Questions santé : réponses du médecin cantonal

Vous trouverez ci-dessous des réponses validées par des experts  à des questions de santé liées à l’épidémie de Covid-19.

Cette page est mise à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation.
Pour des questions et réponses plus générales (suisses), vous pouvez aussi vous informer sur
la page de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

2. Symptômes et situations à risque, comment se protéger

2.1 Comment vous protéger

D’une manière générale, prenez soin de votre santé

Le système de santé continue à assurer les soins nécessaires à l’ensemble de la population.

Si vous avez un problème de santé qui vous semble nécessiter l’avis d’un professionnel ou avez besoin de réponses à vos questions, n’attendez pas que votre état s’aggrave. Toutes les précautions sanitaires sont prises pour vous protéger lors d’une consultation ambulatoire ou d’urgence.  

Soyez attentifs si vous vous sentez mal et appelez comme d'habitude,

  • D’abord votre médecin traitant
  • En son absence, la Centrale des médecins 0848 133 133
  • En cas d’urgence vitale, le 144

2.2  Quels symptômes doivent  vous alerter ?

Les symptômes typiques du COVID-19 sont :

  • Affection aiguë des voies respiratoires (maux de gorge, toux (surtout sèche), insuffisance respiratoire, douleurs dans la poitrine)
  • Fièvre
  • Perte soudaine de l’odorat et/ou du goût

Des symptômes moins typiques sont aussi possibles : maux de tête, faiblesse générale, douleurs musculaires, rhume, symptômes gastro-intestinaux ou cutanés.

Plus de détails sont disponibles sur le site de l’OFSP.

2.3 La perte du goût ou de l’odorat

La perte soudaine de l’odorat (anosmie) et/ou du goût (agueusie) fait partie des symptômes principaux du covid-19. Il s’agit d’une perte brutale de l’odorat, voire du goût, sans que le nez soit bouché. Dans certains cas, c’est même le seul symptôme.  Ce symptôme peut durer après la fin de la période d’isolement.

Une personne qui a eu ce symptôme avec un diagnostic covid confirmé peut retourner au travail à la fin de son isolement  même si l'anosmie persiste. Le port du masque est recommandé pendant toute la durée de l'anosmie.

2.4 Quelles situations sont susceptibles de m’infecter ?

Le covid-19 est une maladie respiratoire qui, en l'état des connaissances actuelles, se transmet essentiellement par les gouttelettes (toux, éternuement, etc.), par l'air et par contact physique d’une personne à l’autre (ex. poignée de main suivie de contact avec la bouche, le nez, les yeux, etc.).Si une personne infectée tousse, éternue ou parle avec vous dans votre entourage, des gouttelettes peuvent vous infecter.  

Les moments festifs en établissement ou dans le privé ont été identifiés comme lieux d'infection. Même dans les moments de détente, des gestes simples comme garder ses distances et veiller à l'hygiène des mains demeurent essentiels.

La transmission du virus pourrait se faire par le biais du contact avec des surfaces contaminées. Toutefois, jusqu’à présent, aucun cas de transmission par des surfaces inertes contaminées n’a été documenté.

La page consacrée aux gestes barrière explique les mesures simples à appliquer au quotidien pour se protéger.

2.5 Y a-t-il des risques liés aux systèmes de ventilation et de climatisation ?

L’aération régulière de la pièce, fenêtre ouvertes, fait partie des mesures de protection. En ce qui concerne les systèmes de ventilation, il faut distinguer :

  • Système de ventilation et de climatisation active qui utilisent l’air extérieur : les systèmes de ventilation et de conditionnement de l’air ne sont pas considérés comme une source de contamination.
  • Dispositifs de climatisation individuels et ventilateurs : les dispositifs de climatisation individuels entraînent une recirculation de l’air intérieur et pourraient théoriquement étendre les gouttelettes expectorées d’un individu infecté par le SARS-CoV-2 au-delà de 2 mètres. Il en est de même pour les ventilateurs. Ces dispositifs ne devraient dès lors pas être utilisés en présence de personnes infectées par le SARS-CoV-2 à moins que cette personne se trouve dans une chambre seule.

