Questions santé : réponses du médecin cantonal

Vous trouverez ci-dessous des réponses validées par des experts  à des questions de santé liées à l’épidémie de Covid-19.

Cette page est mise à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation.
Pour des questions et réponses plus générales (suisses), vous pouvez aussi vous informer sur
la page de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

2. Symptômes et situations à risque, comment se protéger

2.1 Comment vous protéger

D’une manière générale, prenez soin de votre santé

Le système de santé continue à assurer les soins nécessaires à l’ensemble de la population.

Si vous avez un problème de santé qui vous semble nécessiter l’avis d’un professionnel ou avez besoin de réponses à vos questions, n’attendez pas que votre état s’aggrave. Toutes les précautions sanitaires sont prises pour vous protéger lors d’une consultation ambulatoire ou d’urgence.  

Soyez attentifs si vous vous sentez mal et appelez comme d'habitude,

  • D’abord votre médecin traitant
  • En son absence, la Centrale des médecins 0848 133 133
  • En cas d’urgence vitale, le 144

2.2  Quels symptômes doivent  vous alerter ?

Les symptômes typiques du COVID-19 sont :

  • Affection aiguë des voies respiratoires (maux de gorge, toux (surtout sèche), insuffisance respiratoire, douleurs dans la poitrine)
  • Fièvre
  • Perte soudaine de l’odorat et/ou du goût

Des symptômes moins typiques sont aussi possibles : maux de tête, faiblesse générale, douleurs musculaires, rhume, symptômes gastro-intestinaux ou cutanés.

Plus de détails sont disponibles sur le site de l’OFSP.

2.3 La perte du goût ou de l’odorat

La perte soudaine de l’odorat (anosmie) et/ou du goût (agueusie) fait partie des symptômes principaux du covid-19. Il s’agit d’une perte brutale de l’odorat, voire du goût, sans que le nez soit bouché. Dans certains cas, c’est même le seul symptôme.  Ce symptôme peut durer après la fin de la période d’isolement.

Une personne qui a eu ce symptôme avec un diagnostic covid confirmé peut retourner au travail à la fin de son isolement  même si l'anosmie persiste. Le port du masque est recommandé pendant toute la durée de l'anosmie.

2.4 Quelles situations sont susceptibles de m’infecter ?

Le covid-19 est une maladie respiratoire qui, en l'état des connaissances actuelles, se transmet essentiellement par les gouttelettes (toux, éternuement, etc.), par l'air et par contact physique d’une personne à l’autre (ex. poignée de main suivie de contact avec la bouche, le nez, les yeux, etc.).Si une personne infectée tousse, éternue ou parle avec vous dans votre entourage, des gouttelettes peuvent vous infecter.  

Les moments festifs en établissement ou dans le privé ont été identifiés comme lieux d'infection. Même dans les moments de détente, des gestes simples comme garder ses distances et veiller à l'hygiène des mains demeurent essentiels.

La transmission du virus pourrait se faire par le biais du contact avec des surfaces contaminées. Toutefois, jusqu’à présent, aucun cas de transmission par des surfaces inertes contaminées n’a été documenté.

La page consacrée aux gestes barrière explique les mesures simples à appliquer au quotidien pour se protéger.

2.5 Y a-t-il des risques liés aux systèmes de ventilation et de climatisation ?

L’aération régulière de la pièce, fenêtre ouvertes, fait partie des mesures de protection. En ce qui concerne les systèmes de ventilation, il faut distinguer :

  • Système de ventilation et de climatisation active qui utilisent l’air extérieur : les systèmes de ventilation et de conditionnement de l’air ne sont pas considérés comme une source de contamination.
  • Dispositifs de climatisation individuels et ventilateurs : les dispositifs de climatisation individuels entraînent une recirculation de l’air intérieur et pourraient théoriquement étendre les gouttelettes expectorées d’un individu infecté par le SARS-CoV-2 au-delà de 2 mètres. Il en est de même pour les ventilateurs. Ces dispositifs ne devraient dès lors pas être utilisés en présence de personnes infectées par le SARS-CoV-2 à moins que cette personne se trouve dans une chambre seule.

