Sous-navigation

Votre identité

Espace sécurisé

Gérez facilement vos démarches administratives en ligne pour les particuliers, entreprises, fondations et communes.
Exemples de démarches
  • Remplir et déposer sa déclaration d’impôt
  • Consulter son dossier fiscal
  • Remplacer son permis de conduire (particuliers)
  • S’inscrire à la maturité professionnelle post-CFC (étudiants)
  • Obtenir une première autorisation frontalière (entreprises)
  • Demander un soutien à un projet culturel (associations)
  • Accéder au registre cantonal des personnes (communes)

Portail IAM

Accès aux applications pour les collaborateurs-trices de l’Etat de Vaud et les partenaires.
Exemples d’applications
  • ACTIS (Camac 2010)
  • EasyVista
  • LAGAPEO
  • LA PLACE
  • NEO
  • PAREO
  • Passerelle Employeur - Impôts à la source
  • RCPers - Registre Cantonal des Personnes
  • Réquisition - Désignation Électronique (ReqDes)
  • RDU
  • Themis
  • Votelec - Dépouillement
  • Wiki projets ACV

Section de recherche

26_INT_103 - Interpellation Patricia Spack Isenrich et consorts - Maintien à domicile : quel avenir pour les LADA dans le canton de Vaud ? (Développement).

Séance du Grand Conseil du mardi 25 août 2026, point 13 de l'ordre du jour

Texte déposé

Un logement adapté avec accompagnement (ci-après : « LADA »), anciennement appelé logement protégé, est un appartement indépendant dans lequel des prestations médico-sociales reconnues par la loi peuvent être dispensées. La reconnaissance cantonale, formalisée par une convention conclue avec la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), vise à permettre aux seniors et aux personnes en situation de handicap de continuer à vivre à domicile dans un cadre sécurisé, accompagné et socialement intégré.

 

En juin 2025, le Canton a déclaré vouloir créer 1’500 logements LADA d’ici à 2027, un objectif qui pourra être atteint grâce à l’implication des communes et des acteurs privés du secteur de la construction. Cette volonté est compréhensible, le développement des LADA permettant de retarder l’entrée à l’EMS et ainsi, diminuer les coûts tout comme mieux coordonner les soins aux personnes domiciliées dans un LADA en un seul endroit.

 

Début juillet 2026, le Canton recensait 63 immeubles comprenant des LADA conventionnés avec la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS). Selon les informations disponibles, le nombre total de sites existants serait sensiblement supérieur (près de 120), ce qui laisse penser qu’une part importante des immeubles concernés ne serait pas conventionnée.

 

Pour rappel, le fait qu’un site de LADA soit reconnu par le Canton permet aux locataires bénéficiant des prestations complémentaires (PC) à l’AVS de recevoir une aide individuelle pour financer les prestations spécifiques aux LADA, à savoir l’accompagnement sécurisant et social, les animations et une participation aux charges de l’espace communautaire. Le montant de ces aides sont attribués en fonction du site et de l’appartement loué.

 

Toutefois, il existe probablement certains freins à cette évolution, que sont notamment la pénurie générale de logements, la lenteur des procédures administratives, les normes architecturales strictes et le plafonnement des loyers.

 

Par ailleurs, sur le terrain, il semblerait que des communes, fondations ou associations indiquent ne plus vouloir construire des LADA, ceci en raison du fait que ce modèle ne serait pas très souple. 

 

Par exemple, l'attribution d'un LADA  ne tient pas compte de l’éventuelle provenance du séniors et il n’est pas possible de construire des LADA pour les personnes âgées du lieu. Ainsi, tout séniors qui remplit les conditions fixées par le canton peut être admis dans un LADA indépendamment de son lieu d’habitation. Il y a donc de plus en plus de logements adaptés qui apparaissent, mais qui ne sont pas reconnus LADA. 

 

Voilà désormais plus de trois ans que le cadre légal a été modifié afin de favoriser, autant que possible, le maintien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap. Il serait ainsi intéressant de dresser un bilan de cette réforme, tant sous l’angle du nombre de logements effectivement conventionnés que sous celui des obstacles rencontrés par les acteurs chargés de les développer.