Les pièces doivent être de toute manière régulièrement aérées, car ces dispositifs entrainent une recirculation de l’air intérieur uniquement. 

Des recommandations spécifiques destinées aux milieux des soins ont été élaborées par l’Unité cantonale HPCi et peuvent être consultées ici.

2.6 Faudrait-il nettoyer ou désinfecter les produits achetés (p. ex : fruits, légumes, boîtes de céréales) avant de les consommer ?

Les produits  frais et emballés doivent être manipulés avec des mains propres, raison pour laquelle la désinfection des mains est obligatoire à l’entrée des magasins. A domicile, avant de manipuler les produits frais, il est essentiel de se laver scrupuleusement les mains. Par contre il n’est pas utile de désinfecter les boites de céréales avant  de s’en servir mais leur manipulation doit se faire avec des mains propres. Ces consignes d’hygiène restent valables en dehors du contexte épidémique actuel. L’utilisation de désinfectant sur les aliments n’est pas recommandée et peut même se révéler toxique.
 
2.7 Quelles sont les durées de vie du virus sur les différentes surfaces que l’on touche ?

La durée de vie du virus SARS-COV-2 (responsable du Covid-19) dépend du type de surfaces. Selon une étude australienne récente, le virus serait capable de survivre jusqu'à 28 jours sur des surfaces lisses, tels que les écrans de smartphone, du verre, de l'acier inoxydable ou des billets de banque, à une température de 20°C, soit à peu près à une température ambiante. À 30°C, ce taux de survie chuterait à 7 jours et à 40°C, le virus survivrait que 24 heures. En revanche, sur des surfaces poreuses comme le coton, le virus a survécu moins longtemps, jusqu'à 14 jours à la température la plus basse et moins de 16 heures à la plus haute. Ces résultats démontent l’utilité du lavage régulier des mains et du nettoyage des surfaces.

2.8 L'utilisation de la chicha ou narguilé présente-t-elle des risques ?

Le partage de l’embout de la chicha entre des personnes qui ne vivent pas dans l’intimité (couple) présente des risques. Il est impératif de respecter les conditions d'utilisations suivantes : 

  • Une chicha par personne
  • La pipe doit être bien nettoyée et désinfectée après chaque utilisation

Rappelons aussi que la chicha présente des risques importants pour la santé, car l’eau du vase de la chicha ne filtre pas les substances toxiques de la fumée. Par contre, elle refroidit la fumée ce qui a pour effet une inhalation plus profonde et plus longue. En plus, la quantité de substances toxiques est beaucoup plus élevée que celle contenue dans la fumée de cigarette. Comme la consommation d’une chicha dure près d’une heure, la quantité de fumée inhalée correspond à celle de deux paquets de cigarettes.

2.9 Que faire si vous pensez être contaminé ?

Si vous présentez des symptômes compatibles avec le Covid-19, nous vous demandons de faire preuve de solidarité et de vous comporter comme si vous aviez été diagnostiqué pour protéger votre entourage et tout le système de santé.

  • Limitez vos contacts et, si possible, isolez-vous
  • Allez évaluer la situation sur www.coronacheck.ch et conformez-vous aux indications qui vous seront données.  N’hésitez pas à vous faire tester aussi souvent et rapidement que nécessaire : vous pouvez être contagieux.
  • Si votre état ne nécessite pas de consultation et que vous n’êtes pas une personne à risque, faites-vous tester dans l’un des centres de tests de la filière cantonale .
  • Si les symptômes s’aggravent, appelez sans hésiter votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas.
  • Restez à domicile jusqu’à 48 heures après la fin des symptômes mais au minimum 10 jours depuis leur début.

Voir aussi ci-dessous toutes les explications sur les tests.

