Le Service de protection de la jeunesse évolue vers une nouvelle gouvernance

Le Service de protection de la jeunesse évolue vers une nouvelle gouvernance

Publié le 04.10.2018 - Catégorie: Actualité et Enfance, jeunesse et famille

Le rapport de l’ancien juge fédéral Claude Rouiller sur la gestion par l’Etat d’un couple dysfonctionnel condamné, en première instance, pour des actes graves de maltraitance sur leurs enfants, a, notamment, mis en évidence des manquements dans la gestion des cas critiques, entre autres, par le Service de protection de la jeunesse (SPJ). Le changement à la tête du SPJ permettra à la Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) de mettre en place une nouvelle gouvernance.

Tirant les leçons du rapport Rouiller rendu public le 24 septembre 2018, la conseillère d’Etat
Cesla Amarelle a eu, ces dernières semaines, des échanges intenses sur l’organisation et
les pratiques du SPJ et elle a fait valider un plan d’action par le Conseil d’Etat, communiqué il y a une semaine. Les relations entre la direction du SPJ et les Offices régionaux de protection des mineurs (ORPM) d’une part, entre le SPJ et l’Autorité de protection de l’enfant déléguée aux justices de paix d’autre part, sont au coeur des changements initiés par la cheffe du DFJC. Mme Amarelle et le chef du SPJ, M. Christophe Bornand, ont estimé, d’un commun accord, que la mise en place de ces changements devait être portée par une nouvelle personne à la tête du service. Le Conseil d’Etat remercie M. Bornand pour la qualité de son travail en tant que chef du SPJ et lui adresse ses meilleurs voeux pour la suite de sa carrière.


Par ailleurs, des démarches sont en cours en vue de la réorganisation de la direction de l’ORPM Nord, dont les carences ont été relevées par l’enquêteur Claude Rouiller. Dans l’immédiat, Frédéric Vuissoz, chef de l’Office des curatelles et tutelles professionnelles (OCTP) au Département des institutions et de la sécurité (DIS), prend la direction ad intérim du SPJ. Le poste de chef de service sera par ailleurs mis au concours. Agé de 49 ans, Frédéric Vuissoz connaît très bien les enjeux de la protection des enfants. Educateur et assistant social de profession, il a une grande expérience de conduite dans le domaine social tant auprès des adultes que des mineurs. Il a travaillé de nombreuses années pour le SPJ et en connaît l’organisation. Il a été le chef de l'Office régional de protection des mineurs de l'Ouest vaudois de 2005 à 2010, avant de prendre la tête de l'Office du tuteur général, dont il a initié avec succès la réforme en cours. Le Conseil d’Etat remercie M. Vuissoz d’avoir accepté de se mettre à disposition immédiatement pour reprendre la direction du SPJ.

Communiqué de presse (PDF, 73 Ko)

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