Les pièces doivent être de toute manière régulièrement aérées, car ces dispositifs entrainent une recirculation de l’air intérieur uniquement. 

Des recommandations spécifiques destinées aux milieux des soins ont été élaborées par l’Unité cantonale HPCi et peuvent être consultées ici.

2.6 Faudrait-il nettoyer ou désinfecter les produits achetés (p. ex : fruits, légumes, boîtes de céréales) avant de les consommer ?

Les produits  frais et emballés doivent être manipulés avec des mains propres, raison pour laquelle la désinfection des mains est obligatoire à l’entrée des magasins. A domicile, avant de manipuler les produits frais, il est essentiel de se laver scrupuleusement les mains. Par contre il n’est pas utile de désinfecter les boites de céréales avant  de s’en servir mais leur manipulation doit se faire avec des mains propres. Ces consignes d’hygiène restent valables en dehors du contexte épidémique actuel. L’utilisation de désinfectant sur les aliments n’est pas recommandée et peut même se révéler toxique.
 
2.7 Quelles sont les durées de vie du virus sur les différentes surfaces que l’on touche ?

La durée de vie du virus SARS-COV-2 (responsable du Covid-19) dépend du type de surfaces. Selon une étude australienne récente, le virus serait capable de survivre jusqu'à 28 jours sur des surfaces lisses, tels que les écrans de smartphone, du verre, de l'acier inoxydable ou des billets de banque, à une température de 20°C, soit à peu près à une température ambiante. À 30°C, ce taux de survie chuterait à 7 jours et à 40°C, le virus survivrait que 24 heures. En revanche, sur des surfaces poreuses comme le coton, le virus a survécu moins longtemps, jusqu'à 14 jours à la température la plus basse et moins de 16 heures à la plus haute. Ces résultats démontent l’utilité du lavage régulier des mains et du nettoyage des surfaces.

2.8 L'utilisation de la chicha ou narguilé présente-t-elle des risques ?

Le partage de l’embout de la chicha entre des personnes qui ne vivent pas dans l’intimité (couple) présente des risques. Il est impératif de respecter les conditions d'utilisations suivantes : 

  • Une chicha par personne
  • La pipe doit être bien nettoyée et désinfectée après chaque utilisation

Rappelons aussi que la chicha présente des risques importants pour la santé, car l’eau du vase de la chicha ne filtre pas les substances toxiques de la fumée. Par contre, elle refroidit la fumée ce qui a pour effet une inhalation plus profonde et plus longue. En plus, la quantité de substances toxiques est beaucoup plus élevée que celle contenue dans la fumée de cigarette. Comme la consommation d’une chicha dure près d’une heure, la quantité de fumée inhalée correspond à celle de deux paquets de cigarettes.

2.9 Que faire si vous pensez être contaminé ?

Si vous présentez des symptômes compatibles avec le Covid-19, nous vous demandons de faire preuve de solidarité et de vous comporter comme si vous aviez été diagnostiqué pour protéger votre entourage et tout le système de santé.

  • Limitez vos contacts et, si possible, isolez-vous
  • Allez évaluer la situation sur www.coronacheck.ch et conformez-vous aux indications qui vous seront données.  N’hésitez pas à vous faire tester aussi souvent et rapidement que nécessaire : vous pouvez être contagieux.
  • Si votre état ne nécessite pas de consultation et que vous n’êtes pas une personne à risque, faites-vous tester dans l’un des centres de tests de la filière cantonale .
  • Si les symptômes s’aggravent, appelez sans hésiter votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas.
  • Restez à domicile jusqu’à 48 heures après la fin des symptômes mais au minimum 10 jours depuis leur début.