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3. Indications spécifiques pour personnes à risques et asthmatiques

3.1 Qui est particulièrement à risque de complications dues au Covid-19 ?  

Les personnes les plus à risque sont celles âgées de 65 ans et plus et celles de tout âge souffrant notamment d’une de ces maladies :

  • Cancer
  • Diabète
  • Faiblesse immunitaire due à une maladie ou à un traitement
  • Hypertension artérielle
  • Maladies cardio-vasculaires
  • Maladies chroniques des voies respiratoires
  • Obésité de classe III (morbide, IMC supérieur ou égal à 40 kg/m2)

A noter que les femmes enceintes font aussi partie des personnes qui doivent bénéficier d’une protection particulière (voir rubrique « familles »).

Si vous ou l’un de vos proches faites partie des personnes fragiles, nous vous recommandons de suivre les mesures de prévention suivantes :

  • Dans la mesure du possible, limitez vos contacts et vos sorties

Respectez strictement les consignes de protection (distance et hygiène) et demandez à vos contacts de le faire aussi pour vous.

Pour en savoir plus, consultez la page de l’OFSP

En cas de difficultés respiratoires, toux ou fièvre, restez chez vous et contactez - par téléphone d'abord - votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas. Signalez que vous êtes une personne avec des facteurs de risque et que vous présentez des symptômes.

3.2 Peut-on distinguer le covid-19 d’une allergie ? Que faire si on est asthmatique ?

Si vous êtes asthmatique, vous pouvez vous référer à cette  vidéo didactique dans laquelle le Pr François Spertini, Médecin chef du Service d’immunologie et allergie du CHUV, répond aux nombreuses questions que se posent les asthmatiques : comment différencier les symptômes ? Est-ce que l’asthme est un facteur aggravant ? Faut-il continuer à prendre ses médicaments ?

4. Conseils spécifiques pour familles, enfants, futures et nouvelles mères

4.1 Les femmes enceintes doivent-elles être spécifiquement protégées ?

Les nouvelles données indiquent que le risque d’une hospitalisation est plus élevé pour les futures mères que pour les autres personnes de leur classe d’âge. Rarement, le virus peut infecter le placenta. Aucune malformation n’a été observée mais on peut s’attendre à une diminution des apports au bébé pouvant mener à des retards de croissance.

Pour toutes ces raisons, les femmes enceintes sont considérées comme des personnes à risque. Il est recommandé aux femmes enceintes de respecter scrupuleusement les règles d’hygiène, d’être prudentes dans leurs rapports sociaux. Voir les recommandations de l'OFSP.

Pour des questions particulières sur la grossesse et/ou si vous ressentez des symptômes compatibles avec le Covid-19, vous pouvez vous adresser à votre gynécologue ou à votre sage-femme. Ils évalueront la situation et conviendront avec vous des mesures à prendre.

Si une femme enceinte est testée positive, un suivi plus rapproché est conseillé (rendez-vous et échographies).

4.2 Mon partenaire pourra-t-il m’accompagner pendant la grossesse et l’accouchement ?

La présence du partenaire est bien entendu importante pour les (futurs) parents et peut avoir lieu à certaines conditions. Ces dernières font partie des plans de protection des établissements sanitaires vaudois afin de protéger au mieux les populations vulnérables séjournant dans nos institutions.

  • La désinfection des mains, le port du masque en tout temps et le respect des distances sont obligatoires.
  • Lors des consultations, seul le partenaire asymptomatique est admis. Il attend à l’extérieur pour ne pas charger la salle d’attente avant d’entrer en consultation et quitte les lieux dès la fin de celle-ci.
  • Pour l’accouchement, la patiente et son partenaire sont testés lors de l’admission (accouchement programmé) ou en salle d’accouchement. Le partenaire peut être présent à l’accouchement pour autant qu’il soit asymptomatique et dans le respect des gestes barrière.
  • Le partenaire pourra effectuer les visites après la naissance si son test est négatif. Si le séjour venait à se prolonger, un nouveau test pourrait être demandé. Le coût des tests est pris en charge par l’assurance ou le canton.

