Décision

Dans sa réponse à une question du député Jacques-André Haury, le Conseil d’État rappelle qu'il s’est doté, depuis 2004, d’une Directive sur la rédaction épicène qui doit «permettre aux femmes comme aux hommes de se sentir concernés par les informations en provenance de l’État, sans privilégier une catégorie ou l’autre afin de contribuer à la construction de l’égalité.» En effet, non seulement la féminisation, mais également la masculinisation des désignations de personnes fait partie des règles de base préconisées au chiffre 3 de cette directive, dans le respect des dictionnaires de la langue française et sans préjuger de son évolution.De plus, le site du Canton propose un répertoire de plus de 2000 noms de métiers, professions, fonctions, titres et autres activités au masculin et au féminin et enfin d’un guide de rédaction destiné à l’administration et au grand public. L’ensemble de ces instruments préconisent des formulations au féminin comme au masculin, et n’appellent pas à ce jour de modification du point de vue de l’égalité. Le Conseil d’État estime ainsi que la Directive sur la rédaction épicène dans sa formulation est adéquate et adaptée aux évolutions de la langue française.

Renseignements complémentaires

DEIEP, Maribel Rodriguez, cheffe du Bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes, 021 316 61 24

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