Communications
Séance du Grand Conseil du mardi 17 novembre 2020, point 1 de l'ordre du jour
Transcriptions
Allocution de bienvenue
J’ai le plaisir de donner la parole à M. Martin Vetterli, président de l’EPFL qui souhaite faire une rapide allocution de bienvenue.
M. Martin Vetterli, président de l'EPFL
C’est un immense plaisir de vous accueillir ici, à l’EPFL, au Swiss Tech Convention Center. Je vous remercie beaucoup de nous faire l’honneur de votre présence et de tenir vos débats dans nos murs. Les temps sont difficiles et chacun est mis à rude épreuve, dans votre rôle comme dans celui des universités et pour le monde politique en général.
En cette période de pandémie, la souveraineté des cantons vous confère un rôle très important et même primordial. Plus que jamais, une collaboration étroite avec la Confédération et entre les cantons est nécessaire. Quel rôle l’EPFL peut-elle jouer dans ce cadre, outre mettre à votre disposition ces locaux dont j’espère qu’ils vous plairont ? Déjà, le fait de faciliter la mise à disposition de ces locaux, avec ses espaces spacieux, vous permettra d’exercer votre rôle politique en toute sécurité, grâce aux dispositifs sanitaires mis en place, moyennant naturellement le respect des distances et les gestes barrière qui nous sont devenus tellement familiers. Je me suis plié à la règle : je porte un masque même en parlant. Je crois que c’est la bonne façon de faire et c’est aussi l’exemplarité que nous devons montrer à la population durant ces temps difficiles. Surtout, nous devons continuer nos missions phares et pour cela, en particulier la recherche – de même que la poursuite de l’exercice politique – est essentielle. Il est capital de continuer à faire une recherche d’excellence, compétitive et qui réponde aux défis sociétaux. En fait, nos missions principales n’ont jamais été aussi importantes qu’en ces temps troubles. Ici, à l’EPFL, nous continuons d’une part, jour après jour, à comprendre ce nouveau virus avec la recherche fondamentale. D’autre part, nous continuons la recherche d’antiviraux, par exemple la recherche du professeur Stellacci qui vient de recevoir un financement de 5 millions de la part d’une grande fondation suisse. Ou encore Swisscovid – je dois le nommer – la fameuse application que j’ai, bien sûr, sur mon téléphone. J’ai d’ailleurs reçu une alerte, il y a quelques semaines, ce qui m’a permis de me mettre en quarantaine. Je dois dire que Swisscovid est un des éléments clés dans la maitrise de la deuxième vague ici en Suisse. Je vous rappelle aussi que le protocole développé par l’EPFL et par sa consœur de Zurich, l’ETH, est le protocole standard, dans le monde, pour les protocoles de traçage de contacts. C’est le protocole qui a été choisi par les grands du monde informatique californien pour implémenter la protection digitale dans le traçage de l’épidémie. Je dois vous avouer être parfois quelque peu étonné par la dissertation sur le sexe des anges autour de Swisscovid, que je retrouve parfois dans les médias et en particulier les médias sociaux. Mais c’est un autre débat.
La pandémie a cela de particulier qu’elle a mis la science sur le devant de la scène. Les différentes task forces scientifiques, que ce soit à l’échelon fédéral où l’EPFL est représentée par plusieurs professeurs, ou à l’échelon cantonal où des professeurs de l’EPFL sont aussi impliqués, ou la task force sur notre campus qui nous aide chaque semaine, voire plusieurs fois par semaine, à modifier les règles d’usage du campus et la façon de faire tourner les laboratoires ou les sessions d’exercices. Alors, je pense que ces task forces scientifiques sont absolument fondamentales, mais je suis aussi clair et je l’ai dit dans les médias : ce n’est pas la science, mais la politique qui prend les décisions. Nous ne sommes que les serviteurs de la politique et nous faisons de notre mieux. Parfois, les gens disent « les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux », mais c’est le propre du processus scientifique. Nous sommes en train de découvrir les propriétés du virus lui-même, de sa transmission et ses effets sanitaires. Au fur et à mesure, on découvre quelle est la vérité. Vous savez que le but de la science est la recherche de la vérité, mais en fait, c’est surtout la réduction de l’incertitude. Il est donc vrai que les scientifiques, comme ils sont en train d’inventer la science et le savoir, ne sont pas toujours d’accord entre eux. Mais à la fin de la journée, c’est le meilleur service que nous puissions rendre à la politique pour que celle-ci puisse prendre les bonnes décisions.