Voir aussi ci-dessous toutes les explications sur les tests.

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3. Indications spécifiques pour personnes à risques et asthmatiques

3.1 Qui est particulièrement à risque de complications dues au Covid-19 ?  

Les personnes les plus à risque sont

les personnes âgées (Le risque de complications en cas d’infection au nouveau coronavirus augmente avec l’âge. En outre, le taux d’hospitalisation augmente à partir de 50 ans. Par ailleurs, une maladie préexistante accroît encore ce risque.)

les femmes enceintes (voir la rubrique "familles)  

les adultes atteints d’une des maladies suivantes : 

  • hypertension artérielle
  • maladies cardio-vasculaires
  • diabète
  • maladies chroniques des poumons et des voies respiratoires
  • cancer
  • une faiblesse immunitaire due à une maladie ou à un traitement
  • obésité de classe II (IMC ≥ 35 kg/m2)
  • cirrhose du foie
  • maladies rénales chroniques

Si vous ou l’un de vos proches faites partie des personnes fragiles, nous vous recommandons de suivre les mesures de prévention suivantes :

  • Dans la mesure du possible, limitez vos contacts et vos sorties

Respectez strictement les consignes de protection (distance et hygiène) et demandez à vos contacts de le faire aussi pour vous.

Pour en savoir plus, consultez la page de l’OFSP

En cas de difficultés respiratoires, toux ou fièvre, restez chez vous et contactez - par téléphone d'abord - votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas. Signalez que vous êtes une personne avec des facteurs de risque et que vous présentez des symptômes.

3.2 Peut-on distinguer le covid-19 d’une allergie ? Que faire si on est asthmatique ?

Si vous êtes asthmatique, vous pouvez vous référer à cette  vidéo didactique dans laquelle le Pr François Spertini, Médecin chef du Service d’immunologie et allergie du CHUV, répond aux nombreuses questions que se posent les asthmatiques : comment différencier les symptômes ? Est-ce que l’asthme est un facteur aggravant ? Faut-il continuer à prendre ses médicaments ?

4. Conseils spécifiques pour familles, enfants, futures et nouvelles mères

4.1 Les femmes enceintes doivent-elles être spécifiquement protégées ?

Les nouvelles données indiquent que le risque d’une hospitalisation est plus élevé pour les futures mères que pour les autres personnes de leur classe d’âge. Rarement, le virus peut infecter le placenta. Aucune malformation n’a été observée mais on peut s’attendre à une diminution des apports au bébé pouvant mener à des retards de croissance.

Pour toutes ces raisons, les femmes enceintes sont considérées comme des personnes à risque. Il est recommandé aux femmes enceintes de respecter scrupuleusement les règles d’hygiène, d’être prudentes dans leurs rapports sociaux. Voir les recommandations de l'OFSP.

Pour des questions particulières sur la grossesse et/ou si vous ressentez des symptômes compatibles avec le Covid-19, vous pouvez vous adresser à votre gynécologue ou à votre sage-femme. Ils évalueront la situation et conviendront avec vous des mesures à prendre.

Si une femme enceinte est testée positive, un suivi plus rapproché est conseillé (rendez-vous et échographies).

4.2 Mon partenaire pourra-t-il m’accompagner pendant la grossesse et l’accouchement ?

La présence du partenaire est bien entendu importante pour les (futurs) parents et peut avoir lieu à certaines conditions. Ces dernières font partie des plans de protection des établissements sanitaires vaudois afin de protéger au mieux les populations vulnérables séjournant dans nos institutions.

