Coronavirus CoVID-19 : réponses du médecin cantonal aux questions fréquentes

Face aux nombreuses questions soulevées par la propagation du CoVID-19, communément appelé coronavirus, nous avons rassemblé ici les réponses aux plus fréquentes: port du masque, quarantaine, tests, EMS, soutiens à disposition, etc..

Ces informations sont actuelles et validées par des experts.

Cette page est mise à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation.
Pour des questions et réponses plus générales (suisses), vous pouvez aussi vous informer sur la page de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

1. Situation dans le canton

Statistiques

Suivez l'évolution de la situation sur notre page statistiques.

Nouvelles mesures et actualités

Automne 2020

Le virus du Covid–19 circule largement et les cas augmentent. La multiplication des contacts sociaux, mais surtout la lassitude de beaucoup face aux gestes barrière, entraînent de nombreuses contaminations. Nous observons notamment un relâchement dans le cadre privé, festif et professionnel.

L’arrivée de l’hiver et des vacances risque de faciliter sa propagation. Il y a une augmentation du risque d’oublier, même une fois de trop, de se protéger. Or les mesures de protection ont montré leur efficacité, n’oublions pas de les appliquer :

  • Hygiène des mains : lavez-vous régulièrement les mains à l'eau et au savon (pendant 20 secondes au moins) ou avec un désinfectant pour les mains.
  • Proximité sociale mais distance physique: Le virus s’invite volontiers dans les moments festifs et n’épargne par la famille, les amis ou les collègues. Gardez vos distances.
  • Portez un masque quand c’est obligatoire et là où les distances ne peuvent pas être garanties. Le masque est LA marque de solidarité et de respect mutuel.
  • Faites-vous tester : si vous présentez des symptômes compatibles avec le Covid-19, faites le www.coronacheck.ch et, si nécessaire, faites-vous tester.
  • Respectez les quarantaines et isolements  : si vous êtes touché, collaborez activement à l’enquête d’entourage, restez courtois, respectez les consignes et incitez vos proches à faire de même.

LA COLLABORATION active de chacune et chacun est notre seule chance de protéger les plus fragiles, de préserver un système de santé capable de répondre aux besoins de soins de toutes et tous et d’éviter de nouvelles atteintes à notre vie sociale, économique et culturelle. Les comportements individuels ont un impact immédiat sur toute la société.

Port du masque

Le port du masque est étendu à de nombreuses situations :

  • Le port du masque est obligatoire: dans les transports publics, aux arrêts et espaces clos accessibles au public (aéroport, gare, etc), dans les zones urbaines à forte influence (marché, rue très fréquentée), dans les espaces publics où on ne peut pas garder les distances. Pour les élèves du secondaire I et II dans tout le périmètre scolaire (salles de classes, espaces extérieurs et en déplacement scolaire. Tous les camps, voyages d'études sont annulés jusqu'à la fin de l'année scolaire 2020-21.
  • Au travail, il faut aussi porter un masque partout, sauf lorsque les règles de distance peuvent être observées (bureaux occupés par une seule personne par exemple).
  • Sont exemptés de l’obligation de porter un masque les enfants jusqu’à douze ans, les personnes ne pouvant pas porter de masque pour des raisons médicales ainsi que les clients des restaurants et des bars une fois assis à leur table.

Vaccination grippe

En octobre, la campagne de vaccination contre la grippe a débuté et s’adresse en priorité au personnel de santé, aux personnes à risque et à celles qui ont l’habitude de se faire vacciner. Un surplus de doses de 30 % à l’échelle nationale a été commandé. À noter que les gestes barrières protègent aussi efficacement contre la grippe et les autres virus hivernaux.

Voir le communiqué de presse

Centres de test

Le Canton a mis en place une filière cantonale sur l’ensemble du territoire. Le prélèvement peut être réalisé aux mêmes conditions dans les centres de test de la filière cantonale situés sur tout le territoire vaudois. Toute personne symptomatique évite des quarantaines fastidieuses à ses proches, amis et collègues de travail en allant se faire tester, aussi souvent que nécessaire. L’ouverture d’un centre de test spécialement dédié aux enfants et accompagnants permet d’élargir l’offre de test dans le canton. Il est recommandé de faire le  www.coronacheck.ch avant de se présenter au test pour déterminer ce dernier est recommandé.

Prenez soin de votre santé

Le système de santé continue à assurer les soins nécessaires à l’ensemble de la population.

Si vous avez un souci de santé qui vous semble nécessiter l’avis d’un professionnel ou avez besoin de réponses à des questions, n’attendez pas que votre état s’aggrave. Toutes les précautions sanitaires sont prises pour vous protéger lors d’une consultation ambulatoire ou d’urgence.  

Soyez attentifs si vous vous sentez mal et appelez comme d'habitude,

  • D’abord votre médecin traitant
  • En son absence, la Centrale des médecins 0848 133 133
  • En cas d’urgence vitale, le 144

2. Santé publique : organisation cantonale et mesures prises

2.1 Comment s'organise la réponse à l'épidémie ?

En conformité avec la Loi sur les épidémies, c'est le médecin cantonal qui est chargé de la préparation et de l'organisation de la réponse sanitaire. Il s'agit d'un travail d'équipe, en coordination étroite avec de très nombreux intervenants de première ligne.

La protection des personnes particulièrement à risque de complications est au cœur du dispositif. Les mots d'ordre sont "responsabilité" et "solidarité". La population est appelée  à faire preuve de responsabilité sociale pour contribuer à protéger celles-ci et soulager le système. Les mesures de protection (distance physique, hygiène, port du masque et test en cas de symptômes) ont montré leur efficacité et doivent être rigoureusement appliquées. 

