25_REP_85 - Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à l'interpellation Oleg Gafner et consorts - La LEM est-elle au diapason de ses ambitions ? (25_INT_43).
Séance du Grand Conseil du mardi 23 juin 2026, point 28 de l'ordre du jour
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Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourJe remercie en préambule le Conseil d'État pour ses réponses, ainsi que pour celles apportées dans le cadre de l'interpellation de mon collègue Denis Corboz, qui complète la présente interpellation. À toutes fins utiles, je déclare mes intérêts : je suis membre du conseil de fondation de la Fondation pour la Haute école de musique Vaud-Valais-Fribourg et du Conservatoire de Lausanne.
Un point positif ressort de cette interpellation : le nombre d'élèves en école de musique dans le Canton de Vaud augmente, et ce, de manière plus importante que la croissance de la population. C'est une bonne chose pour toutes les personnes qui défendent l'accès à la formation musicale.
Ce qui est dommage, en revanche, c'est que la situation actuelle conduit au gel de certaines heures d'enseignement, ce qui, d'une part, empêche l'accès à l'enseignement de la musique à certaines personnes et, d'autre part, empêche le développement de certains cours.
Ce qui est réjouissant, en revanche, c'est que la réponse aux différentes interpellations sur la Loi sur les écoles de musique (LEM) laisse présager une future révision de cette loi. J'espère que, dans ce cadre, nous pourrons repositionner la formation musicale avec davantage de moyens, même si je sais que cela augure des débats délicats, en particulier sur la question du cofinancement de la Fondation pour l’enseignement de la musique (FEM) par les communes, notamment pour nous aligner sur les engagements pris lors de l’adoption de la LEM.
Un point sur lequel je suis en désaccord avec le Conseil d'État concerne la prise en charge des filières préprofessionnelles. En effet, le financement de l'accès à l'école de musique est assuré par la LEM ; le financement de la Haute école de musique est, lui aussi, largement assuré. C'est la filière intermédiaire – l'équivalent du gymnase pour la formation musicale – qui pose problème : aujourd'hui, on bricole quelque peu avec la LEM telle qu'elle existe. Force est de constater que, pour les établissements dispensant un enseignement préprofessionnel de la musique, la situation n'est pas idéale, un certain nombre de prestations pourtant essentielles n'étant pas financées. Les écoles doivent ainsi se contorsionner en tous sens pour y faire face.
Sur ce point, je pense que l'on peut faire beaucoup mieux que ce qui est actuellement en place. Mais là aussi, j'attendrai la révision de la LEM pour intervenir en ce sens, et je me montrerai très vigilant et attentif aux propositions qui nous seront faites. Par ailleurs, je me réjouis de lire les résultats de l'enquête menée par Interface sur la LEM, qui se font attendre.
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