Pour des informations plus détaillées, merci de vous référer à la maternité choisie.

4.3 Une mère atteinte du virus Covid-19 peut-elle allaiter ?

La réponse est oui. Actuellement, les données, bien que limitées, ne montrent pas de risques de transmission du virus Covid-19 par le lait maternel. L’OFSP et la Société Suisse de Pédiatrie s’entendent pour dire que les effets bénéfiques de l'allaitement et du développement des liens mère-enfant l'emportent sur les risques pour le nouveau-né, qui sont considérés comme faibles.

En cas de séparation de la mère et de l’enfant, la mère peut utiliser un tire-lait pour stimuler la lactation. Elle doit toujours laver ses mains avant de toucher aux pièces du tire-lait et s’assurer de bien le nettoyer par la suite.

4.4 Comment protéger le nourrisson ?

Les mesures d’hygiène (lavage des mains avant de toucher l’enfant, port du masque si possible) doivent bien sûr être respectées. Les nouveau-nés pourraient être infectés par des gouttelettes (toux, éternuements, baisers) ou par contact avec des surfaces ou des mains infectées par le virus. Il est donc essentiel d'appliquer les mesures adéquates après la naissance pour le protéger.

4.5 Les enfants et les jeunes peuvent-ils développer la maladie ?

Bien que les enfants et adultes jeunes ne représentent que 40 % des patients infectés par le virus,  ceux-ci nécessitent également, dans les formes sévères, le recours aux soins intensifs. Les enfants sont plus rarement infectés ou symptomatiques.   

4.6 Enfants et familles : quand tester, comment agir ?

Il est essentiel que tout jeune symptomatique dès 12 ans se fasse tester selon les mêmes critères que les adultes et applique les mêmes gestes de protection : respecter les gestes barrière, rester à domicile pendant les symptômes, faire le coronacheck et le test et, si nécessaire, respecter l’isolement. Si l’état de santé le nécessite, le pédiatre reste le recours de base.

Pour les enfants de moins de 12 ans

Les enfants de moins de 12 ans présentant des symptômes ne doivent pas nécessairement être testés, sauf avis contraire du pédiatre en concertation avec les parents. Pour les enfants en-dessous de 5 ans, une consultation pédiatrique reste systématiquement recommandée. En effet :

  • Les données disponibles à ce jour et l’expérience clinique montrent que les transmissions par des enfants de moins de 12 ans sont rares.
  • Ce sont généralement ces enfants qui sont infectés par des adultes de leur environnement proche, en particulier par les contacts plus âgés vivant sous le même toit

L’entourage familial joue un rôle prépondérant dans la gestion de la situation :

  • On teste en priorité les adultes ou enfants plus âgés (plus de 12 ans) en contact proche s’ils sont symptomatiques. Ainsi, face à un enfant de moins de 12 ans présentant des symptômes compatibles avec le Covid-19, il faut d’abord vérifier s’il a été en contact étroit avec une personne symptomatique de plus de 12 ans, particulièrement au sein de la famille.
  • La personne (enfant ou adulte) testée reste à la maison jusqu’au résultat du test. Les membres de la famille qui  ne présentent pas de symptômes ne sont pas en quarantaine avant le résultat du test.
  • Si un enfant de moins de 12 ans avec des symptômes n’est pas testé : les membres de la famille ne sont pas en quarantaine sauf s’ils sont eux-mêmes symptomatiques ou qu’ils ont eu des contacts avec une personne testée positive. Le test est alors nécessaire pour eux.
  • En cas de résultat positif de la personne de contact : l’enfant symptomatique reste à la maison et doit également être testé.
  • En cas de résultat négatif de la personne de contact : l’enfant peut se rendre à  l’école/dans la structure d’accueil sans être testé s’il n’a pas de fièvre pendant 24 heures, si sa toux s’est nettement améliorée et qu’il est en bon état général.

Certains centres de test sont plus particulièrement équipés pour effectuer le geste sur des enfants.