En conclusion, je vous souhaite de fructueux débats en séance plénière et au sein des commissions. Avec beaucoup d’avance, je vous souhaite d’ores et déjà de joyeuses fêtes de fin d’année. A n’en pas douter, elles seront différentes, cette année : moins sociales. Mais je pense que nous prendrons tous du temps, en famille et entre amis, à la fin de cette année certes difficile pour nous tous. Ensemble, nous vaincrons ce défi. (Applaudissements.)
Monsieur Vetterli, je tiens à vous adresser, à vous-même ainsi qu’à toute la communauté de l’Ecole polytechnique fédérale, les plus chaleureux remerciements du Grand Conseil pour votre accueil. J’imagine que le Conseil d’Etat se joint à nous également. Ce partenariat va nous permettre, à mes 149 collègues, au Conseil d’Etat et à moi-même, de continuer nos travaux dans des conditions de sécurité sanitaire supra optimales. On imaginerait presque que vous avez un spécialiste en virologie juste sous la main.
Je profite aussi de l’occasion pour saluer la qualité de l’écoute et de l’accompagnement de ce déménagement avec les personnes de l’EPFL impliquées dans l’élaboration de ce projet. Je remercie chacune des personnes impliquées. Je suis convaincue qu’au fil des séances, la députation vaudoise saura apprécier les nombreux avantages qu’offre ce complexe de congrès, mué l’espace de ces quelques semaines à venir en un Parlement provisoire. D’ailleurs, il y a fort à parier qu’en plus des quatre députés d’Ecublens, dont l’objectivité pourrait être remise en doute, d’autres prendront goût à siéger dans cette salle et pourraient rechigner, le moment venu, à retourner à la Cité.
Monsieur Vetterli, c’est avec grand plaisir que je vous recevrai au Parlement vaudois, en des temps meilleurs, afin de vous faire découvrir notre salle plénière et sa vue à couper le souffle sur le lac Léman, ainsi que quelques recoins plus confidentiels du bâtiment. Et bien évidemment, si ces temps meilleurs ne devaient malheureusement pas survenir dans le courant de ma présidence, je vous enverrais un rain check que vous pourrez faire valoir auprès de l’un ou l’autre de mes successeurs. Merci beaucoup de votre accueil.
Explications techniques sur le fonctionnement de la salle
Je passe la parole à M. Dominique Vidmer, de Sonomix, afin qu’il vous fasse un bref rappel sur l’utilisation technique de la salle.
M. Dominique Vidmer, régisseur
Je ne vous apprendrai pas grand-chose : c’est exactement le même système que nous avions à la Marive et que nous avons déplacé ici. C’est le même système que vous utilisez dans la salle du Grand Conseil.
Pour commencer, je vous rappelle que vous devez insérer votre carte à l’arrière droite du micro ‒ je vous laisse le faire maintenant, s’il vous plaît. Quand vous l’insérez, une lumière verte clignote, au milieu, qui vous dit que votre carte a bien été reconnue par le système. Je vois que tout le monde l’a fait. Comme vous le voyez, le système est portable. Les micros sont branchés en série, les uns derrière les autres et il ne faut surtout pas les déplacer, ni sur la droite ni sur la gauche. Les câbles sont vraiment limités, mais sont déjà très longs du fait que nous avons dû séparer les tables. Nous sommes au maximun en longueur, en nombre de câbles et en puissance, pour chacun des micros. Il ne faut donc surtout pas les déplacer et encore moins les débrancher. Je le répète, car dernièrement, dans une autre salle, une personne l’a débranché et, en plus, a branché le câble sur son PC ! Or, ce n’est pas du tout le même réseau et nous sommes sur un autre système. Il ne faut donc surtout pas débrancher ou enlever ces micros, même si vous ne pensez pas prendre la parole, sans quoi cela met le système en panne.
