Portrait de Rémy Jaquier, président 2018-2019

Portrait de Rémy Jaquier, président 2018-2019

Rémy Jaquier, premier citoyen du canton

Avec plus de 250 objets en attente de traitement au Grand Conseil, l’année s’annonce intense pour son nouveau président, Rémy Jaquier, élu très confortablement le 3 juillet dernier par 133 voix sur 136.

Conseiller communal, puis syndic avant d’être député au Grand Conseil, membre du Bureau et désormais président, Rémy Jaquier baigne dans la politique depuis presque toujours. « J’ai grandi dans une famille d’exploitants agricoles avec un grand-père syndic du village et un père municipal. J’ai beaucoup travaillé à la ferme avec eux et on parlait souvent de politique agricole.»

Avant d’entrer en politique, le député libéral-radical d’Yverdon-les-Bains a fait des études d’ingénieur en génie rural à l’EPFL et a obtenu un brevet de géomètre. Il a aussi créé sa propre entreprise qu’il a longtemps dirigée. C’est d’ailleurs dans ce cadre que l’envie de s’investir dans la politique est apparue. « Je travaillais sur des projets avec les communes mais, à un moment donné, les projets vous échappent parce qu’ils sont traités et finalisés par les autorités communales. C’était frustrant. Ma motivation pour me présenter aux Municipales d’Yverdon-les-Bains est venue de là.»

Cumul d’expériences
Conseiller communal d’Yverdon-les-Bains de 1997 à 2001, Rémy Jaquier en a été le syndic
de 2002 à 2009. Sur le plan cantonal, il a été élu député au Grand Conseil en 2007, puis au
Bureau en 2014. Après avoir siégé durant une législature à la Commission des finances, il
a occupé les vice-présidences du Parlement au cours des deux dernières années, cumulant
ainsi les expériences à l’exécutif d’une grande ville du canton à celles acquises au Grand Conseil.

Parallèlement, grâce à son statut d’indépendant qui lui a permis cette liberté, Rémy Jaquier s’est aussi beaucoup investi dans la vie associative, d’abord dans les jeunesses paroissiales, puis dans les associations professionnelles. Il a été président du groupe des ingénieurs de la SIA vaudoise et membre du comité de la Société suisse des mensurations et améliorations foncières. Il a également présidé la Fondation Bartimée, qui accompagne les personnes majeures confrontées aux problématiques associées à l’addiction, et de la Fondation Petitmaître qui prend en charge les enfants et les adolescents. Lorsqu’il était syndic  d’Yverdon-les-Bains, « une petite ville où tout le monde se connaît », il était régulièrement invité dans les sociétés locales qui font la vie de la cité. « Je suis à l’aise dans tous les milieux mais je n’oublie pas que j’ai de la terre sous les souliers.»

Prendre de la hauteur
Et son rôle de Président, comment le perçoit-il ? « Quand on est au Grand Conseil, on est au service du canton. Il faut faire la part des choses et ne plus penser en termes de commune. En tant que président, il s’agit aussi de prendre de la hauteur en oubliant que je suis membre du PLR. Mon rôle consiste à diriger et arbitrer les séances en me fondant sur la loi, à veiller à la bonne entente entre le Conseil d’État et le Grand Conseil et à assumer les représentations protocolaires.» Homme de terrain et à l’écoute, il s’est d’ailleurs libéré du temps pour aller à la rencontre du riche tissu associatif vaudois.

Le traitement de projets de lois importants transmis par le Conseil d’État en 2017 a  provoqué l’accumulation de 250 objets auxquels s’ajoutent tous les sujets relatifs à la RIE III. De nombreux dossiers importants devraient être abordés durant cette année telle que l’initiative des Jeunes Libéraux-Radicaux vaudois « Une baisse d’impôts pour la classe moyenne », la péréquation intercommunale, la facture sociale et les coûts de la santé. Les assises franco-valdo-genevoises se dérouleront au printemps 2019, avec pour thème les transports transfrontaliers. « Plus tous les imprévus qui rendent la vie politique passionnante. Ce n’est pas le travail qui va manquer ! »

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