2.2 Lors d'une consultation à l'hôpital ou au cabinet, des mesures de protection particulières sont-elles prises pour les patients à risques venus pour des traitements ambulatoires mais qui risqueraient de croiser des personnes infectées?

La prise en charge doit mettre tout en œuvre pour que les cas suspects soient vus et investigués dans des filières et des lieux séparés, afin précisément d’éviter les croisements avec d’autres patients.

2.3 Y a-t-il assez de matériel de protection ?

Le matériel de protection devrait être suffisant pour une nouvelle vague de 12 semaines, en tenant compte des besoins identifiés lors de la première vague.

2.4 Quelle est l’utilité des tests sanguins ? Vont-ils être à disposition de la population ?

Trois volets d’études sont lancés par le Canton afin de comprendre la transmission de l’infection et piloter le déconfinement. Les populations concernées sont choisies sur des bases scientifiques et il n’y aura pas de volontaires. Pour plus d’informations, voir la page www.vd.ch/coronavirus-serologies.

Le test dans le sang, ou sérologie, permet de détecter si une personne a, dans le passé, été exposée à un virus. Ils ne sont pas encore validés pour une disponibilité à la population. Ils sont actuellement réservés à des cas particuliers ou dans le cadre d’études scientifiques.

Dans le cas où la sérologie serait motivée par des raisons particulière et une indication médicale, les coûts sont pris en charge par la Confédération, dès le 25 juin 2020.

2.5 Quel numéro appeler en cas de questions santé liées au Covid-19 ?

Le Canton a mis en place la hotline santé qui répond au 0800 316 800 (0800-1800)

Haut

3. Port du masque - conseils pratiques pour la population

 

Sur décision du Conseil d'Etat du 15 septembre 2020, le port du masque est obligatoire dans tous les transports publics du pays et dans tous les lieux publics fermés dès le 17 septembre. Sur décision du Conseil fédéral, à partir du 19 octobre, le port du masque est également obligatoire sur les quais et dans les gares, les aéroports et les zones d’accès aux transports publics. Une distribution de masques pour les bénéficiaires de prestation sociale est organisée depuis vendredi 16 juillet. (PDF, 416 Ko)

3.1 Quand les enfants doivent-ils porter un masque ?

Le port du masque est exigé pour les enfants à partir de 12 ans révolus dans les transports publics ainsi que sur les quais et dans les gares, les aéroports et les zones d’accès aux transports publics. Dans les les lieux clos tels que magasins, centres commerciaux, offices de poste, bibliothèques, etc. le port du masque estégalement obligatoire pour tout enfant à partir de 12 ans.

3.2 Comment faut-il manipuler un masque ?

Vous pouvez vous référer à cette vidéo de l’ofsp sur les conseils d'utilisation.

Le masque doit couvrir le nez et la bouche et être bien ajusté. Il ne doit pas être touché pendant qu’il est porté.

3.4 Doit-on jeter un masque "jetable" une fois retiré de notre visage  ou peut-on le remettre sur notre visage ? 

Oui, en usage communautaire, un masque peut être réutilisé. Dans les activités courantes (transports publics, commerces), une fois enlevé, le masque peut être tenu à la main ou porté sur l’avant-bras (avec la face extérieure à l’extérieur). Il peut être ensuite être remis en appliquant toujours les mesures de précautions ci-dessus.

3.5 Peut-on mettre un masque pour faire nos courses puis l'enlever dans la rue puis remettre le même masque quelques minutes plus tard dans le bus ? si oui, où faut-il le mettre en attendant ?

Voir ci-dessus. Si le masque ne doit pas être réutilisé rapidement, il peut être plié sur la surface extérieure puis mis à part dans une poche ou un sac, une enveloppe propre et réservé à cet usage. Ce qui importe, c’est de de le manipuler en se désinfectant bien les mains et sans toucher la surface extérieure à aucun moment.

3.6 Doit-on jeter un masque "jetable" une fois que l'on a transpiré avec et/ou qu’il a été mouillé ? 

Non, un masque communautaire peut se sécher et être réutilisé après  5-6 jours,  par la même personne, avec les précautions ci-dessus.

3.7 Doit-on utiliser plusieurs masques "jetables" par jour ? A quel moment faut-il absolument changer ?

Le masque jetable grand public devrait pouvoir tenir une journée entière.

3.8 Les consignes d’utilisation sont-elles les mêmes pour les masques en tissu et les masques jetables ?

Oui. A l’exception du lavage que doit subir le masque en tissu régulièrement (voir  ci-dessous).

3.9 Peut-on stériliser ou nettoyer les masques jetables pour les réutiliser par la suite ? ou simplement attendre quelques jours ?

Pour le grand public, les masques jetables peuvent être réutilisés s’ils sont stockés à plat et laissés pendant 5-6 jours dans un endroit sec, à l’abri des poussières.

3.10 Peut-on jeter les masques usagés n’importe où ?

Les masques usagés doivent être jetés dans une poubelle, si possible fermée. En aucun cas ils ne doivent être jetés dans la rue ou la nature, pour d’évidentes raisons sanitaires et environnementales.

3.11 Peut-on utiliser des masques "réutilisables" en tissus ?

Oui. Il est recommandé, en cas d’achat, de prendre un masque labellisé « TESTEX Community Mask » ou "Afnor".

3.12 Comment savoir si un masque en tissu me protège ?

Le masque doit offrir une protection adéquate contre les gouttelettes et aérosols produits par la toux, les éternuements ou même la parole. Ils doivent également avoir une perméabilité à l’air suffisante pour gêner la respiration le moins possible et permettre ainsi un port prolongé sans encombre.