Ce n’est pas comme au théâtre, nous n’avons pas pu faire de répétition générale avec 150 personnes. Nous avons vérifié tous les postes et micros, mais ce sera aujourd’hui notre répétition générale pour vérifier que tout fonctionne. Nous espérons qu’il n’y aura pas de souci, mais s’il devait y en avoir, nous ferions le maximum pour les régler, aujourd’hui déjà ou pour la prochaine session. La prise de parole se fait comme ailleurs. Au milieu, vous avez un bouton illustré d’un bonhomme qui parle. Lorsque vous pressez dessus, la lumière du micro va clignoter et votre nom s’affichera sur le PC de la présidente, qui vous donnera la parole et ouvrira directement votre micro, sans qu’il ne faille appuyer à nouveau. Votre micro s’éteindra aussi automatiquement à la fin de votre prise de parole, sans action de votre part.
Les stations sont un peu différentes du fait des différents systèmes, dont certains sont prévus pour la traduction simultanée. Certains postes ici ont différents choix : un « + » et un marqué « Floor » : il ne faut rien toucher ; ces postes servent pour choisir quelle langue on souhaite entendre en cas de traduction simultanée. Certaines stations ont un zéro, un « + », un « ++ » et de l’autre côté un « - » et un « -- ». Ceux qui ont le « ++ » et le « -- » : ces boutons ne s’allumeront de toute façon pas, ils sont utiles dans un autre système, si l’on doit se décider entre quatre choix, quand il ne s’agit pas de vote, mais de choix. Ici, pour les votes, il faut utiliser le « + » pour dire « oui », le « - » pour dire « non », ou le « 0 » pour s’abstenir. La lampe LED du micro s’allumera alors, en vert pour le « oui », en rouge pour le « non » et en bleu pour l’abstention. Quand les trois LED s’allument, c’est que vous pouvez voter. Attention, ce n’est pas du tactile, mais des boutons qu’il faut presser légèrement. Vous pouvez changer votre vote, comme dans la salle principale, pendant le timing de 20 secondes.
Nous avons placé quatre caméras, dans la salle, en plus d’une introduction de tout ce qui se passe sur le PC du secrétaire, avec la caméra documents. Nous serons en direct sur internet et sur la télévision Nyon Région TV ainsi que sur le canal Boisy TV à Lausanne. Nous avons réussi à créer une ligne entre ici et Boisy TV, que nous testons aussi aujourd’hui pour voir si cela fonctionne.
Si vous voulez bien, nous allons faire un petit test de vote afin de voir s’il y a des problèmes.
Celles et ceux qui sont bien installés dans cette salle votent oui bouton « + », celles et ceux qui sont mal installés votent non bouton « – » et les abstentions sont possibles. Vous êtes-vous tous reconnus à l’écran et vu votre lumière s’allumer ? C’est bon.
Rappel des règles sanitaires
Avant de procéder à nos travaux, il me faut vous présenter quelques règles sanitaires en vigueur.
- Le port du masque est en vigueur en tout temps, dans la salle, y compris pendant les prises de parole. Il ne peut être enlevé que lorsque vous êtes assis à l’une des tables dans le foyer, où un maximum de 4 personnes par table est admis.
- A des fins de traçage, il vous est demandé de prendre note des personnes avec lesquelles vous partagez ces moments sans masques.
- Dans le foyer, vous trouverez des machines à café. Pour des raisons sanitaires tout à fait évidentes, il vous est demandé de vous désinfecter les mains avant de manipuler la machine, histoire de ne pas y déposer vos microbes et de les partager avec vos collègues, ainsi que de vous désinfecter les mains après, afin de ne pas bénéficier des microbes des collègues qui auraient oublié de se désinfecter les mains avant d’utiliser la machine.
