Lully, tient en 1761 au hameau du Saujeai, sous Féchy, un domaine patricien représentatif des campagnes d’agrément, à la fin du XVIIIe siècle : autour d’une cour monumentale, la maison de maître, orientée à l’Est, ouvrant sur un jardin à la française agrémenté d’une pièce d’eau, fait face aux « communs » et autres dépendances constitués de granges, écuries et étables, avec pressoir, cave, poulailler, cour, courtine (ou aisance). Viennent ensuite les enclos des vergers, des jardins et des chenevières, entourés de haies vives.

Plus loin, au Sud, « à Lac », plusieurs parcelles de pré à clos et à record (pièces soustraites à la vaine pâture et à l’assolement triennal), traversées d’un ruisseau pour abreuver les bêtes et irriguer les sols.

Plusieurs parcelles de vigne, dispersées pour circonscrire les atteintes de la grêle, assurent un vin à l’usage domestique, sinon à la consommation villageoise.

Les parcelles sont de bonne taille. Elles supposent des regroupements par achats ou alliances, entre familles fortunées fortement implantées sur ces terres de rapport. Bourgeois de Lausanne, patriciens bernois, banquiers de Genève et Français réfugiés ont trouvé dans la campagne vaudoise quelques belles propriétés, résidences d’été pleines de charme ou domaines au rendement sûr : Barbey, Duthon, Demartines, Warnery, de Watteville, May, Frisching, de Saconnex, Lect, de Morsier, comme bien d’autres.

1761.- Plans des fonds que possède Noble Louis-Rodolphe Mayor, seigneur de Lully, assesseur baillival de Morges, rière Féchy, attribués à Jean-Pierre-Baltazar Gaulis et Pierre Tissot, ACV, PP 63/4 Renaud (famille).

Fantaisies cartographiques

Entre respect et facétie

« On dit des cartes qu’elles sont des « réalisations d’ordre technique à base mathématique, objectives et impersonnelles, par opposition aux documents iconographiques, d’inspiration artistique et subjective. Il semble difficile d’admettre que les documents élaborés par l’arpenteur d’Ancien régime, soient «impersonnels» ! Ce manuscrit porte la marque de son auteur, même quand la technique, améliorée par le progrès des sciences, lui fait atteindre une objectivité plus grande. Les méthodes cartographiques sont les mêmes; mais le plan restera personnalisé, manifestation du style de son auteur. »

Roger Desreumaux, « L’expression du paysage géographique par les arpenteurs du XVIIIe siècle : l’exemple du Nord de la France », XVe Congrès international de l’histoire des sciences, Edimbourg 1977, p. 3.

Si ces manifestations d’esthétisme apparaissent aussi comme une louange au Créateur et au Patriciat bernois, dont la sagesse est garante de la prospérité du pays et du bien être de ses habitants, pourquoi ne pas y déceler une touche politique, voire sarcastique ?

Certes, les armes des familles bernoises (1745) symbolisent la sujétion au Souverain et la pérennité de l’ordre établi. Les armes conjointes de Berne et Fribourg (1727) rappellent le gouvernement médiat sur les bailliages d’Orbe-Echallens. Mais le lion de Fribourg et l’ours de Berne, incarnent davantage des gladiateurs ou des hercules de foire que le patriciat multicentenaire, imbu du bien de ses sujets. Le guerrier terrassé (1808-1812), scène mythologique proche du dieu Mars, ne prévient-il pas toute velléité de soulèvement ou symbolise-t-il rétrospectivement la défaite de l’occupant bernois ?

Les étendards flottant au vent (1771) accentuent l’air air martial de la puissance des armées bernoises, sûres de leur force dans leur appartenance au Corps helvétique pacifique et triomphant.

Mais les angelots souriants (1722) incarnent-ils un pays paradisiaque ou n’égratignent-ils pas un peu un suzerain éthéré, éloigné des préoccupations de ses sujets ? Les scènes de chasse (1727), les amoureux enlacés (1718) ou les danseurs (1771), ne font-ils pas la part belle aux charmes de l’existence, alors que les Consistoires, d’inspiration bernoise, (sur)veillent la bonne moralité de leurs paroissiens? Le paon (1717) ne reflète-t-il pas la vanité viscérale de Messieurs de Berne ? Et, une flottille de galions croisant au large de Préverenges (1773), ne relève-t-elle pas les désirs avortés de grandeur lacustre de LL.EE. ou plus simplement, par son excès, ne marque-t-elle pas toute absence de marine sur le Léman?

