LEG_687878 - EMPD Exposé des motifs et projet de décret accordant au Conseil d'Etat un crédit d'investissement de CHF 21'500'000.- pour financer les travaux de requalification de la RC 780 B-P sur le plat du Dézaley (entre Treytorrens et Rivaz)...

Séance du Grand Conseil du mardi 3 novembre 2020, point 34 de l'ordre du jour

Documents

Texte adopté par CE - EMPD

Rapport de la commission (237) - Jean-Francois Thuillard

Transcriptions

Visionner le débat de ce point à l'ordre du jour
M. Jean-François Thuillard (UDC) — Rapporteur-trice de majorité

Ce projet a pris corps dans le cadre des réflexions globales concernant les requalifications de route avec une voirie permettant d’accueillir tous les modes de transport. Cette route relie deux agglomérations — l’agglomération Lausanne-Morges (PALM) et Rives-Lac, à l’Est de notre canton. La mobilité douce est une pratique en augmentation sur ce tronçon. La structure de la route nécessite des adaptations, les places de stationnement pour l’activité des vignerons sont mal situées et insuffisantes. De nombreux estacades et murs de soutènement sont à rénover. Ce tronçon, d’une longueur de 2 kilomètres, situé dans un site d’exception entre la sortie de Treytorrens et Rivaz, a une importance particulière. Il permet, en cas de problème sur l’autoroute, de reporter le trafic de l’autoroute sur la route du Lac. C’est une liaison entre Vaud et Valais. L’état de la chaussée est très dégradé, les murs sont en très mauvais état et les équipements, notamment l’évacuation des eaux claires, garde-corps et glissières, nécessitent un entretien. Ce tronçon a été construit en 1963 et il n’y a jamais eu de rénovations importantes. Les piétons ont également un tracé peu confortable. 

Les objectifs de ce projet sont notamment : créer des aménagements cyclables, améliorer la sécurité des piétons, préserver la capacité de l’axe — en cas de délestage de l’autoroute — assurer un débit du trafic, procéder à la réfection de la chaussée et des canalisations, assainir ou reconstruire les ouvrages d’or, améliorer l’accessibilité des deux Clos — le Clos-des-Moines et le Clos-des-Abeilles — améliorer la circulation piétonne entre les Clos, favoriser et sécuriser l’exploitation viticole. En revanche, il y a des contraintes sur ce projet : l’intégration paysagère, étant donné que l’on est dans le périmètre du patrimoine de l’Unesco, le délestage de l’autoroute, la proximité des voies CFF, la préservation de l’exploitation viticole et les manifestations telles que le slowUp ou le marathon. 

Les aspects particuliers de cet endroit ont été détaillés à la commission et sont repris dans le rapport. Lors de la discussion générale, des précisions sur la procédure de la mise à l’enquête ont été demandées par les commissaires. Comme tout projet de décret traité par notre commission, les lignes jaunes ou bandes cyclables ont largement occupé les discussions lors de notre séance. Nous avons également discuté des accès aux vignes ou de la vitesse sur ce tronçon, qui ont suscité débats. Au final, lors du vote, le projet est accepté par 13 voix et 1 abstention. L’unanimité des membres présents vous recommande de soutenir l’entrée en matière.   

Mme Sonya Butera (SOC) — Président-e

La discussion sur l'entrée en matière est ouverte. 

M. Alexandre Rydlo (SOC) —

Le groupe socialiste, unanime, vous invite à accepter ce projet de décret. Le renouvellement de ce tronçon de route, que beaucoup nous envient vu les paysages magnifiques qu’il traverse, est absolument nécessaire étant donné la dégradation de certains éléments infrastructurels. Ce renouvellement est bien réfléchi : en supprimant la voie de dépassement, dont peu de personnes respectaient la vitesse maximale de 80 km/h, en installant un véritable trottoir pour les piétons côté lac, en développant de vraies bandes cyclables, en tenant compte des besoins de la faune, de la flore et du style architectural du Lavaux, les travaux prévus amèneront une plus-value pour tous les utilisateurs, de même qu’aux voisins du tronçon. Par ailleurs, il est à remarquer que la suppression de la voie de dépassement et la création de pistes cyclables sont déjà effectives sous une forme provisoire dans le cadre des mesures Covid-19, et que le résultat escompté est largement plébiscité par toutes et tous.

