Covid-19: réagir face aux difficultés scolaires et psychosociales des jeunes

Depuis 18 mois, les jeunes démontrent d’une solidarité à toute épreuve en appliquant les mesures sanitaires destinées à protéger les plus vulnérables. Ils ont suivi l’enseignement à distance, ont porté le masque en classe et ont accepté de diminuer drastiquement leur vie sociale à un âge où celle-ci joue un rôle très important. L’État avait le devoir de fournir des réponses à leurs difficultés à la hauteur de cette solidarité exemplaire. Elles se déploieront sur plusieurs mois, voire plusieurs années, car cette épreuve laissera des traces durables. Depuis plus d’une année, le DFJC s’emploie à construire ces réponses, de l’école obligatoire aux hautes écoles.

Sur le plan pédagogique, il a fallu combler les retards individuels accumulés, notamment pendant l’enseignement à distance. Entre août 2020 et juin 2021, les élèves de l’école obligatoire et de l’école postobligatoire ont pu bénéficier de 40 000 périodes supplémentaires d’appui. De plus, 200 élèves souffrant d’absentéisme chronique voire de phobie scolaire ont reçu un accompagnement pédagogique individuel.

Le DFJC a également renforcé les réseaux de soutien dans les écoles : les PPLS ont pu déployer une aide ciblée pour réduire, notamment, les symptômes anxieux ou les troubles d’humeur grâce à la libération de près de 5000 heures supplémentaires. Au postobligatoire, un projet pilote de travailleur social a été lancé et bientôt tous les lieux de formation bénéficieront de la présence d’un psychologue scolaire.

Pour faire face aux situations les plus critiques, la Direction générale de l’enfance et de la jeunesse a, quant à elle, créé dix places supplémentaires dans ses foyers d’urgence et renforcé ses équipes ambulatoires. Elle a également soutenu financièrement la création de camps pendant les vacances.

Finalement, les hautes écoles, ont toutes renforcé leurs mesures de soutien, qu'elles soient financières ou psycho-sociales. La Direction générale de l’enseignement supérieur a accompagné cet effort par des moyens financiers exceptionnels dédiés, leur permettant d’aider plusieurs centaines d’étudiantes et étudiants précarisés par la crise.

Certaines de ces mesures — les appuis scolaires notamment — seront reconduites à la rentrée, alors que d'autres seront décidées ces prochains mois, au fur et à mesure selon l'évolution des besoins des jeunes.

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