Mimétisme inconscient ou désir de continuité, le Gouvernement cantonal ne s’est-il pas approprié (1808-1812) quelques symboles du pouvoir de ses prédécesseurs ?

Et tout cela aussi pour le plaisir de vos yeux.

Monsieur le Commissaire aux champs

L'arpenteur

Au cours de la première étape, l’arpenteur est sur le terrain avec des aides qui portent les instruments de mesurage. Ceux-ci nous sont bien connus par les cartouches dont sont ornés certains plans. La chaîne est composée de plusieurs segments de fil de fer ou de laiton assez gros, reliés entre eux. Chacun des chaînons, y compris l’anneau qui le relie au voisin, a une longueur déterminée et l’ensemble de la chaîne fournit une longueur précise […].

L’utilisation du cercle de cuivre, encore appelé équerre d’arpenteur ou alitade, nécessite la pose de jalons. Pour mesurer les angles, on se sert de ce cercle, et sur lequel quatre pinnules fixes marquent les angles droits. Un axe mobile porte une longue-vue, qui permet de repérer au loin les jalons et d’évaluer ainsi l’angle qu’on désire connaître.

Ayant réalisé quelles sont les dimensions des pièces et leurs angles, on peut passer à la deuxième étape : le levé du terrain. Le cercle d’arpenteur est souvent fixé sur une planchette : sur une feuille de papier fort, bien étalée sur la planchette, sont tracés les angles et reportées les longueur. Ainsi le brouillon est-il établi […].

Roger Desreumaux, « L’expression du paysage géographique par les arpenteurs du XVIIIe siècle : l’exemple du Nord de la France », XVe Congrès international de l’histoire des sciences, Edimbourg 1977.

1773.- Carte géométrique et régulière du territoire de Préverenges où se trouve enfermé une partie du territoire de Denges, par le commissaire Tissot, ACV, GC 176 A.

Technique et instrument d’arpentage

L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers par une Société de gens de lettres, mis en ordre & publié par M. Diderot, & quant à la partie mathématique par M. d’Alembert, Paris 1751-1772, se veut un panorama des connaissances du XVIIIe siècle, dont l’arpentage et le nivellement, la chaîne, les niveaux, les compas, la « boussole » [Pl. 1-2, fig. 15], le « cercle d’arpenteur ou graphomètre » [Pl. 1-2, fig. 16], l’«alidade », la « lunette » [Pl. 1-2, fig. 4], la « planchette » [Pl. 2-3, fig. 31], etc. Reproductions tirées d’une publication postérieure à l’édition originale, Lausanne et Berne, 1779-1782.

Sauver un patrimoine menacé

En regroupant cartes et plans, pour en assurer la consultation, le canton de Vaud a constitué une des collections les plus complètes et les plus anciennes de Suisse.

  • 5000 cartes
  • 2500 registres et portefeuilles de plans cadastraux, depuis 1650.

La conservation de cette collection exceptionnelle engendre une lourde responsabilité et une politique de sauvegarde collective.

Une exigence de consultation, doublée d’une dégradation inquiétante

Toutes les catégories de lecteurs ont consulté ces documents :
généalogistes et toponymistes, historiens du territoire, géographes, historiens de l’art, architectes, les citoyens enfin, qui ont compris la qualité et la richesse de cette source, facile d’accès.

Assurer une protection efficace à un coût supportable

En quelques années, la fréquence de consultation a été multipliée par dix avec une dégradation proportionnelle. L’Etat propose des solutions de conservation et de substitution sans restreindre la consultation :

  • Reconditionnement des originaux, par stockage horizontal.
  • Restauration des plans originaux les plus menacés, pour assurer leur manipulation à moyen terme. Les études conduites en 1999 ont chiffré le coût de la numérisation à 6 millions de francs et la durée de la restauration à 44 ans, temps plein, pour une personne (ou 70 000 heures ou 8750 journées).
  • Etudes sur la numérisation de la collection des plans et des cartes en 1999 et 2000.

Une solution, vers une préservation hybride

Avec la numérisation, nous vivons une période de transition avant qu’une certaine stabilisation ne s’installe du point de vue de l’archivage numérique.