Une façon de savoir si le masque en tissu nous protège est de mettre le masque sur le visage, de tenir une bougie allumée  devant le visage et de tenter de l’éteindre en soufflant sur la flamme. Si la bougie reste allumée, cela signifie que le masque protège.

3.13 Peut-on fabriquer soi-même son masque en tissus ? 

Oui. Des tutoriels sont disponibles, notamment sur le site Afnor.

3.14 A quelle fréquence faut-il laver un masque en tissu ?

Il est nécessaire de se référer à la notice du fabriquant. Le masque devrait être lavé au minimum après un jour d’utilisation, à plus de 60 degrés. Selon le modèle, on estime que le masque peut être lavé entre 5 et 20 fois sans perdre de ses qualités.

3.15 Peut-on remplacer le masque par une visière en plexiglas ?

La visière  est une mesure de protection moins efficace que le masque et protège avant tout les personnes autour de celle qui la porte. La visière devrait être réservée à des personnes qui pour des raisons médicales objectives ne supportent  pas le masque de protection.

3.16 Y a-t-il des personnes exemptées du port du masque ?

Certaines personnes peuvent être exemptées pour raisons médicales (certificat obligatoire). Elles doivent alors adopter un comportement exemplaire et pouvoir présenter leur certificat médical en cas de contrôle. Dans ces situations le masque peut être remplacé par une visière faciale. La visière faciale doit être désinfectée (désinfectant à base d’alcool) au moins une fois par jour.

3.18 Rappel et échange de masques provenant d'anciens stocks pour les professionnels de la santé et les établissements sanitaires.

Uniquement pour les professionnels de la santé et les établissements sanitaires qui ont reçu ces masques. Toutes les infos.

 

4. Quarantaine au retour d'un pays à risque

S'annoncer et questions fréquentes : toutes les informations sur www.vd.ch/coronavirus-quarantaine

5. Tests et traçage des contacts

5.1 Pourquoi parle-t-on de test et de traçage ?

La stratégie de lutte contre l’épidémie comprend le test de toutes les personnes symptomatiques, l’isolement des cas positifs et la mise en quarantaine de leurs contacts. Cette stratégie repose sur deux activités indissociables : le test et le traçage (ou enquête d’entourage).

  • Le test est un frottis naso-pharyngé qui permet de diagnostiquer la maladie en cours et ainsi les personnes contagieuses.
  • Le traçage est une enquête autour d’une personne diagnostiquée dans le but d’identifier toutes les personnes éventuellement contaminées par elle, afin de contrôler et limiter la propagation de la maladie.

5.2 Pourquoi est-ce important ?

En l’absence d’une politique active de test et de traçage, le risque est de manquer une nouvelle hausse de l'épidémie, de ne pouvoir endiguer sa diffusion et de provoquer une flambée incontrôlable de cas.

La lutte contre l'épidémie ne peut fonctionner que si la population continue de respecter les consignes d’hygiène et de distanciation sociale.

5.3 Dans quel cas faut-il se faire dépister  et comment s’y prendre ?

Si vous présentez des symptômes compatibles avec le Covid-19 ou avez un doute, faites d’abord le www.coronacheck.ch.

Les critères prioritaires pour le test sont les symptômes typiques du COVID-19, à savoir :

  • Symptômes d’affection aiguë des voies respiratoires (maux de gorge, toux (surtout sèche), insuffisance respiratoire, douleurs dans la poitrine)
  • Fièvre
  • Perte soudaine de l’odorat et/ou du goût

En cas de symptômes moins typiques (par ex. maux de tête, faiblesse générale, douleurs musculaires, rhume, symptômes gastro-intestinaux ou cutanés), le test est conseillé en cas de contact étroit avec un cas positif confirmé et sur prescription médicale.

Ces tests peuvent avoir lieu

  • Directement auprès d'un centres de tests de la filière cantonale si aucune consultation n'est nécessaire ET si la personne n'est pas vulnérable. Des centres sont disponibles sur l’ensemble du territoire cantonal.
  • Lors d'une consultation médicale, auprès des cabinets médicaux et des consultations d'urgence, adultes et pédiatriques dans les autres cas.

Si vous pensez que votre état de santé le nécessite, consultez votre médecin.

5.4 Qu'est-ce que la filière cantonale et à qui s'adresse-t-elle ?

La filière cantonale permet d’effectuer facilement le test pour savoir on est atteint du Covid-19, sans consultation médicale. Ce test épidémiologique s’adresse à des personnes

Depuis le 25 juin 2020, le coût des tests de dépistage est pris en charge par la Confédération.

Il est recommandé de faire le www.coronacheck.ch avant de se présenter au test.

5.5 Comment se fait le test ?

Le test, qui permet de détecter la phase active de la maladie, se fait par frottis nasal.C'est un geste médico-délégué, effectué par du personnel formé à cet effet. Le prélèvement peut être réalisé aux mêmes conditions dans les centres de test de la filière cantonale situés sur tout le territoire vaudois ou par les cabinets médicaux privés qui le souhaitent et sont à même de séparer les flux de patients Covid/non-Covid.

5.6 Enfants et familles : quand tester, comment agir ?

Il est essentiel que tout jeune symptomatique dès 12 ans se fasse tester selon les mêmes critères que les adultes et applique les mêmes gestes de protection : respecter les gestes barrière, rester à domicile pendant les symptômes, faire le coronacheck et le test et, si nécessaire, respecter l’isolement. Si l’état de santé le nécessite, le pédiatre reste le recours de base.