  • La désinfection des mains, le port du masque en tout temps et le respect des distances sont obligatoires.
  • Lors des consultations, seul le partenaire asymptomatique est admis. Il attend à l’extérieur pour ne pas charger la salle d’attente avant d’entrer en consultation et quitte les lieux dès la fin de celle-ci.
  • Pour l’accouchement, la patiente et son partenaire sont testés lors de l’admission (accouchement programmé) ou en salle d’accouchement. Le partenaire peut être présent à l’accouchement pour autant qu’il soit asymptomatique et dans le respect des gestes barrière.
  • Le partenaire pourra effectuer les visites après la naissance si son test est négatif. Si le séjour venait à se prolonger, un nouveau test pourrait être demandé. Le coût des tests est pris en charge par l’assurance ou le canton.

Pour des informations plus détaillées, merci de vous référer à la maternité choisie.

4.3 Une mère atteinte du virus Covid-19 peut-elle allaiter ?

La réponse est oui. Actuellement, les données, bien que limitées, ne montrent pas de risques de transmission du virus Covid-19 par le lait maternel. L’OFSP et la Société Suisse de Pédiatrie s’entendent pour dire que les effets bénéfiques de l'allaitement et du développement des liens mère-enfant l'emportent sur les risques pour le nouveau-né, qui sont considérés comme faibles.

En cas de séparation de la mère et de l’enfant, la mère peut utiliser un tire-lait pour stimuler la lactation. Elle doit toujours laver ses mains avant de toucher aux pièces du tire-lait et s’assurer de bien le nettoyer par la suite.

4.4 Comment protéger le nourrisson ?

Les mesures d’hygiène (lavage des mains avant de toucher l’enfant, port du masque si possible) doivent bien sûr être respectées. Les nouveau-nés pourraient être infectés par des gouttelettes (toux, éternuements, baisers) ou par contact avec des surfaces ou des mains infectées par le virus. Il est donc essentiel d'appliquer les mesures adéquates après la naissance pour le protéger.

4.5 Les enfants et les jeunes peuvent-ils développer la maladie ?

Bien que les enfants et adultes jeunes ne représentent que 40 % des patients infectés par le virus,  ceux-ci nécessitent également, dans les formes sévères, le recours aux soins intensifs. Les enfants sont plus rarement infectés ou symptomatiques.   

4.6 Enfants et familles : quand tester, comment agir ?

Il est essentiel que tout jeune symptomatique dès 12 ans se fasse tester selon les mêmes critères que les adultes et applique les mêmes gestes de protection : respecter les gestes barrière, rester à domicile pendant les symptômes, faire le coronacheck et le test et, si nécessaire, respecter l’isolement. Si l’état de santé le nécessite, le pédiatre reste le recours de base.

Toutes les indications figurent dans les questions fréquentes sur les tests.

Certains centres de test sont plus particulièrement équipés pour effectuer le geste sur des enfants.

4.7 Enfants à l’école

Il est important que les enfants puissent continuer à fréquenter autant que possible les structures d’accueil et d’enseignement. C’est pourquoi des consignes à l’usage des parents et du personnel ont été édictées : Que faire s’il s’agit d’un enfant à l’école ?

5. Informations pour les résidents d’institutions d’hébergement et leurs familles

5.1 Est-il vrai que les résidents hébergés en établissements médico-sociaux (EMS) / établissements psycho-sociaux médicalisés (EPSM) / établissements socio-éducatifs (ESE), n’ont pas droit à l’hospitalisation s’ils attrapent le Covid-19 ?

Absolument pas ! Tous les soins sont accessibles à tous, hospitalisation comprise, pour autant qu’ils représentent la meilleure option pour la personne concernée. Dans leur grande majorité, les personnes hospitalisées le sont dans un service de médecine générale. La plupart des établissements peuvent fournir les mêmes traitements que ces services, y compris l’oxygénation et tous les soins de support et de soulagement de la douleur, cela en maintenant la personne dans son lieu de vie. Lorsque c’est nécessaire, les établissements font appel à des équipes mobiles pour assurer les soins supplémentaires et le confort dont a besoin  la personne hébergée.

