Améliorer l’intégration des réfugiés

Publié le 13.06.2019

Il n’y a jamais eu autant de personnes déplacées dans le monde. La Journée nationale du réfugié qui a lieu chaque année fait appel à la solidarité. Dans le canton de Vaud, l’Etat conduit une politique active d’insertion - entre autres, via la Direction générale de la cohésion sociale.

Dans le canton de Vaud, le Centre social d’intégration des réfugiés (CSIR) assure la prise en charge financière et sociale des réfugiés habitant dans le canton de Vaud. Fin avril 2019, il s’agissait de 1750 réfugiés statutaires qui ont soit un permis B (personnes ayant obtenu l’asile), soit un permis F (personnes n’ayant pas obtenu l’asile mais étant reconnue comme réfugiée). Ces personnes sont d’origine d’Erythrée (60%), de la Syrie (30%) et d’autres pays tels que la Chine, l’Afghanistan, la Turquie ou l’Irak.

Que fait le CSIR?


Le CSIR est  rattaché à la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) du Département de la santé et de l’action sociale ; les postes des collaborateurs sont financés par la Confédération. Les gestionnaires de dossiers du CSIR s’occupent de la situation financière des personnes réfugiées en leur octroyant un revenu d’insertion alors que les assistants sociaux soutiennent les réfugiés dans leurs démarches socio-administratives.

Comment rechercher un logement ? Que faire pour organiser un regroupement familial ? Comment obtenir un remboursement par son assureur maladie ? Ces aides sont indispensables pour ces personnes qui ont obtenu le droit de rester en Suisse et pour leur permettre de s’y intégrer socialement. Pour chaque réfugié un plan d’action personnalisé est établi. Celui-ci prévoit souvent une orientation vers des cours de français et ensuite vers l’une des nombreuses mesures d’intégration sociale ou un projet spécifique d’insertion de la DGCS qui sont ouverts à tous les bénéficiaires du revenu d’insertion.

Mesures et projets d’insertion


Les mesures d’insertion sociale permettent de répondre au plus près des besoins des bénéficiaires, que ce soit dans un objectif de reprise de confiance, d’élaboration d’un projet professionnel, d’accès à l’emploi ou à la formation. Quant aux projets spécifiques, ceux-ci proposent une insertion soit par la voie de la formation soit par l’emploi.

Les jeunes réfugiés, âgés entre 18 et 25 ans, participent souvent au programme FORJAD qui leur permet d’accéder à une formation professionnelle initiale. Pendant toute la durée de la formation, un accompagnement individualisé est offert à chaque jeune en fonction de ses besoins – scolaire, professionnel, socio-administratif et personnel. Les personnes réfugiées plus âgées qui n’ont pas de formation peuvent bénéficier du projet-pilote FORMAD qui propose aussi une formation professionnelle assortie d’un suivi spécifique.

Plus d'informations sur la Journée nationale du réfugié

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