C’est pourquoi, l’instauration de systèmes et de méthodes de présentation hybrides semble incontournable pour l’heure :

  • La numérisation sert prioritairement la consultation et la diffusion des images des plans et des cartes.
  • La préservation à long terme se fait par la conversion du numérique vers l’analogique (microfilm et photographie).
  • Les documents originaux sont exclus de la consultation et feront l’objet de restauration, selon les moyens financiers mis à disposition.

Un geste civique et un projet novateur

La sauvegarde de ce patrimoine cartographique ne pourra s’effectuer qu’en groupant des forces potentielles jusqu’ici disparates :

  • La Confédération, au travers de la Protection des biens culturels, l’Etat de Vaud, par son soutien technologique et financier.
  • Les communes, en acquérant la première image graphique de leur territoire.
  • Les particuliers, auxquels il sera proposé d’acquérir des fac-similés. Cette initiative déjà réalisée sur le plan individuel sera proposée sur une vaste échelle.

Techniquement, la numérisation des cartes et des plans cadastraux doit être considérée comme un projet pilote, innovant et financièrement supportable.

Posséder ce patrimoine est le privilège constitutif de notre identité. Sauvegarder cette source fondamentale est un geste civique unissant dans un même effort financier et patrimonial citoyens, canton et Confédération.

La cartographie: une source d’informations variées et inépuisables

Villes et villages : persistance de l’environnement et de l’urbanisme

L’un des éléments constitutifs du paysage est le relief. C’est l’un de ceux qui apparaissent le moins sur les plans d’arpentage.

L’hydrographie a davantage attiré l’attention, de même que l’aspect routier.

De l’habitat proprement dit (village, petite ville), l’arpenteur nous laisse le plan et parfois le profil : des plans de ville avec des maisons en élévation. Parfois le plan représente de petites fermes isolées ou des rangées de maisons (moulins, églises et châteaux, tir à l’arc, carrières de pierre de taille). Au moins avons-nous une idée de l’aspect général de l’habitation plus complète qu’avec un simple dessin en plan.

Le paysage industriel (moulin, carrières) n’a que des expressions sporadiques.

C’est surtout l’aspect agraire du paysage qui est exprimé. Les terres labourées permettent d’opposer bocage et openfield, par la présence ou l’absence de haies. Le parcellaire, plus ou moins régulier, se traduit ici par de grosses pièces, là par des pièces allongées, orientées dans le même sens. Il arrive qu’un changement d’affectation soit précisé.


Roger Desreumaux, « L’expression du paysage géographique par les arpenteurs du XVIIIe siècle : l’exemple du Nord de la France », XVe Congrès international de l’histoire des sciences, Edimbourg 1977.

Les monuments historiques : un patrimoine culturel familier

Les monuments historiques constituent une part essentielle de notre environnement quotidien, même si le citoyen n’est habituellement pas autorisé à y pénétrer ou à y séjourner. Les châteaux, (souvent siège aujourd’hui du gouvernement ou de l’administration), comme les maisons de ville, les églises (abbayes, cathédrales, collégiales) et les cimetières sont des points de ralliement et marquent les événements et les étapes de la vie des membres de nos communautés. Les géomètres de l’Ancien Régime, sensibles à ces aspects identitaires ou par souci esthétique, ont parfois représenté ces monuments en perspective cavalière sur des cartes et des plans, comme c’est le cas pour les châteaux de Lausanne et de Lucens, tous deux résidences de l’évêque de Lausanne, avant de devenir siège du gouvernement et de l’administration, pour le premier, pensionnat et galerie d’art pour le second.

Scènes de la vie champêtre : pêche et semailles

Les cartes et plans représentent d’innombrables scènes de pêche ou de batellerie au cours desquelles les embarcations du Léman ou du lac de Neuchâtel apparaissent de conception variées : à rame, à voile, plus tard à vapeur. Sous un vocable varié, la « barque du Léman » se décline sous diverses formes - nau(e), cochère, brick, brigantin, galère, galiote - et atteste un moyen de transport local largement répandu. « Le commerce des marchandises, note le doyen Bridel dans « Le Conservateur suisse » en 1814 – qui se fait chez nous par eau consiste en marchandises étrangères et en marchandises du pays [qui sont] vin, fromage, pierre à bâtir de Meillerie, marbre de Roche, tuiles et briques, bois de chauffage et de charpente, foin, fumier, fruits, bestiaux, beurre, paille, grains. »