Le seul traitement spécifique qui nécessite les soins intensifs est l’intubation, qui est très longue et lourde à supporter. En ce qui concerne les résidents en EMS, certains d’entre eux sont déjà très fragilisés par d’autres pathologies et ne verraient pas leurs chances de survie améliorées. Au contraire, ils perdraient leurs repères et ne parviendraient pas à fournir l’énergie nécessaire pour une bonne récupération. C’est pourquoi, lorsque la situation s’aggrave, ils ne souhaitent généralement pas ce qu’ils considèrent comme de l’acharnement thérapeutique et préfèrent être accompagnés à domicile (à l’EMS).

5.2 Tous les EMS/EPSM/ESE du canton sont-ils concernés par le Covid-19 ?

Seule une partie des EMS, EPSM et ESE du canton hébergent des personnes atteintes de Covid-19. Les institutions d’hébergement appliquent toutes les mesures nécessaires pour protéger leur résidents: respect strict des normes d’hygiène,  flux séparés de déambulation et d’activités et plan de protection, notamment pour les visite et sorties.

5.3 La population résidente en EMS dans le canton de Vaud est-elle différente des autres cantons ?

Dans notre canton, seul un tiers des personnes de plus de 90 ans réside en EMS. Ceci est le fruit d’une politique très active de soutien du maintien à domicile. Les personnes qui rentrent en institutions sont globalement plus âgées que dans les autres cantons et leur santé est précaire.

5.4 Les résidents des EMS touchés sont-ils condamnés ?

Non, pas du tout. Il y a une frange importante de résidents qui guérit du Covid-19, alors même qu’il s’agit d’une population très fragilisée et âgée. Parmi les résidents atteints, moins d'un sur cinq a besoin de soins particuliers.

5.5 Quand et comment est-ce que les visites sont autorisées en établissements d'hébergement ?

Les visites sont autorisées dans le respect des règles d'hygiène de base et de distanciation physique dans les établissements médico-sociaux (EMS), les établissements psycho-sociaux médicalisés (EPSM), les établissements socio-éducatifs du handicap et les logements protégés dépendant d’EMS/EPSM du canton de Vaud. Elles peuvent être suspendues de manière temporaire en cas de présence d'un foyer d'infection au sein de l'institution. Les proches seront informés par l'institution et des moyens de contact alternatifs seront mis en place comme par exemple le téléphone ou la visio-conférence.

Afin d’éviter la propagation du coronavirus et de préserver la santé de tous les résidents et visiteurs, l’organisation des visites se base sur des recommandations strictes du Département de la santé et de l’action sociale de l’Etat de Vaud.

Les règles suivantes s’appliquent lors d’une visite:

  • Le nombre de visiteurs est limité à deux personnes par visite (pour les ESE, EPSM et PPS des exceptions peuvent être envisagées au cas par cas).
  • Aucun visiteur symptomatique ou en quarantaine n’est autorisé.
  • Les visites se conforment à la signalisation de l’institution pour leurs déplacements.
  • Pour les visites, les espaces extérieurs sont à privilégier lorsque la météo le permet et qu’il en existe. Selon les possibilités de l'établissement, l'accès à la chambre du résident est possible si le résident est immun (vacciné avec 2 doses et 2ème dose administrée depuis plus que 14 jours ou ayant eu une infection Covid-19 microbiologiquement documentée), sauf s'il s'agit d'une chambre double dont un occupant est  non immun.
  • Les visiteurs ne doivent pas avoir de contact avec les autres résidents. Ils restent auprès de leur proche et ne déambulent pas dans l’institution.
  • Les visiteurs doivent laver les mains et mettre un masque à l’entrée dans l’institution et respectent les mesures d’hygiène.
  • La Direction assure une traçabilité des flux de personnes extérieures. Celle-ci permettra de retracer les contacts en cas de découverte d’un cas de personne malade de coronavirus afin de protéger les résidents.

