26_MOT_69 - Motion Vincent Keller et consorts - Motion Open Source dans les écoles Vaudoises : Maintenant !.
Séance du Grand Conseil du mardi 29 septembre 2026, point 2.10 de l'ordre du jour
Texte déposé
Les écoles vaudoises sont actuellement sous le joug des logiciels propriétaires pour la plupart américains. L’État de Vaud a fait le choix, discutable, d’introduire la suite Office 365 à tous les niveaux de l’éducation vaudoise il y a plus de 10 ans. Ainsi aujourd’hui, il n’est presque plus possible d’éviter ces logiciels pour des travaux pédagogiques et les élèves deviennent petit à petit des clients Microsoft, loin d’être libres au lieu d’être des futurs citoyens éclairés.
Financièrement, cela représente des millions de francs en licences et une perte complète de la souveraineté numérique dans le canton.
Les alternatives existent pourtant et son connues depuis des décennies. Il s’agit des logiciels open-source disponibles dans quasiment tous les domaines (des systèmes d’exploitation à la pile applicative pour les utilisatrices et utilisateurs finaux en passant par le hardware). Depuis trop longtemps, le mantra des opposants aux logiciels en source ouverte dans l’éducation a été «oui, mais dans l’industrie, ce ne sont que des logiciels Microsoft» ajouté au fameux «les logiciels libres ne sont pas aboutis, on verra plus tard». Plus tard on y est et aujourd’hui, le système d’exploitation Linux fait tourner la plupart des téléphones portables (sous le nom d’Android) et près de 100 % des serveurs de la planète.
Les logiciels open-source sont par définition souverains puisqu’ils n’appartiennent pas à un éditeur, fusse-t-il américain. Ils doivent respecter les 5 libertés fondamentales : (1) Exécuter le programme pour n’importe quel usage, (2) Etudier le fonctionnement du logiciel et l’adapter à ses besoins, (3) Redistribuer des copies du logiciels et (4) Améliorer le logiciel et diffuser les modifications au public.
Ces libertés (utiliser, étudier, modifier, adapter, redistribuer, améliorer, tester) sont au coeur même de la pédagogie que suit l’école vaudoise.
Il est évident qu’une partie du système d’information de l’école vaudoise ne peut être remplacé aujourd’hui par des éléments souverains et open-source, ceux-ci sont donc exclus du périmètre de cette motion.
Les signataires demandent le remplacement de l’écosystème numérique des écoles vaudoises (du primaire à l’université) par des logiciels open source partout où c’est possible.
Conclusion
Renvoi à une commission avec au moins 20 signatures
Liste exhaustive des cosignataires
| Signataire | Parti |
|---|---|
| Yolanda Müller Chabloz | VER |
| Martine Gerber | VER |
| Michael Wyssa | PLR |
| Denis Dumartheray | UDC |
| Sylvie Pittet Blanchette | SOC |
| Yannick Maury | VER |
| Valentin Christe | UDC |
| Alexandre Rydlo | SOC |
| Alice Kaeser | V'L |
| Théophile Schenker | VER |
| Claude Nicole Grin | VER |
| Marc Vuilleumier | EP |
| Cloé Baudet Pointet | V'L |
| Denis Corboz | SOC |
| Aurélien Demaurex | V'L |
| Joëlle Minacci | EP |
| Pierre Conscience | EP |
| Yves Paccaud | SOC |
| Anna Perret | VER |
| Cédric Echenard | SOC |
| Didier Lohri | VER |
| Kilian Duggan | VER |
| Laurent Balsiger | SOC |
| Ariane Morin | VER |
| Blaise Vionnet | V'L |
| Isabelle Freymond | IND |
| Colin Wahli | VER |
| Cendrine Cachemaille | SOC |
| Graziella Schaller | V'L |
| Felix Stürner | VER |