26_INT_148 - Interpellation Sébastien Cala et consorts - Limiter la hausse des coûts de la santé en réduisant le coût des traitements médicaux.
Séance du Grand Conseil du mardi 27 octobre 2026, point 2.9 de l'ordre du jour
Texte déposé
Il y a quelques jours les Vaudoises et les Vaudois ont été informé de l’augmentation des primes d’assurance maladie à hauteur de 3.5%. Si une partie de la population est « protégée », au moins partiellement de ces hausses par le plafonnement des primes d’assurance maladie, il n’en reste pas moins qu’il est nécessaire de chercher des solutions afin de contenir la hausse des coûts, malgré l’accroissement et le vieillissement de la population.
Les trois principales familles de coûts dans le système de santé se répartissent ainsi : 32% médecine hospitalière (ambulatoire et stationnaire), 22% médecine ambulatoire en cabinet, 22% les médicaments[1]. A l’échelle fédérale, ce dernier groupe de coût représente un total de CHF 9.2 milliards en 2025[2].
Dans le Canton de Vaud, l’approvisionnement en traitement médicaux des 12 hôpitaux s’organise au travers de 9 pharmacies hospitalières. Le rôle des pharmacies hospitalières est vaste et ne s’arrête pas à l’acheminement logistique des traitement médicaux. Certains traitements sont directement réalisés par ces pharmacies hospitalières qui ont également un rôle de conseil et de suivi qualité/sécurité pour les institutions hôpitaux.
Si le nombre élevé de pharmacie hospitalière à l’échelle cantonale permet de limiter l’effet monopolistique et de fait ouvre la gamme de médicaments disponibles dans le Canton, la situation engendre certaines difficultés :
- Il n’y a pas une unité de marché pour négocier les tarifs des médicaments à la baisse ;
- En cas de pénurie de certains médicaments, il existe une concurrence qui peut amener au transfert d’un patient dans un autre établissement hospitalier disposant du traitement dont il a besoin, ce qui est peu appréciable pour la patiente ou le patient et a un coût ;
- La dispersion des compétences entre les 9 pharmacies hospitalières accentue vraisemblablement la pression sur personnel alors que la branche fait face à une pénurie.
- Ces pharmacies hospitalières ont toutes des infrastructures à entretenir, dont certaines nécessitent des modernisations importantes.
Ces éléments amènent les soussignées et soussignés à demander au Conseil d’Etat de renseigner le Grand Conseil sur les éléments suivants :
- Quels sont les bénéfices et risques d’une réunification de toutes ou parties des pharmacies hospitalières, à courts, moyens et longs termes, notamment en ce qui concerne les potentiels d’efficiences, l’impact sur le personnel, les infrastructures, la logistique, le coût des médicaments et la gouvernance ?
[1]https://www.priminfo.admin.ch/fr/zahlen-und-fakten/kostengruppen (Consulté le 02.10.2026)
[2]https://www.bag.admin.ch/fr/medicaments-remboursement-et-couts (Consulté le 02.10.2026)
Conclusion
Souhaite développer
Liste exhaustive des cosignataires
| Signataire | Parti |
|---|---|
| Laurent Balsiger | SOC |
| Arnaud Bouverat | SOC |
| Chloé Besse | SOC |
| Monique Ryf | SOC |
| Théophile Schenker | VER |
| Séverine Graff | SOC |
| Marc Vuilleumier | EP |
| Eliane Desarzens | SOC |
| Pierre Zwahlen | VER |
| Valérie Zonca | VER |
| Patricia Spack Isenrich | SOC |
| Muriel Thalmann | SOC |
| Alexandre Rydlo | SOC |
| Sébastien Humbert | V'L |
| Laure Jaton | SOC |
| Oriane Sarrasin | SOC |
| Cendrine Cachemaille | SOC |
| Sandra Pasquier | SOC |
| Romain Pilloud | SOC |
| Cédric Echenard | SOC |
| Céline Misiego | EP |
| Didier Lohri | VER |
| Blaise Vionnet | V'L |