Généalogie

Démarrer une recherche...

Afin de constituer votre généalogie familiale ou retrouver un acte précis concernant vos ancêtres, nous vous suggérons de réunir les informations suivantes:

  • un patronyme (nom, prénom);
  • un lieu (origine, domicile);
  • une date d'événement, même approximative (naissance, mariage ou décès).

A défaut, soumettre les éléments susceptibles de nous mettre sur la bonne voie. Ces informations doivent naturellement être liées au territoire de l’actuel canton de Vaud.

Attention: délais de protection

Les renseignements se rapportant aux événements dont le délai de protection des données personnelles n'est pas échu:

  • naissances dès 1900,
  • mariages dès 1930
  • et décès dès 1960,

peuvent être obtenus auprès du Centre administratif de l'état civil.

Ces délais de protection trouvent leur base légale dans l'Ordonnance sur l'état civil, OEC art. 92a.

Les instruments de recherche à disposition...

> Les sources

Principalement dans les registres paroissiaux et les registres d'état civil:

  • Eb : registres paroissiaux (1562-1821);
  • Ed : registres d'état civil  sous l'autorité cantonale (1821-1875);
  • SB 267 : registres d'état civil sous l'autorité fédérale (dès 1876).

Si, toutefois, ces derniers se révèlent lacunaires, il faut alors se rabattre sur d'autres séries qui permettent à la fois de combler les trous et d'étoffer les informations :

  • les registres des notaires peuvent contenir contrats de mariage et testaments ; on y trouvera aussi des transactions diverses - achats et ventes de biens, contrats d'apprentissage, actes de bourgeoisie, etc.;
  • les cours de justice/les justices de paix renferment des homologations de testament, des tutelles, des actes d'émancipation, des affaires civiles diverses;
  • ceux des consistoires concernant notamment les questions de mœurs;
  • les procès-verbaux du Conseil académique, devenu Conseil de l'instruction publique, pour la question de la nomination des régents;
  • le cadastre intéresse les propriétaires fonciers;
  • les terriers ou registres de reconnaissances de biens, en quelque sorte le cadastre médiéval et d'ancien régime, permettent souvent de suppléer à la défaillance des registres paroissiaux en établissant les filiations manquantes;
  • des séries diverses telles que les recensements, les registres de passeport (indications sur les voyages ou l'émigration), les rôles d'étudiants, etc.;
  • voire les archives privées, qui peuvent se révéler des mines de renseignements pour le chercheur.

Un article vous décrit ces sources de manière plus détaillée: «La généalogie hors état civil aux Archives cantonales vaudoises…» (PDF, 28 Ko).

> Les dossiers et travaux généalogiques

Divers travaux généalogiques non publiés, souvent communiqués par des chercheurs, ont été regroupés dans la série dite des dossiers généalogiques, dont l'inventaire est périodiquement remis à jour. Certains fonds privés en regroupent également plusieurs, parmi lesquels : P Campiche, P Dumur 65, P Leuba, P de Miéville (tirage des tableaux ventilés dans les dossiers généalogiques), P S.V.G., etc. D'autres fonds privés renferment aussi des dossiers spécifiques. Parmi les séries officielles, il convient de signaler la série Bl consacrée aux familles nobles, ainsi que la série Ea (familles de Saint-Cierges, Sainte-Croix et Pampigny).

> La section généalogie de la bibliothèque

La bibliothèque des Archives cantonales possède divers manuels relatifs à la généalogie, ainsi que de nombreuses monographies consacrées à des familles ayant marqué le Pays de Vaud de leur empreinte, grande ou petite. Elle recèle également des publications consacrées à l'histoire, générale ou communale, ainsi qu'à des disciplines annexes comme la paléographie (étude des anciennes écritures) ou la diplomatique (étude des documents).
Recherches d'ouvrages sur le catalogue en ligne Renouvaud.

> Et encore...

Mentionnons pour mémoire que des sources complémentaires importantes peuvent se trouver aussi dans les archives communales.

Consultation

Suivant les séries, ces documents sont consultables sur:

  • les postes PC de la salle de lecture (état civil, plans cadastraux);
  • des copies microfilmées (état civil, notaires);
  • directement sur l'original (cadastre, cours de justice, terriers);
  • en ligne sur le site Internet familysearch.org.

Des lecteurs-reproducteurs de microfilms et une imprimante pour des tirages des documents numérisés sont à disposition.

Processus de la recherche généalogique

La méthode Loïc Rochat (PDF, 1,63 Mo)
Référence:  Nouvelles du Cercle vaudois de généalogie, 87, avril 2014, p. 3.

Besoin d'aide pour vos recherches généalogiques?