Au vu de ce qui précède, je souhaite poser les questions suivantes au Conseil d’Etat :

  1. Quelle a été l’évolution du nombre de logements LADA construits, mis en exploitation et conventionnés dans le canton de Vaud entre 2023 et 2026 ?
  2. Combien de sites comprenant des logements adaptés avec accompagnement existent aujourd’hui dans le canton sans être conventionnés, et pour quelles raisons principales ces sites n’ont-ils pas conclu de convention avec la DGCS ?
  3. L’objectif annoncé de 1’500 logements LADA d’ici à 2027 est-il toujours considéré comme réaliste par le Conseil d’État et, dans la négative, quelles adaptations du calendrier, des moyens ou du dispositif sont envisagées ?
  4. Quels freins le Conseil d’État a-t-il identifiés, en particulier auprès des communes, des fondations, des associations, des propriétaires et des acteurs privés de la construction, au développement et au conventionnement des LADA ?
  5. Quelles mesures concrètes le Conseil d’État entend-il prendre pour pallier ces freins, assouplir le dispositif lorsque cela s’avère nécessaire et soutenir les porteurs de projets ?
  6. Le Conseil d’État envisage-t-il d’adapter notamment les règles d’attribution afin de permettre, dans certaines conditions, une meilleure prise en compte de l’ancrage local des seniors, notamment lorsque des communes participent activement au développement ou au financement de projets LADA ?
  7. Le Conseil d’État dispose-t-il d’une estimation de l’impact du développement des LADA sur le maintien à domicile et sur l’évolution des besoins en places d’EMS, notamment sous l’angle des coûts pour les collectivités publiques ?

 

Je remercie d’avance le Conseil d’Etat pour ses réponses.

Conclusion

Souhaite développer

Liste exhaustive des cosignataires

SignataireParti
Sébastien KesslerSOC
Martine GerberVER
Pierre ZwahlenVER
Cédric EchenardSOC
Yves PaccaudSOC
Thanh-My Tran-NhuSOC
Sylvie Pittet BlanchetteSOC
Monique RyfSOC
Claude Nicole GrinVER
Oscar CherbuinV'L
Blaise VionnetV'L
Nathalie JaccardVER
Claire Attinger DoepperSOC
Muriel ThalmannSOC
Oriane SarrasinSOC
Stéphane BaletSOC
Chloé BesseSOC
Amélie CherbuinSOC
Cendrine CachemailleSOC
Eliane DesarzensSOC
Valérie ZoncaVER
Sandra PasquierSOC
Laurent BalsigerSOC
Géraldine DubuisVER
Séverine GraffSOC
Graziella SchallerV'L
Romain PilloudSOC
Musa KamenicaSOC

Documents

Transcriptions

Visionner le débat de ce point à l'ordre du jour
Mme Patricia Spack Isenrich (SOC) —

Par cette interpellation, je souhaite attirer votre attention sur l’avenir des Logements adaptés avec accompagnement (LADA) anciennement appelés logements protégés dans le canton de Vaud. Ces logements jouent un rôle important dans la politique de maintien à domicile. Ils permettent à des seniors ou à des personnes dans une situation de handicap de vivre dans un appartement indépendant tout en bénéficiant d’un cadre sécurisé, d’un accompagnement social et de prestations médico-sociales reconnues. Leur développement répond à un objectif largement partagé : retarder – lorsque c’est possible – l’entrée en EMS, mieux coordonner l’accompagnement et offrir une solution de logement adapté aux besoins des personnes concernées, tout en permettant de réduire les coûts.

Le Canton a annoncé vouloir créer 1500 logements LADA d’ici à 2027. Cet objectif ambitieux et mérite d’être soutenu. Toutefois, les constats de terrain appellent aujourd’hui à un bilan. Début juillet 2026, seuls 63 immeubles comprenant des LADA étaient conventionnés avec la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), alors que le nombre de sites existants semble vraiment sensiblement plus élevé. Cela laisse penser qu’une part importante des logements concernés ne bénéficient pas du cadre conventionné permettant notamment l’accès à certaines aides individuelles pour les bénéficiaires de prestations complémentaires. Plusieurs freins semblent par ailleurs ralentir le développement ou le conventionnement de ces logements. L’évidente pénurie dans le domaine, la lenteur des procédures, les normes architecturales, le plafonnement des loyers, mais aussi un dispositif parfois perçu comme trop rigide par différentes communes, fondations, institutions ou associations. La question de l’ancrage local des seniors, notamment lorsque des communes s’engagent dans ces projets – je déclare mes intérêts comme syndique de la commune de Bussigny – mérite également d’être examinée. Après 3 ans de mise en œuvre du nouveau cadre légal, il paraît nécessaire de dresser un bilan. 

  • Combien de logements ont réellement été construits, exploités, et conventionnés ? 
  • Quels obstacles ont été identifiés ?
  • L’objectif de 1500 logements reste-t-il réaliste ?
  • Quelles mesures le Conseil d’Etat entend-il prendre pour soutenir les porteurs de projet, assouplir le dispositif, si nécessaire, et mieux mesurer l’impact des LADA sur le maintien à domicile et les besoins futurs en EMS ?
M. Patrick Simonin (PLR) — Président

L’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois. 

Retour à l'ordre du jour

Partager la page