4.7 Enfants à l’école

Il est important que les enfants puissent continuer à fréquenter autant que possible les structures d’accueil et d’enseignement. C’est pourquoi des consignes à l’usage des parents et du personnel ont été édictées : Que faire s’il s’agit d’un enfant à l’école ?

5. Informations pour les résidents d’institutions d’hébergement et leurs familles

5.1 Est-il vrai que les résidents hébergés en établissements médico-sociaux (EMS) / établissements psycho-sociaux médicalisés (EPSM) / établissements socio-éducatifs (ESE), n’ont pas droit à l’hospitalisation s’ils attrapent le Covid-19 ?

Absolument pas ! Tous les soins sont accessibles à tous, hospitalisation comprise, pour autant qu’ils représentent la meilleure option pour la personne concernée. Dans leur grande majorité, les personnes hospitalisées le sont dans un service de médecine générale. La plupart des établissements peuvent fournir les mêmes traitements que ces services, y compris l’oxygénation et tous les soins de support et de soulagement de la douleur, cela en maintenant la personne dans son lieu de vie. Lorsque c’est nécessaire, les établissements font appel à des équipes mobiles pour assurer les soins supplémentaires et le confort dont a besoin  la personne hébergée.

Le seul traitement spécifique qui nécessite les soins intensifs est l’intubation, qui est très longue et lourde à supporter. En ce qui concerne les résidents en EMS, certains d’entre eux sont déjà très fragilisés par d’autres pathologies et ne verraient pas leurs chances de survie améliorées. Au contraire, ils perdraient leurs repères et ne parviendraient pas à fournir l’énergie nécessaire pour une bonne récupération. C’est pourquoi, lorsque la situation s’aggrave, ils ne souhaitent généralement pas ce qu’ils considèrent comme de l’acharnement thérapeutique et préfèrent être accompagnés à domicile (à l’EMS).

5.2 Tous les EMS/EPSM/ESE du canton sont-ils concernés par le Covid-19 ?

Seule une partie des EMS, EPSM et ESE du canton hébergent des personnes atteintes de Covid-19. Les institutions d’hébergement appliquent toutes les mesures nécessaires pour protéger leur résidents: respect strict des normes d’hygiène,  flux séparés de déambulation et d’activités et plan de protection, notamment pour les visite et sorties.

5.3 La population résidente en EMS dans le canton de Vaud est-elle différente des autres cantons ?

Dans notre canton, seul un tiers des personnes de plus de 90 ans réside en EMS. Ceci est le fruit d’une politique très active de soutien du maintien à domicile. Les personnes qui rentrent en institutions sont globalement plus âgées que dans les autres cantons et leur santé est précaire.

5.4 Les résidents des EMS touchés sont-ils condamnés ?

Non, pas du tout. Il y a une frange importante de résidents qui guérit du Covid-19, alors même qu’il s’agit d’une population très fragilisée et âgée. Parmi les résidents atteints, moins d'un sur cinq a besoin de soins particuliers.

5.5 Quand et comment est-ce que les visites sont autorisées en établissements d'hébergement ?

Les visites sont autorisées dans le respect des règles d'hygiène de base et de distanciation physique dans les établissements médico-sociaux (EMS), les établissements psycho-sociaux médicalisés (EPSM), les établissements socio-éducatifs du handicap et les logements protégés dépendant d’EMS/EPSM du canton de Vaud. Elles peuvent être suspendues de manière temporaire en cas de présence d'un foyer d'infection au sein de l'institution. Les proches seront informés par l'institution et des moyens de contact alternatifs seront mis en place comme par exemple le téléphone ou la visio-conférence.

Afin d’éviter la propagation du coronavirus et de préserver la santé de tous les résidents et visiteurs, l’organisation des visites se base sur des recommandations strictes du Département de la santé et de l’action sociale de l’Etat de Vaud.