M. Pierre Volet (PLR) —

Je regrette que Mme Gorrite soit absente pour deux raisons. A la Commission thématique des infrastructures, nous avons toujours accordé notre confiance à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR). Les dossiers étaient toujours bien préparés, les explications relatives aux pistes cyclables bien données Pour des raisons de Covid-19, soudainement, des pistes cyclables sont placées partout. Tout ce qui était avant sujet à discussion, géré, passe comme une lettre à la poste. Je me sens trahi par la conseillère d’Etat et par le Conseil d’Etat en général. J’ai le sentiment que Mme la conseillère d’Etat donne le feu vert à des dépenses inutiles, alors qu’un projet de plusieurs millions et qui comprend des pistes cyclables est en cours. Or, on met en place des pistes cyclables pour quelques mois, en dépensant 15, 20 ou 50'000 francs — on ne nous a pas donné les montants ; on l’a estimé à 15'000 francs pour le réseau Dézaley, mais plusieurs dizaines de milliers de francs ont été dépensés. 

Par conséquent, j’ai déposé un amendement qui vise à supprimer 15'000 francs de ce projet de décret — ce qui a été refusé, car c’est une peccadille ; néanmoins, il visait à montrer à notre conseillère d’Etat qu’elle nous a trahis, car elle a bloqué des chantiers à cause du Covid. Beaucoup d’entrepreneurs ont cru que tout était bloqué, alors que ce n’était pas vrai. Beaucoup ont perdu plusieurs dizaines de milliers de francs dans le bâtiment, à cause des adjonctions de notre conseillère d’Etat, Mme Gorrite. Elle m’a trahi, et cela m’énerve ! Ce qui s’est passé n’est pas normal. Il est inadmissible de mettre en place des pistes cyclables pour quelques mois seulement, alors que l’on va tout détruire et recommencer ensuite. 

Je vous prie d’excuser le montant dérisoire de 15'000 francs, mais si vous êtes socialistes, si vous avez des ouvriers, si vous avez des gens qui ont des difficultés financières et que vous pouvez leur donner 200 ou 300 francs à la fin du mois grâce à ces 15'000 francs… je trouve que c’est dépenser de l’argent de manière ridicule, pour du provisoire. D’ailleurs, sur le tronçon du Dézaley, il y avait deux pistes cyclables et il n’y a jamais eu d’accident. Mais tout à coup, on dépense de l’argent pour un tronçon, en faisant fi de toute démocratie, alors que les pistes cyclables sont censées être réfléchies et discutées. 

Je vais accepter le projet de décret et ce crédit, mais je me sens trahi par Mme Gorrite. C’est inadmissible ! Même si ce sont de petites sommes, beaucoup de gens en auraient besoin… C’est de l’argent vilipendé…

M. Pascal Broulis (C-DFIRE) — Conseiller-ère d'État

Cela va être long ! Cette période complexe va être très longue. Ce n’est pas qu’un épisode dans le calendrier de l’humanité. Il y a la crise sanitaire, à l’échelle planétaire, avec des frontières qui bougent tous les jours, et une crise économique qui va s’installer et prendre beaucoup de temps. Je vous invite à rester calmes en cette période, à garder vos nerfs, car nous sommes au début de l’automne, nous n’avons pas encore commencé l’hiver. Je vous rappelle que la période Covid a commencé avec un printemps très chaud, ensoleillé, et que cela a facilité beaucoup de choses. Restez zens et calmes.

Concernant vos propos, ce sont des questions que vous vous posez, mais c’est une expérience. On dit souvent que l’occasion fait le larron ; ici, pendant cette période, existait l’opportunité de mener une expérience. L’avenir nous révèlera si elle fut bonne. Vous pouvez interpeller le Conseil d’Etat et il vous répondra. Mais vous ne pouvez pas parler de trahison, car il s’agit d’un besoin lié à de l’investissement, qui permet de donner de la cohérence au territoire et à la mobilité. Cet aspect a déjà été débattu en commission ; vous avez perdu. Cela ne vous empêchera nullement d’interpeller à nouveau le Conseil d’Etat. Mais restons calmes et respectueux les uns des autres. On a le droit de poser des questions, on peut parfois être agacés sur certains aspects, mais il n’y a pas de trahison. On a profité d’une expérience possible, par forcément possible dans d’autres calendriers. 