En fonction de l'institution, la Direction de l'institution décide s'il y a la possibilité de partager un repas ou une collation ou pas, quelles sont les plages d'horaire de visite (au minimum cinq heures réparties sur la journée) et si les visites se font sur rendez-vous ou pas. Pour les EMS, la direction peut également décider quel est le nombre total des visites quotidiennes.

Pour les résidents alités ou en fin de vie, les mêmes recommandations s’appliquent, avec deux exceptions :

  • La visite peut se dérouler en chambre. La visite est possible même si le résident est dans une chambre à deux lits, auquel cas le résident occupant l’autre lit doit être absent.
  • Les visiteurs peuvent s’approcher à moins de 1.5 mètres du résident et se toucher.

Visite de personnes isolées, en confinement ou en quarantaine :
Les visites de résidents en isolement (positifs au coronavirus), en confinement ou en quarantaine peuvent se faire sur demande auprès du corps médical/soignant de l’établissement, avec toutes les mesures de protections nécessaires

Chaque visiteur devra informer l’établissement s’il développe des symptômes du CoVID.

5.6 Est-ce que les résidents des EMS, EPSM et ESE peuvent sortir ?

Pour les sorties et les week-ends, les règles diffèrent selon les institutions. Dans les EMS, les sorties sont possibles pour tous les résidents. Il appartient à la famille du résident de s'assurer du respect des règles sanitaires et de signaler tout symptôme ou suspicion à la direction. Au retour du résident, un questionnaire concernant l'application des mesures de protection est soumis à la famille. Pour les résidents immuns, un contrôle des signes cliniques se fera pendant 7 jours. En ce qui concerne les résidents non immuns, un test Covid sera effectué le 3ème et le 7ème jour. En outre, la direction s'assure que le résident de retour ne partage ni chambre ni repas avec d'autres résidents non immuns.

Pour les autres institutions, les sorties sont également possibles pour tous les résidents. A leur retour, un questionnaire concernant l'application des mesures de protection est soumis à la famille. Pour les résidents immuns, un contrôle des signes cliniques se fera pendant 7 jours. En ce qui concerne les résidents non immuns, un test Covid sera effectué le 3ème et le 7ème jour. 

 

5.7 Une personne peut-elle encore être admise en EMS/EPSM/ESE  ?

Les admissions sont toujours possibles. Le statut positif au Covid-19 n'exclut pas une admission. Par contre, les admissions peuvent être suspendues de manière temporaire en cas de présence d'un foyer d'infection.

Pour les EMS:

  • Les admissions de résidents positifs au Covid-19 se font exclusivement dans des chambres individuelles, ou chambres doubles déjà occupées par une personne positive au Covid ou immune.
  • Les admissions de résidents immuns peuvent se faire en chambre double sans confinement.
  • Les admissions de résidents non immuns exigent un test lors de l'admission et un confinement en chambre durant 7 jours. Les résidents ne peuvent pas passer en chambre double avant une durée totale de 10 jours en chambre individuelle. Un test Covid est réalisé le 7ème jour. Si le test est négatif, les résidents ont la possibilité de sortir de la chambre mais restent en chambre individuelle pour 3 jours supplémentaires. En outre, l'institution promeut la vaccination et la met en œuvre dès qu'elle est réalisable.

Pour les autres institutions:

  • Les admissions de résidents positifs au Covid-19 se font exclusivement dans des chambres individuelles, ou chambres doubles déjà occupées par une personne positive au Covid ou immune.
  • Les admissions de résidents immuns peuvent se faire en chambre double sans confinement.
  • Les admissions de résidents non immuns exigent un test Covid le 3ème jour et le 7ème jour. Un questionnaire concernant l'application des mesures de protection est soumis à la famille. En outre, l'institution promeut la vaccination et la met en œuvre dès qu'elle est réalisable en fonction de l'âge et de la vulnérabilité de la personne admise.