Pour les enfants de moins de 12 ans

Les enfants de moins de 12 ans présentant des symptômes ne doivent pas nécessairement être testés, sauf avis contraire du pédiatre en concertation avec les parents. Pour les enfants en-dessous de 5 ans, une consultation pédiatrique reste systématiquement recommandée. En effet :

  • Les données disponibles à ce jour et l’expérience clinique montrent que les transmissions par des enfants de moins de 12 ans sont rares.
  • Ce sont généralement ces enfants qui sont infectés par des adultes de leur environnement proche, en particulier par les contacts plus agés vivant sous le même toit

L’entourage familial joue un rôle prépondérant dans la gestion de la situation :

  • On teste en priorité les adultes ou enfants plus âgés (plus de 12 ans) en contact proche s’ils sont symptomatiques. Ainsi, face à un enfant de moins de 12 ans présentant des symptômes compatibles avec le Covid-19, il faut d’abord vérifier s’il a été en contact étroit avec une personne symptomatique de plus de 12 ans, particulièrement au sein de la famille.
  • La personne (enfant ou adulte) testée reste à la maison jusqu’au résultat du test. Les membres de la famille qui  ne présentent pas de symptômes ne sont pas en quarantaine avant le résultat du test.
  • Si un enfant de moins de 12 ans avec des symptômes n’est pas testé : les membres de la famille ne sont pas en quarantaine sauf s’ils sont eux-mêmes symptomatiques ou qu’ils ont eu des contacts avec une personne testée positive. Le test est alors nécessaire pour eux.
  • En cas de résultat positif de la personne de contact : l’enfant symptomatique reste à la maison et doit également être testé.
  • En cas de résultat négatif de la personne de contact : l’enfant peut se rendre à  l’école/dans la structure d’accueil sans être testé s’il n’a pas de fièvre pendant 24 heures, si sa toux s’est nettement améliorée et qu’il est en bon état général.

Certains centres de test sont plus particulièrement équipés pour effectuer le geste sur des enfants.

Enfants à l’école

Il est important que les enfants puissent continuer à fréquenter autant que possible les structures d’accueil et d’enseignement. C’est pourquoi des consignes à l’usage des parents et du personnel ont été édictées : Que faire s’il s’agit d’un enfant à l’école ?

5.7 Qui paie quoi ?

Depuis le 25 juin 2020, le coût des tests de dépistage est pris en charge par la Confédération.

Jusqu'au 24 juin 2020, les coûts étaient répartis entre l'AOS (Assurance Obligatoire des Soins) et le Canton :

Situation A charge de Coût
Patient symptomatique vulnérable ou dont l’état exige un suivi médical AOS  Consultation selon AOS + test à 95 chf
Patient symptomatique non vulnérable, sans consultation (filière cantonale) Canton Forfait à  76 chf (geste + test)
Patient symptomatique non vulnérable, avec consultation AOS > consultation Canton > test selon forfait Consultation selon AOS Forfait à  76 chf (geste + test)

5.8 Les tests sont-ils fiables ?

Ils sont très fiables. La sensibilité de ces tests est extrême parce que plusieurs sondes recherchent la présence dans l’échantillon de plusieurs séquences différentes du virus. Ainsi, même si une séquence d’un des gènes a muté, le virus est reconnu par l’une des autres séquences.

5.9 Combien de temps faut-il pour obtenir les résultats d’un test?

Il faut environ 24-72 heures dès le prélèvement grâce à l’augmentation de la capacité de tests mise en place.

Le prélèvement doit être effectué dans les règles de l’art. C’est pourquoi des centres spécialisés ont été mis en place.

5.10 Enquête d’entourage (contact-tracing) et mesures  d'isolement/de quarantaine

Le contact-tracing, ou enquête d’entourage, fait partie des actions couramment effectuées par l’Office du médecin cantonal dans le cadre de son rôle de surveillance épidémiologique. Il  s’agit d’enquêtes autour d’une personne atteinte par une maladie contagieuse. Cette enquête cherche à identifier toutes les personnes éventuellement contaminées par la première, de manière à contrôler et limiter la propagation de la maladie. L’objectif est d’éviter tout redémarrage de foyers épidémiques non contrôlés.

Vous trouverez toutes les indications utiles sur ce thème sur la page dédiée au traçage des contacts, isolement et quarantaine.

5.11 Tous les contacts autour d’un cas positif sont-ils testés ?

Non, seules les personnes symptomatiques sont testées. Un test sur une personne asymptomatique n’est pas utile et peut donner un faux négatif, puisque la personne n’a sans doute pas, ou pas encore, de virus détectable. Par contre, les contaminations ayant beaucoup lieu au domicile, il est important que les personnes qui vivent avec une personne positive se mettent en quarantaine pour protéger leurs autres contacts, sur indication des équipes du médecin cantonal. Elles doivent se faire tester immédiatement en cas de symptômes et, en cas de doute, appeler la hotline santé 0800 316 800.

Dans certaines situations où on a identifié des cas groupés, des tests de dépistage chez des personnes asymptomatiques peuvent être ordonnés par le Médecin cantonal pour déterminer si le virus est plus largement répandu dans les contacts possibles de ces cas.

5.12 Comment s’insère l’application SwissCovid dans ce dispositif ?

L'application SwissCovid pour les téléphones portables (Android/iPhone) contribue à endiguer la propagation du nouveau coronavirus. Elle complète le dispositif de tests et de traçage et aide ainsi à interrompre les chaînes de transmission. Elle est disponible sur Apple Store et Google Play Store.

A noter qu’il s’agit d’un outil complémentaire, qui ne remplace pas le strict respect des mesures de protection.

Tout savoir sur l’application SwissCovid

5.13 L’application est-elle recommandée ?

Oui. Plus les personnes qui l’installent et l’utilisent sont nombreuses, plus elle sera efficace pour endiguer la propagation du virus. L’application est gratuite, sécure et son installation se fait sur une base volontaire.