Les travaux des champs sont par contre peu représentés, à l’opposé des terroirs où les natures de cultures (forêts, prés, champs) sont monnaie courante. Les pratiques agraires (l’assolement) n’ont pas retenu l’attention du dessinateur, tant celles-ci étaient répandues et connues des contemporains. Lorsque le droit de parcours aura été aboli, vers 1812, il sera très difficile de reconstituer ces pratiques communautaires. Les humains et leurs outils de travail sont habituellement absents des cartes. Ainsi leur présence n’en est que plus précieuse, tels l’attelage de foin sur le domaine de la Vallombreuse (Lausanne) ou les semailles et les animaux de ferme représentés en 1820 sur la carte de Villars-Tiercelin.

Les vues panoramiques : un spectacle de choix

A l’opposé des édifices particuliers, les vues panoramiques sont rarement représentées – ici Lausanne et Payerne - méritent une mention particulière.

Lausanne

La vue de Lausanne, prise en 1721 depuis la campagne de la Borde (Nord-Ouest), balaie l’ensemble de la Cité et de la Ville, du Nord au Sud : Château Saint-Maire, murailles et bâtiments antérieurs à la construction du Grand Conseil, ancienne Académie, Cathédrale, vieil Evêché, église Saint-François, porte de Rive, Lac Léman avec barque et Dent d’Oche sur la rive savoyarde. La Cité a perdu ses habitants, mais les bâtiments officiels sont encore présents, même si certains ont depuis le XVIIIe siècle changé d’affectation.

Payerne

La carte de Payerne est agrémentée d’un frontispice représentant la ville et ses faubourgs, prise depuis les hauteurs de La Riollaz, dessinée par Pierre Willommet, en 1738-1739, dont les autorités reconnaissaient déjà le talent. La colline, plantée de vergers et de pâturages, descend en pente douce jusqu’aux remparts, aujourd’hui en majeure partie disparus. On reconnaît tout de même l’abbatiale, l’église paroissiale et quelques bâtiments privés, avec en arrière plan les contreforts du Jura enneigés.

La cartographie : une exploitation éditoriale à succès

Les géographes peuvent tirer de nombreux enseignements des cartes et plans-terriers. Ces derniers n’ont pas été conçus comme des documents proprement géographiques; à l’instar des cadastres actuels, ce sont des cartes à usage fiscal. Créées dans un but limité, les sources cartographiques ne décrivent pas le paysage tout entier, elles ne sont que de simples réductions de la réalité. L’auteur traduit sur le papier, en un style personnel, la plus grande partie des observations qu’il a faites sur le terrain, sélectionnant celles qui sont indispensables à la finalité du document.

Le chercheur moderne, bénéficiant des découvertes des sciences humaines, tire de ces documents des enseignements en rapport avec sa spécialisation.

Le géographe reconstitue le paysage et son évolution en vue d’une explication plus globale de la réalité géographique présente. Des spécialistes d’autres disciplines, historiens, sociologues, économistes, juristes, toponymistes, généalogistes…découvriront aussi des éléments qui leur seront utiles.

Tous profitent aujourd’hui du patient travail de terrain des arpenteurs, cartographes du détail et compétents surtout en géographie humaine. Ces artisans modestes nous sont précieux parce que non seulement ils connaissaient les paysans avec qui ils vivaient et dont ils devaient établir les redevances, mais encore parce qu’ils exprimaient sur leurs plans des paysages familiers.

Roger Desreumaux et Roger Sevrin, « Les cartes et plans-terriers conservés aux Archives capitulaires de Tournai : leur intérêt géographique », dans Annales de la Société royale d’histoire et d’archéologie de Tournai, Tournai 1977.

Des publications vaudoises prometteuses

L’histoire des campagnes, élaborée à partir des riches collections des Archives cantonales vaudoises, a connu un engouement certain et rapide dans les années 1970-1980, après de la recherche universitaire et du Service de l’aménagement du territoire. Le Pays de Vaud a fourni un champ de recherches étendu à Georges Nicolas, qui publia en 1972 dans l’« Encyclopédie Illustrée du Pays de Vaud » une reconstitution pleine de promesses sur l’Assolement triennal de la communauté de Gollion au 17e siècle suivie en 1975 du magistral Atlas statistique agricole vaudois. Anne Radeff publiait en 1980 une thèse d’histoire Lausanne et ses campagnes conçue dans une optique transdisciplinaire, qui dès lors engendra en Suisse et en Europe francophone des développements abondants, tels les derniers « Actes du Colloque de Paris de 1998 », consacrés aux Terriers et plans-terriers du XIIIe au XVIIIe siècle.

