#WOODVETIA, en faveur du bois suisse

#WOODVETIA, en faveur du bois suisse

Les forêts suisses sont précieuses car elles protègent contre les dangers naturels, offrent des espaces de détente de proximité et fournissent du bois, matière première durable. Cependant, cette matière première locale n’est pas assez exploitée. En particulier en raison du franc fort, nous importons de plus en plus de bois pour le transformer.

Or nous pourrions en récolter bien plus sans porter atteinte aux forêts. C’est pourquoi l’économie forestière, l’industrie du bois et l’Office fédéral de l’environnement ont lancé, le 12 janvier 2017 à Berne, la campagne #WOODVETIA visant à encourager la population à privilégier le bois suisse pour la construction et la transformation de bâtiments et lors de l’achat de meubles. La gestion des forêts a un impact positif sur les prestations forestières: en effet, une forêt entretenue et saine est à même de satisfaire les exigences de la société, à savoir fournir des espaces de détente, protéger contre les dangers naturels, assurer la qualité de l’eau potable, absorber le dioxyde de carbone et préserver les emplois de l’économie forestière et de l’industrie du bois. La forêt suisse produit environ 5 millions de m3de bois par an, et la récolte pourrait être augmentée d’un bon tiers sans risquer la surexploitation.

Touchons du bois!La campagne #WOODVETIA met à l’honneur des personnalités suisses sous forme de statues grandeur nature. Chaque statue est taillée dans du bois provenant de la région d’origine de la personnalité représentée. Pour ce faire, l’artiste zurichois Inigo Gheyselinck s’entoure de différents partenaires de l’économie forestière et de l’industrie du bois. Sont également associés au processus artistique des bûcherons, des scieurs et des tourneurs. Les personnalités ont été choisies par un jury composé de représentants de l’économie forestière, de l’industrie du bois et de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV).

La statue d'Auguste Piccard

En 1931, Auguste Piccard, l’ingénieur et physicien né à Bâle, fut le premier homme à
pénétrer dans la stratosphère en ballon à gaz. L’année suivante, il retenta l’expérience
et parvint à s’élever encore plus haut, atteignant 16 940 mètres (mesure géométrique).
Auguste Piccard ne s’était pas lancé dans ces voyages extrêmes par goût de l’aventure,
mais dans le pur intérêt de la recherche. C’est ainsi qu’il réussit, par exemple, à prouver
l’exactitude des théories de son ami Albert Einstein à l’aide des mesures du
rayonnement cosmique qu’il avait réalisées dans la stratosphère.

Environ 20 ans plus tard, alors qu’il était devenu l’un des physiciens les plus réputés de
son époque, Auguste Piccard enregistra un nouveau record en se déplaçant de nouveau
à la verticale, mais dans l’autre sens. Cet exploit eut lieu dans la mer Tyrrhénienne, près
de la côte italienne. En 1953, Auguste Piccard, accompagné par son fils Jacques, fut le
premier à plonger à une profondeur de 3150 mètres. Là encore, c’était l’intérêt de la
recherche qui primait.

La statue #WOODVETIA d’Auguste Piccard a été réalisée dans un bois dont les
propriétés correspondent bien au grand scientifique: l’aulne. Ce bois est souvent utilisé
en modélisme pour sa légèreté. Résistant à l’humidité, il est également fréquemment
employé dans le génie hydraulique; les maisons construites sur les sites lacustres
reposaient d’ailleurs sur du bois d’aulne. Comme Auguste Piccard est né à Bâle, l’aulne
dans lequel a été sculptée sa statue provient de cette région, et plus précisément
d’Allschwil (BL). L’arbre, âgé de 70 ans, poussait déjà dans la forêt du vivant du
physicien.

La statue de Stress

Né à Tallinn, le rappeur Stress s’est installé en Suisse, plus précisément à Lausanne, à l’âge de douze ans. Il a étudié l’économie à l’université de Lausanne et vit aujourd’hui à Zollikerberg.

Avant de se lancer dans une carrière solo, Stress faisait partie du groupe Double Pact, qui avait déjà sorti plusieurs tubes en Suisse, en Allemagne et en France au cours des années 1990.

Dans ses morceaux aux multiples facettes, Stress aborde avec pertinence des thématiques sociales d’aujourd’hui telles que le racisme ou la protection de l’environnement.

Et cela lui réussit: il a déjà obtenu neuf Swiss Music Awards et s’est vu décerner le prix Fischhof de la Fondation contre le racisme et l’antisémitisme (GRA) en 2009.

La statue #WOODVETIA de Stress a été réalisée en bois suisse. L’arbre utilisé est un bouleau blanc de Lausanne âgé d’environ 40 ans.

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