5.14 Comment puis-je avoir un code si je suis touché ?

Les personnes dont le test de Covid-19 est positif ont la possibilité de demander un code SwissCovid pour signaler leur diagnostic dans le formulaire qu’elles remplissent après leur diagnostic. Pour cela, l’application doit avoir été téléchargée et activée en amont de l’infection.

A noter que le traçage, que ce soit par SwissCovid ou par les équipes du médecin cantonal, ne s’applique qu’aux cas actuels. Il n’a pas de sens pour les personnes qui ont été contaminées dans les mois précédents et pour lesquelles aucun code SwissCovid, notamment, n’est utile.

6. Conseils au public

6.1  Quels symptômes doivent m’alerter ?

Les symptômes typiques du COVID-19 sont :

  • Symptômes d’affection aiguë des voies respiratoires (maux de gorge, toux (surtout sèche), insuffisance respiratoire, douleurs dans la poitrine)
  • Fièvre
  • Perte soudaine de l’odorat et/ou du goût

Des symptômes moins typiques sont aussi possibles : maux de tête, faiblesse générale, douleurs musculaires, rhume, symptômes gastro-intestinaux ou cutanés.

Plus de détails sont disponibles sur le site de l’OFSP.

6.2 J’ai perdu l’odorat et/ou le goût, est-ce que j’ai le covid-19 et que dois-je faire ?

La perte soudaine de l’odorat (anosmie) et/ou du goût (agueusie) fait partie des symptômes principaux du covid-19. Il s’agit d’une perte brutale de l’odorat, voire du goût, sans que le nez soit bouché. Dans certains cas, c’est même le seul symptôme.

Les patients qui perdent soudainement l’odorat et/ou le goût devraient faire le www.coronacheck.ch, se faire dépister pour le coronavirus et se mettre en auto-quarantaine selon les règles actuelles pour les citoyens et les soignants.

Une personne qui a eu ce symptôme avec un diagnostic covid confirmé peut retourner au travail après 48 heures sans les symptômes typiques (mais au minimum après la durée de l'isolement), même si l'anosmie persiste. Le port du masque est recommandé pendant toute la durée de l'anosmie.

6.3 Qui est le plus à risque ?

Les personnes les plus à risque sont celles âgées de 65 ans et plus et celles de tout âge souffrant notamment d’une de ces maladies :

  • Cancer
  • Diabète
  • Faiblesse immunitaire due à une maladie ou à un traitement
  • Hypertension artérielle
  • Maladies cardio-vasculaires
  • Maladies chroniques des voies respiratoires
  • Obésité de classe III (morbide, IMC supérieur ou égal à 40 kg/m2)

Pour en savoir plus, consultez la page de l’OFSP

6.4 Que dois-je faire si je fais partie des personnes fragiles ?

Si vous ou l’un de vos proches faites partie des personnes fragiles, nous vous recommandons de suivre les mesures de prévention suivantes :

Si vous êtes un proche aidant et vous vous occupez d’un proche atteint dans sa santé ou son autonomie, suivez les recommandations de l’OFSP.

6.5 Que puis-je faire pour minimiser les risques d’être infecté ?

La recommandation la plus importante est de garder ses distances et de respecter les mesures prises par les autorités. Ces mesures restent particulièrement valables maintenant que les contacts se sont multipliés.

Des habitudes simples permettent de limiter la propagation d’un virus. L’OFSP précise les règles de prévention efficaces:

  • Respectez les distances physiques en tous temps, y compris durant les fêtes et rencontres privées.
  • portez un masque partout où c'est obligatoire et chaque fois que les distances ne peuvent pas être respectées.
  • Lavez-vous régulièrement les mains à l'eau et au savon (pendant 20 secondes au moins) ou avec un désinfectant pour les mains. Un lavage après un passage dans les transports publics est aussi recommandé.
  • Toussez et éternuez dans un mouchoir en papier : si vous devez tousser ou éternuer, tenez un mouchoir devant votre bouche et votre nez. Après usage, jetez-le dans une poubelle et lavez-vous soigneusement les mains avec de l’eau et du savon.Toussez et éternuez dans le creux du coude en l’absence de mouchoir en papier.

Si vous êtes un proche aidant et vous vous occupez d’un proche atteint dans sa santé ou son autonomie, suivez les recommandations de l’OFSP.

6.6 Quelles situations sont susceptibles de m’infecter ?

Le covid-19 est une maladie respiratoire qui, en l'état des connaissances actuelles, se transmet essentiellement par les gouttelettes (toux, éternuement, etc.), par l'air et par contact physique de personne à personne (ex. poignée de main suivie de contact avec la bouche, le nez, les yeux, etc.).Si une personne infectée tousse, éternue ou parle avec vous dans votre entourage, des gouttelettes peuvent vous infecter au nouveau coronavirus.

Les moments festifs en établissement ou dans le privé ont été identifiés comme lieux d'infection. Même dans les moments de détente, des gestes simples comme garder ses distances et veiller à l'hygiène des mains demeurent essentiels.

La transmission du virus pourrait se faire par le biais du contact avec des surfaces contaminées. Toutefois, jusqu’à présent, aucun cas de transmission par des surfaces inertes contaminées n’a été documenté.