De l’utilisation traditionnelle des documents fonciers aux possibilités qu’offrent l’informatique pour le traitement des données et la cartographie régressive, c’est le métier d’historien qui est apparu en plein renouvellement.

Histoire(s) communale et régionale

Depuis 1965, sous l’impulsion des historiens de l’art, dont Marcel Grandjean, des érudits locaux, des communes ou des associations ont entrepris de (re)visiter les archives communales, cantonales, voire transnationales et ont publié plusieurs dizaines de monographies, largement diffusées au sein du grand public.

L’attractivité de ces ouvrages – dont certains sont volumineux - tient d’une part à la qualité des auteurs, à la variété et à l’ancienneté des sources consultées, à la multiplicité des périodes abordées, mais aussi à la présence d’une iconographie de qualité, mise en perspective par des spécialistes, dans laquelle cartes et plans, aux côtés de vues et de photographies d’époque, de peintures ou de publicités, tiennent une place prépondérante.

S’adressant autant aux ressortissants de vieille souche qu’aux nouveaux habitants, attentifs à mieux connaître leurs racines ou à mieux comprendre le présent, l’intérêt du public et le succès éditorial ne se sont pour l’heure jamais démentis.

Expositions cartographiques : les collections se diffusent

A l’heure où les moyens informatiques et visuels valorisent et diffusent les représentations de la terre, les Musées, les Bibliothèques et les Archives organisent à intervalles réguliers des expositions de ces sources documentaires pour sensibiliser le public à cette richesse trop méconnue encore et pour lui faire découvrir l’originalité et la diversité de l’espace qu’il anime sans y prêter attention.

Qu’elles retracent une Histoire de la cartographie ou qu’elles se cantonnent dans des ambitions de présentation plus modestes, ces manifestations ont favorisé la publication de catalogues, l’organisation de visites guidées et l’édition de dépliants pédagogiques.

Elles parlent au grand public: jeunes ou moins jeunes, autochtones ou voyageurs, qui trouvent dans la représentation de l’espace, familier ou exotique, un lieu de rencontre et d’échange.

Croquis, vues cavalières, plans de villes et de villages, relevés parcellaires, cartes manuscrites de seigneuries ou de communes, tous contribuent à éveiller ou à raviver un sentiment d’appartenance à un terroir ou à une culture. Non sans nostalgie parfois. Plus que tout, le public est intuitivement sensible à la beauté des choses.

Les vieux quartiers de résidence urbaine se caractérisent par un sentiment collectif des habitants basé sur une entité spatiale, un genre de vie, la perception d’une appartenance à un milieu particulier. Avec son église, ses commerces, son école, ses services, le quartier ancien possède un véritable centre d’attraction, lieu privilégié de la rencontre. Par expérience, la rénovation de tel ou tel quartier vétuste pose parfois des problèmes psychologiques et engendre des réactions spécifiques.

D’un autre côté, les historiens de l’art, les géographes, les sociologues, les urbanistes – conservateurs de musées ou commissaires d’expositions - sont des vecteurs de communication entre l’homme et son milieu. Par eux et par l’exposition, le citoyen peut alors se (re)donner le temps de se pénétrer de l’âme de sa cité. Une âme forgée par les relations variées et riches qu’elle lui offre – ou lui a offert - avec d’autres, par les moyens de culture mis à disposition, par la possibilité d’un travail en commun sur le plan social, intellectuel ou religieux.

L’exposition reconstitue alors une atmosphère favorable à une vraie communication entre les hommes et le milieu, pour rendre à la ville, à la commune, à la région, ce caractère fragile et fugace qu’elles risquent de perdre: un lieu de rencontre richement diversifié.

Guides d’Archives. Guides d’utilisateurs. Dossiers pédagogiques

L’augmentation régulière de la consultation des sources cadastrales et cartographiques a incité les dépôts d’archives à éditer dans un premier temps des Guides d’archives, présentant le contenu des collections – officielles ou privées –et les prestations de leurs institutions.