Concernant la fermeture ou non des chantiers, il ne s’agit pas seulement du Conseil d’Etat. Je vous rappelle que les syndicats, les syndicats patronaux, tout le monde a demandé au gouvernement d’ouvrir, de fermer, de faire ceci ou cela. Il fallait trouver des chemins ; ils n’ont pas été simples. Certes, certains chantiers de l’Etat sont restés ouverts, d’autres ont été bloqués pendant quelques semaines. Aujourd’hui, nous voulons rester le plus fluides possible, trouver les moyens d’investir et de développer ce canton. Au nom du Conseil d’Etat, je vous invite à rester calmes. Nous serons tous ensemble à Noël, ce sera le dernier jour de Grand Conseil. Mais d’ici là, nous souhaitons une fonction publique qui puisse assurer ses missions par le biais du budget, qui est examiné par la Commission des finances, accéder à des crédits d’investissement. Vous appelez à des chantiers, pour 21 millions ; c’est un montant que l’on donne à l’économie privée pour pouvoir développer le canton et entretenir certains aspects. Au nom du Conseil d’Etat, j’en appelle à du respect, en cette journée complexe pour le gouvernement. Je suis seul, car mes collègues travaillent en ce moment même sur différentes mesures. La situation n’est pas simple. Nous sommes un grand canton, et entre le nord et le sud de ce dernier, les enjeux ne sont pas forcément les mêmes. Mais, finalement, il s’agit du même territoire. Par conésquent, nulle trahison, mais seulement des périodes plus complexes que d’autres. On vit depuis six mois avec une approche en forme de yo-yo. Je vous encourage à soutenir ce crédit de 21,5 millions qui permettent une requalification et un soutien à l’économie vaudoise.

M. Pierre Volet (PLR) —

Je comprends le Conseil d’Etat. Je suis d’accord avec le projet de décret. Je dis juste que, pour ce petit tronçon, on a dépensé 15'000 francs pour rien ; pour le canton, tout à coup, on a fait des pistes cyclables à tort et à travers, ce qui nous a coûté des centaines de milliers de francs — 900'000 semblerait-il. 

Mme Sonya Butera (SOC) — Président-e

Monsieur le député, nous ne sommes pas en train de discuter des pistes cyclables ailleurs dans le canton. 

M. Pierre Volet (PLR) —

Si je ne peux pas parler, je quitte ce gouvernement ! J’ai un droit de parole. Je trouve que l’on vilipende l’argent du contribuable pour rien et je ne suis pas d’accord avec cela. Je ne suis pas opposé à ce projet de décret, mais j’ai été minorisé dans la commission. Je suis favorable à ces crédits, mais on nous a asséné pendant des commissions d’infrastructures que tout est discuté et pesé… (Le micro est coupé. N.d.l.r.)

Mme Sonya Butera (SOC) — Président-e

Vous l’avez déjà dit la première fois que vous avez pris la parole. Vous avez répété à plusieurs reprises que vous étiez déçu et que vous vous sentiez trahi. Je pense pouvoir paraphraser ce que vous avez dit, car vous l’avez répété trois ou quatre fois. Je vous ai laissé prendre la parole longuement sur ce sujet. M. le conseiller d’Etat vous a répondu au nom du Conseil d’Etat, en vous priant de participer au débat de façon constructive. Je vous ai permis de répondre et de réagir à ces propos, mais ce n’est pas pour que vous parliez de pistes cyclables ailleurs dans le canton. J’aimerais que l’on se focalise sur ce projet de décret. Si vous souhaitez continuer à parler de ce projet de décret, je vous redonne la parole, mais s’il s’agit de l’argent dépensé ailleurs dans le canton : non. 

M. Pierre Volet (PLR) —

Est-ce que je peux parler ? Je trouve inadmissible, pour ce projet de décret, d’avoir dépensé 15 ou 20'000 francs inutilement pour des choses qui seront démolies dans quelques mois. Si c’est cela la gestion d’un Conseil d’Etat, je suis désolé, mais je suis triste, car cet argent peut être utilisé pour d’autres choses. 