6.7 Y a-t-il des risques liés aux systèmes de ventilation et de climatisation ?

  • Système de ventilation et de climatisation active : les systèmes de ventilation et de conditionnement de l’air intérieur ne sont pas considérés comme une source de contamination.
  • Dispositifs de climatisation individuels et ventilateurs : les dispositifs de climatisation individuels entraînent une recirculation de l’air intérieur et pourraient théoriquement étendre les gouttelettes expectorées d’un individu infecté par le SARS-CoV-2 au-delà de 2 mètres. Il en est de même pour les ventilateurs. Ces dispositifs ne devraient dès lors pas être utilisés en présence de personnes infectées par le SARS-CoV-2 à moins que cette personne se trouve dans une chambre seule.

Les pièces doivent être de toute manière régulièrement aérées, car ces dispositifs entrainent une recirculation de l’air intérieur uniquement. 

Des recommandations spécifiques destinées aux milieux des soins ont été élaborées par l’Unité cantonale HPCi et peuvent être consultées ici.

6.8 Que dois-je faire si je pense être contaminé ?

Si vous présentez des symptômes grippaux, nous vous demandons de faire preuve de solidarité et de vous comporter comme si vous aviez été diagnostiqué pour protéger votre entourage et tout le système de santé.

  • Allez évaluer la situation sur www.coronacheck.ch et conformez-vous aux indications qui vous seront données.
  • Si votre état ne nécessite pas de consultation et que vous n’êtes pas une personne à risque, faites-vous tester dans l’un des centres de tests de la filière cantonale (voir chapitre 3).
  • Si les symptômes s’aggravent, appelez sans hésiter votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas.
  • Restez à domicile jusqu’à 48 heures après la fin des symptômes mais au minimum 10 jours depuis leur début.

Si vous êtes une personne à risque

En cas de difficultés respiratoires, toux ou fièvre, restez chez vous et contactez - par téléphone d'abord - votre médecin ou la centrale des médecins au 0848 133 133. Ces interlocuteurs vous redirigeront sur la structure appropriée après évaluation de votre cas. Signalez que vous êtes une personne avec des facteurs de risque et que vous présentez des symptômes.

6.9 Qu’en est-il des femmes enceintes ?

Les nouvelles données indiquent que le risque de devoir être hospitalisées est plus élevé pour les futures mères que pour les autres personnes de leur classe d’âge. Rarement, le virus peut infecter le placenta. Aucune malformation n’a été observée mais on peut s’attendre à une diminution des apports au bébé pouvant mener à des retards de croissance.

Pour toutes ces raisons, les femmes enceintes sont considérées comme des personnes à risque. Il est recommandé aux femmes enceintes de respecter scrupuleusement les règles d’hygiène, d’être prudentes dans leurs rapports sociaux, surtout en cas de deuxième vague.

Si une femme enceinte est testée positive, un suivi plus rapproché est conseillé (rendez-vous et échographies).

6.10 Une mère atteinte du virus Covid-19 peut-elle allaiter ?

La réponse est oui. Actuellement, les données, bien que limitées, ne montrent pas de risques de transmission du virus Covid-19 par le lait maternel. L’OFSP et la Société Suisse de Pédiatrie s’entendent pour dire que les effets bénéfiques de l'allaitement et du développement des liens mère-enfant l'emportent sur les risques pour le nouveau-né, qui sont considérés comme faibles.

Les mesures d’hygiène (lavage des mains avant de toucher l’enfant, port du masque si possible) doivent bien sûr être respectées. En cas de séparation de la mère et de l’enfant, la mère peut utiliser un tire-lait pour stimuler la lactation. Elle doit toujours laver ses mains avant de toucher aux pièces du tire-lait et s’assurer de bien le nettoyer par la suite.

6.11 Les enfants et les jeunes peuvent-ils développer la maladie ?

Autour de 60% des patients symptomatiques sont porteurs des facteurs de risque tels que l'âge élevé et des maladies chroniques pré-existantes. Il reste près de 40% des patients infectés à coronavirus qui sont des adultes jeunes et ceux-ci nécessitent également, dans les formes sévères, le recours aux soins intensifs. Les enfants sont plus rarement infectés ou symptomatiques.   

6.12 Peut-on distinguer le covid-19 d’une allergie ? Que faire si on est asthmatique ?

Les personnes allergiques et asthmatiques peuvent se référer à cette  vidéo didactique dans laquelle le Pr François Spertini, Médecin chef du Service d’immunologie et allergie du CHUV, répond aux nombreuses questions que se posent les asthmatiques : comment différencier les symptômes ? Est-ce que l’asthme est un facteur aggravant ? Faut-il continuer à prendre ses médicaments ?

En cas de doute, il est conseillé à toute personne symptomatique de se faire tester pour participer à l’endiguement de l’épidémie. 

6.13 L’hydroxychloroquine peut-elle être utilisée pour traiter les infections à Covid-19?

L’hydroxychloroquine est utilisée pour traiter le paludisme et les affections rhumatoïdes telles que l'arthrite. Il n’existe pas d’études cliniques démontrant de manière robuste son efficacité dans la prise en charge des patients atteints du Covid-19.

Le médicament présente clairement des risques car même une utilisation à court terme peut provoquer des effets secondaires, notamment cardiaques et dermatologiques. Ainsi, à ce jour, l’hydroxychloroquine n'est pas recommandée pour une utilisation générale dans le traitement des Covid-19 avant d’avoir la preuve d’un bénéfice clair démontré par des essais cliniques rigoureux.

6.14 L'utilisation de la chicha ou narguilé présente-t-elle des risques ?

Le partage de l’embout de la chicha entre des personnes qui ne vivent pas dans l’intimité (couple) présente des risques. Il est impératif de respecter les conditions d'utilisations suivantes : 

  • Une chicha par personne
  • La pipe doit être bien nettoyée et désinfectée après chaque utilisation

Rappelons aussi que la chicha présente des risques importants pour la santé, car l’eau du vase de la chicha ne filtre pas les substances toxiques de la fumée. Par contre, elle refroidit la fumée ce qui a pour effet une inhalation plus profonde et plus longue. En plus, la quantité de substances toxiques est beaucoup plus élevée que celle contenue dans la fumée de cigarette. Comme la consommation d’une chicha dure près d’une heure, la quantité de fumée inhalée correspond à celle de deux paquets de cigarettes.

