Interpellation Catherine Labouchère et consorts - Connaître le passé pour mieux préparer l'avenir: un concept dépassé ?

Auteur

Catherine Labouchère

Date du dépôt

09.02.2021

Département pilote

DFJC

Département en appui

-

Identifiant

21_INT_21

Commission

-

Délais réponse du CE

17.05.2021

Dernière décision du GC

Transmise au CE, 17.02.2021

Texte déposé

Les médias nous apprennent que la culture antique va être supprimée du programme de l'école de culture générale pour certaines sections, ceci en raison de décisions fédérales pour les cursus d'apprentissage scolaire. Le DFJC exprime ses regrets,mais doit se conformer aux ordres supérieurs dit-on dans les communiqués. Cette décision interroge. En effet, découvrir son passé ne constitue-t-il pas un élément essentiel de la formation qui permet de connaître ses racines et forger ainsi son identité culturelle ?

Dans un bassin culturel d'origine gréco-latine comme le nôtre, alors que les autorités s'attachent à valoriser et protéger le patrimoine, à mettre en avant les découvertes archéologiques, que les enseignants revendiquent une juste place pour l'Histoire, il est surprenant d'apprendre que l'enseignement de la culture antique passe à la trappe. Qui plus est, cette suppression intervient dans l'école de culture générale, qui par essence, a un spectre large de matières enseignées à même de préparer les jeunes à s'intégrer dans la société.

Le berceau de notre démocratie s'est construit dans l'Agora grecque et le Forum romain.Les autorités actuelles y font souvent référence. Passer Aristote, Cicéron, César Socrate et Marc-Aurèle et tant d'autres personnalités antiques aux oubliettes ou ne les réserver qu'à une petite intelligentsia élitiste, quelle tristesse et surtout quel gâchis. Quand plus personne ou presque que saura qu'Ulysse a fait un long voyage en découvrant ce que cela a signifié comme aventure. Quand les noms latins des arbres et des plantes ne seront réservés qu'aux spécialistes alors on aura perdu tout un pan de notre culture. Nos bases juridiques et médicales reposent aussi sur des références qui nous viennent de l'Antiquité gréco-latine, sans parler de celles idiomatiques de la langue française que l'on ne veut pas voir disparaître, mais au contraire promouvoir.

Ces propos ne découlent pas de réflexions nostalgiques, mais décrivent l'abandon d'un partie de nos connaissances qui nous permettent de déterminer d'où on vient et où l'on va. Alors, avant de baisser les bras devant un soi-disant impératif fédéral, des explications deviennent nécessaires.

Les questions suivantes sont donc posées au Conseil d'Etat:

 

1- quelles sont les raisons de l'abandon de l'enseignement de la culture antique au sein de l'école de culture générale ?

2- pourquoi le choix de cette matière et pas d'une autre ?

3-comment compenser cet apprentissage des bases de notre culture

4-cet enseignement restera-t-il en option facultative, à côté du programme obligatoire ?

 

Merci au Conseil d'Etat pour ses réponses

 

 

Conclusion

Ne souhaite pas développer

Séances dont l'objet a été à l'ODJ

Date Décision
16.02.2021
09.02.2021

Liste exhaustive des cosignataires

Signataire Parti
Alain Bovay PLR
Patrick Simonin PLR
Florence Bettschart-Narbel PLR
Carole Dubois PLR
Daniel Meienberger PLR
Gérard Mojon PLR
Jean-Marc Genton PLR
Claude Matter PLR
Marion Wahlen PLR
Philippe Germain PLR
Nicolas Suter PLR
Maurice Neyroud PLR
Rémy Jaquier PLR
François Cardinaux PLR
Olivier Petermann PLR
Jean-Rémy Chevalley PLR
Sergei Aschwanden PLR
Josephine Byrne Garelli PLR
Jean-François Cachin PLR
Jean-Luc Bezençon PLR
Daniel Develey PLR
Anne-Lise Rime PLR
Chantal Weidmann Yenny PLR
Christine Chevalley PLR
Florence Gross PLR
Daniel Ruch PLR
Pierre-François Mottier PLR
Bernard Nicod PLR
Pierre-André Romanens PLR

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