Dans un deuxième temps, il s’est avéré indispensable d’élaborer des Guides d’utilisateurs portant sur des sources particulières (généalogique, cartographie), à l’image des Archives d’Ille-et-Vilaine en 2002 (Ages et usages du cadastre) et des Archives cantonales vaudoises en 2007 (Guide(s) de consultation du Cadastre et du Registre foncier), consultables en salle de lecture. Ce « mode d’emploi » augmente l’autonomie du lecteur, développe sa curiosité par des approches inédites et décharge l’archiviste de salle.

Parallèlement, l’Ecole apparaît comme un lieu privilégié susceptible d’appréhender cette source géographique. Englobée dans huit autres domaines d’activités proposés aux élèves de l’enseignement postobligatoire (Gymnases) et à leurs professeurs, le dossier pédagogique Les coulisses de l’Histoire vaudoise (18-2007) se propose au travers de la  Cartographie : l’espace vaudois se (re)présente de développer auprès des jeunes générations la notion de patrimoine et d’évolution des paysages, comme de favoriser l’approche des sources historiques.

Bibliographie sommaire

Généralités
  • BALTENSPERGER, Jacob, La mensuration cadastrale suisse, Département fédéral de justice et police et Société suisse des géomètres, Berne 1937.
  • BERCHER, André, Evolution du cadastre vaudois entre 1954 et 1995, Lausanne 1995.
  • BESSON, Charles, 175 ans de cadastre vaudois, MPG (Revue Mensuration, Photogramétrie, génie rural), 7/1978.
  • BRUNEL, Ghislain et alii, « Terriers et plans-terriers du XIIIe au XVIIIe siècle ». Actes du colloque de Paris (23-25 septembre 1988), dans Mémoires et documents de l'Ecole des chartes 62, Paris 2002.
  • COUTAZ, Gilbert, CONNE, Olivier, « Un enjeu informatique aux Archives cantonales vaudoises : la numérisation de la cartographie », dans Geschichte und Informatik 10, 1999, pp. 93-102 (en annexe).
  • DESSEMONTET, Olivier, Memorandum pour l'usage des anciens plans cadastraux, Lausanne, 1967, 7 p. (dactyl.)
  • HEGG, Louis, Etude sur le cadastre, Lausanne 1923.
  • HEGG, Louis, Le cadastre vaudois, Lausanne 1947.
  • MARECHAL, Michel, Ages et usages du cadastre, publication du Service éducatif des Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, Rennes 2002, 56 p., ill.
  • MONITION, Thierry, « Le cadastre vaudois au XIXe siècle », Lausanne 1989, 243 p. (Bibliothèque historique vaudoise 98).
  • NICOLAS-OBADIA, Georges, Atlas statistique agricole vaudois 1806-1965, Service cantonal vaudois de l'urbanisme, Lausanne, 1974.
  • NICOLAS-OBADIA, Georges, «Assolement triennal de la communauté de Gollion au 17e siècle », dans Encyclopédie illustrée du Pays de Vaud, Lausanne, 1972, t. 3, p. 7 (Les artisans de la prospérité).
  • PICTET, Robert, « Cadastration et fiscalité aux XVIIe et XVIIIe siècles: l'exemple de Belmont-sur-Lausanne », dans Revue historique vaudoise 1981, pp. 9-47.
  • PICTET, Robert, « L'ancienne structure agraire de Faoug au XVIIe siècle », dans Revue historique vaudoise 1986, pp. 51-62.
  • RADEFF, Anne, « Lausanne et ses campagnes au XVIIe siècle », Lausanne 1980, 333 p. (Bibliothèque historique vaudoise 69).