6. Stratégie d’endiguement TTIQ : testing, tracing, isolement, quarantaine

6.1 Pourquoi parle-t-on de test et de traçage ?

La stratégie de lutte contre l’épidémie comprend le test de toutes les personnes symptomatiques, l’identification des chaînes de contamination, l’isolement des cas positifs et la mise en quarantaine de leurs contacts. Cette stratégie repose sur deux activités indissociables : le test et le traçage (ou enquête d’entourage).

  • Le test est un frottis naso-pharyngé qui permet de diagnostiquer la maladie en cours et ainsi les personnes contagieuses.
  • Le traçage est une enquête autour d’une personne diagnostiquée dans le but d’identifier toutes les personnes éventuellement contaminées par elle, afin de contrôler et limiter la propagation de la maladie.

Informations complémentaires

6.2 Enquête d’entourage (contact-tracing) et mesures  d'isolement/de quarantaine

Le contact-tracing, ou enquête d’entourage, fait partie des actions couramment effectuées par l’Office du médecin cantonal dans le cadre de son rôle de surveillance épidémiologique. Il  s’agit d’enquêtes autour d’une personne atteinte par une maladie contagieuse. Cette enquête cherche à identifier le lieu de transmission ainsi que toutes les personnes éventuellement contaminées par la première, de manière à contrôler et limiter la propagation de la maladie. L’objectif est d’éviter tout redémarrage de foyers épidémiques non contrôlés.

Vous trouverez toutes les indications utiles sur ce thème sur la page dédiée au traçage des contacts, isolement et quarantaine.

6.3 Tous les contacts autour d’un cas positif sont-ils testés ?

Non, seules les personnes symptomatiques sont testées. Un test sur une personne asymptomatique n’est pas utile et peut donner un faux négatif, puisque la personne n’a sans doute pas, ou pas encore, de virus détectable. Par contre, les contaminations ayant souvent lieu dans la sphère privée, il est important que les personnes qui vivent avec une personne positive se mettent en quarantaine pour protéger leurs autres contacts, sur indication des équipes du médecin cantonal. Elles doivent se faire tester immédiatement en cas de symptômes et, en cas de doute, appeler la hotline santé 0800 316 800.

Dans certaines situations où on a identifié des cas groupés, des tests de dépistage chez des personnes asymptomatiques peuvent être ordonnés par le Médecin cantonal pour déterminer si le virus est plus largement répandu dans les contacts possibles de ces cas.

6.4 Comment s’insère l’application SwissCovid dans ce dispositif ?

L'application SwissCovid pour les téléphones portables (Android/iPhone) contribue à endiguer la propagation du nouveau coronavirus. Elle complète le dispositif de tests et de traçage et aide ainsi à interrompre les chaînes de transmission. Elle est disponible sur Apple Store et Google Play Store.

Il s’agit d’un outil complémentaire, qui ne remplace pas le strict respect des mesures de protection.

Tout savoir sur l’application SwissCovid

L’utilisation de l’application est recommandée car plus les personnes qui l’installent et l’utilisent sont nombreuses, plus elle sera efficace pour endiguer la propagation du virus. L’application est gratuite, sûre et son installation se fait sur une base volontaire. L’application doit avoir été téléchargée et activée avant la contamination pour être utile.

7. Soutien

Santé mentale

Un soutien psychologique revêtant plusieurs formes est proposé à la population comme aux professionnels. Ces ressources peuvent être utilisées par les personnes ayant besoin d’un soutien ou d’une orientation dans le domaine psychologique. Toutes les indications se trouvent à la page
www.vd.ch/coronavirus-sante-mentale.

Violence domestique

Si vous êtes victime ou témoin de violence domestique, voici les ressources :

Pour les personnes (enfant, adolescent, adulte, personne âgée) ayant subi ou commis des violences et/ou des abus sexuels dans le cadre de la famille : Centre de consultation Les Boréales, tél. 021 314 66 33

Proches aidants

Les professionnels d'Espace Proches renseignent sur les possibilités d'aides actuelles pour les proches aidants au numéro gratuit 0800 660 660 (lundi au vendredi, 8h30 - 12h30 et 13h30 - 17h30 ou info(at)espaceproches.ch. Des informations utiles sont également disponibles à la page dédiée aux proches aidants de l'OFSP.

