Effets de la violence

Sur la santé des victimes

La violence, qu’elle soit effective ou à l’état de menace, crée une atmosphère où la peur est omniprésente. Elle oblige la personne qui en est victime à investir toute son énergie pour survivre dans un environnement hostile, à focaliser son attention sur la manière d’éviter la prochaine scène de violence.

La violence mine la confiance en soi, détruit le bien-être et dégrade la santé. Elle entraîne des troubles physiques et psychiques tels que stress, anxiété, dépression, insomnies, maux de tête, de ventre ou de dos, fatigue chronique, etc. Les personnes victimes de violence peuvent également développer des dépendances (aux médicaments, à l’alcool, etc.).

Sur les enfants

Les répercussions de la violence contre les femmes se font sentir dans toute la famille et dans tout l’entourage. Les enfants ne sont jamais épargnés par la violence qui règne dans leur famille. Ils souffrent, sont fragilisés et peuvent présenter des troubles tels que sentiments d’insécurité, angoisse, culpabilité, troubles du sommeil ou de l’alimentation, difficultés d’apprentissage ou relationnelles.

Souvent, ils voudraient pouvoir intervenir et se chargent d’un rôle protecteur trop lourd pour leur âge. Ils sont animés de sentiments contradictoires et ne peuvent dénoncer la violence que leur mère subit, pris dans des conflits de loyauté entre leurs deux parents.

Les enfants qui vivent dans un climat de violence risquent également de développer un haut niveau de tolérance à la violence. Ils présentent donc plus de risques de devenir eux-mêmes victimes ou auteurs d’actes de violence.

Sur la société

La violence restreint la liberté de mouvement des femmes qui en sont victimes. Le coût économique direct de la violence contre les femmes est énorme, car elle entraîne une diminution de la participation des femmes au marché de l’emploi, une baisse de leur productivité au travail et une augmentation de leur taux d’absentéisme. Comme le relève Amnesty International, le coût indirect résultant de la participation amoindrie des femmes au développement social est pour sa part impossible à mesurer.

Chaque année en Suisse, les conséquences financières de la violence contre les femmes se chiffrent à plus de 400 millions de francs, répartis entre les domaines de la justice, de la police, de la santé et du social, les centres d’accueils représentant moins de 6 millions de francs.