- A l’intérieur du bâtiment, le café se consomme assis. Bien évidemment, vous êtes libres de sortir le boire sur l’esplanade. Il vous faut toutefois garder à l’esprit que l’arrêté cantonal a fixé le nombre limite d’un regroupement à un maximum de 5 personnes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
- En dehors de la salle du Parlement, vous vous devez d’être exemplaires.
- Les espaces à disposition à l’intérieur et à l’extérieur du complexe de congrès vous permettent d’éviter les attroupements et de maintenir les distances en tout temps. Il a été choisi notamment pour cette raison.
- Le foyer fait près de 500 mètres carrés. Vous avez donc près de trois fois plus d’espace à disposition pour vous abriter des caprices de la météo que nous n’avions à La Marive ce printemps. Vous pouvez y rencontrer la presse. Toutefois, pour les interviews sans masque, vous êtes priés de sortir du bâtiment.
- Pendant la pause de midi, la salle plénière sera désinfectée et il y sera procédé à un changement d’air. Il vous faudra donc quitter la salle. Merci de débarrasser la surface des tables. Vous êtes libres de conserver la même place, mais en laissant votre sac sous la table, pour que la désinfection puisse être faite. Le foyer restera ouvert et vous êtes libres de vous y installer.
- L’hygiène des mains reste un élément essentiel du plan de protection. Merci de bien vouloir vous nettoyer régulièrement les mains, préférablement avec de l’eau et du savon. Le gel hydroalcoolique reste bien entendu une alternative tout à fait convenable.
- Dernier petit détail : l’interruption des chaînes de transmission repose également sur l’honnêteté de chacune et chacun d’entre nous. Merci, de ne pas venir siéger ou de ne pas participer à une séance de commission si vous présentez des symptômes tels qu’une petite toux sèche, un mal de tête, des courbatures, de la fièvre, de l’urticaire, des pertes de goût et/ou de l’odorat. S’il s’agissait d’une autre infection virale, il ne serait de toute façon pas très sympathique de la partager avec vos collègues députés. Il en va de même si vous avez été en contact, sans masque, avec une personne diagnostiquée positive. L’exemple type est d’avoir côtoyé un membre de votre fratrie ou l’un de vos enfants le temps d’un repas. Peu importe les objets prévus à l’ordre du jour, le texte que vous aviez prévu de déposer ou de développer, le coup politique que votre groupe fomente, ou les pressions que vous pourriez subir de la part de vos collègues : le principe de précaution sanitaire doit prévaloir sur toute considération politique. C’est cette responsabilité collective qui nous a permis de siéger en toute sécurité à la Cité pendant huit semaines.
Masques, mains propres, garder en tête l’identité des personnes avec lesquelles on a longuement été en contact, rappel des symptômes et remerciements... Je crois avoir fait le tour des points essentiels. Il ne me reste plus qu’à vous indiquer, à la demande de l’EPFL, où se trouvent les issues de secours dans le cas improbable d’une évacuation en urgence de la salle. (La présidente les indique d’un geste.)
Bonne séance !
Intervention personnelledeM. Yann Glayre sur des statistiques de traçage
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, un député demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 députés, la présidente lui donne la parole après le point 18 de l’ordre du jour.
Ces dernières semaines, la situation sanitaire a poussé le Conseil d’Etat à durcir les mesures visant à diminuer les chaînes de transmission. Or, ces mesures ont été prises alors qu’il règne un certain flou concernant les foyers d’infection. Pour un restaurateur, quelle incompréhension d’avoir été obligé de fermer, sans avoir la confirmation que son secteur d’activité est davantage responsable des cas de contamination que les transports publics, par exemple ! A des fins de transparence, le groupe UDC exige du Conseil d’Etat qu’il publie de manière récurrente, plusieurs fois par mois, les statistiques sur le traçage des contacts et la découverte des foyers de contamination. Afin que les mesures prises soient bien respectées, elles doivent être acceptées par la population. Plus de transparence ne sera que bénéfique pour le respect des mesures sanitaires. Merci d’avance pour la proactivité qu’aura le Conseil d’Etat sur ce sujet.