Mme Alice Genoud (VER) —

C’est un projet de décret très bien construit, dans le sens où il a pris en compte toutes les doléances — des cyclistes, des questions patrimoniales ou des vignerons travaillant dans le périmètre. Je suis donc surprise que l’on revienne avec ce débat un peu lancinant sur la question des pistes et bandes cyclables. On a pu traiter plusieurs objets de ce type au sein de la commission, avec des pistes cyclables « post-covid ». Pour les Verts, c’est une grande avancée pour la mobilité durable de ce canton. Je suis surprise que l’on revienne sur ces questions en plénum. Ces questions ont été traitées plusieurs fois en commission. Beaucoup de choses ont été faites, d’autres vont être pérennisées, des choses peuvent être améliorées, mais est-ce vraiment le lieu, ici, dans cette situation compliquée, pour revenir avec ces doléances qui me semblent surfaites ? Je vous invite à soutenir ce projet de décret, qui sera un bon maillon dans la chaîne cycliste du canton et une innovation obligatoire au vu de la chaussée qui se détériore presque à vue d’œil. 

M. Jérôme Christen (LIBRE) —

J’aimerais adresser ce message à M. Volet et à notre présidente. Monsieur Volet, je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire, comme disait un certain philosophe français. Je regrette que, dans ce genre de débat, même s’il peut y avoir des redites… et il n’est pas facile non plus d’être à la présidence de ce Grand Conseil, et j’ai beaucoup d’indulgence pour la présidence et la présidence, mais parfois il faut permettre aux députés d’avoir des redites et de s’exprimer. Ce n’est pas cela qui va nous faire gagner beaucoup de temps. Le groupe des Libres soutiendra ce projet de décret.

M. François Cardinaux (PLR) —

Je reviens sur le principe. Ce projet de décret a sa raison d’être, il a été discuté. Je demande aujourd’hui solennellement que, désormais, nous adoption chaque fois pour ces projets de décret qui vont se multiplier une notion de paix. Cette notion de paix vaut pour les transports publics et privés de quelque manière que ce soit. Aujourd’hui, le vélo n’est pas un transport public… Or, la priorité, selon moi, revient aux transports publics. Notre canton n’admet pas qu’une route au bord du lac, au contraire, cela monte et descend, fait pas mal de contours. Je souhaiterais donc que, pour les prochaines fois, nous ayons clairement déterminé la notion de paix par rapport à la mobilité.

M. José Durussel (UDC) —

Je rejoins les propos de M. Volet. Je comprends sa frustration. On dépense un peu d’argent — pour certains ce n’est pas énorme, mais cela compte tout de même — et ces travaux n’ont même pas commencé. Si tout va bien, ils commenceront peut-être cet hiver ou ce printemps. Ces bandes cyclables vont donc être effacées rapidement. Après, qu’adviendra-t-il ? Le projet de décret le dit. Suite à des oppositions des communes avoisinantes et de vignerons, je salue particulièrement le fait de passer au niveau des places de parcs. En effet, aujourd’hui, un détenteur de voiture est forcément un pestiféré pour certaines personnes dans ce plénum. On passe de 12 à 20 places ; ce n’est pas énorme. Mais cela compte pour des gens qui travaillent, qui se rendent sur place et qui doivent décharger du matériel. Ce projet est intéressant. Cette route a plus de 50 ans, sans travaux. A l’époque, dans les années 60-70, c’était une route bien faite, avec trois pistes. Aujourd’hui, on évolue, on va rétrécir un peu et donner un peu de place à la mobilité dite douce. Comme l’a rappelé M. Cardinaux, ce qui compte, c’est la mobilité d’ensemble. Je ne sais pas combien de personnes vont se rendre de Montreux ou Vevey jusqu’à Lausanne en vélo pour aller travailler. Cette route sera utilisée le weekend, mais ce qui compte c’est la semaine, où les gens travaillent et se déplacent, avec des poids-lourds. Je vous encourage à soutenir ce projet de décret. 