Il vous est possible de vous adresser à l'une des cinq personnes suivantes qui sont disposées à procéder à des recherches, généalogiques essentiellement, contre rémunération :

  • M. Ivan Grézine, 117, route de Lally, 1807 Blonay, 079/679.09.14, courriel
  • Mme Yvette Develey, 6c avenue de Thônex 1225, Chêne-Bourg, 022/349.04.96
  • Mme Christine Marr Mast, ch. des Pommiers 1, 1279 Chavannes-de-Bogis, 022/776.51.64, courriel
  • M. Jérôme Pitois-Monnay, chemin de Matélon 33, 1863 Le Sépey, 079/937.66.17, courriel
  • M. Boris Cretegny, rue des Voisins 3, 1205 Genève, 079/296.84.78, courriel

Tarif à l’heure : CHF 50.-/CHF 80.- ou selon entente préalable (établissement de devis).

Liens et références généalogiques

Liens

Portails

Dictionnaires des personnes et des noms de familles

Projet Valdensia

La Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne et Wikimedia CH unissent leurs compétences dans le projet commun Valdensia. Le but de ce projet est d'importer sur Wikipedia une partie des notices biographiques de la  BCU-Lausanne, concernant des personnalités vaudoises (lien).

Bibliographie

Généralités

  • Dubich, Denis, Retrouver ses ancêtres suisses, Paris : Archives & Culture, 2013, 175 p.  (Guides de généalogie).
  • Répertoire des familles vaudoises qualifiées de l'an 1000 à l'an 1800, par C., M. et C. [Jules Pellis alias Conod, Alphonse de Mandrot et Edouard Pellis alias Conod], Lausanne 1883.
  • Le Livre d'or des familles vaudoises, publié par Henri Delédevant et Marc Henrioud, Lausanne 1923, rééd. Genève 1979.
  • Répertoire des noms de famille extraits des registres d'état-civil du canton de Vaud (soit des registres paroissiaux), dit "Répertoire Chastellain", dressé par Henri Chastellain, [Lausanne] 1926-1928, 5 volumes dactylographiés déposés aux Archives cantonales vaudoises.
  • Robert Pictet, "Quelques jalons pour vos recherches généalogiques aux Archives cantonales vaudoises et auprès des officiers d'état civil", dans Bulletin généalogique vaudois, 1, 1988, 29-49.
  • Répertoire des noms de famille suisses, Zurich 1989 (3e éd.), 3 volumes.
  • Benoît de Diesbach-Belleroche, Dictionnaire des familles nobles subsistantes de Suisse, Fribourg 1996.

Instruments de recherche publiés dans le Bulletin généalogique vaudois, depuis 2012 Revue vaudoise de généalogie et d'histoire des familles (site Internet)

  • "Bibliothèque de la Société Vaudoise de généalogie (ACV, P S.V.G.)", dans BGV, 2, 1989, 19-74 [P SVG].
  •  Coutaz, Gilbert, "A la recherche de ses origines vaudoises : les certificats d'aryanisme délivrés durant la Deuxième Guerre mondiale", dans BGV, 10, 1997, pp. 222-235.
  •  Michel Depoisier, "Un instrument de recherches indispensable : le fonds du généalogiste F.-Raoul Campiche", dans BGV, 1, 1988, 50-74 [P Campiche].
  • Olivier Dessemontet, "Recherches généalogiques aux Archives cantonales vaudoises : le fonds privé P Dessemontet", dans BGV, 1995-1996, pp. 129-132.
  • Pierre-Yves Favez, " Les «dossiers généalogiques» aux Archives cantonales vaudoises", dans BGV, 3, 1990, 19-114 ; 4, 1991, 23 ; 5, 1992, 13 ; 7, 1994, 14-16 ; 8-9, 1995-1996, 13-17 ; 10, 1997, 19-21 ; 11, 1998, 97-99 (Dossiers généalogiques).
  • Pierre-Yves Favez, "Un intéressant fonds historique et généalogique aux Archives cantonales : P Leuba" dans BGV, 4, 1991, 24-36 [P Leuba].
  • Pierre-Yves Favez, "Les tableaux généalogiques de la collection Dumur", dans BGV, 5, 1992, 14-16 [P Dumur 65].
  • Pierre-Yves Favez, "Le fonds Dessemontet (Olivier) aux ACV", dans BGV, 1999, pp. 83-91.
  • Frédéric Rohner, "Léon Jéquier, héraldiste (1905-1996)", dans BGV, 1999, pp. 93-99.
  • Aurélie Roulet, "Le fonds Tacheron aux ACV", dans BGV, 2001, pp. 57-62.

L'état civil: un peu d'histoire...