6.15 Que faire si j’ai a un animal domestique ?

A ce stade, on estime que le risque que les animaux de compagnie soient infectés par le coronavirus SARS-CoV-2 est très faible. Il n'y a actuellement aucune évidence que les animaux de compagnie jouent un rôle significatif dans la transmission du SARS-CoV-2. Toutefois, les informations à ce sujet ne sont pas exhaustives pour le moment. De manière générale, les mesures usuelles d’hygiène (lavage des mains) doivent être respectées lorsqu’on est en contact avec des animaux.

Pour les animaux détenus au domicile d’une personne atteinte de COVID-19, on ne peut exclure un risque de contamination (par exemple du poil). Lorsque le détenteur est positif au COVID-19, il y a lieu de limiter au strict nécessaire le contact entre ce dernier et son animal. Les besoins minimaux spécifiques à l’espèce doivent néanmoins être garantis pour l’animal. Aussi, une très brève sortie des chiens, tenus en laisse, doit être assurée pour leur permettre de faire leurs besoins. Si pendant l’isolement du détenteur, l’animal devait avoir besoin de soins médicaux, le vétérinaire traitant doit être préalablement informé de la situation.

Si un détenteur venait à être hospitalisé et que l’animal restait sans garde, celui-ci doit être pris en charge par un opérateur correctement équipé (masque, gant, combinaison) et transporté dans une fourrière/refuge ou il sera d’abord placé dans un box individuel et ensuite transféré avec des congénères.

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7. Etablissements d'hébergement

7.1 Est-il vrai que les résidents hébergés en établissements médico-sociaux (EMS) / établissements psycho-sociaux médicalisés (EPSM) / établissements socio-éducatifs (ESE), n’ont pas droit à l’hospitalisation s’ils attrapent le Covid-19 ?

Absolument pas ! Tous les soins sont accessibles à tous, hospitalisation comprise, pour autant qu’ils représentent la meilleure option pour la personne concernée. Il n’y a aucune surcharge du système qui obligerait à faire des sélections. Dans leur grande majorité, les personnes hospitalisées le sont dans un service de médecine générale. La plupart des établissements peuvent fournir les mêmes traitements que ces services, y compris l’oxygénation et tous les soins de support et de soulagement de la douleur, cela en maintenant la personne dans son lieu de vie. Lorsqu’ils le nécessitent les établissements font appel à des équipes mobiles qui leur apportent le soutien dont ils ont besoin pour assurer les soins et le confort nécessaire à la personne hébergée.

Le seul traitement spécifique qui nécessite les soins intensifs est l’intubation, qui est très longue et lourde à supporter. En ce qui concerne les résidents en EMS, certains d’entre eux sont déjà très fragilisés par d’autres pathologies et ne verraient pas leurs chances de survie améliorées. Au contraire, ils perdraient leurs repères et ne parviendraient pas à fournir l’énergie nécessaire pour une bonne récupération. C’est pourquoi, lorsque la situation s’aggrave, ils ne souhaitent généralement pas ce qu’ils considèrent comme de l’acharnement thérapeutique et préfèrent être accompagnés à domicile (à l’EMS).

7.2 Tous les EMS/EPSM/ESE du canton sont-ils concernés par le Covid-19 ?

Seul un tiers des EMS du canton a hébergé des personnes atteintes de Covid-19. Les équipes des EMS sont très créatives pour protéger leur résidents et séparer les personnes malades (ou suspectes de l’être) des autres : flux séparés de déambulation et d’activités, respect strict des normes d’hygiène, restriction de visites, etc. Les EMS connaissent bien leurs résidents et savent les accompagner. Ils ont l’habitude de gérer des épidémies comme la grippe ou le norovirus.Les EPSM et ESE n’ont été concernés que dans une faible mesure.

7.3 La population résidente en EMS dans le canton de Vaud est-elle différente des autres cantons ?

Il faut en effet rappeler que, dans notre canton, seul un tiers des personnes de plus de 90 ans réside en EMS. Ceci est le fruit d’une politique très active de soutien du maintien à domicile. Les personnes qui rentrent en institutions sont globalement plus âgées que dans les autres cantons et leur santé est précaire.

7.4 Les résidents des EMS touchés sont-ils condamnés ?

Non, pas du tout. Il y a une frange importante de résidents qui guérit du Covid-19, alors même qu’il s’agit d’une population très fragilisée et âgée. Parmi les résidents atteints, moins d'un sur cinq a besoin de soins particuliers.

7.5 Quand et comment est-ce que les visites sont autorisées en établissements d'hébergement ?

Les visites sont autorisées et toutes circonstances dans le respect des règles d'hygiène de base et de distanciation physique dans les établissements médico-sociaux (EMS), les établissements psycho-sociaux médicalisés (EPSM), les établissements socio-éducatifs du handicap et les logements protégés dépendant d’EMS/EPSM du canton de Vaud. Par contre, les visites peuvent être suspendues de manière temporaire en cas de présence d'un foyer d'infection au sein de l'institution. Les proches seront informés par l'institution et des moyens de contact alternatifs seront mis en place comme par exemple le téléphone ou la visio-conférence.

Afin d’éviter la propagation du coronavirus et de préserver la santé de tous les résidents et visiteurs, l’organisation des visites se base sur des recommandations strictes du Département de la santé et de l’action sociale de l’Etat de Vaud.

