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26_INT_156 - Interpellation Laurence Cretegny et consorts - CHUV : priorité aux chiffres ou aux soins ?.

Séance du Grand Conseil du mardi 3 novembre 2026, point 2.7 de l'ordre du jour

Texte déposé

Le travail des médecins et chirurgiens est primordial.
Toutefois, plusieurs patients et patientes se posent une question essentielle, depuis plusieurs mois déjà :
Est-ce que leur responsabilité est de poser les diagnostics nécessaires afin de réaliser des actes médicaux essentiels, avec rigueur et compétence ou de faire du chiffre ?!

Leurs responsabilités ne devraient-elles pas impliquer d’informer les patients et de prendre en compte leur situation. L’écoute et l’empathie ne diminuent en rien l’importance du geste médical ; elles contribuent à ce que le patient comprenne les décisions et se sente respecté tout au long de sa prise en charge. 

Chaque examen ou démarche complémentaire doit avoir une raison médicale et un objectif que le patient et la patiente puisse comprendre. Lorsque ces explications manquent, le patient peut s’interroger sur l’utilité des examens proposés et se sentir entraîné dans des démarches supplémentaires voir inutiles. 

Dans ce contexte, les patients peuvent aussi s’interroger sur les priorités qui guident les décisions médicales : les médecins ont-ils reçu pour consigne de « faire du chiffre » ou chaque examen et chaque acte sont-ils décidés en fonction de leur nécessité médicale pour le patient ? Une réponse claire à cette question aiderait à comprendre comment les établissements veillent à ce que les choix de soins restent guidés par l’intérêt du patient.

La qualité des soins et du suivit des examens repose aussi sur la collaboration entre l’hôpital, le centre médical, le médecin ou tout autre organisme qui suit déjà le patient et les actes demandés par ceux-ci au CHUV . Cette continuité aide le patient à se repérer dans son parcours et à comprendre les décisions prises. 
Ces derniers temps les patients et patientes ont plus l’impression qu’on leur fait un forcing, voir du chantage pour que le suivi continue au CHUV, ceci après qu'une biopsie, un examen ou encore un acte radiologique interventionnel demandé par l'institution ou le médecin qui a envoyé le patient pour cet acte.

Dès lors, nous posons les questions suivantes au Conseil d’Etat :  

  1. les médecins ont-ils reçu pour consigne de « faire du chiffre », ou chaque examen et chaque acte sont-ils décidés en fonction de leur nécessité médicale pour le patient ?
  2. Les équipes hospitalières du CHUV, en particulier les médecins et chirurgiens, cherchent-ils à reprendre le suivi des patients qui leurs sont adressés, à leur compte ? 
  3. Comment les établissements veillent-ils à ce que les choix de soins restent guidés dans l’intérêt du patient ?
  4. Quelle place l’écoute et l’empathie occupent-elles dans la relation entre les chirurgiens, les équipes hospitalières et les patients et patientes ?
  5. Comment les médecins et chirurgiens s’assurent que les examens proposés soient utiles et que leur objectif est clairement expliqué ? 

Conclusion

Souhaite développer

Liste exhaustive des cosignataires

SignataireParti
Sergei AschwandenPLR
Roland BucherPLR
Thierry SchneiterPLR
Graziella SchallerV'L
Marc MorandiPLR
Jerome De BenedictisV'L
Denis DumartherayUDC
Henri KlungePLR
Olivier AgassisUDC
John DesmeulesPLR
Bernard NicodPLR
Josephine Byrne GarelliPLR
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