Les règles suivantes s’appliquent lors d’une visite:

  • Le nombre de visiteurs est limité à deux personnes par visite (pour les ESE, EPSM et PPS des exceptions peuvent être envisagées au cas par cas).
  • Aucun visiteur symptomatique ou en quarantaine n’est autorisé.
  • Les visites se conforment à la signalisation de l’institution pour leurs déplacements.
  • Pour les visites, les espaces extérieurs sont privilégiés lorsque la météo le permet et qu’il en existe.
  • Les visiteurs ne doivent pas avoir de contact avec les autres résidents. Ils restent auprès de leur proche et ne déambulent pas dans l’institution.
  • Les visiteurs doivent laver les mains et mettre un masque à l’entrée dans l’institution et respectent les mesures d’hygiène.
  • La Direction assure une traçabilité des flux de personnes extérieures. Celle-ci permettra de retracer les contacts en cas de découverte d’un cas de personne malade de coronavirus afin de protéger les résidents.

En fonction de l'institution, la Direction de l'institution décide s'il y a la possibilité de partager un repas ou une collation ou pas, quelles sont les plages d'horaire de visite (au minimum cinq heures réparties sur la journée) et si les visites se font sur rendez-vous ou pas. Pour les EMS, la direction peut également décider quel est le nombre total des visites quotidiennes.

Pour les résidents alités ou en fin de vie, les mêmes recommandations s’appliquent, avec deux exceptions :

  • La visite peut se dérouler en chambre. La visite est possible même si le résident est dans une chambre à deux lits, auquel cas le résident occupant l’autre lit doit être absent.
  • Les visiteurs peuvent s’approcher à moins de 1.5 mètres du résident et se toucher.

Visite de personnes isolées, en confinement ou en quarantaine :
Les visites de résidents en isolement (positifs au coronavirus), en confinement ou en quarantaine peuvent se faire sur demande auprès du corps médical/soignant de l’établissement, avec toutes les mesures de protections nécessaires

Chaque visiteur devra informer l’établissement s’il développe des symptômes du CoVID.

5.6 Est-ce que les résidents des EMS, EPSM et ESE peuvent sortir ?

Pour les sorties et les week-ends, les règles diffèrent selon les institutions. Une interdiction temporaire des sorties dans ou avec la famille est décidée pour les résidents des EMS, considérant qu'ils sont plus vulnérables, sauf cas de force majeur ou selon la nature de la sortie (par exemple, une simple promenade en nature à proximité de l'établissement avec un proche est possible avec le respect des règles sanitaires usuelles). En vue des fêtes de fin d'année, dès le 10 décembre, les séjours au domicile des proches demeurent possibles, sous réserve du respect d'un confinement au retour dans l'institution.

Pour les autres institutions, la décision d'autoriser une sortie en famille ou en week-end incombe à la Direction de l'institution en collaboration étroite avec les proches et la personne concernée. Les règles sanitaires sont à respecter et, selon le cas, le port du  masque peut être exigé. Au retour de la sortie, le résident maintient les distances physiques avec les autres personnes de l'institution et le personnel contrôle les signes cliniques deux fois par jour. Lors d'un séjour prolongé en famille qui dure plus qu'un week-end, un confinement au retour du résident doit être discuté de cas en cas.

La direction de l’institution assurera une traçabilité des résidents sortis. En outre, une évaluation du respect des mesures de protection durant le week-end devra être réalisée à chaque retour.

5.7 Une personne peut-elle encore être admise en EMS/EPSM/ESE  ?

Les admissions sont toujours possibles. Le statut positif au Covid-19 n'exclut pas une admission. Par contre, les admissions peuvent être suspendues de manière temporaire en cas de présence d'un foyer d'infection.

  • Les admissions de résidents positifs au Covid-19 se font exclusivement dans des chambres individuelles, ou chambres doubles déjà occupées par une personne positive au Covid.
  • Les admissions de résidents ayant eu l'infection Covid au cours des derniers trois mois peuvent se faire en chambre double sans confinement.
  • En absence de symptômes, le dépistage Covid n'est pas indiqué systématiquement. Le test peut être demandé pour toute nouvelle entrée d'un résident souffrant de troubles psychiatriques empêchant les mesures de confinement.

