Une étude économique du PALM (projet d'agglomération Lausanne-Morges) menée par le SPEI

Publié le 11.03.2020 - Catégorie: Actualité , Communes , Développement régional , Economie , Entreprises , Permis de construire , Territoire , Mobilité et Logement

Le projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) est la première place industrielle et technologique du canton. Le PALM représente 25% des zones d’activités du canton et plus de 50% de l’emploi vaudois. Dans le but de documenter les processus économiques, fonciers et immobiliers en cours sur ce territoire stratégique, le SPEI a mené une étude réalisée par le bureau Wüest Partner. Présentée sous la forme de deux documents - rapport et document de synthèse – l’étude dresse un état des lieux précis de l’offre actuelle et potentielle sur le marché des surfaces d’activités - foncier et immobilier - et des tendances et dynamiques de développement dans l’agglomération. Considérée comme une étude de base, elle doit alimenter les réflexions croisées économie-aménagement du territoire et définir des stratégies d’économie territoriale pour l’avenir qui permettent de maintenir un tissu économique et productif au sein du PALM.

Le PALM abrite des fleurons de l’industrie. Les Hautes Ecoles et les Hospices cantonaux sont des grands pourvoyeurs d’innovation, créant des start-up, suscitant des vocations, formant des talents. Revers de la médaille, les entreprises industrielles, dotées d’un parc machines, peinent à se développer dans le périmètre du PALM dès lors qu’une certaine taille critique est atteinte. Cette réalité se retrouve dans l’évolution de l’emploi et dans l’évolution de l’investissement immobilier, qui expriment tous deux une forme de « sur-tertiarisation » avec peu de nouvelles implantations industrielles et parfois des départs. Les démarches d’urbanisation en cours, prises dans leur ensemble, plus de 1000 hectares concernés dont 250 dans les zones d’activité, ainsi que l’offre effective actuelle, créent un sentiment d’incertitude auprès des acteurs économiques, en particulier pour les entreprises industrielles, dès lors que leur activité nécessite de disposer de « rez-de-chaussée productif ». Les incertitudes en matière d’affectation soutiennent par ailleurs des attitudes spéculatives des propriétaires.  

 

En comparaison à la moyenne des villes suisses, le PALM a un taux d’emplois légèrement inférieur, son activité immobilière non résidentielle est moins dynamique et la densité moyenne des zones d’activité est plus faible. L’offre foncière et immobilière du PALM a privilégié le secteur tertiaire, facilement empilable. Les entreprise logistiques ; du bâtiment ; industrielles nécessitant un parc de machine; des arts et métiers ; ont particulièrement été délaissées.

 

Les enjeux spécifiques en zones d’activités sont donc multiples pour le PALM. Il s’agit de veiller au maintien d’une offre effectivement disponible de zones d’activités industrielles et d’activités mixtes dans les secteurs avec les meilleures situations, avec des qualités urbaines renforcées et des affectations, voire des vocations, clairement indiquées - la bonne activité au bon endroit - et ne laissant pas la place à des interprétations spéculatives. Il s’agit également, afin d’éviter le mitage des zones d’activités industrielles et d’activités mixtes, d’identifier et de valoriser des pôles tertiaires ultra-connectés et denses capables d’accueillir la demande en surfaces de services administratifs. Enfin, la prise en compte des emplois existants lors de mesures d’urbanisation et l’accompagnement à la relocalisation des entreprises qui ne peuvent être intégrées sont essentiels. Ce sont là quelques pistes qui devront être, à l’avenir, traduites en mesures effectives.

 

Voir le rapport complet de l'étude (PDF, 12,03 Mo)

Voir le résumé de l’étude  (PDF, 1,27 Mo)

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