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Section de recherche

26_INT_92 - Interpellation Laurent Balsiger et consorts au nom de Cendrine Cachemaille, Denis Corboz, Stéphane Montangero - Suppressions de postes à Agroscope : quelles conséquences pour le canton de Vaud et quelle réaction du Conseil d’État ? (Développement).

Séance du Grand Conseil du mardi 18 août 2026, point 8 de l'ordre du jour

Texte déposé

L’annonce récente de la suppression de 58 postes à plein temps au sein d’Agroscope a suscité de fortes inquiétudes, tant pour le personnel concerné que pour l’avenir de la recherche agronomique en Suisse. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de contraintes budgétaires fédérales et de recentrage des activités, avec un impact direct sur les prestations de recherche et certaines thématiques abandonnées.

 

Le canton de Vaud est particulièrement concerné. Il accueille en effet plusieurs sites stratégiques d’Agroscope, notamment à Changins, Pully et Avenches, qui constituent des pôles essentiels pour la viticulture, l’arboriculture, la protection des cultures et les systèmes de production agricole. Ces infrastructures sont au cœur de l’écosystème agricole et agroalimentaire vaudois et romand.

Par ailleurs, ces annonces interviennent dans un contexte international marqué par des incertitudes croissantes quant à l’approvisionnement en intrants agricoles et par des enjeux renforcés en matière de sécurité alimentaire et de durabilité des systèmes de production. Alors même que le canton de Vaud s’est fortement engagé ces dernières années pour renforcer la présence et le développement d’Agroscope sur son territoire, notamment à Changins avec de nouveaux bâtiments, ces suppressions de postes interrogent la cohérence globale des politiques publiques en matière de recherche et d’agriculture.

 

Au vu de ce qui précède, nous souhaitons poser les questions suivantes au Conseil d’État :

  1. Quelle est l’évaluation du Conseil d’État quant à l’impact des suppressions de postes à Agroscope sur les sites vaudois, en particulier à Changins et Pully, ainsi que sur les filières agricoles cantonales ?
  2. Le Conseil d’État a-t-il été consulté ou informé en amont de ces décisions, et quelles démarches a-t-il entreprises (ou entend-il entreprendre) auprès de la Confédération pour défendre les intérêts du canton de Vaud ?
  3. Quelles conséquences ces réductions pourraient-elles avoir sur les collaborations existantes entre Agroscope, les institutions vaudoises (notamment la HES de Changins, l’UNIL ou d’autres partenaires) et les milieux professionnels ?
  4. Le Conseil d’État envisage-t-il des mesures cantonales (soutien à la recherche, renforcement des partenariats, accompagnement des personnes concernées) afin de limiter l’impact de ces décisions et de préserver les compétences stratégiques présentes sur le territoire vaudois ?

Nous remercions d'avance le Conseil d’État pour ses réponses.

Conclusion

Souhaite développer

Liste exhaustive des cosignataires

SignataireParti
Felix StürnerVER
Nathalie VezVER
Pierre FonjallazVER
Sandra PasquierSOC
Jean-Bernard ChevalleyUDC
Monique RyfSOC
Thanh-My Tran-NhuSOC
Eliane DesarzensSOC
Cendrine CachemailleSOC
Valérie ZoncaVER
Sébastien KesslerSOC
Sylvie PodioVER
Alberto MocchiVER
Isabelle FreymondIND
Amélie CherbuinSOC
Sébastien PedroliSOC
Yannick MauryVER
Stéphane BaletSOC
Yves PaccaudSOC
Denis CorbozSOC
Muriel ThalmannSOC
Géraldine DubuisVER
Sébastien CalaSOC
Jean Valentin de SaussureVER
Arnaud BouveratSOC
Vincent JaquesSOC
Marc VuilleumierEP
Loïc BardetPLR

Documents

Transcriptions

Visionner le débat de ce point à l'ordre du jour
M. Laurent Balsiger (SOC) —

Avec mes collègues cosignataires, représentant la plupart des parties de cet hémicycle, nous déposons cette interpellation à la suite de l’annonce de la suppression de 58 postes à plein temps au sein d’Agroscope, dont plusieurs concernent des activités stratégiques pour notre canton. En effet, ce dernier accueille des sites majeurs à Changins, Pully et Avenches, au cœur de la recherche agronomique suisse.

Ces suppressions interviennent à un moment particulièrement mal choisi. Cet été encore, notre agriculture est confrontée à une sécheresse marquée. Les épisodes de chaleur extrême et de manque d’eau se répètent et vont continuer à s’intensifier avec le changement climatique. Plus que jamais, nos agricultrices et agriculteurs ont besoin de recherche, d’innovation et d’accompagnement pour adapter leurs pratiques et garantir notre sécurité alimentaire. Ce sont des décisions à contretemps, un peu comme la réduction des budgets d’entretien des forêts par le Conseil fédéral. Il est vraiment difficile de comprendre que l’on réduise aujourd’hui les moyens du principal institut de recherche agronomique du pays, alors que les défis augmentent, les ressources diminuent et que nous demandons au monde agricole de s’adapter.

Aussi, nous souhaitons connaître l’appréciation du Conseil d’Etat sur les conséquences de ces décisions pour le Canton de Vaud et les démarches qu’il entend entreprendre, afin de défendre ces compétences stratégiques. 

M. Patrick Simonin (PLR) — Président

L’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois. 

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