Les règles suivantes s’appliquent lors d’une visite:

  • Par visite, le nombre de visiteurs est limité à deux personnes.

  • Aucun visiteur symptomatique ou en quarantaine n’est autorisé.
  • Les visites se conforment à la signalisation de l’institution pour leurs déplacements.
  • Pour les visites, les espaces extérieurs sont privilégiés lorsque la météo le permet et qu’il en existe.
  • Les visiteurs doivent laver les mains ne doivent pas avoir de contact avec les autres résidents. Ils restent auprès de leur proche et ne déambulent pas dans l’institution.
  • Les visiteurs doivent laver les mains et mettre un masque à l’entrée dans l’institution et respectent les mesures d’hygiène.
  • La Direction assure une traçabilité des flux de personnes extérieures. Celle-ci permettra de retracer les contacts en cas de découverte d’un cas de personne malade de coronavirus afin de protéger les résidents.

En fonction de l'institution, la Direction de l'institution décide s'il y a la possibilité de partager un repas ou pas, quelles sont les plages d'horaire de visite (au minimum cinq heures reparties sur la journée) et si les visites se font sur rendez-vous ou pas. Pour les EMS, la direction peut également décider quel est le nombre total des visites quotidiennes.

Pour les résidents alités ou en fin de vie, les mêmes recommandations s’appliquent sauf que :

  • La visite peut se dérouler en chambre. La visite est possible même si le résident est dans une chambre à deux lits, auquel cas le résident occupant l’autre lit doit être absent.
  • Les visiteurs peuvent s’approcher à moins de 1.5 mètres du résident et se toucher.

Visite de personnes isolées, en confinement ou en quarantaine :
Les visites de résidents en isolement (positif), en confinement ou en quarantaine, peuvent se faire sur demande auprès du corps médical/soignant de l’établissement, avec toutes les mesures de protections nécessaires

Chaque visiteur devra informer l’établissement s’il développe des symptômes du CoVID. En cas de doute : www.coronacheck.ch

7.6 Est-ce que les résidents des EMS, EPSM et ESE peuvent sortir ?

Pour les sorties et les week-ends, les règles diffèrent selon les institutions. Une interdiction temporaire des sorties dans ou avec la famille est décidée pour les résidents des EMS, considérant qu'ils sont plus vulnérables, sauf cas de force majeur ou selon la nature de la sortie (par exemple, une simple promenade en nature à proximité de l'établissement avec un proche est possible avec le respect des règles sanitaires usuelles). 

Pour les autres institutions, la décision d'autoriser une sortie en famille ou en week-end incombe à la Direction de l'institution en collaboration étroite avec les proches et la personne concernée. Les règles sanitaires sont à respecter et, selon le cas, le port du  masque peut être exigé. Au retour de la sortie, le résident maintient les distances physiques avec les autres personnes de l'institution et le personnel contrôle les signes cliniques deux fois par jour. Lors d'un séjour prolongé en famille qui dure plus qu'un week-end, un confinement au retour du résident doit être discuté de cas en cas.

La direction de l’institution assurera une traçabilité des résidents sortis. En outre, une évaluation du respect des mesures de protection durant le week-end devra être réalisée à chaque retour.

7.7 Une personne peut-elle encore être admise en EMS/EPSM/ESE  ?

Les admissions sont toujours possibles. Le statut positif au Covid-19 n'exclut pas une admission. Par contre, les admissions peuvent être suspendues de manière temporaire en cas de présence d'un foyer d'infection.

  • Les admissions de résidents positifs au Covid-19 se font exclusivement dans des chambres individuelles, ou chambres doubles déjà occupées par une personne positive au Covid.
  • Les admissions de résidents ayant eu l'infection Covid au cours des derniers trois mois, peuvent se faire en chambre double sans confinement.
  • Les résidents avec un statut Covid indéterminé doivent faire l'objet d'un test avant l'admission; en cas de résultat négatif, l'admission se fait en chambre individuelle avec confinement.

8. Soutien

Soutien psychologique

Afin d'offrir un soutien psychologique à la population comme aux professionnels, les ressources existantes sont complétement opérationnelles. Elles peuvent être utilisées par les personnes ayant besoin d’un soutien ou d’une orientation dans le domaine psychologique :

  • Le médecin généraliste et, ou, psychiatre ou psychologue traitant
  • Les institutions de psychiatrie publique (Département de psychiatrie CHUV et Fondation de Nant)
  • Le numéro unique cantonal pour la détresse psychologique: 0848 133 133
  • Le numéro unique pour l’Est vaudois: 0800.779.779
  • Le 143 (Main Tendue) qui est à l'écoute de manière anonyme 24/24
  • Pour les jeunes : la ligne 147 et www.ciao.ch
  • Le site www.santepsy.ch

Proches aidants

Les professionnels d'Espace Proches renseignent sur les possibilités d'aides actuelles pour les proches aidants au numéro gratuit 0800 660 660 (lundi au vendredi, 8h30 - 12h30 et 13h30 - 17h30 ou info(at)espaceproches.ch. Des informations utiles sont également disponibles à la page dédiée aux proches aidants de l'OFSP.

Aides financières et aides pour la vie quotidienne

Des services de solidarité sont à disposition des personnes vulnérables et / ou isolées. Toutes les informations se trouvent à la page Solidarités Covid-19.

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10. Commande de matériel de protection et plan de protection

Pour commander du matériel de protection pour les entreprises et les professionnels. Lire les conditions et faire une commande

Toutes les informations sur le plan de protection de la Confédération lors de la reprise professionnelle

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