Aides financières et aides pour la vie quotidienne

  • Des services de solidarité sont à disposition des personnes vulnérables et / ou isolées. Toutes les informations se trouvent à la page Solidarités Covid-19.
  • Problème de budget - prévention : ligne Parlons cash : numéro gratuit  0840 43 21 00

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9. Bases légales

17 avril 2020 - Arrêté sur l'organisation des régimes sociaux cantonaux, ainsi que l'adaptation des structures d'hébergement et d'accompagnement médico-social, pendant la phase de lutte contre la pandémie de coronavirus (COVID-19)

30 juin 2020 - Décret sur l'organisation du système de soins pendant la phase de lutte contre le coronavirus (COVID-19) (PDF, 23 Ko)

5 novembre 2020 (avec effet rétroactif au 1er juillet 2020) Directive concernant les principes de renfort en personnel socio-sanitaire et octroi de financement pour les établissements d’hébergement durant la phase de lutte contre coronavirus (COVID-19)
 (PDF, 101 Ko)

6 novembre 2020 - Directive sur les tests diagnostiques en vue de la surveillance épidémiologique COVID-19 (PDF, 269 Ko)

16 novembre 2020 - Directive fixant les conditions auxquelles les employeurs des personnels, dont l’activité est considérée comme absolument nécessaire au bon fonctionnement du système de santé et de soins, des institutions publiques essentielles et d’infrastructures critiques du canton, peuvent être autorisés à employer ces collaborateurs avant la fin de leur isolement ou de leur quarantaine (PDF, 152 Ko)

18 novembre 2020 - Arrêté relatif aux mesures sur les décès, les sépultures et les pompes funèbres prises pour lutter contre le coronavirus (COVID-19)  

20 novembre 2020 - Directive concernant les principes de renfort en personnel et d'octroi de financement pour les établissements et institutions sanitaires, ainsi que les organisations de soins durant la phase de lutte contre le coronavirus (COVID-19) (PDF, 396 Ko) (PDF, 396 Ko)

30 novembre 2020 - Directive concernant le financement du dédommagement forfaitaire pour l'accueil des résidents testés positifs au COVID-19 en établissement d'hébergement (long ou court séjour) (PDF, 1,23 Mo)

7 décembre 2020 - Directive sur la pratique de tests rapides antigéniques au sein des entreprises (PDF, 1,19 Mo)

10 décembre 2020 - Directive concernant l'octroi de renforts temporaires en personnel supplémentaire pour les établissements d'hébergement (longs ou courts séjours) (PDF, 117 Ko)

16 décembre 2020 - Arrêté d'application du décret du 30 juin 2020 sur l'organisation du système de soins pendant la phase de lutte contre le coronavirus (PDF, 36 Ko)

18 février 2021 - Directive sur l'adaptation du dispositif sanitaire en réponse à la crise du coronavirus (COVID-19) (PDF, 123 Ko)

1er mars 2021 - Directives applicables aux EMS/EPSM, les ESE, les PPS, les Ateliers, les Centres de jour, l’hôpital de jour, les CATpsy et les CATp PGPA dans le cadre de leur activité en période de pandémie du CoVID-19 et dans le respect des directives fédérales et cantonales et des recommandations sanitaires (OFSP, unité HPCi) (PDF, 147 Ko)

31 mars 2021 - Directive portant sur la mesure de reconnaissance envers le personnel impliqué dans la réponse dans la réponse sanitaire à la crise du Covid-19 (PDF, 1,41 Mo)
et son annexe (PDF, 171 Ko)

 

 

 

 

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