26_INT_6 - Interpellation Mathilde Marendaz - Prévenir et empêcher le développement du fascisme dans le canton de Vaud.
Séance du Grand Conseil du mardi 20 janvier 2026, point 2.3 de l'ordre du jour
Texte déposé
On observe, à l’échelle internationale, une recrudescence de mouvements et d’idéologies se réclamant du fascisme, du néofascisme ou de l’extrême droite. Cette évolution, documentée par de nombreuses instances nationales et internationales, s’accompagne d’une banalisation de discours de haine, du racisme et de violence contre des personnes.
La Suisse n’est pas isolée de ces dynamiques, comme le démontrent des rapports fédéraux qui relèvent depuis plusieurs années l’existence de groupements et d’individus actifs sur le territoire suisse se réclamant d’idéologies fascistes ou néofascistes.
Ces rapports soulignent en particulier le rôle croissant de l’espace numérique dans les processus de radicalisation d'extrême droite, de propagande et de recrutement, notamment auprès des jeunes.
Dans ce contexte, j’ai l’honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’État :
- Le Conseil d’État dispose-t-il d’une analyse de la situation concernant la présence ou l’activité de groupements fascistes, néofascistes ou d’extrême droite radicale dans le canton de Vaud?
- Des incidents impliquant des violences contre des personnes liés à de tels groupements ou individus ont-ils été recensés ces dernières années sur territoire vaudois ?
- Dans quelle mesure les phénomènes de radicalisation en ligne, de propagande numérique et d’utilisation des réseaux sociaux par des milieux d’extrême droite sont-ils pris en compte par les autorités cantonales compétentes pour surveiller ces groupes ?
- Quelles mesures de prévention, de détection et de renseignement sont actuellement mises en œuvre afin d’anticiper les risques de radicalisation fasciste / d’extrême droite, en particulier chez les jeunes et dans l’espace numérique ?
- Le plan d’action national de lutte contre la radicalisation violente précise que la promotion de la pensée critique est l’un des trois principes permettant de lutter contre ce phénomène. Comment le Conseil fédéral agit-il pour soutenir l’éducation des jeunes aux médias numériques ?
- Comment le Conseil d’État assure-t-il la coordination entre les services cantonaux, les communes, les autorités fédérales ainsi que les acteurs de la prévention (écoles, travail social, associations) en matière de lutte contre l’extrémisme de droite et néofasciste ?
- Le Conseil d’État estime-t-il que les bases légales, les moyens et les ressources actuels sont suffisants pour faire face à l’évolution de l’extrémisme fasciste et néofasciste, ou des adaptations sont-elles envisagées ?
Conclusion
Souhaite développer
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