Bâtiments historiques

  • BIERMANN, Charles, La maison paysanne vaudoise, Lausanne 1946.
  • BIERMANN, Charles, « La maison du vigneron vaudois », dans Recueil de travaux publiés à l'occasion du quatrième centenaire de la fondation de l'Université, Faculté des lettres, Lausanne 1936.
  • BISSEGGER, Paul, « Morges », t. 5, dans les Monuments d'art et d'histoire du Canton de Vaud 91, Bâle 1998.
  • FONTANNAZ, Monique, «Les cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845», Lausanne 1987 (Bibliothèque historique vaudoise 84).
  • FONTANNAZ, Monique, « La ville de Moudon », t. 6, dans les Monuments d'art et d'histoire du Canton de Vaud 107, Berne 2006.
  • GILLIARD, Frédéric, La maison bourgeoise dans le Canton de Vaud, 2 vol., Genève 1925 et 1922 (rééd. Slatkine 1983).
  • GLAUSER, Daniel et RAYMOND, Denyse, « La maison rurale dans le canton de Vaud : Le Jura vaudois et ses contreforts, » t. 1, Bâle 1989 (Les maisons rurales de Suisse 16) ; t. 3, « De La Côte à la Venoge » (Ibid. 18) ; t. 4, « Du Gros-de-Vaud à la Broye », (Ibid. 19).
  • GRANDJEAN, Marcel, « La ville de Lausanne », t. 1, dans les Monuments d'art et d'histoire du Canton de Vaud 51, Bâle 1965 ; « La ville de Lausanne, édifices publics », t. 3, dans MAH 69, Bâle 1979 ; « Lausanne, villages, hameaux et maisons de l'ancienne campagne lausan­noise », t. 4, dans MAH 71, Bâle 1981.
  • GRANDJEAN, Marcel, «Les temples vaudois. L'architecture réformée dans le Pays de Vaud (1536-1798)», Lausanne 1988 (Bibliothèque historique vaudoise 89).
  • GRANDJEAN, Marcel, avec des contributions de Brigitte Pradervand et la collaboration de Monique Fontannaz et de Catherine Schmutz, « Avenches. La ville médiévale et moderne, Urbanisme, Arts et Monuments », Avenches 2007, 2 t., 612 p. (Documents du Musée romain 14 et 15).
  • Inventaire Suisse d'Architecture (INSA), publié par la Société d'histoire de l'art en Suisse, t. 5 : Lausanne, Berne 1990; t. 7 : Montreux, Berne 2000; t. 9 : Vevey, Berne 2003.
  • POLLA, Louis, Lausanne 1860-1910 : maisons et quartiers d'autrefois, Feuille d'avis de Lausanne, puis 24 heures, 1960-1986.
  • POLLA, Louis, « Maisons et quartiers d'autrefois », 24 heures, Lausanne 1986. Nouvelle chronique, « Hier, aujourd'hui », 24 heures, Lausanne 1991.
  • RAYMOND, Denyse, « La maison rurale dans le canton de Vaud : Préalpes-Chablais-Lavaux », t. 2, Bâle 2002 (Les maisons rurales de Suisse 17).

Toponymie

Généralités

  • BOSSARD, Maurice et CHAVAN, Jean-Pierre, Nos lieux-dits. Toponymie romande, Lausanne, 1990, 324 p., ill. (La Mémoire du lieu).
  • CATTIN, Florence et alii, Dictionnaire toponymique des communes suisses, Lausanne 2005, 1102 p.
  • JACCARD, Henri, Essai de toponymie: origine des noms de lieux-dits de la Suisse romande, Lausanne 1906, XIX+558 p. (Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande, 2e série, t. 7).

Période médiévale

  • DOVRING, Folke, « Etude sur le cadastre médiéval en Suisse romande », dans Revue d'histoire suisse, 1950/2, pp. 198-243.
  • MORARD, Nicolas, « Un document inédit sur la seigneurie foncière au Pays de Vaud :  l'« extenta nova » de Palézieux (1337) », dans Revue historique vaudoise, 1974, pp. 27-63.
  • RÜCK, Peter, « Les registres de l'administration capitulaire de Lausanne (XIIIe-XVIe siècle », dans Revue historique vaudoise, 1975, pp. 135-186.

Dictionnaires

  • DIDEROT, Denis, d'ALEMBERT et alii, L'Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Paris, 1752-1777, articles: Arpentage, Optique, Géométrie.
  • DUPRAZ, Hubert, « Cadastration », dans Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), Haute­rive 2003, t. 2, pp. 807-808.
  • EGGLI, Hans-Rudolf, « Cartographie », dans Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), Hauterive 2003, t. 2, pp. 54-55.
  • MOTTAZ, Eugène, « Plans cadastraux » et « Cartes topographiques », dans Dictionnaire historiques, géographique et statistique du canton de Vaud (DHV), Lausanne 1914-1921, t. I et II.

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