6. Stratégie d’endiguement TTIQ : testing, tracing, isolement, quarantaine

6.1 Pourquoi parle-t-on de test et de traçage ?

La stratégie de lutte contre l’épidémie comprend le test de toutes les personnes symptomatiques, l’identification des chaînes de contamination, l’isolement des cas positifs et la mise en quarantaine de leurs contacts. Cette stratégie repose sur deux activités indissociables : le test et le traçage (ou enquête d’entourage).

  • Le test est un frottis naso-pharyngé qui permet de diagnostiquer la maladie en cours et ainsi les personnes contagieuses.
  • Le traçage est une enquête autour d’une personne diagnostiquée dans le but d’identifier toutes les personnes éventuellement contaminées par elle, afin de contrôler et limiter la propagation de la maladie.

6.2 Dans quel cas faut-il se faire dépister et comment s’y prendre ?

Si vous présentez des symptômes compatibles avec le Covid-19 ou avez un doute, faites d’abord le www.coronacheck.ch.

Les critères prioritaires pour le test sont les symptômes typiques du COVID-19, à savoir :

  • Symptômes d’affection aiguë des voies respiratoires (maux de gorge, toux (surtout sèche), insuffisance respiratoire, douleurs dans la poitrine)
  • Fièvre
  • Perte soudaine de l’odorat et/ou du goût

En cas de symptômes moins typiques (par ex. maux de tête, faiblesse générale, douleurs musculaires, rhume, symptômes gastro-intestinaux ou cutanés), le test est conseillé en cas de contact étroit avec un cas positif confirmé et sur prescription médicale.

Ces tests peuvent avoir lieu

  • Directement auprès de l’un des centres de tests de la filière cantonale si aucune consultation n'est nécessaire ET si la personne n'est pas vulnérable. Des centres sont disponibles sur l’ensemble du territoire cantonal.
  • Lors d'une consultation médicale, auprès des cabinets médicaux et consultations d'urgence, adultes et pédiatriques, qui le souhaitent et sont à même de séparer les flux de patients Covid/non-Covid ainsi qu'auprès de certaines pharmacies.

Si vous pensez que votre état de santé le nécessite, consultez votre médecin.

Les tests de dépistage sont gratuits pour les personnes symptomatiques et, depuis février, pour les personnes asymptomatiques testées dans le cadre d'un plan de protection ou d'une recherche de foyer de contamination.

6.3 Comment se fait le test ?

Le test, qui permet de détecter la phase active de la maladie, se fait par frottis nasopharyngé (nez et gorge). C'est un geste médico-délégué, effectué par du personnel formé à cet effet.

6.4 Y a-t-il plusieurs sortes de tests ?

Il existe deux types de tests diagnostiques (c’est-à-dire de tests destinés à déterminer si les symptômes sont dus au Covid-19 ou non) qui se font tous deux par frottis nasopharyngé : le test PCR, utilisé depuis le début de l’épidémie, et le test antigénique, dit rapide, introduit depuis novembre dans la filière cantonale de test.

L’arrivée des nouveaux tests complète la stratégie de lutte contre l’épidémie. Quel que soit le type de test, il est aujourd’hui possible d’obtenir un rendez-vous et des résultats rapidement. L’opportunité d’un test rapide ou standard est évaluée par le centre.

Il existe également des tests sanguins, appelés tests sérologiques, qui permettent de détecter si une personne a, dans le passé, été exposée à un virus, mais pas de poser un diagnostic de maladie. Ces tests ne sont pas encore validés pour une disponibilité à la population. Ils sont actuellement réservés à des cas particuliers ou aux études scientifiques.

Unisanté a mis en ligne un film qui explique comment se passe un test rapide.