Mme Alice Genoud (VER) —

Je voulais réagir à cette question de la paix des ménages au niveau des transports. Ce projet de décret est un exemple même de ce qu’on peut obtenir si on laisse de la place aux vélos, aux voitures et aux piétons. Il faut arrêter d’avoir peur d’un nouveau mode de transport qui n’est d’ailleurs pas du tout nouveau. Aujourd’hui, on le met en avant, notamment avec les mesures post-covid, mais il s’agit d’un outil pour les personnes qui se rendent à leur travail — et je vous promets que certains font Lausanne-Vevey, Rivaz ou Saint-Saphorin en vélo. Certains utilisent leur vélo pour leurs loisirs. Il faut prendre en compte, dans toute notre vision de la mobilité, cette question du cyclisme. Il ne faut pas le mettre de côté comme le dernier maillon de la chaîne de la mobilité. C’est un maillon essentiel, comme le piéton, les transports publics ou la voiture. Personne n’est opposé à la voiture ou pense que le vélo est la solution — il l’est pour certaines choses, tout comme la voiture. C’est dans une multimodalité que l’on pourra avoir une mobilité d’avenir qui puisse convenir à tous. Si on veut la paix des transports, il faut voter ce projet de décret et réfléchir du point de vue d’autres personnes, qui prennent leur vélo et qui ont besoin d’avoir des pistes cyclables sécurisées, ou des personnes qui sont avec leurs enfants. Cela concerne beaucoup de personnes et il faut aussi les entendre.

M. Alexandre Rydlo (SOC) —

Tout le monde se plaint de ces pistes cyclables que l’on a fait ajouter, peut-être rapidement, à certains endroits, mais il n’en demeure pas moins que cela a favorisé des déplacements à vélo. Cela est soutenu par beaucoup de gens, qui font plus de vélo qu’avant puisque des pistes sont à disposition. La politique du canton en matière de mobilité est intelligente, elle n’oppose pas les différents services de mobilité. On n’oppose pas les transports publics aux moyens de route, on favorise le renouvellement des routes et leur entretien. Et si l’on arrive à intégrer des pistes cyclables sur des tronçons routiers, on le fait. Cette politique est bien menée par le canton. Il s’agit de le rappeler et de ne pas toujours se plaindre. La construction, c’est aussi détruire pour reconstruire, et si possible mieux. Le canton va dans cette direction, à mon avis de manière correcte et optimisée au niveau financier.

M. Pierre Volet (PLR) —

Je suis d’accord avec tout ce qui a été dit. Les projets de décret, les pistes cyclables, cela n’a jamais posé de problème au sein de la commission. Toutefois, dans mon entreprise, si j’achète une machine pour la jeter six mois plus tard, cela ne sert à rien. C’est ce que je reproche à notre conseillère d’Etat, dans ce secteur. En plus des centaines de milliers de francs dépensés dans le canton. Je trouve cela inadmissible, car en commission, nous avons toujours parlé des infrastructures concernant les vélos. Pour moi, tout cela est en ordre, mais faire cela dans notre dos, vite fait pour tout détruite ensuite, c’est scandaleux ! C’est tout ce que je veux dire, car je suis d’accord avec tout le reste. On ne dépense pas de l’argent pour tout « foutre loin » six mois plus tard ! J’espère que vous avez compris le message.

Mme Sonya Butera (SOC) — Président-e

La discussion est close.

L’entrée en matière est admise à l’unanimité.

Le projet de décret est adopté en premier débat à l’unanimité.

M. Jean-François Thuillard (UDC) — Rapporteur-trice de majorité

Vu l’unanimité, je demande le deuxième débat immédiat.

Mme Sonya Butera (SOC) — Président-e

Le deuxième débat immédiat est admis à la majorité des trois quarts (101 voix contre 5 et 2 abstentions).

 

Deuxième débat

 

Le projet de décret est adopté définitivement à l’unanimité.

La discussion générale est ouverte.

M. Jean-François Thuillard (UDC) — Rapporteur-trice de majorité

Comme notre commission a été souvent citée dans ce débat, j’aimerais apporter quelques précisions. Notre commission, dans son ensemble, s’efforce de ne pas mettre en opposition les divers moyens de transports, mais d’en discuter en complémentarité. Notre commission a reçu une explication très fournie sur la politique des bandes jaunes, et tous les commissaires ont eu l’occasion de poser des questions, de se positionner par rapport à la politique du Conseil d’Etat sur la mobilité douce. Tout cela s’est passé lors d’une de nos dernières séances de commission. Je rappelle encore que notre commission a accepté le projet de décret en vote final à l’unanimité moins une abstention.  

Mme Sonya Butera (SOC) — Président-e

La discussion est close.

Le projet de décret est adopté définitivement par 113 voix et 2 abstentions.

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