Intervention personnelledeM. José Durussel sur le tourisme d'achat
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, un député demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 députés, la présidente lui donne la parole après le point 14 de l’ordre du jour.
Les récentes mesures sanitaires décidées par le Conseil d’Etat début novembre afin de limiter la propagation du Covid ne sont pas toujours comprises et acceptées par le peuple, malgré la gravité de la situation. Il est évident que la fermeture des restaurants pèse économiquement, non seulement sur ces derniers, mais également directement sur tous les métiers de bouche qui en sont leurs fournisseurs. Les cafés-restaurants et commerçants de notre canton ont largement contribué à la lutte sanitaire ces derniers mois, en respectant à la lettre les exigences fédérales et cantonales. Mais aujourd’hui, la frustration et le désarroi l’emportent pour ces commerçants, en voyant en parallèle l’ampleur du tourisme d’achat se pratiquant en France voisine sans aucune restriction, alors que l’on sait que cette activité génère d’importants brassages de population et, de surcroît, un affaiblissement de notre économie et des risques sanitaires très élevés au vu des circonstances. Etant donné que la deuxième vague de Covid prend des dimensions très graves et que notre médecin cantonal l’a répété à plusieurs reprises ces dernières semaines, il faut éviter les déplacements inutiles et les concentrations de population si cela n’est pas nécessaire. Par mes propos, il n’est pas question d’interdire aux travailleurs frontaliers de se déplacer, mais uniquement de stopper les allers-retours dans les supermarchés de France voisine. Par conséquent, je demande au Conseil d’Etat d’intervenir rapidement, afin de modifier cette situation qui est n’est pas du tout cohérente avec les mesures exigées envers nos commerçants et concitoyens ainsi que ledit état de nécessité.
Intervention personnelledeMme Florence Gross sur le renoncement du PLR à recevoir une indemnité pour une séance annulée
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, une députée demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 députés, la présidente lui donne la parole après le point 8 de l’ordre du jour.
Retour à l'ordre du jourLe 9 novembre dernier, les membres du Parlement ont été informés par le Bureau du Grand Conseil de l’annulation de la séance plénière du 10 novembre. En effet, il s’est avéré nécessaire de trouver une salle plus adaptée aux directives sanitaires en vigueur pour poursuivre les activités parlementaires. Si cette séance plénière a été remplacée par des séances de groupe d’une durée de 3,5 heures chacune, chaque député a toutefois été indemnisé comme s’il avait siégé durant toute la journée. Chacun a donc reçu une indemnité pleine de 480 francs représentant au total 72'000 francs pour les 150 députés.
Si tout travail mérite salaire, l’inverse est également vrai. Par conséquent, le groupe PLR n’admet pas de recevoir des indemnités pour du travail non effectué et a donc demandé à ce que seule une indemnité d’une demi-journée de 240 francs lui soit versée pour la journée du 10 novembre, une indemnité correspondant au travail effectivement réalisé, renonçant ainsi à celle versée pour la demi-journée de séance annulée.
Le groupe PLR représente presque un tiers des députés du Grand Conseil ; ainsi, cette renonciation collective et unanime équivaut à une économie d’environ 12'000 francs. Ce montant pourrait être largement plus important au travers d’une solidarité globale de l’ensemble des groupes. Celle-ci apparaît d’autant plus opportune en cette période de crise où chaque denier public a son importance, mais également par respect pour nos électeurs et les contribuables, dont aujourd’hui certains, entrepreneurs, patrons doivent lutter afin de faire survivre leur entreprise. Nous espérons ainsi que d’autres groupes politiques suivront notre décision et renonceront également à l’indemnité pour la demi-journée durant laquelle nous n’avons pas siégé.