6.5 Enquête d’entourage (contact-tracing) et mesures  d'isolement/de quarantaine

Le contact-tracing, ou enquête d’entourage, fait partie des actions couramment effectuées par l’Office du médecin cantonal dans le cadre de son rôle de surveillance épidémiologique. Il  s’agit d’enquêtes autour d’une personne atteinte par une maladie contagieuse. Cette enquête cherche à identifier le lieu de transmission ainsi que toutes les personnes éventuellement contaminées par la première, de manière à contrôler et limiter la propagation de la maladie. L’objectif est d’éviter tout redémarrage de foyers épidémiques non contrôlés.

Vous trouverez toutes les indications utiles sur ce thème sur la page dédiée au traçage des contacts, isolement et quarantaine.

6.6 Tous les contacts autour d’un cas positif sont-ils testés ?

Non, seules les personnes symptomatiques sont testées. Un test sur une personne asymptomatique n’est pas utile et peut donner un faux négatif, puisque la personne n’a sans doute pas, ou pas encore, de virus détectable. Par contre, les contaminations ayant souvent lieu dans la sphère privée, il est important que les personnes qui vivent avec une personne positive se mettent en quarantaine pour protéger leurs autres contacts, sur indication des équipes du médecin cantonal. Elles doivent se faire tester immédiatement en cas de symptômes et, en cas de doute, appeler la hotline santé 0800 316 800.

Dans certaines situations où on a identifié des cas groupés, des tests de dépistage chez des personnes asymptomatiques peuvent être ordonnés par le Médecin cantonal pour déterminer si le virus est plus largement répandu dans les contacts possibles de ces cas.

6.7 Comment s’insère l’application SwissCovid dans ce dispositif ?

L'application SwissCovid pour les téléphones portables (Android/iPhone) contribue à endiguer la propagation du nouveau coronavirus. Elle complète le dispositif de tests et de traçage et aide ainsi à interrompre les chaînes de transmission. Elle est disponible sur Apple Store et Google Play Store.

Il s’agit d’un outil complémentaire, qui ne remplace pas le strict respect des mesures de protection.

Tout savoir sur l’application SwissCovid

L’utilisation de l’application est recommandée car plus les personnes qui l’installent et l’utilisent sont nombreuses, plus elle sera efficace pour endiguer la propagation du virus. L’application est gratuite, sûre et son installation se fait sur une base volontaire. L’application doit avoir été téléchargée et activée avant la contamination pour être utile.

7. Soutien

Santé mentale

Un soutien psychologique revêtant plusieurs formes est proposé à la population comme aux professionnels. Ces ressources peuvent être utilisées par les personnes ayant besoin d’un soutien ou d’une orientation dans le domaine psychologique :

  • Le médecin généraliste ,psychiatre ou psychologue traitant
  • Les institutions de psychiatrie publique (Département de psychiatrie CHUV et Fondation de Nant)
  • Le numéro unique cantonal pour la détresse psychologique: 0848 133 133
  • Le numéro unique pour l’Est vaudois: 0800 779 779
  • Le 143 (Main Tendue) qui est à l'écoute de manière anonyme 24/24 www.143.ch
  • Le site www.santepsy.ch

Il existe aussi des ressources répondant à des besoins spécifiques :

Violence domestique

Si vous êtes victime ou témoin de violence domestique, voici les ressources :

Pour les personnes (enfant, adolescent, adulte, personne âgée) ayant subi ou commis des violences et/ou des abus sexuels dans le cadre de la famille : Centre de consultation Les Boréales, tél. 021 314 66 33

Proches aidants

Les professionnels d'Espace Proches renseignent sur les possibilités d'aides actuelles pour les proches aidants au numéro gratuit 0800 660 660 (lundi au vendredi, 8h30 - 12h30 et 13h30 - 17h30 ou info(at)espaceproches.ch. Des informations utiles sont également disponibles à la page dédiée aux proches aidants de l'OFSP.

Aides financières et aides pour la vie quotidienne

  • Des services de solidarité sont à disposition des personnes vulnérables et / ou isolées. Toutes les informations se trouvent à la page Solidarités Covid-19.
  • Problème de budget - prévention : ligne Parlons cash : numéro gratuit  0840 43 21 00

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