Une tradition bien établie depuis 1562

L'obligation de tenir des registres où l'on inscrit mariages et baptêmes remonte à la Réformation et suit de peu la conquête bernoise du Pays de Vaud. L'Edit de réformation du 24 décembre 1536 charge les pasteurs de la tenue de ces registres dans leur paroisse. Ce n'est cependant qu'en 1552 que le livret contenant cette prescription fut distribué à tous les pasteurs du pays dans sa traduction française. L'ordre mit, semble-t-il, un certain temps avant d'être appliqué: le plus ancien registre d'état civil conservé dans le Pays de Vaud remonte à 1562. L'enregistrement des décès ne paraît avoir été introduit qu'en 1708 et ne s'est imposé généralement qu'en 1728. Depuis un certain temps déjà, les décès étaient consignés ici et là par les curés des paroisses catholiques, par des communes et par certains pasteurs. L'inscription du jour de naissance est prescrite en 1773 dans les Ordonnances ecclésiastiques pour le Pays de Vaud. Un an après la révolution de 1798, la République helvétique confia aux municipalités le soin de s'occuper des registres servant à constater la naissance, la mort et le mariage des citoyens, sans pour autant délier les pasteurs de leurs obligations antérieures. Ainsi, des registres de naissances, baptêmes, mariages et décès ont été tenus parallèlement au niveau des paroisses et des communes de 1799 à 1821. Ce régime perdura jusqu'au 1er juillet 1821, date d'entrée en vigueur du code civil vaudois et de la loi cantonale sur la tenue des registres d'actes de l'état civil. Ces deux textes législatifs ont fondé l'état civil cantonal qui s'est maintenu jusqu'à l'entrée en vigueur de l'état civil fédéral, le 1er janvier 1876.

Depuis 1876, l'état civil est régi par la Confédération (Constitution fédérale du 29 mai 1874 art. 53 et 54). Néanmoins, c'est aux autorités cantonales de déterminer sur leur territoire les arrondissements de l'état civil, de désigner, de nommer et de rétribuer les officiers de l'état civil, qui doivent être des laïcs. Les Cantons sont aussi chargés du contrôle de la gestion des offices.

Les arrondissements de l'état civil
A l'origine, selon la loi cantonale sur l'état civil du 8 novembre 1875 (art. 1), l'arrondissement de l'état civil vaudois correspond au cercle, soit une division politique, administrative et judiciaire regroupant souvent plusieurs communes. Toutefois, il était prévu que le Conseil d'Etat pouvait "diviser en deux ou plusieurs arrondissements les cercles dont l'étendue ou la population rendrait cette division nécessaire". De fait, le découpage du territoire du canton en arrondissements a évolué entre 1876 et 2004, passant de 101 à 107 entre 1876 et 1912, puis tombant à 84 en 1987, 15 en 2004 et 4 en 2006.

Numérisation de l'état civil et des terriers

Accès unique au monde à la connaissance généalogique la plus ancienne

Entamée le 4 mai 2009, la campagne de numérisation de plus de 5136 registres de reconnaissances pour 2 269 353 prises de vue s’est terminée le 27 mai 2016. Elle couvre la période allant de 1234 à 1798. Cette opération sans pareille au monde tant par l’ancienneté que par la densité des documents a été menée avec la collaboration bénévole de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (« Mormons »), qui  poursuit l’objectif de retracer l’arbre généalogique de l’humanité.  

Un registre de reconnaissances contient la description des biens-fonds d’une seigneurie ou d’une autorité publique, les droits et conditions des personnes, et les redevances et obligations auxquelles elles sont soumises. Il donne ainsi des informations sur les tenanciers des terres et les confins des parcelles, le plus souvent désignés par des noms d’autres tenanciers.

Désormais, plus de 3 millions de prises de vue peuvent être mises à disposition du public, en salle de lecture des ACV, auxquelles s’ajoutent, après 1875, les actes de naissance  jusqu’en 1899, les actes de mariage jusqu’en 1929 et les actes de décès jusqu’en 1959. La recherche généalogique bénéficie dorénavant de sources primaires et secondaires, du XIIIe siècle à 1960. Parallèlement, les Mormons ont déjà mis une partie de leurs travaux de numérisation effectués aux ACV, sur  leur site, familysearch.org

Entre mars 2014 et juillet 2015, les ACV ont coordonné la numérisation de quelque 2300 registres et 800 répertoires séparés, représentant 1097 registres paroissiaux de 1562 à 1821, et 1224 registres d’état civil de 1821 à 1875 pour 723 000 scans. Elles ont préféré l’archivage numérique à la conversion numérique des microfilms effectués par les Mormons à la fin des années 1940 et au début des années 1970.

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